Malédiction

demeure-small« Malheur à toi, pays dont le prince est un enfant et dont les chefs se goinfrent dès l’aube ! » (Ecclésiaste 10 :16). Il semble que la version originale de cette sage sentence soit, en Latin : « Væ tibi, terra, cujus rex puer est et cujus principes mane concedunt. » La leçon est également connue sous la forme « Væ regnum cujus rex puer est » et même, chez Montherlant : « malheur à la ville dont le prince est un enfant ». Peu importe : la juste malédiction prophétique est connue, mais bel et bien ignorée des « bien-pensants » de la Décadence contemporaine.

Car est-il raisonnable qu’un peuple soit conduit par un enfant ? La puérilité du prince ne profite qu’aux chefs gloutons qui se goinfrent dès l’aube. Que de détestables exemples avons-nous de cette aberration ! Vois, Peuple, ton prince arrivé par effraction, vois-le, immature, sous la coupe d’une épouse-mère, contemple-le dans son ignorante vacuité de tête bien pleine mais mal faite ! Souffre du narcissisme et de l’outrecuidance de celui qui s’imagine omniscient, de celui qui par ses fantasmes te conduit tout droit au chaos ! Qui l’a fait prince ? Les démagogues vautrés au festin, ceux qui se gavent des biens qu’ils spolient, et les spoliés qui élurent leur spoliateur. Honte et malheur sur un pays dont le peuple ne se lève pas tout entier contre telle abjection !  Sodome et Gomorrhe sont ses capitales, le barbare campe dans ses murs, il marche vers son anéantissement.

Væ vobis, magistratus qui conveniunt ad esse castigated a puella de sedecim annis ! Malheur à vous, députés qui acceptez d’être fustigés par une gamine de seize ans ! Vois, ô peuple imprudent, ceux que tu as élus pour faire tes lois écouter le fou caquetage, écrit par d’autres, d’une enfant troublée. Oh ! Qu’ils adorent s’avilir, ces faux-maîtres, devant l’élève indisciplinée à l’esprit errant dans les nuées ! Est-donc cela que tu dois attendre aujourd’hui de ceux qui prétendent te représenter ? Atque væ tibi, puella, qui ex fontem mendacii hauris ! Malheur à toi, gamine qui puises à la fontaine du mensonge ! Malheur à toi qui t’affubles de la chemise de l’antifa !

« Il y a de mauvais exemples qui sont pires que les crimes ; et plus d’Etats ont péri parce qu’on a violé les mœurs que parce qu’on a violé les lois », a écrit Montesquieu. Nous y voilà. Pueri sunt reges nostri. Lorsque les mœurs s’effondrent, les lois de la Cité ne sont plus respectées, le prince et sa clique suivent leurs délires, le pervers et le barbare triomphent, le Peuple pâtit, la Vertu s’enfuit, la Nation disparaît.

La malédiction a frappé les peuples décadents ; ceux qui se posent pour des « élites » et sont pris comme tels par une vaine plèbe sont infans, c’est-à-dire, notamment, irresponsables. Ils sont demeurés, car ils n’ont pas émergé à ce qui fonde la Cité, à l’usage, au contrat et au service. Voyez-les poursuivant leur rêves narcissiques et hédonistes ! Ils marchent vers le chaos, essaient d’infantiliser à leur tour ceux qui ont raison acquise, raison gardée. Ils ont peur de coquecigrues mais chérissent les maux qui nous détruiront et les anéantiront eux aussi avec nous. Marcheurs, chevaucheurs de trottinettes, adorateurs du dieu Climat et de sa prêtresse mentalement diminuée, se vautrent dans leur monde sans frontières, toute altérité perdue. Abjection !

Sale engeance satanique ! Que le feu purificateur les arde !

L’Exterminateur

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