Djihad Quatari

Il y a deux manières principales, lorsqu’on est étranger, de réagir à l’abaissement de la France.

Le premier exemple est celui des Anglais : après que le Premier, Monsieur Cameron, ait dit à nos entrepreneurs qu’il allait leur dérouler le tapis rouge s’ils fuyaient le socialisme, c’est au tour du Lord Mayor of London de dire que puisque la France connaît actuellement une tyrannie sans précédent depuis la Révolution, il souhaitait la bienvenue aux réfugiés économiques. Bonne analyse, côté tyrannie : nos socialistes sont d’authentiques crétins stalinoïdes, préoccupés de punir tous ceux qui par leurs efforts ont réussi à se hisser un peu plus haut que le vulgaire passif. Je ne dis pas que cette attitude est dépourvue d’arrières-pensées : un afflux de capitaux et d’entrepreneurs n’est pas à négliger dans un Pays qui a eu l’intelligence de ne pas entrer dans les micmacs européâstres et de garder sa monnaie. Mais c’est aussi une tradition démocratique : chaque fois que le pouvoir central Français était tyrannique, les libres esprits franchissaient la Manche. Des gars comme Voltaire, Victor Hugo, excusez du peu. Même Joseph Mazabraud (1816-1898), auteur de « Lo Brianço » évoquait la possibilité de s’y réfugier. Les pays démocratiques comme l’Angleterre et la Suisse sont heureusement à deux pas de chez nous. C’est une bénédiction.

L’autre attitude consiste à dire : « ils sont affaiblis, donc je mets la main dessus ». C’est celle des rois fainéants de la péninsule arabique. Il y a lulure qu’ils placent le picaillon de la rente pétrolière, rente de situation obtenue sans en fiche une rame, dans des investissements juteux ou simplement de prestige. Nombre de sites des Champs Elysées sont entre leurs pattes. Le Qatar wahhabiste, par exemple, s’est offert carrément un club de footeux. A vrai dire, c’est de peu d’importance, le foot étant un passe-temps d’ilotes et d’illettrés. Mais là où ça coince, c’est lorsque l’émir Abel (pardon… Hamad bin Khalifa Al Thani) vise à s’emparer de très grosses entreprises ayant pour nous une importance stratégique, comme le très nucléaire AREVA. Il y a péril en la demeure. Le bout de l’oreille du loup pointe, lorsque la junte Al Thani prétend s’occuper de nos pauvres banlieues. Ben quoi ! Ces territoires, en fait, ont bel et bien été abandonnés de la République, DONC le très démocratique État du Qatar doit s’en occuper, surtout qu’il y a pas mal et même très beaucoup de fils chéris du Prophète, dans ces terres conquises.

Il faut être con comme un socialiste pour ne pas voir la ficelle et accepter cette ingérence étrangère dans nos affaires. Qu’entendrait-on pas si… Mais bon ! Ce qui est tout de même très intéressant à savoir, c’est que le Qatar entretient des camps d’entraînement djihadistes en Tunisie et  en Lybie. Tiens, tiens ! Donc d’un côté, on fait risette et on accapare, de l’autre on finance les guerriers de l’islam. Il faut être con comme un socialiste, je répète, pour ne pas comprendre qu’il y a là un autre aspect du djihad ! Les Saoudiens financent des mosquées qui sentent le soufre, les Qatari sont prêts à se fabriquer un réseau de clients dans les banlieues françaises. Coup double : on a un pied dans la place, et on peut recruter pour la guerre sainte.

Un gouvernement qui ne serait pas composé d’imbéciles et de traîtres opposerait un « NIET ! » catégorique à la tentative subversive. Mais non ! Vous pensez ! Ces gentils wahhabistes qui viennent à notre secours ! Toujours l’histoire de la grenouille cuite, quoi !

Si l’on ne prend pas immédiatement des mesures énergiques, un affreux matin nous allons nous réveiller avec une sommation à payer l’impôt des dhimmis. Voici les mesures à prendre : 1) Flanquer les socialistes à la porte. 2) Geler tous les avoirs wahhabistes sur le territoire. 3) Reconduire les financiers Qatari à coups de pied au cul. 4) Négocier des accords préférentiels avec les Russes pour la fourniture de gaz et de pétrole afin de dire « s’en fout ! » aux rétorsions islamistes.

Que mes lecteurs Américains me pardonnent, mais il faut bien reconnaître que les accords négociés pas Roosevelt avec les rois fainéants d’Arabie ont fichu l’Occident dans un sacré patacaisse ! Et que l’obstination, sous couvert de démocratie, à éliminer un à un les régimes laïcs des pays Arabes (Afghanistan – en fabriquant Al Qaïda !!! – Irak, Lybie, Tunisie…) n’a fait que donner l’or noir aux islamistes. Cette politique à trop courte vue fait que nous achetons en pétrodollars la corde pour nous pendre. Si de surcroît Barrak Hussein Obama est réélu, les carottes sont cuites. Les pays islamo-totalitaires sont, hélas, à quelques heures d’avion de chez nous.

Raymond.

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