Avis de tempête sur le système monopoliste

hiboux025Tout va bien, nous dit la macronie. Sauf que nous croulons sous les taxes et les exercices obligatoires (dont le contrôle technique des véhicules destiné à nous faire abandonner nos voitures pour des chariots et trottinettes électriques) et qu’il semble établi que désormais les moins fortunés d’entre nous sont à découvert le quinze du mois. La politique fiscale de Macron, ce n’est plus de l’impôt, c’est du hold-up à main armée.

Sauf que de plus en plus d’analystes financiers nous annoncent une méga-catastrophe du système bancaire international. Quant à la date, on n’en sait rien, mais on la dit imminente. Il est toujours difficile de faire des prévisions (surtout en ce qui concerne l’avenir), mais la situation est finalement facilement descriptible. D’une part, les banksters internationaux ne se soucient plus guère de prêter aux entreprises, seules créatrices de richesse, et s’adonnent à qui mieux mieux à la spéculation. Or spéculer revient en réalité à créer de la fausse monnaie, puisqu’il n’y a pas création de richesse sur laquelle adosser la valeur de l’argent. Deuxièmement, le monde est envahi de monnaie de singe car les banques centrales font fonctionner virtuellement ou non la tristement célèbre « planche à billets ». Rien ne garantit la valeur des monnaies, puisque l’on ne se réfère plus depuis longtemps à un étalon (or ou argent). Donc : « Le dollar, la Livre, l’Euro, le Yen et autres y en a plus rien valoir du tout ». La preuve : la BCE (banque centrale européâstre) produit tellement de fausse monnaie que les banques européâstres prêtent à taux négatif. C’est-à-dire qu’elles vous paient -en monnaie du Diable dont on sait qu’elle se transforme en feuilles mortes- pour emprunter. Ahurissant ! Cela ne s’était sans doute jamais vu depuis l’aube de l’humanité (ou depuis l’aube des banques, plus prosaïquement).

Dettes, achat d’obligations pourries et de bons du Trésor (que NOUS garantissons sur notre impôt !), tout cela est laid et mauvais. La plupart des banques sont en faillite, mais bidonnent leurs bilans pour faire comme si elles allaient bien. Voici un petit récapitulatif de l’évolution de la valeur des actions entre 2007 et 2019, la crise de 2008 étant survenue… et pas du tout éteinte.

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La colonne 2 donne la valeur de l’action en 2007, la colonne 3 donne la valeur de l’action en 2019, et la dernière colonne à droite exprime en pourcentage la valeur de l’action en 2019 par rapport à sa valeur en 2017. Comme vous pouvez le constater, le record de calamité est détenu par l’italienne Monte del Paschi. J’ai pris les banques les plus cotées, donc les plus puissantes. C’est la débandade ! Prenant en compte les 15 banques dans le noir et dans le rouge, la chute de valeur se situe aux alentours de 77,01% pour la période. Dans l’orange, les banques en déficit un peu moindre, dont le Crédit Agricole (perte de 69,69%), dans le jaune celles qui ne sont pas encore en situation désespérée (BNP-Paribas, par exemple, n’a perdu que 53,40% ce qui en fait la banque la moins pourrie de France). Autre constat : Bank of American et Goldmann Sachs ont perdu moins de 48%. La seule banque qui se tire très bien d’affaire, et ce n’est pas une surprise, c’est JP Morgan dont l’action a progressé de 118,75%. Rien d’étonnant, car ce monopole avait pris la précaution, avant l’effondrement de 2018, de se débarrasser de ses obligations pourries. D’ailleurs, par la grâce de MacNéron, JP Morgan prend le contrôle de l’or de la Banque de France. Vassalité, quand tu tiens un gouvernement ! C’est grave, car l’or, en dépit de ce qu’en disait Keynes l’étatiste, est une valeur refuge, solide, et non un fossile. Une fois de plus, Macron trahit les intérêt de notre pays.

Cela ne suffit pas à dresser un tableau complet. Deux phénomènes inquiétants : (1) la Deutsche Bank est dans les choux, or si elle vient à s’effondrer, c’est la finance allemande qui part en quenouille. On entend des bruits de rachat par icelle de la Commerzbank, encore plus ravagée. Mais fusionner deux banques en faillite ne permet pas de faire une super-banque saine ! (2) La Société Générale est aussi dans les choux et si elle s’effondrait, compte tenu de ses achats et prises de participation pourris dans d’autres banques mal en point, c’est toute la finance française et tout le système mondial qui se trouvera avec du plomb dans l’aile. Mais au moins nous serions débarrassés de l’euro.

Tel est techniquement l’état du système monopolistique international. On voit mal comment toutes ces banques, excepté JP Morgan, pourraient tenir face à un Jour Noir bancaire. De toute façon, ces monopoles ne pourront pas indéfiniment trafiquer leurs bilans, la réalité finira par s’imposer, et gare ! Nos dépôts sont en danger : déjà de nombreuses banques refusent de valider des retraits en monnaie fiduciaire, bricolent vos comptes, vous menacent lorsque vous voulez faire des transactions sans en donner la raison (bonjour le respect de la vie privée !), au prétexte honteux tellement il est fallacieux, de « lutte contre le blanchiment » (bande de cons ! on blanchit en déposant des liquidités, pas en les retirant !) et le « terrorisme ». Dans le cas contraire, on menace de vous dénoncer à la Gestapo de Bercy, Tracfin ! Car ces gangsters n’ont qu’une peur, c’est qu’un jour, les déposants alarmés réclament leurs dépôts. Or les banques n’ont plus de quoi rembourser les déposants. Exactement comme lors de la faillite de Laws au XVIIIe Siècle, ou en Amérique en 1929.

Déjà, les banksters font les chichis, cherchent des faux-fuyants dès que l’on prétend acheter de l’or (pourtant sage précaution), j’en ai la preuve. Mais il faut s’attendre à trouver un jour les distributeurs de billets fermés, comme cela s’est vu à Chypre. Le rêve de ces gredins est de tout mettre en monnaie de singe « virtuelle » pour continuer leur micmac. Sauf que si tout s’effondre -et cela adviendra très probablement- il y aura de par le monde une immense vague de colère qui risquera bien emporter les monopoles.

Bon… Préparons-nous à en baver, car c’est NOUS qui paierons la casse, avant d’avoir inventé autre chose, par exemple une cloison étanche entre banques d’investissement et banques spéculatives (qui devraient disparaître), et un retour à l’étalon-or. Sur cette seconde mesure, on dirait bien que des pays comme la Russie cherchent activement à éviter le désastre en achetant cet or honni par le fasciste Keynes. Eh oui, l’or n’est pas monnaie de singe, lui ! Mais au bout du compte, il ne serait pas mauvais d’être enfin débarrassés des banksters monopolistes.

Haro & bastonnade !

Sacha

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