Le bien-pensance en général, et la gauche en particulier, lance un nouveau procès en béatification, après celui de l’imposteur Hessel : celui du tyranneau Chavez. Partout ce ne sont que louanges et pleurnicheries pour regretter la disparition de ce « grand homme » ami des tyrans iraniens, soutien sans faille du marxisme castriste. Fort bien : pleurnichez, bande d’oligophrènes.
Car l’apôtre était un grand spécialiste de la manipulation. Évidemment, certains, pour des raisons géostratégiques évidentes, adulaient son anti-américanisme primaire. Courte vue, car l’Amérique d’Obama n’est certes pas un modèle, mais c’est aussi un pays où tout de même la démocratie est un peu plus active qu’en France. Même si l’on déteste « l’impérialisme américain », il ne fallait pas perdre la guerre en 1940, un point c’est tout. Facile de critiquer, après !
Bon, là n’est pas la question. On dit que Chavez a favorisé les pauvres et fustigé les riches. Belle rhétorique de gauche ! Nous verrons tout à l’heure pourquoi. Mais faisons d’abord le bilan économique de quinze années de démagogie chavéziste.
Le pays est mal parti : il est assis sur une rente pétrolière, et l’expérience prouve que c’est une catastrophe, car qui gagne de l’argent sans rien faire est enclin à l’avachissement et à la fainéantise. L’Arabie pétrolière en est un bel exemple. Sans parler de l’activisme totalitaire vis-à-vis des autres pays. Les principales réserves prouvées de pétrole de la planète (295 milliards de barils) s’avèrent désastreuses quant à leurs conséquences à moyen et long terme. Cela a entraîné la naissance d’une nouvelle bourgeoisie gauche-bobo issue de la révolution socialiste bolivarienne, les « boligarques ». En fait, l’institution étatisée contrôlant le pétrole, le PDVSA, est le « banquier » des socialistes locaux, et même Chavez et sa famille ont profité très largement de la manne : 2 milliards de dollars dans leurs poches et des milliards pour arroser les pays alliés comme Cuba, modèles de démocratie, comme on l’imagine. Sans compter les « groupes sociaux méritants », milice du régime.
Quant aux « infrastructures » nées du volontarisme marxisto-chavézien, c’est de la pure fantaisie. On planifie, au Vénézuela, comme au bon vieux temps du stalinisme, avec la cohérence propre à toute planification étatique : d’où, paraît-il des tas de chantiers abandonnés ou bâclés parce que les départements ministériels ne cessent de se mettre mutuellement et en toute fraternité les bâtons dans les roues. Le socialisme ordinaire, quoi ! On dit que, selon Les Échos, le régime se vante ainsi d’avoir construit 13 hôpitaux depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez en 1998 mais que personne n’a jamais réussi à se procurer l’adresse de plus de deux d’entre eux. Il y a peut-être un peu d’exagération là-dedans, mais c’est conforme au bilan « globalement positif » de tout socialisme.
L’industrie a connu en quinze ans une baisse comparable à celle de la France en trente ans : 50% d’entreprises en moins, d’une part à cause de la pression bureaucratique (comme chez nous), d’autre part parce que la manne pétrolière permet des importations massives, soit 70% de la consommation du pays. Et quand je dis que la manne pétrolière favorise la fainéantise, on s’en rend compte quand on sait que les terres agricoles expropriées selon la réforme agraire sont en friche (j’ai connu cela dans l’Algérie de Boumédienne), que le raffinage du pétrole sur place est ridiculement bas ( tous les carburants sont importés !) etc…La crainte des expropriations socialistes fait que les entrepreneurs vénézuéliens n’investissent plus. L’inflation, malgré un contrôle des changes inimaginable, est encore de plus de 30% l’an, la balance des paiements encore plus dans le rouge que celle de la France.
Le plus amusant (pas pour le peuple vénézuélien, mais il est encore aveuglé par la chavezmania) est que le fournisseur de devises, le secteur pétrolier, 96% des exportations, est passé de 3,1 millions de barils par jour à 2,4 millions. Et il n’y a guère de perspectives, car les expropriations et la loi imposant une participation de 51 % de PDVSA dans toutes les « joint ventures » font fuir les entreprises occidentales.
Bref : le tyranneau laisse un pays en déconfiture, et les pleurnicheries des aficionados de Chavez que nous montrent a satiété les merdias gauchistes n’y changeront rien : même avec la meilleure volonté du monde (et je doute de la bonne volonté du Chavez), tout étatique est une ordure.
Évidemment, son successeur est prêt ; il y a lieu de parier qu’on a fait comme pour Boumédienne : on a attendu longtemps auprès de sa carcasse mise au congélo qu’un modus vivendi apparaisse entre les rats qui veulent de partager la galette. C’est pour cela que la camarilla gouvernementale du Vénézuela a précipité l’élection, pour bénéficier des pleurnicheries d’un peuple devenu idiot et empêcher l’opposition. Donc ce sera Maduro. Il sera aussi con et aussi tyrannique que Chavez, n’en doutons point, et le peuple n’aura que ce qu’il mérite. Belle leçon de démocratie, en tout cas !
Bon. Mais dites-vous bien que la situation n’est pas très différente de celle de la France socialiste, et que la nôtre est encore pire parce que nous n’avons pas de pétrole comme prétexte pour ne rien faire. La preuve : tout le monde, de l’imbuvable Méchancon à Dupont-Aignant, tout le monde déplore la mort d’un tyran ! Et pour cause : lorsqu’un étatiste clabote, les étatistes clabaudent à la mort. Aucun n’a même le tiers de la moitié du commencement de l’idée que la démagogie qui consiste à donner sans contrepartie, c’est-à-dire à assister, fabrique très exactement des peuples émasculés, fainéants et irresponsables, c’est-à-dire des sous-hommes ? Ou plutôt : n’est-ce pas très exactement le projet de ces charlatans vendeurs de rêves où toutes les rues sont dans le bonne pente, où les rivières remontent à leur source, que de fabriquer des peuplades abruties et dociles ? Le Meilleur des Mondes. Heureusement, la réalité vient donner de salutaires coups de pied au cul ! Souhaitons vivement au peuple vénézuélien et au peuple français que ce traitement salvateur arrive au plus vite !
Raymond
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Chez Books on Demand (BoD)

Excellente approche anthropologique de l'immense différence entre les femmes Russes et les horreurs quérulentes à cheveux bleus de chez nous.

Livre truculent, dont il faut retirer " la substantifique mœlle". Lorsque tout fout le camp, que faire ?
À lire pour rire et réfléchir !
Très instructif. À méditer !
D'où viennent-ils ? Qu'ont-ils vu ? Quel est le combat ?
Pensée et testostérone !



Insigne des Masques Jaunes :
adoptez-le, portez-le !






Bon ! À vos portefeuilles !





ASSEZ DE BARBARIE !!!

et toutes les formes de fascisme dont le socialisme.
Notre "antikons" a le droit d'aînesse :)
Que de tels mouvements naissent chez nous et dans toute l'Europe !