Idéologie et amateurisme

En dépit des rodomontades et cris d’orfraie des bons à rien qui gouvernent ce pays (avec seulement, en pourcentage du corps électoral, 38,90% au naufrageur Soliveau II et 28,26% aux totalitaires gauchistes, rappelons-le sans cesse !), The Economist, dans son numéro de la semaine dernière, a raison : le gouvernement français est moins que motivé pour entreprendre les réformes indispensables au sauvetage de la compétitivité des entreprises françaises et à l’ensemble de l’économie du pays.

On ne se refait pas : le socialisme est une doctrine d’accaparement de la propriété. Le socialisme est incapable de comprendre que pour que la richesse puisse se diffuser dans la société, il faut d’abord produire et vendre. L’idée que la richesse ne peut  naître que de l’action conjointe du capital et du travail lui est tellement étrangère que l’on se demande si un socialiste est réellement un être humain doué de raison, ou simplement un aliéné paranoïaque.  De là l’infecte loi de phynance pour 2013.

On m’objectera : vous avez des a priori de détestation. Point besoin : ce sont des a posteriori. En veut-on un exemple ? Soliveau le second promettait monts et merveilles, la main sur le cœur, avec le crédit d’impôt « compétitivité et emploi » de 20 milliards d’uros. Mais voilà : Zayrault donne deux solides raisons de douter de la franchise des socialistes. Il annonce devant les gauchistes qu’il y aura une seconde loi en février ou mars 2013 pour fixer la contrepartie de ce crédit d’impôt. Il ne précise pas la nature de cette « contrepartie ». Pire, il annonce que le crédit d’impôt sera réversible, c’est-à-dire qu’à terme il sera supprimé. Autrement dit, on va vous laisser prendre un peu d’altitude et on va vous couper les ailes. C’est cela, le socialisme, la NEP de Lénine et les collectivisations de Staline. Ça fait un tout.

Quelle incohérence, quelle errance politique ! On dit aux entreprises : « on vous donne 20 milliards de compétitivité », et aux syndicats gauchistes : « on va retirer ces vingt milliards ». On taxe les entreprises dont la plupart sont exsangues de 14 milliards en 2013, et on leur dit qu’on va leur retirer 10 milliards en 2014. Comment voulez-vous que ça passe ? Cela ne veut rien dire ! Ou si, cela veut dire : « pas question de réalisme en matière économique et fiscale, on ne dégraissera pas l’État, on ne baissera pas sa dépense, on va continuer à financer les prébendiers. »

Sans doute ce crédit d’impôt verra le jour, mais il dépendra, quant à sa réussite, des modalités d’application. Si, comme le prétendait Soliveau, c’était « simple, rapide et pour toutes les entreprises », ce serait efficace. Mais si la contrepartie exigée était -et elle le sera, n’en doutez pas- restrictive, répressive, confiscatoire, si en plus le crédit d’impôt était limité à une courte période, ce serait – ce sera – le plantage assuré. Idéologie rétrograde et amateurisme sont les deux mamelles de ce gouvernement imprudemment porté au pouvoir par un tiers naïf de l’électorat. J’admets, et nous l’avons ici assez souligné, que le choix politique offert aux citoyens était détestable : un étalage de médiocres étatistes ; mais pourquoi parmi ces médiocres a-t-on choisi les pires ?

Bref : il adviendra ce que l’Economist et la plupart des analystes de l’économie française prévoient : un décrochage total de la compétitivité avec l’Allemagne, la perte totale de confiance des investisseurs étrangers, la fuite des entreprises vers des rivages moins totalitaires, la banqueroute d’un l’État qui extorque et consomme au-delà, bien au-delà, de ses moyens. On ne lui prêtera plus à des taux préférentiels pour poursuivre le gaspillage. Et l’impôt aura tué l’impôt. Cela peut arriver très vite, une fois dissipé le masque de pays de la « culture » et des « droits de l’homme » dont ose encore s’affubler un pays qui crève de ses contradictions internes. Alors, ce sera la ruine, et le peuple paiera cher sa stupide croyance en l’ahurissante « exception française » avec son centralisme étatique, exactement le contraire de la démocratie.

J’ai, à la vérité, de terribles nouvelles : les temps seront mauvais. Au lieu de détourner l’attention du peuple sur le projet turpide de mariage et de parentalité de quelques esprits malades, les brigands qui nous gouvernent devraient faire preuve d’un peu, d’une parcelle, de bon sens. Mais que nenni ! Leur intelligence est d’un vide abyssal.

Je voudrais, pour finir, rappeler que l’extorsion fiscale est devenue telle que c’est carrément de la rapine. La rapine est un vol commis par violence sur le propriétaire. S’il est normal de payer l’impôt : « Reddite ergo quae sunt Caesaris Caesari », c’est-à-dire si l’État fait quelque chose pour toi, il est normal que contractuellement tu le lui rendes, lorsque l’impôt devient confiscatoire et viole la propriété, c’est un acte de rapine : « si vero aliquid principes indebite extorqueant per violentiam rapina est, sicut et latrocinium. » et « Unde ad restitutionem tenentur sicut et latrones et tanto gravius peccant quam latrones, quanto periculosius et communius contra publicam justitiam agunt » : le Prince est tenu de restituer, car il s’est conduit comme un voleur et a péché en se conduisant de manière contraire à la justice. Il faudra bien qu’un jour  les socialistes soient chassés du pouvoir et paient leurs rapines.

Ce gouvernement est immoral, il pèche contre l’équité : il doit être abattu. En attendant, non seulement il ne désamorce pas la bombe à retardement qu’il a placée au cœur de l’Urope, mais encore il opère le miracle de la multiplication des pains de dynamite. Nous sommes perdus !

Raymond.

 

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