La veille de Samain

Diablesse et angeletteVeille de Toussaint Il fait soleil, l’air est tiède, les arbres ont revêtu leur parure de décadence saisonnière : rouge, jaune, or, marron. Des cris familiers viennent du ciel : ivres d’azur, ce sont les oies sauvages -ici nous disons les grues- en de longs  V turbulents. Je les regardais ramer dans l’azur à grands coups d’ailes presque négligents. Bruits lointains de tracteurs, aboiements de chiens. Image de paix.

La terre ici va s’endormir pour préparer la levée des moissons futures. Les grands oiseaux voguent vers les terres ennemies. Je ne crois pas que le barbare prenne quelque plaisir à observer là-bas l’arrivée des ambassadrices des saisons. Le barbare est tout à ses fantasmes religieux, il déteste la création et suprêmement l’Homme qu’il condamne à ne pas seulement doucement rêver de Beauté devant le spectacle de ce que nous appelons Nature. Le barbare c’est l’homme d’un seul livre, qu’il pense stupidement venu du Ciel ; «timeo hominem unius libri». Et de quel abominable livre !

Ah, barbare ! Tu ne sauras jamais le plaisir de contempler un rayon de soleil jouant sur l’ambre d’un meuble en merisier. Ton cœur ne battra pas plus fort au spectacle de ce même or réfléchi coquinement dans la chevelure d’une jeune femme, transformant ses traits en ceux de la Déesse. Non, barbare, tu ne verras-là que des proies. Tu ne sais qu’assouvir la Bête en toi. Tu remets ton bonheur à un au-delà mythique. J’espère, barbare, qu’à ton dernier instant avant d’entrer dans le Néant, tu réaliseras ce que tu as perdu de vie, et que cela te sera torture, pauvre diable au cerveau boiteux.

Le barbare déchire notre paix, nous le savons bien. La détruit aussi le complice du barbare, le cupide glouton hédoniste. «Auris sacra fames», disait Virgile, faim exécrable de l’or. Ce n’est même plus d’or qu’a soif le monopoliste, mais d’assignat, monnaie du Diable qui se change en feuilles mortes. Lui non plus que le barbare ne contemple la Nature, l’œil rivé sur les valeurs boursières et son compte en banque. Comme le barbare, il détruit les Nations, déplace les hommes, tue aussi sûrement que lui l’Homme et la Beauté.

Deux barbaries, qui se rencontrent symboliquement en l’abominable candidate démocrate, «corrupt lying criminal», criminelle corrompue et menteuse. Quatrième Gorgone, «Ηιτλαρυ». Hitlary n’eût pas même été inventée par les Grecs, tant elle dépasse en horreur ses trois sœurs. Elle porte la guerre, non pas glorieusement comme Arès, mais traîtreusement comme Mohamed.

Oies sauvages, si vous rencontrer sur votre route, en quelque endroit du Ciel, la Bonne Mère, suppliez-la d’épargner au monde les ténèbres hitlariennes. Des autres barbares, nous nous en occuperons nous-mêmes.

Sacha

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