Record olympique de la fatuité

hidalgo-smallLes jeux sacrés du stade étaient placés sous l’égide de Zeus. Ils se déroulaient tous les quatre ans à Olympie, chez les Hellènes, au mois d’Hécatombéon. C’était une trêve dans les fréquentes guerres, elle durait cinq jours. Grande était la gloire du vainqueur et de son peuple. En Olympie la merveilleuse se trouvait le temple de Zeus, avec la statue du dieu sculptée par Phidias, l’une des merveilles du monde.

Le monde Grec s’écroula sous la poussée des barbares et les monothéismes fanatiques frappèrent les cieux d’alignement. On oublia les jeux jusqu’en 1894 où un Français illuminé, contaminé par la culture anglo-saxonne, imagina de remettre l’affaire au goût du jour. L’ennui était qu’au lieu de retourner à Olympie, les jeux allaient se disputer tous les quatre ans en quelque ville du monde choisie par le comité olympique. La vision mondialiste était déjà présente.

Fait remarquable : les jeux olympiques allaient, contrairement à l’esprit des Anciens, devenir une scène politique. On se souvient des jeux de 1936 chez Hitler ; on oublie les jeux de Munich où des terroristes palestiniens ont massacré l’équipe d’Israël. En 1980, les Yankees boycottent les jeux de Moscou sous prétexte de l’affaire afghane (depuis, les Américains, qui avaient armé les talibans, ont remplacé les Russes, mais passons…). En 84, les Russes leur rendent la monnaie de leur pièce en refusant d’aller à Los Angeles. Rappelons qu’en 2008, cette dinde de Ségolène appelait à boycotter les jeux de Pékin. Bref : ce n’est plus la trêve sacrée, c’est la guerre par d’autres moyens. Ils appellent ça « progrès » !

L’observateur perspicace ne manquera pas de noter combien l’attribution des jeux à telle ou telle ville du monde fait l’objet de pressions, de barguignages entre marchands de tapis, de concussion, de pots-de-vin, de scandales. Dont le dopage n’est, en somme, que le moindre, puisqu’il découle mécaniquement de la stupide devise des jeux : « Citius, Altius, Fortius », « plus vite, plus haut, plus fort ». Devise ridicule, car comme le dit un proverbe Baoulé : « On ne peut pas sauter plus haut que ses testicules ». L’organisme humain, comme chez tous les êtres vivants, a ses limites anatomiques et physiologiques ; d’où les potions magiques !

En fait, c’est affaire de très gros sous et de gaspillage. Il faut des sommes colossales pour se doter d’infrastructures, et les bénéficiaires sont les industriels du béton et de la cendrée, toujours à l’affût d’une affaire juteuse en raflant les marchés et bâclant le travail. Une fois la fièvre olympique retombée, ces inutiles bâtisses tombent en désuétude puis en ruine, comme on l’a vu à Athènes et Rio. Aubaine également pour le Propagandastaffel qui vend des images (pollution des ondes) et en profite pour créer de faux scandales : il est à l’affût de l’incorrection politique, et le geste le plus anodin est immédiatement et planétairement exploité dans le sens de la bien-pensance.

Au fond, si l’on élevait à chaque occasion olympique un temple à un dieu, c’est Ploutos, et non plus Zeus, qui s’y abriterait. Ploutos, fils de Déméter et d’Ision, personnalisait la richesse en général, mais les auteurs comiques et le peuple le représentaient comme aveugle. Il paraît que Zeus l’avait frappé de cécité afin de l’empêcher de récompenser les gens de bien et de le forcer à favoriser aussi les méchants. Le monde est en proie aux ploutocrates, les jeux n’échappent pas à cette domination détestable.

Aussi suis-je très remonté contre le fait qu’en 24, Paris sera atteint d’olympicite aiguë. Compte tenu de mon âge, j’ai peu de chances d’en éprouver les désagréments, et c’est heureux, mais je plains ceux qui me survivront. Ce sera une pollution visuelle, auditive, voire gustative et tactile, en tous points comparable à ce que nous subissons à l’occasion des coupes du monde de fouteballe. Naturellement, cette imbécile d’Hija de Nada s’enorgueillit du choix de « sa » capitale pour recevoir les jeux, oubliant qu’une grosse partie se déroulera dans le 9-3, territoire perdu. Choix par défaut, car de nombreuses capitales, sachant le coût pharaonique de l’organisation des jeux, se sont défilées et que Los Angeles préfère attendre.

C’est loin d’être une bonne affaire pour Paris et pour la France. Paris est devenue une plaie à la suite des coups que lui a assénés l’amère, la mère Hija de Nada. Déjà la dette de la mairie de Paris est de 5,16 milliards d’Euros (multipliée par cinq en quinze ans) : on ne voit pas où la folle édile irait chercher l’argent ailleurs que dans les portefeuilles des habitants ; il est vrai que ce sont pour beaucoup des bobos du même acabit que leur élue, alors ne les plaignons pas trop. Une suggestion à madame l’amère : vous pourriez économiser les 310 millions d’euros que vous allouez annuellement à diverses « zassoc’s » malfaisantes ? Ou renoncer à vos délires vélocipédiques ? Ou ne plus construire des cages à lapins à l’usage des envahisseurs dans certains quartiers que vous jugez trop rupins ? Ou cesser de transformer le Bois de Vincennes en parc naturiste ? Ou… Ou… On n’en finirait pas d’évoquer les gaspillages, tant la liste déployée s’allongerait de Paris à Cape-Town ! Sans compter qu’il faudra assainir la ville, qui, selon les dires des habitants, est devenue une vraie poubelle, un champ d’épandage, et veiller à la sécurité des jeux, car, au train où vont les choses, le terrorisme a encore de beaux jours devant lui.

Bref : c’est une sacrée arnaque. Un projet pharaonique de dépenses parfaitement inutiles et mal venues. Mais Hija de Nada parie sur l’avenir. D’abord, elle se voit encore à la mairie en 2024. Avis : si elle ne lève pas le pied, si elle ne répare pas les dégâts consécutifs à sa politique de démence escrologique, tout bobos qu’ils soient, ses électeurs renâcleront peut-être devant l’idée de subir encore des années durant ses foucades idéologiques. D’aucuns murmurent qu’en fait, aussi dérangée que Ségolène, elle viserait l’Élysée. Elle se croit déjà plus haut que la Reine d’Angleterre, puisqu’elle dispose d’un valet de pied portant son parapluie ! Heureusement, pour le moment Macron la déteste et l’on peut espérer qu’il manœuvrera pour lui casser la baraque. Pour une fois que Jupinet serait utile !

Bref : la vieille devise des tyrans romains est toujours en usage : panem et circenses. On oublie que le pain est gagné à la sueur du front des peuples, et que les jeux du cirque sont payés par l’impôt qu’on leur extorque.

Sacha

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