Sur le fil de l’automne

OLYMPUS DIGITAL CAMERAL’hirondelle en partant fera l’automne. Il est notable qu’après un été considérablement pourri -21 jours de soleil sur les 62 jours de juillet-août- l’automne est là depuis longtemps. Et même si les tomates de la serre ont rendu en masse, s’il n’y a lieu que de déplorer la fin prématurée des plants de cornichons tués par les pluies, le jardin a produit malgré tout. Évidemment, le mauvais temps dérangeant le sarclage, les macrons ont fini par gagner la partie : chou-gras, liseron et autres vermines. Au moins les intempestives intempéries laissent-elles du loisir pour l’étude. La numération babylonienne en base sexagésimale et les opérations afférentes, y compris une trigonométrie plus précise que la nôtre, voilà de quoi se consoler des caprices hidalguiens de la Nature.

 Au gré des visites sur les sites de réinformation, j’ai noté quelques points intéressants.

Le premier est le fait que le milliardaire néfaste Bergé a avalé son bulletin de naissance. Ce canard-là fut l’icône de la perversion érigée en politique, l’égérie et le financier de toutes les mauvaises actions des « minorités visibles », généristes, lgbt, envahisseurs, « assoc’s » genre sos-racisme, bref, de tout ce qui nuit à la société.  « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? », proféra cet ennemi du genre humain qui souhaitait aussi qu’une bombe explosât sur les Champs Élysées lors de la Manif’ contre le « mariage » des messieurs-dames. Un commentateur sur un site que je fréquente concluait : « il n’y a qu’à tirer la chasse ». J’ai ajouté : « sic transit stercus mundi. » L’univers est purgé d’un monstre, mais il en existe une multitude d’autres, à commencer par la limace Soros ; et, malheureusement, il en naît chaque jour, physiquement et psychologiquement. Quiconque prétend créer « l’Homme nouveau » est un fanatique criminel et devrait être traité comme tel.

Il paraît qu’un « Notre Drame de Paris » récemment publié (ou en cours de publication) aurait provoqué l’ire de l’amère de Paris. J’écris « l’amère » pour montrer combien l’entreprise perverse des généristes factieux de féminiser la grammaire conduit à des apparentements terribles et cocasses. Bref : la señora Hija de Nada, en bonne gauchiste, ne souffre point qu’un ouvrage récapitule les conséquences désastreuses pour la capitale de ses démences et fantasmes escrologiques et socialistes. Pourtant, lors d’une simple transition entre Montparnasse et Austerlitz, il y a cinq ans déjà, j’avais moi-même constaté l’état embrené de cette cosmopolis où grouille une faune interlope et bigarrée sur fond de déchets divers et malodorants. Il paraît que la circulation y est devenue infernale, la pollution l’accompagnant. C’est que l’Anne  n’est pas l’âne de Buridan ; solidement convaincue de connaître la Vérité, l’édile accomplit avec une obstination admirable ce que lui commandent ses délires. Aussi ne peut-elle que s’insurger contre un livre qui montre les dommages occasionnés par sa politique idéologiquement correcte.

Le plus drôle dans cette affaire est sans doute l’argument victimaire dont elle use pour fustiger l’ouvrage et ses auteurs : je suis une femme, j’ai aussi la nationalité espagnole, donc ceux qui m’attaquent sont des fascistes, des misogynes, des xénopobes, bref, des -phobes, quoi ! On reste confondu devant tant de candeur stupide ! Ceci m’a inspiré une maxime proche d’une autre de Desproges : les antifas sont bêtes, car ils croient que c’est nous les fascistes alors que ce sont eux. Ceci dit, accuser les prétendus « fascistes » et les -phobes est devenu une pratique chez les ennemis de notre civilisation. Tenez : on raconte qu’un gugusse de chez Macron, transfuge du défunt PS, aurait massacré à coups de casque un anciens camarade de parti lui reprochant ses trahisons (ou quelque chose de ce genre). La victime à l’hôpital. Mais la première défense de l’esprit frappeur issu de « l’immigration », aurait été de prétendre avoir réagi aux propos racistes de la victime. Pour le coup, la victime devient coupable et le coupable victime. La distorsion idéologique dans cette France décadente -mais dans toute l’Europe !- est devenue extrêmement dangereuse pour l’autonomie (la liberté, si vous préférez) des personnes. Ergo, pour conclure sur l’ire hidalguienne : Hira de Nada dévaste Paris, mais c’est une vi-ctime !

Je pense que les énergumènes de cet acabit méritent grandement la bastonnade. La méritent aussi tous ceux qui militent pour une cause abusivement qualifiée de « progressiste » et qui se taisent lorsque l’ennemi civilisationnel se conduit exactement de la manière qu’ils condamnent. Les généristes, les féministes hystériques se comportent de cette manière. Récemment, une secte de fanatiques, les « véganiens » (ou véganistes, allez savoir !) ont brâmé contre la Fête du Cochon sans dire un mot sur l’égorgement rituel des moutons à l’occasion de l’aïd-el-kébir. Serait-ce que le musulman est une espèce protégée, comme le cochon, mais pas le mouton ? Tous ces abrutis d’idiots utiles seront pourtant des victimes sacrificielles lorsque leurs protégés auront fini de subvertir le pays. Je pense que les historiens du futur seront accablés en contemplant si immense bêtise !

Il est une catégorie, en tous cas, qui est la cible d’autres tristes sires. Le retraité, voilà l’ennemi ! Peu importe qu’il ait trimé quarante ans durant et épargné de force une cotisation de retraite pour ses vieux jours. Peu importe que depuis Flamby les retraites non seulement n’ont pas augmenté, mais ont été réduites par des spoliations diverses et ont en réalité perdu en valeur à cause de l’inflation cachée. Certains, pleins de ressentiment, ne voient que l’exception en camping-car et villa et oublient la règle : avec en moyenne 1300 euros mensuels, compte tenu de la prédation d’État, on se demande comment les retraités moyens pourraient constituer une caste privilégiée. Peu importe : haro sur le baudet ! On va le faire payer ! Évidemment, à cause de l’acharnement médical, nous vivons plus longtemps que le vœu de la Nature, et cela coûte cher. Eh bien ! Qu’on nous fiche la paix et nous laisse mourir naturellement et tranquillement. Quoi qu’il en soit, il y a probablement derrière cette campagne hostile la main occulte des monopoles dont Jupinet est le chef d’agence pour la France. Je m’attends à d’autres spoliations, et, perdu pour perdu, j’espère le grand effondrement financier que les pythonisses annoncent depuis des années et qui ne vient toujours pas. La ruine des monopoles : quelle fête ! Quel bordel, m’âme Anabelle, quel boxon, m’sieur Gaston !

Bon, je critique, je critique… L’ennui est que « ça » ne bouge pas. Nous tempêtons sur les sites de la prétendue « fachosphère » (dixit la « bobosphère », confère la maxime énoncée plus haut) et sur les réseaux prétendument « sociaux », nous faisons des « débats », mais cela ne vaut pas un pet de lapin. L’abruti spolié et contraint demeure devant son écran plat à l’image de son encéphalogramme : tant qu’il a encore un peu de panem et beaucoup de circenses, il se tient coit. Les méfaits sanglants des fanatiques d’allah sont pour lui au chapitre des pertes et profits. Alors, nous causons, nous causons, mais cela ne débouche pas sur une action. Tenez, récemment je regardais sur la seule chaîne à mon sens digne d’intérêt, TV-Libertés, une émission intitulée Têtes à clash. Participait notamment une femme à l’intelligence subtile, Bérénice Levet, en compagnie d’un trio d’esprits acérés. Or l’émission m’a laissé, comme on dit, un goût de cendre dans la bouche. Me demandant pourquoi, j’ai repassé la vidéo, pour m’apercevoir qu’elle ne différait pas, en fait, des « débats » stériles que l’on peut ne pas regarder sur les chaînes officielles de propagande. On glose, on « devine », on fait des prédictions, voilà tout. Mais de tels échanges ne convainquent que ceux qui sont déjà acquis aux idées qu’on y développe. On est, débatteurs et téléspectateurs, dans l’entre-soi douillet des convictions partagées. Cela ne va pas plus loin. J’aimerais un jour quitter une émission en prenant mon bâton ou un fusil pour rejoindre l’insurrection parce qu’enfin on nous aurait dit : « Allons ! Fonçons dans le tas ! ». Cela n’arrivera sans doute jamais, les monopoles peuvent dormir tranquilles sur leur monnaie de singe.

Heureusement, il est des émissions qui font s’écrier « bon sang ! Mais c’est bien sûr ! ». L’eurêquation naquit d’un épisode de La France de Campagnol de Christian Combaz, toujours sur TV-Libertés. J’ai toujours jusqu’ici bricolé mes voitures : changer des disques et des garnitures de freins, remplacer un alternateur ou un démarreur, voire rafistoler une boîte de vitesse, et ainsi de suite. Mes voisins un peu bricoleurs font de même : la plupart d’entre nous avons des véhicules datant de Mathusalem. Hélas, nous avons aussi des tacots plus « modernes », et là c’est la débandade. Une vitre ne descend plus (ou pire, ne remonte plus !), une bobine d’allumage -il y en a désormais une par cylindre !- se met en rideau ? Vite, il faut se précipiter chez l’agent de la marque qui dispose de « La Valise » non seulement pour établir un diagnostic que nous avait déjà dicté le bon sens, mais pour rassurer l’ordinateur de bord après réparation. Tout cela au prix fort (il paraît que les tarifs ont été multiplié par sept en quelques années). Nous pestons donc avec raison contre des courroies de distribution inaccessibles à notre art paysan, contre les bagnoles d’aujourd’hui, ces monstres prétentieux et ruineux, regrettant le bon vieux temps où soi-même ou l’honnête garagiste du coin réparait solidement et à moindre coût. Salauds de constructeurs monopolistes qui nous tiennent !

Alors, suggère Combaz, pourquoi ne pas exiger que l’on construise à nouveau une voiture populaire simple, robuste, dépourvue d’inutiles sophistications et réparable à peu de frais ? Nous avons connu la 2CV, la 4L… L’éloignement des centres commerciaux, qui est allé de pair avec la disparition forcée du commerce local, nous contraint à l’usage de l’automobile. Le marché voiturier nous oblige à acquérir des saletés climatisées fragiles et pleines de binz ridicules. Nous voulons simplement un moyen simple d’aller sans encombre d’un point A à un point B, une voiture rurale et robuste. On chante tellement les pseudos mérites des « start-up » vendant des compère-loriot électroniques qu’on oublie qu’une PME pourrait concevoir LA voiture populaire. Oh, bien sûr, en raison des règlements ridicules et tyranniques inspirés par les grandes marques sachant utiliser les fabulations des écolos et de divers groupes de pression, ce ne serait pas pour l’entrepreneur un chemin pavé de roses, mais à coup sûr ce serait la réponse à un besoin réel et l’ouverture d’un gigantesque marché potentiel.

On peut toujours rêver avec bon sens, non ?

Sacha

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