Ira Depardei

Un parmi tant d’autres, l’acteur Gérard Depardieu a choisi la liberté. « Minable » a dit, en plein désarroi, le personnage qui se dit premier ministre. « Vous avez dit minable ? Comme c’est minable ! » lui a rétorqué l’acteur dans une lettre bien sentie, publiée dans la presse et qui se diffuse sur internet.

Depardieu n’est pas le seul à quitter l’enfer socialiste, peuplé de démagogues kleptomanes. On dit que les entreprises de déménagement belges ont multiplié par trois leurs interventions en France depuis l’avènement de ce régime calamiteux. Que les « family offices », ces banquiers spécialisés dans la gestion des fortunes, voient déménager le capital.

Évidemment, incapables de comprendre que leurs lois fiscales confiscatoires sont la cause de cet exil, les socialistes jouent les Terroristes. Les Robespierre de pacotille accusent et menacent. Ils essaient même de renégocier certains accords avec la Belgique. Surtout, ils essaient, ces méprisables, de dresser le peuple contre ces nouveaux Émigrés de Bruxelles, Londres, Zürich. Ils espèrent ainsi couvrir leur démence idéologique en orientant la colère des masses contre ces « nantis » qui refusent, selon eux, à participer à l’effort de « redressement productif ».

Les socialistes sont d’indécrottables idéologues issus de l’antécambrien industriel. Rousseauistes impénitents, ils continuent à croire que « la propriété c’est le vol », alors que c’est une caractéristique de la Personne : la citoyen est compos suis, il dispose de ses biens, comme le disaient déjà les Romains. Aussi s’attaquent-ils à tout, à commencer par les patrimoines dont ils grèvent la succession avec application.

Les socialistes sont décidément trop oligophrènes pour comprendre que la prospérité ne naît jamais des fonctionnaires vivant, comme ils le font eux-mêmes, d’argent public. La richesse, la production des biens, naît des efforts conjoints du capital et du travail, et chercher à les opposer dans une conception désuète de lutte des classes est tout simplement une idiotie.

Que l’on n’oublie pas cela : le pays s’est terriblement désindustrialisé, passé de 6,5 millions d’emplois industriels à 3,2 millions en quelques années. Il sera difficile de remonter la pente, si quelque jour un pouvoir venu des citoyens et contrôlé par eux entreprenait de relever les ruines laissées par le socialisme. Le socialiste est un fou paranoïaque qui taxe tout : s’en prenant au capital, il s’en prend aussi au travail et crée les conditions de la ruine. Aussi le chômage ne peut-il que s’amplifier au rythme de la fermeture des entreprises, et les rodomontades des Ayrault, Montebourg et consorts n’y pourront rien.

Mais qu’est-ce qui a pris aux Français, enfin, à une minorité d’entre eux tirant parti d’un système ubuesque de représentation politique, de livrer les clés du pays à ces personnages antédiluviens ? A leur décharge, il est vrai, les citoyens avaient le choix entre la peste et le choléra, il n’y avait personne pour leur faire préférer une voie autre que le caporalisme étatique : celle de l’autonomie et de la responsabilité. Tant il est vrai que les consciences sont conditionnées depuis l’enfance à trouver normal le monstrueux pouvoir du seigneur État. Ils le regrettent, maintenant, ces Français leurrés comme des alouettes : le taux de popularité de Soliveau le Second est tombé à 37% et celui de son premier, Zayrault, à 35%.

Certes… Mais cela ne règle pas la question.  Ces gens-là demeurent au pouvoir, et ce n’est pas la tactique de grignotage des législatives partielles qui débarrassera le pays du fléau socialiste. Souvenons-nous : sous le sire de Jarnac, le socialisme exaspérait tellement qu’il y eut une première cohabitation lors du premier septennat, et pourtant le matois revint pour un second septennat. Avec une seconde cohabitation et le désir, cette fois, de « sortir du socialisme »… D’un socialisme dont non seulement nous ne sommes pas sortis, parce que les citoyens n’ont pas le mode d’emploi de la sortie, mais dont l’action néfaste ne cesse de s’amplifier. Vous imaginez un second quinquennat du sire de Tulle ? On parlerait de la France à titre posthume.

Les esprits ne sont pas encore mûrs pour envisager de se débarrasser de l’État monstrueux que nous subissons, qui pille et gaspille, et pour comprendre qu’un État doit être strictement réduit à ses rôles régaliens, et le citoyen restauré dans sa pleine autonomie et responsabilité. Aussi les socialistes ont-ils beau jeu de chercher des exutoires à la colère populaire pour masquer leur criminelle incompétence. Parmi ces os donnés à ronger au peuple, cette misérable histoire de mariage des pervers et d’adoption. Qu’importe qu’il puisse y avoir des manifestants : voilà qui donne l’impression de démocratie en camouflant une infamie. L’important, pour les socialistes, est de durer, et tant pis si le pays s’engloutit dans les abysses.

Alors, je ne vois aucun motif défendable de déchaîner les chiens de la propagande contre ceux qui, comprenant que le capitaine de pédalo conduit le rafiot au naufrage, cherchent à prendre les canots de sauvetage. J’approuve totalement Depardieu et tous ceux qui fuient le socialisme. Et je regrette que le peuple soit encore trop abusé et timoré pour ne pas se soulever et jeter ce pouvoir de rencontre aux fossés de l’Histoire.

Sacha.

 

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