Nobelâneries

Prix Nobel de la paix ! On se demande, puisque la paix ne peut réellement se définir que par son antithèse, la guerre, s’il ne faudrait pas en même temps décerner un prix Nobel de la Guerre. Mais ce serait difficile, car la Guerre n’est pas systématiquement les combats rangés et la manœuvre de grandes unités. C’est aussi la guérilla, comme dans pas mal de pays (voir l’Afghanistan, par exemple). C’est aussi la subversion meurtrière sans que soit reconnu l’état de guerre, à l’exemple des crimes salafistes que nous constatons en France – et ailleurs en Occident – sous l’action de fanatiques du genre Mes-Rats. En fait, paix et guerre s’interpénètrent tellement que l’on ne sait jamais vraiment où s’arrête l’une et où commence l’autre. Il est donc tout aussi impossible de décerner un prix Nobel de la Paix qu’il serait difficile d’en instituer un de la Guerre.

Si l’on admet volontiers qu’en matière scientifique il y a des critères objectifs, donc de la raison, à décerner un prix Nobel – de physique, chimie, médecine etc…- un prix Nobel de la Paix, sur critères subjectifs et avec des arrières-pensées politiques, est une pure insanité. Cela ne fait que sacraliser des sagouineries politiques. Tenez : en 1973, on l’a décerné en même temps à l’agresseur communiste (Lê-Duc-Tho) et au défenseur capitaliste (Kissinger). On l’a décerné à un type onusien, Annan, incapable de faire la paix; à un président paillard mais incapable de résister aux Iraniens, Carter. On l’a encore donné à un arnaqueur qui fait sa fortune à colporter les mensonges sur le réchauffement climatique, Al Gore. On a encensé un président Américain tout juste élu et n’ayant pas encore eu le temps de démontrer son incapacité (c’est fait, maintenant), et dont le seul mérite est d’être métis : Baraque aux Bahamas. Et voilà maintenant qu’on le décerne à une construction loufoque : l’Union Uropéenne.

Là, on atteint le summum de l’absurdité, de la stupidité et de la noirceur politique.  Le Président Tchèque, Vlaclav Klaus, a bel et bien exprimé ce que nous pensons également de cette kolossale ânerie : une « erreur tragique« . « J’ai, d’abord, pensé qu’il s’agissait d’un canard, d’une blague amusante« , dit ce Président pour qui le prix Nobel de la paix n’a de sens que s’il est décerné à une « personne concrète ayant apporté une contribution exceptionnelle à l’œuvre de la paix« .  Poursuivant : « Attribuer ce prix à une institution et, à plus forte raison, à une institution bureaucratique, rend cette récompense futile« .

Le prétexte de cette ahurissante distinction est le suivant : Le prix Nobel de la paix 2012 a été décerné à l’Union européenne, pour ses efforts appelés à unir l’Europe et à la muer « d’un continent de guerre vers un continent de paix« . Génial, non ? Ces zozos confondent les dates ! Ils pensent sans doute encore à 1940-45. Depuis, il y a eu pas mal de chicorne en Europe, souvenez-vous : Chypre envahie par les Turcs, les douteuses expéditions de Bosnie et de Serbie. En cherchant bien, on en trouvera d’autres, sans compter le soutien politique et militaire aux désastreux « printemps arabes » conduisant à l’installation de tyrannies religieuses. Et puis… Et puis l’Urope, avec la bénédiction de ses instances, a laissé s’installer sournoisement la guerre religieuse en déroulant le tapis vert aux islamistes qu’elle refuse de combattre.

J’aime la réaction de mon cher Nigel Farage, pourfendeur de la commission uropéenne : ce prix « montre que les Norvégiens ont un réel sens de l’humour« . « L’UE a créé de la pauvreté et du chômage pour des millions de gens« , et attisé l’animosité entre pays du nord et du sud de l’UE. (Lire ici d’autre réactions et aussi ici). Bien vu, Nigel, de dire cela alors que les vauriens de l’entité uropéenne se congratulent en couronne. Car l’Urope des bureaucrates est une instance totalitaire, dont les membres exécutifs ne sont pas même élus. Cette coterie nivelle tout et essaie de détruire les Nations, au prétexte fallacieux que le nationalisme serait un ferment de guerre. On impose de l’extérieur des lois contraires à la culture des Peuples, on rabote et on impose des politiques économiques provoquant la misère au prétexte de sauver une monnaie de singe, l’uro. Ils auront beau faire : l’uro est condamné à terme, et les intérêts des pays ne cesseront pas pour autant d’exister en s’opposant à ceux d’autres pays. Dans certains pays de l’Europe du Sud, comme la Grèce, la politique uropéenne soulève les peuples contre le monstre tapis à Bruxelles. Bref : au lieu de faire la paix, l’Urope sème des ferments de révolte et de guerre. Ne pas le constater, s’imaginer que l’opération Bisounours des technocrates uropéens va réussir, c’est soit être complètement naïf, soit abonder dans le sens des margoulins.

Au fond, aussi bien qu’à l’union uropéenne, on aurait pu tout aussi bien donner le prix Nobel de la Paix à Chavez, au cliniquement mort Fidel Castro, au dictateur Nord-Coréen qui rêve de faire entrer la Corée du Sud dans la Pax Coreana Septentriona et à bien d’autres tyrans sagouins. Je ne pense pas que les Peuples asservis de l’Urope vont se réjouir de voir glorifiée l’instance totalitaire qui les place sous le joug !

Raymond.

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