2012 : la catastrophe

Le pire est toujours à venir ; combien de fois l’ai-je vérifié au long de ma vie. Mais ce qui se profile à l’horizon de 2012 est sans doute aussi détestable que la débâcle de mai-juin 1940, qui jeta à bas mille ans de puissance Française, que les excentricités gauchistes de 1968, qui ont cassé définitivement le redressement national voulu par de Gaulle, que 1982 qui vit l’arrivée au pouvoir de personnages interlopes et franchement nocifs.

Dans tous les cas de figure –sauf s’il se trouvait face à la Dinde du Poitou-, Sarkozy sera éliminé au premier tour. Témoignage du profond malaise de notre société, Mme Le Pen dans tous les cas serait présente au second tour. Il est évident qu’inéluctablement les traîtres socialistes deviendront les maîtres du pays, même avec une majorité tellement relative qu’elle risque de leur ôter toute légitimité. Ils s’en moquent, pourvu qu’ils puissent s’emparer des leviers de la légalité. Les électeurs de Mme Le Pen, alors, ne pèseront pas lourd devant le rouleau-compresseur légiférant dans l’infamie, actionné par les socialistes. Une ère de totalitarisme gaucho-islamique se profile. Arrive le temps des trahisons et des prisons.

Il est clair que Sarkozy s’est lui-même placé sur un siège éjectable. Non qu’il n’ait eu quelques lueurs sur ce qu’il convenait de réformer pour consolider l’édifice social branlant, mais en fait il n’a pas su trancher dans le vif, entrer en conflit dur avec les féodalités syndicales et la réaction gauchiste. Au lieu de cela, il n’a fait que des réformettes. Par exemple, il n’a pas osé attaquer à la base le problème des retraites, et a maintenu un système par répartition qui, dans le contexte mondial actuel, ne peut plus fonctionner. Nous attendions plus ou moins –sans trop nous faire d’illusions, il suffit de relire ce que nous écrivions alors- qu’il en finisse avec ce social-jacobinisme qui asservit le citoyen en le maintenant dans l’assistanat. Au lieu de quoi il s’est contenté de replâtrer « l’exception Française » dont nous crevons.

Idem sa position vis-à-vis de l’ennemi civilisationnel. Ce n’est que sous la pression d’un rejet grandissant au sein du Peuple d’un islam conquérant qui s’est emparé de larges pans du territoire –les corps de nos Rois ne reposent-ils pas aujourd’hui en terre ennemie ?- et qu’exprime la faveur croissante dont bénéficie Mme Le Pen, qu’il a consenti à s’inquiéter des arrogantes revendications des musulmans, à s’intéresser aux violations quotidiennes de la légalité républicaine par les agents de la charia, à prohiber la provocation que constitue le port du niqab-burqa dans l’espace public, à désapprouver –sans l’interdire- la déblatération de prières dans les rues. Demi-mesures.

Le tout aggravé par une politique étrangère désastreuse, qui consolide notre arrimage au vaisseau pourri de l’europe (non, je ne mets pas de majuscule, et encore heureux que je n’aie pas écrit « urope » selon mon habitude), nous a remis à la remorque de l’OTAN et des Américains, prolonge l’ahurissante « politique arabe de la France », et maintenant dépense notre argent dans une intervention lybienne tout entière dédiée à soutenir les criminels terroristes d’Al-Quaïda, tout comme il a chevauché la Licorne pour installer à Abidjan un régime musulman qui déjà commence à tuer systématiquement chrétiens et animistes.

Bilan désastreux, donc, qui mérite bien le renvoi à la porte de ce médiocre petit-maître. Mais ceux qui vont le remplacer seront pires. Il n’est pas besoin à ces néfastes de constituer un catalogue électoral, car tout ne pourra advenir que dans le droit fil de leur idéologie antédiluvienne. Etatisme, étatisme, étatisme, fiscalité tellement désastreuse qu’elle ne pourra mener qu’à la ruine totale de toute la Nation, assistanat enfonçant encore davantage le Peuple dans l’esclavage mou, et poursuite systématique du remplacement de la population autochtone par un ramassis d’allochtones sous-développés, avenues ouvertes à l’instauration de la charia. C’est très clair, avec les socialistes, le pays est encore plus en danger qu’il ne l’est sous Sarkozy.

Nous ne cessons de dire que le système enferme le citoyen dans un choix binaire entre peste et choléra. Nous ne cessons de dire que seule une puissante vague de fond montée du Peuple, un renouveau de la fierté nationale,  le durcissement de la laïcité, la régulation draconienne d’une immigration désormais choisie, l’interdiction d’une religion infernale, et surtout –surtout !- la réappropriation par le Peuple de son autonomie et de sa responsabilité peuvent encore sauver la France. Tout le contraire de l’abandon de souveraineté, de la dhimmitude, de l’assistanat. Ce n’est pas en changeant la population, comme cela se pratique maintenant systématiquement, mais en faisant émerger une nouvelle mentalité que ce pays pourra sortir de la mortelle déréliction dans laquelle il gît.

Faut-il pour autant crier : « plutôt Marine que les socialistes » ? C’est à examiner. Le FN est un parti jacobin, donc étatique et centralisateur. Il va donc fondamentalement à l’encontre de ce que je viens d’exposer. Il a quelques bonnes idées : retrait de l’euro, méfiance vis-à-vis du conglomérat européen, protectionnisme (c’est devenu indispensable face à la concurrence internationale), préférence nationale.. Mais il est d’autres aspects de la politique de ce parti qui ne laissent d’inquiéter, notamment sa compromission avec l’antisémitisme et donc, in fine, avec l’ennemi civilisationnel. En somme, s’il n’est pas absurde pour des raisons tactiques de favoriser le FN pour faire pièce aux socialistes –question de rapport des forces : avec un écart d’au plus un point entre les deux partis, les socialistes auraient plus de difficultés à trahir- cela ne saurait être au mieux qu’une improvisation à court terme. Personnellement, devant la menace mortelle que font peser les socialistes sur le pays, je ne l’exclue pas.

Mais il faut aller bien au-delà. Ce n’est que par une lutte de longue haleine que peut s’opérer l’œuvre de libération nationale et le redressement de cette France que la caste politique traîne dans la boue. Se réapproprier le pouvoir, cela passe par l’instauration de la démocratie dès son premier niveau, celui des communes qui sont, disait Tocqueville, à la Liberté ce que l’Ecole primaire est (ou plutôt : était jadis) à la science. En somme, c’est d’une véritable révolution qu’il s’agit, car jamais dans son histoire la France n’a connu la démocratie. Le citoyen responsable fait les lois et contrôle strictement tout exécutif à qui il délègue son pouvoir ; il prend en main son devenir, au lieu d’être le misérable esclave vivant des prébendes publiques. Il interdit à l’allochtone d’importer au pays des mœurs contraires à ses lois fondamentales.

Je sais bien que tel n’est pas le soubassement idéologique du mécontentement actuel : affolé par les catastrophes économiques et politiques, le sujet (il n’y a pas de citoyens dans la France de 2011) est réduit à masquer les voies d’eau dans la coque du rafiot. Et je ne compte guère sur une jeunesse avachie et jouisseuse, tête de moineau sans force, pour faire avancer les choses.  A dire vrai, je ne vois dans l’immédiat que deux solutions –à part l’expatriation massive- qui sont : voter FN ou constituer des maquis avec une poignée de gars décidés. La seconde a ma préférence.

Sacha.

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