Mythe et sorcellerie : regressus ad barbarum en Occident

karaxagiecIl ne faut pas trop tweeter, cela donne le tournis. Mais il faut y aller tout de même, moderato, car des informations y surgissent, très généralement occultées par les médias de grands chemins. Lesquels médias de grands chemins ne se privent pas de travestir la réalité en fonction de leur pensée mythique et de leurs fabulations ; tel est le cas de la « couverture » de la guerre en Ukraine depuis les fauteuils confortables des plateaux de télévoyeurisme à la solde de l’Otan.

« Pourquoi dire ‘pensée mythique’ au lieu de ‘pensée magique’ ? » me direz-vous. Eh bien c’est que la magie est d’ordre technique, alors que le mythe est de l’ordre du langage. Voici un exemple : il est banal d’entendre seriner à propos du « réchauffement climatique », au point que cela devient horripilant. Mais enfin, depuis plus de dix ans, les satellites nous montrent que la planète se refroidit quelque peu, ce que l’université d’East-Anglia, ( Climatic Research Unit at the University of East Anglia’s School of Environmental Sciences, 2009)piratée par des hackeurs, révélait avec pour instruction aux chercheurs de « cacher la décroissance » de température (« hyde the decline »). Restent le mot et les mots du rapport falsifié du GIEC qui, banalisés, tiennent lieu de réalité. Ainsi fonctionne le mythe : l’objet est hypostasié et le mot est l’objet.

Autre exemple fourni par l’inénarrable idiote Annalena Burbock demandant de ne plus dire que les chars « Léopard » sont Allemands. Apparemment, cet engin n’étant pas la « wunderwaffe » que l’on disait, ce serait de la contre-publicité. Donc le « Léopard » est une entité combustible, certes, mais venant de nulle part.

Ainsi, donc, fonctionne la pensée mythique. Les petits nuages d’évaporation sur les étangs deviennent « les Nymphes, filles des Eaux ». Alors quid de la magie ? Eh bien c’est simple : là où le carrier possède des leviers pour soulever de gros blocs de pierre, le magicien possède la baguette magique. Là où le programme commande la machine-outil, le sorcier prononce des « abracadabra ». C’est toujours de la technique, mais l’efficacité n’est pas du tout la même. Exemple très actuel : Pour traiter le « covid », l’on dispose de médicaments éprouvés : Hydroxychloroquine, Ivermectine, Azithromycine, vitamine D, Zinc et j’en passe. Et voilà que des apprentis-sorciers décident tout soudain qu’une soupe d’ARNm va ratiboiser le SARS-Cov 2 en deux coups de cuillère à pot. Abracadabra ! Manque de pot, justement, non seulement ça ne marche pas mais ça fait crever une multitude d’injectés. Gênant ! Pas tant que ça si l’on considère que la soupe en question est efficace pour gonfler les profits du Big-Pharma, premièrement, secondement pour essayer d’imposer une gouvernance mondiale des « épidémies » par l’OMS du sieur Gates. Néfaste projet auquel les criminels de l’UE souscrivent pleinement.

La sorcellerie connaît de beaux jours, tout comme la mythologie. Les deux ont toujours cohabité, au cours de l’Histoire, avec la science positive et la technique, mais aujourd’hui, en Occident, elles tiennent le haut du pavé. Il y a même des idiotes telle Sardine Ruisseau pour préférer une sorcière à un ingénieur en physique nucléaire. Ce n’est pas qu’une impression : l’Occident qui fit tant avancer les sciences et les techniques est atteint d’un regressus ad Barbarum. Encore n’est-ce pas gentil pour les Barbares qui sont probablement moins idiots qu’on le dit. Sans doute ce regressus a-t-il été sciemment provoqué, l’instruction publique étant devenue une « fabrique de crétins » selon Brighelli.

En tous cas, ainsi que le prévoyait déjà Paul Valéry, l’exportation des savoirs et techniques occidentaux a permis au reste du monde de se développer. L’on ne se contente même plus de copier, ailleurs, mais désormais l’on découvre et l’on invente. Autrement dit : leur avenir est notre passé, notre avenir est leur passé. Et c’est vrai en toutes choses, y compris pour la démocratie et la tyrannie. L’avantage pour l’humanité est que le délire du gouvernement mondial est fichu par terre ; l’inconvénient, pour nous, gens de l’Ouest, est que nous sommes condamnés à crever de médiocrité.

Bien sûr, il y a plein d’esprits sains (même parfois saints) pour essayer de nager à contre-courant. Ceux-là refusent d’admettre que la Terre est plate, que l’oncle Sam est un « gentil », que Vladimir Vladimirovitch est un « méchant », que la soupe ARNm est le Graal sanitaire, que la planète va cuire prochainement, et ainsi de suite. Mais ils sont conspués, combattus, attaqués avec rage par les mythomanes et les sorciers. Témoin l’ignoble machination politico-judiciaire ourdie contre le Professeur Raoult. Il suffit de compter le nombre de « trolls » prétendument savants s’acharnant contre les scientifiques refusant de céder à la mythologie et à la sorcellerie.

Ce pandémonium de trolls enragés (souvent stipendiés de l’Adversaire) comporte des catégories bien marquées de crétins divers. À commencer par le « fact-checker », fainéant primaire qui hurle tout de suite « c’est pas vrai ! » au lieu d’investiguer. Suivi de  « l’expert » de plateau, personnage ignorant ou tout simplement raté, Diafoirus ou Gamelin (encore pour celui-ci ne suis-je pas sûr que tout le mal vînt de lui !). Ces deux catégories servent la soupe de propagande à l’heure du JT aux naïfs. Ensuite, pêle-mêle : le censeur (très en vogue), le mondialiste, le malthusien faussement philanthrope (Bill Gates), le fou de l’OMS, l’européâstre. Le pire de tous étant le sycophante ; ce déchet de l’humanité fut très en vogue sous la Terreur, puis sous Vichy, puis sous Macron. Un exemple est l’individu Lechypre de BFM-WC qui voulait mobiliser la flicaille pour « vacciner » les résistants dénoncés.

Il y aurait long à dire sur les modes de nuisance de tous ces démons. Je suppose que vous les connaissez. Mais pour votre édification, je recommande la lecture de l’excellent livre de Christine Cotton : « Tous vaccinés Tous protégés ? » (Guy Trédaniel éditeur) ; vous y trouverez au chapitre « Rencontres du quatrième type » (pp 297-322) des citations de la pensée ordurière de ces gougnafiers qu’en des temps meilleurs le bras séculier aurait liés au pilori. Bien entendu, tout le reste de l’ouvrage est des plus intéressants.

courbe-reelleNous en sommes là, dans l’Occident décadent. Charles Gave emploie volontiers le terme d’ « ineptocratie » pour désigner l’action des imbéciles gouvernementaux en matière d’économie, mais le terme peut devenir facilement générique et englober les délires, fabulations, méchancetés de toute une bande de gougnafiers gaucho-progressistes actionnés par des ploutocrates. Et, devant cette déroute, peut-on demeurer serein ou optimiste ? J’en doute. Car nous arrivons au bout de la pente déclive civilisationnelle.

Sacha

Ps : le sort que l’ordure gaucharde fait à Henri, ce héros catholique patriote, est typique de ce que je dénonce.

 

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