22, v’la les poulets !

Inquisition(2)Réponse de la bergère au Bergé, le 14 juillet, comme on le sait, celui qui se dit « président de la république » par déni de démocratie s’est fait huer et conspuer. Motif : la loi perverse du mariage pervers. D’aucuns diront qu’ils ne sont pas trop d’accord sur le procédé ; moi je dis, avec Aragon : « c’est en juillet que flambent les Bastilles ». Malheureusement, il n’y avait personne pour songer à prendre d’assaut l’Élysée et Matignon. Les Français sont sous psychotropes, et c’est le Propaganda Staffel qui les y maintient.

Bon, mais quand même ! Le petit capitaine de petit pédalo n’en mène tout de même pas large, aussi le fasciste Valls a-t-il donné, comme on le sait également, des consignes à ses perdreaux pour alpaguer, brutaliser, intimider les opposants à la loi perverse et les livrer aux juges rouges de Bitaura. Or des opposants, il y en a, et ils ne manquent pas de le faire savoir. Oh ! Ils ne sont pas bien dangereux, des jeunes la plupart cathos, bien propres sur eux et non-violents, commentant Camus ou allez savoir qui. Ou des lanceurs de ballons avec slogans (ce n’est pas bête, d’ailleurs). Ce n’est pas eux qui feront brûler des Bastilles ! Il n’empêche : ces opposants-là font désordre dans les décors Potemkine du socialisme bizounours. Pensez donc ! Des gens qui refusent « le progrès » où tout le monde se sodomise en couronne !!!

Aussi la volaille a-t-elle reçu des consignes strictes : sus aux opposants ! Je trouve sur le site eXtrême-Centre une vidéo qui en dit long. Il s’agit bien de manifestants du 14 juillet. Au début, un voit un cogne embarquer un drapeau de la Manif’ comme un trophée de victoire, ce con. Mais ensuite, on voit une fliquette, appartenant à une unité à fourragère rouge alpaguant une maman avec la poussette de son enfant. Et très nettement, on entend la greluse exiger : « Enlevez le bébé » pour chercher parmi les couches et biberons s’il n’y aurait pas… non pas des grenades, mais des drapeaux de la Manif’.

Les mères de familles deviennent dangereuses aux yeux de ces fascistes de socialistes qui préfèrent des paires de « pères ». On atteint le comble de la saloperie et de l’abjection. Je voudrais revenir sur la fourragère rouge, justement. La piétaille de la P.P. a quand-même participé activement à la rafle du Vel’ d’Hiv, et il n’est pas sûr du tout que des groupements « de Résistance » aient été bien blanc-bleu, côté patriotisme, dans son sein. Voyez ce qu’en disait Boudard dans L’Étrange Monsieur Joseph (chez Laffont). Un monde assez interlope, ni résistant mi-collabo. Bon, ce n’était pas la Carlingue, d’accord, et je sais qu’il y a eu dans « Honneur de la Police » et « Front National Police » d’authentiques résistants. Mais René Clément ne s’y est pas trompé, dans Paris brûle-t-il ? lorsqu’au moment où la Préfecture doit choisir son camp, la musique commence par « Maréchal, nous voilà » pour finir sur « de la patri-i-eu ». Alors la fourragère rouge de la Légion d’Honneur ? Je crois que De Gaulle l’a donnée parce qu’il avait besoin d’une police dans le Paris bordélique de 1944.

Bref, donc, la poulette qui menace la maman porte la fourragère rouge et une épaulette de grade que je ne parviens pas à identifier avec certitude, mais qui, ce me semble, est celle d’un commissaire. M’est avis qu’on brûle quelque part de me rencarder sur ce point, au fond de quelque commissariat, n’est-ce pas ? Peu importe : ce n’est pas une « vache à roulettes », c’est probablement un officier supérieur. On comprendrait du zèle intempestif de la part d’un sous-bite ; ici, c’est carrément de la compromission avec le régime fasciste, désolé de le dire ! Ou alors elle se croit en Afghanistan et confond une maman française avec une mère djihadiste qui transporte des bombes dans la poussette. Dans ce cas, direction Sainte-Anne !

Il faut reconnaître, cependant, que tous les flics ne se comportent pas comme ça, et que dans leurs syndicats ça grogne sec parce que le fasciste Valls leur fait faire le boulot de la Milice de Darnand. C’est tout à l’honneur de la Police, que de regimber lorsqu’un pouvoir de rencontre, foncièrement fasciste, lui ordonne de maltraiter les opposants politiques et de laisser pisser les racailles.

En tous cas, c’est désormais clair : ce pouvoir a la frousse, et il est prêt à toutes les extrémités bavureuses pour essayer de différer le moment où il devra payer. Et après il s’étonne, ce pouvoir de cons, que l’on fasse exploser le siège du parti spoliateur à Carcassonne ! Mais cela lui pendait au nez, et à mon avis cela n’est qu’un début. « Ils » vont être obligés de mobiliser – aux frais du contribuable – des escouades pour protéger les entités socialistes. C’est même marrant d’entendre le dénommé Le Foll (bien nommé) couiner qu’il « ne comprend pas une telle attitude et une telle manifestation avec cette violence, avec une bombe » et que « Rien ne justifie ce type de plastiquage car attaquer le siège de la fédération audoise du Parti socialiste, c’est attaquer la démocratie. » Faut avoir un sacré culot pour dire ça, alors qu’on appartient à un ramassis de vauriens qui défèquent sur la démocratie !

Mais pour se rassurer, les perdreaux élyséens nous font un « Irlandais de Vincennes : Le Retour ! » en arrêtant un nazillon, Kristian Vikernes, et son épouse française Marie Cachet. Et en Corrèze, encore. Merdre, dirait Père Ubu, cette Corrèze produit décidément de drôles de paroissiens : les faux terroristes de Tarnac, un ex-président débile, un président néfaste, et maintenant un nazi ! Vingt dieux ! Faudrait y envoyer l’OTAN, tout raser et faire un parking ! Ce gusse n’a sans doute rien tramé contre Soliveau le Petit, mais tout de même, hein ! Il admire Anders Breivik, alors Valls a les flubes : d’accord, le nazillon n’a ni objectif ni projet en vue, mais, hein, il pourrait bien être « susceptible de préparer un acte terroriste d’envergure. » Sous la Terreur, on a fait comme ça une loi des suspects, et je suis sûr que le petit Mussolini Valls rêve de guillotine préventive ! Je fais un pari : les socialistes vont essayer de faire monter la mayonnaise en couinant au complot d’extrême-droite, et puis leur jeu à la con va faire « pschiiiit » comme disait le corrézien Chirac.

Oui, ce pouvoir de rencontre, fasciste dans l’âme et parfaitement inepte a la pétoche. Pas étonnant : il sème chaque jour les ferments de la guerre civile. Alors il cogne… Jusqu’au jour où il prendra un uppercut en pleine poire.

Raymond.

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