La barque de Charon

Diablesse et angeletteAu fond… Nous sommes dans un piège mortel. De quoi s’agit-il ? Un coup d’État juridico-médiatique, probablement téléphoné depuis l’Élysée de Hollande, servi par une propagande éhontée et de prétendus magistrats prompts à regarder ailleurs lorsqu’il s’agissait d’examiner les turpitudes d’un candidat chouchou des médias achetés par des milliardaires, a porté l’homme des monopoles à la magistrature suprême. Il fut aidé en cela par l’imbécillité active de moins de 44% du corps électoral et l’imbécillité passive du reste. Le chef d’agence des monopoles pour leur succursale France sévit depuis plus d’un an, sans aucune opposition solide. L’union des Droites, seule capable de lui faire pièce, est bien en-deçà de l’horizon.

Il reste les objectifs à peine cachés de Macron. Les « réformes » intérieures ne sont que de la poudre aux yeux, destinées à la fois à asservir davantage -par exemple éliminer les véhicules Diesel, limiter la circulation à 80 Km/h, prétendre combattre les bobards- et à servir d’entonnoir pour mettre en boîte un nombre accru d’imbéciles. Notamment, l’idée de réduire le nombre de parlementaires : qui irait contre ? Et si le Sénat y met son veto, un référendum « utile » donnerait au petit pharaon une majorité à le rendre légitime. La manœuvre SNCF s’inscrit d’ailleurs dans ce plan : s’il parvient à persuader assez de gens ne voyant pas plus loin que le bout leur écran plat à se mettre contre les grévistes, il aura gagné son bras de fer contre les syndicats et pourra poursuivre ses dégâts en toute impunité.

C’est que l’élyséen a besoin de la complicité passive d’une majorité d’abrutis pour réussir son plan fondamental : asservir définitivement la France à une Europe des monopoles centralisatrice, jacobine, bureaucratique, multiculturelle, otanienne. Un continent de cons-sommateurs apatrides métissés et déracinés, un monde orwellien. Il FAUT qu’il perde.

Je n’ai aucune affinité avec les syndicats de cheminots. Je me moque du « statut » comme de ma première chaussette. Je ne suis intéressé secondairement que par la perspective de trains roulant régulièrement, en toute sécurité, partant et arrivant à l’heure, et ne desservant pas que les grandes métropoles immondes. Ce qui n’est plus le cas depuis longtemps. Je devrais donc être du côté de Macron. Eh bien ! Non ! je souhaite au contraire qu’il perde son bras de fer avec les syndicats. Suis-je en contradiction avec moi-même ?

Là est un aspect du piège : si les syndicats gagnent, la gabegie perdurera dans les transports ferroviaires. Si Macron gagne, il n’y aura pratiquement plus personne à s’opposer à ses desseins antinationaux. Mais si l’on fait passer la Nation souveraine avant des problèmes somme toute secondaires, alors il faut que le « président » perde.

Car Macron n’est pas aussi fort qu’il veut le faire croire. Voyez comment son gouvernement et lui-même sont embarrassés dans l’imbroglio de Mayotte ! Primo, l’île, département Français depuis 2011, est envahie par des énergumènes illégalement venus de Mayotte. Secundo, des femmes Comoriennes viennent déposer leurs fardeaux à la maternité de Mamoudzou : puisque la France est assez idiote pour pratiquer le droit du sol, cela fait autant de petits Français… de papiers. Tertio, les clandestins n’hésitent pas à sortir de la forêt pour piller et rapiner, engendrant un climat d’insécurité dans l’île. Quarto, les Mahorais en ont marre et se chargent eux-mêmes de capturer les illégaux et de les remettre à la Gendarmerie. Là, embarras encore plus fort : les Mahorais ne sont pas de « sales Blancs racistes », les aboyeurs habituels ne peuvent rien dire. Quinto, les énergumènes de Moroni refusent de récupérer leurs exportés et menacent.

Un gouvernement véritable, solide et déterminé aurait réglé la question par quelque action vigoureuse. Halte là ! On ne passe pas ! Mais la bande à Macron atermoie, comme (sauf sous le règne du Général) le font toutes les « républiques ». En somme : il est urgent d’attendre, ne faisons rien, laissons pourrir la situation inch’Allah. Macron, où est ta force ? On sait à quelles extrémités mène la politique velléitaire et laxiste.

Autre exemple, dont j’ai parlé récemment : on roule verbalement les mécaniques contre le terrorisme, on fait des lois, on promet de la rigueur. Mais on ne fait rien, rien de rien. De peur de la réaction des bobèches de la bien-pensance, de la CEDH, des anthropophages siégeant à l’ONU. Padamalgam ! On ne ferme pas les frontières, on n’embastille pas préventivement les candidats au terrorisme, on laisse les frères musulmans tenir congrès et louer le Tarik Ramdam, prêcheur de haine. Le plan est simple : islamisation, métissage, subversion par le barbare. Ah ! Il est plus facile de taper sur les patriotes, avec l’aide de juges politiquement fanatiques !

 Je crois que maintenant vous ressentez le piège. « Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme/ Ou de vivre en infâme/Des deux côtés mon mal est infini. » disait le Rodrigue de Racine. Sauf que le Cid ne pouvait que choisir l’Honneur, el sentido de la Hónra, et que les stances, c’est pour faire beau. Le choix est simple : Macron DOIT perdre, il en va de l’avenir du pays.

Je relisais récemment, pour la quatrième ou cinquième fois, D’un Château l’Autre de L-F Céline. J’y vois une terrible leçon : dans l’atmosphère de crise, les gagnants comme les perdants sont assoiffés de vengeance et de massacre. Des boucs-émissaires sont livrés à la fureur qui des « fifis » qui des « collabos ». Triste humanité. Je me dis parfois que si Dieu existait, il ferait bien d’envoyer un gros méchant Déluge pour noyer l’engeance anthropoïde. Vlouf ! Gloub ! Fin de partie.

J’ai noté aussi une remarque intéressante : « la sensibilité française s’émeut que pour tout ce qu’est bien anti-elle !… ennemis avérés : tout son cœur ! masochisse à mort ! » Vérifiez, s’il vous plaît ! Consultez les canards Pigasse, Lagarde, …, et vos écrans plats ! Regardez sur Face de Bouc et Tweeter-Jacassin ! Ça dégouline de haine de soi et de pas soi, et d’amour pervers pour l’Autre Suprême, sauvage venu des terres de cailloux et scorpions.

Mais au fond, ce qui m’inspire en ce moment dans le bouquin de Céline, c’est Caron (ou Charon), le nocher des Enfers. Céline délire, l’accès de palu. Il voit un rafiot, bateau-mouche, amarré au quai près de la place ex-Faidherbe. Il s’appelle La Publique. Joli nom, qui en dit long. « La Publique, la barque à Caron ? je demande pas mieux, moi !… je veux bien !… » On y montera tous, il faut quand-même douiller le prix de la balade. Et alors : « Tu le verras !… sa rame dans ta gueule !… tu le verras ». il me le promet. » Il leur fend le crâne à l’aviron !…dis ! » -Ah ? Comme surpris je fais… l’aviron de Caron, qu’il veut dire…  « Tous ceux qui montent, il les arrange, tiens !… hein La Vigue ?… il leur rame dedans…dans la chapeau ! en plein ! il leur godille dedans je te dis !… » J’y passerai comme les autres, mais avant, j’aimerais bien voir Caron arranger des tas de néfastes, gouvernementaux, bien-pensants, sycophantes des « zassoc’s », ONGistes trafiquants d’envahisseurs, magistrats rouges, antifas, bobos, gauchistes, rombières fanatiques, théoriciens du genre, avorteurs, européâstres. Tiens ! le Macron, le Junkers, la Merkel, le Moscou-Vichy, le Drahi, le Draghi, le Dradlit, le Dahu, des tas d’autres malfaisants. Vlan ! Paf ! Raouf !… le grand jeu, qu’il leur serve, le Caron. Après, il fera de moi ce qu’il voudra : je m’en fous, j’aurai bien rigolé.

Sacha

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