Contre la chasse à l’homme

Emblèmes piétinéesPrésident Sarkozy,

Je vous appelle « Président », même si je n’ai ni dieu ni maître, encore moins de président. Mais en regard du minus qui occupe l’Élysée en ce moment, vous méritez ce titre. Je veux parler en votre faveur.

Pourtant, je ne vous aime pas. Vous incarnez une droite complexée et étatiste. Je ne vous pardonnerai jamais d’avoir violé les choix nationaux exprimés en 2005 par voie de référendum, en imposant le traité de Lisbonne. Vous n’aviez pas le droit de commettre cette forfaiture. Je ne vous pardonne pas non plus, lors de la crise financière, d’avoir renfloué les banques avec de l’argent public. Je ne vous pardonne ni les radars fiscaux, ni toutes les atteintes aux droits et à l’autonomie des citoyens au cours de votre mandat, ni les interventions armées à l’étranger qui ont installé des fanatiques musulmans au pouvoir, ni la mise de notre pays à la remorque de l’OTAN. Je ne vous pardonne pas, enfin, cette complaisance pour l’ennemi civilisationnel, l’islam, auquel durant votre mandat vous avez laissé la bride sur le cou.

Je reconnais cependant que vous avez permis à nombre de Français de survivre à la crise en instaurant la non-taxation des heures supplémentaires. Je reconnais que vous avez tenté timidement de remettre de l’ordre dans les systèmes ubuesques des retraites et de la sécurité sociale, mais sans trop d’énergie. Je n’ai donc pas voté pour vous, ni pour aucun des candidats de 2012, les uns parce qu’ils étaient certes patriotes, mais trop étatistes, les autres parce qu’ils étaient carrément fascistes, comme Mélanchon ou Hollande. L’abstention était la seule attitude honnête, même si je connaissais l’énorme risque présenté par le socialisme.

Cependant je m’insurge contre le traitement que vous infligent les socialistes, êtres abjects sortis de l’égout. Il est évident que votre implication dans l’affaire Bettancourt  résulte d’une manigance d’un juge rouge, qui a suborné des témoins et nommé un expert à sa botte. Il n’est pas moins vrai, je le pense et je ne suis certainement pas le seul, que l’acharnement contre Tapie vous vise par ricochet. Et voilà que le ramassis de vieilles bricoles qui se dit « conseil constitutionnel » vient de refuser d’avaliser votre budget de campagne. Vae victis ! Disait-on à Rome. Les socialistes sont trop vulgaires pour qu’on leur prête des citations latines, mais il est bien vrai qu’ils mettent tout en œuvre pour vous perdre, comme ils l’ont fait sans cesse au cours de votre quinquennat, avec l’active complicité d’une presse décidément servile.

La ficelle est vraiment trop grosse. Le pire est que cette dernière décision pourrait bien avoir été favorisée par un faux homme de droite, ce Debré complice du gâteux sire de Bity qui vous déteste et déclarait vouloir voter pour le nullard qui tyrannise actuellement le pays. Ce qui vous arrive est à la mesure de la peur qu’ont les socialistes de vous voir jouer à nouveau un rôle politique tel qu’il les conduirait à leur perte définitive. Aussi font-ils tout pour que votre parti et vous-même soyez ruinés et mis au banc de la caste politique. C’est pour eux une affaire de survie, tellement grands sont leurs crimes passés, actuels et à venir, à commencer par le premier : la subversion de la famille, fondement de la société. Ce régime et ses méthodes combinardes communo-fascistes sont abjects.

Vous avez eu raison de démissionner – ou plutôt de reprendre votre liberté de paroles – car désormais il vous faudra vous battre à découvert contre les tyranneaux. J’eusse apprécié que vous le fissiez plus tôt, lorsque cette assemblée de prétendus « sages », qui ne sont en fait que des fous, a laissé Hollande et sa clique perpétrer des forfaitures contre la Nation. Mais peu importe : c’est fait aujourd’hui, et mieux vaut tard que jamais.

Sachez donc que je vous soutiens dans votre bataille contre les tyrans et que je souhaite que vous remettiez de l’ordre dans un parti tiraillé par des ambitions contradictoires. Qu’il devienne un vrai parti de droite, nationaliste et décomplexé et non plus cet ersatz du parti socialiste qu’il est devenu avec des imbéciles comme Coppé et Fillon. Et qu’au moins, si en 2015 le second tour opposait un candidat du Front National à un prétendant du parti socialiste, l’UMP ou ce qui en tiendra lieu, à votre suite, refuse de jouer le jeu pervers du « front républicain ». Car faute d’opposition politique crédible, le jeu sera à nouveau truqué et la seule solution, alors, sera l’insurrection et la guerre civile.

Voilà, c’est tout simple ; vous ne serez probablement jamais un national-libéral, pourtant le devenir serait la seule et exclusive condition pour que je consente à vous donner ma voix, mais si votre engagement nous permet d’être libérés de la tyrannie absurde des socialistes, vous aurez tout de même bien mérité de la Patrie.

Sacha

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