Le dernier bastion de la démocratie

Lièvre de MarsSelon La Tribune de Genève, les Services de renseignements de l’Armée auraient fait tomber Cahuzac. Réalité, ou fable ? Peu importe, car on apprend que l’intègre ministre socialiste nourrissait des cogitations salopardes vis-à-vis de la Défense. C’est-à-dire à l’encontre de l’un des trois rôles régaliens de l’État, celui d’assurer la sécurité du pays contre les agressions étrangères.

Il faut partir d’une constatation : les effectifs de l’Armée Française, suite au démantèlement initié par les traîtres voulant toucher « les dividendes de la paix », principalement le sire de Bity, ne comptent plus guère que ceux consentis par les nazis à l’Armée d’armistice de Pétain. Armement moderne délivré au compte-gouttes, obsolescence des équipements de base, ce qu’avaient remarqué les Américains en Afghanistan qui, tout en reconnaissant la valeur de nos soldats, notaient qu’ils étaient équipés « comme des clochards », Aéronavale opérationnelle par éclipses du fait de ne disposer que d’un seul porte-avions, Forces Océaniques Stratégiques probablement sous-équipées, tout cela ne peut pas rassurer alors que le monde, dangereux, est plein de menaces.

Mais c’est un vice de la caste politique : à cause d’elle, nous sommes toujours en retard de plusieurs guerres, et aucune leçon n’a été tirée de l’effroyable défaite de 1940. Surtout pas les socialistes, pour qui le monde est peuplé de Bizounours. En tous cas, la Tribune de Genève rappelle le projet de Cahuzac, véritable trahison, de raboter le budget de l’Armée jusqu’à 1 milliard en 2014, d’autres sabotages budgétaires étant prévus dans les années suivantes. De quoi réduire notre Armée aux effectifs de la Garde Pontificale, en moins bien armés.

« Le tout aurait figuré dans la future loi de programmation militaire (LPM) couvrant la période de 2014 à 2019, commente la Tribune de Genève. La LPM aurait fait passer les dépenses de l’armée de 1,5% du PIB français à 1,1%. Un plus bas historique pour la France.

Concrètement, la taille aurait signifié la suppression de 31 régiments dans l’Armée de terre, la vente du porte-avion Charles-de-Gaulle, l’annulation de commandes d’hélicoptères Tigres et de deux sous-marins nucléaires Barracuda, l’arrêt de production des avions Rafale et des transporteurs Airbus A400M, ainsi que la suppression de quelque 51000 postes. Des bases françaises à l’étranger auraient été fermées et les budgets des renseignements intérieurs et extérieurs revus à la baisse. »

Voilà bien une politique de trahison nationale. Au profit de quoi ? Mais… du gaspillage étatique que l’on appelle vulgairement « le social ». Mettre le pays en danger pour sauver un « modèle social » absolument aberrant, pour continuer à imposer aux citoyens une solidarité étatique à grands coups d’extorsions fiscales, voilà le projet des socialistes.

Que les « sources sécuritaires » – les Services de Renseignement militaires – aient tracé l’ancien ministre du Budget (et qu’elles en tracent quelques autres !) n’aurait rien d’étonnant, et ce serait même très légitime tant il faut se méfier des politiques, quand on est militaire, néanmoins s’ils ont dénoncé le vandale et l’on fait trébucher, on n’en a pas la preuve. Enfin, si c’est le cas, les militaires ont bien fait. Et j’espère qu’ils détiennent assez de dossier sur quelques autres pour que ce pouvoir de rencontre se tienne à carreau. « Aucun hasard n’est à lire dans cet enchaînement d’événements, commente La Tribune. «L’armée a eu sa peau. On ne s’attaque pas impunément à nous. Il voulait notre mort. Nous l’avons eu. Et d’autres ministres pourraient suivre si Hollande continue sur cette voie», menace l’une des sources. » J’espère de tout cœur que c’est vrai.

Puisque le pouvoir socialiste gouverne en absolutiste et fait fi de l’opinion des citoyens, il faut bien que quelqu’un dispose de moyens pour l’empêcher de dériver trop loin. Mais il faut se méfier de l’effet boomerang. Les socialistes sont passés maîtres dans l’art de la fourberie, et ils pourraient bien exploiter la rumeur pour se faire passer pour d’innocents agneaux victimes de vilains officiers comploteurs. Regardez comme ils ont su détourner la colère légitime des citoyens à l’encontre d’un parti socialiste à l’évidence pourri jusqu’à la moelle, en lançant une opération « mains propres » (mais jusqu’à un certain point !). Chaque jour qui passe montre la nocivité de ce régime, et accroît la nécessité de s’en débarrasser au plus vite.

Or il n’existe pas de solution légale : les élections sont truquées, puisqu’elles portent au pouvoir des « majorités » qui sont en réalité des minorités dans le corps politique mais qui gouvernement tout de même. Les partis d’appareil sont divisés en apparence, unis cependant dans l’étatisme forcené. Un grand Parti National-Libéral est encore en-dessous de l’horizon. Il se pourrait bien que le dernier bastion de la démocratie soit, en fin de compte, cette Armée dont les socialistes ont si peur et qu’ils s’acharnent à démembrer. Pourvu que les services de renseignements aient des dossiers en béton… et soigneusement planqués !

Sacha.

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