Cocoricouac et enfumage

Capitaine du naufrage (small)Décidément, Soliveau II, dit « Flamby », « Pépère », « Captain Wreck » et j’en passe, continue à se couvrir de ridicule et, malheureusement, à couvrir la Nation de ridicule. Car ne l’oublions pas : il dit toujours « La France veut… dit… pense… » alors qu’au mieux c’est sa coterie de fascistes ne représentant que leur propre folie qui veut…, dit…, pense… Encore que pour le dernier verbe, on pourrait émettre de sérieux doutes.

En tous cas, le petit va-t-en-guerre en culottes courtes a voulu jouer dans la cour des grands en emboîtant le pas du cancre de la 6eB, un certain Baraque aux Bahamas, qui prétendait flanquer une peignée au méchant Al-Assad pour aider les petits barbus salafistes. Pas de pot ! On a vu que l’affaire ne plaisait ni aux Américains, côtés Baraque, ni aux Français côté Soliveau. D’où freinage des quatre fers et renvoi en touche vers le Congrès US. Le grand Poutine de 6eA a dit « niet », et voilà les deux drôles embarrassés. Mais c’est un coquelet, le Flamby : il brandit un projet de résolution à l’onu pour qu’on les laisse, son idole et lui, tuer des Syriens pour leur apprendre qu’il ne faut pas tuer des Syriens.

Et paf ! Voilà que le Vladimir balance une idée : et si on encadrait les armes chimiques d’Assad ? Ouf ! se dit Baraque bien content de ne pas risquer des gnons. Merdre ! Se dit Soliveau, frustré du prestige du guerrier acquis à peu de frais. Voilà que l’on se réunit à Genève dans les locaux de la délégation Russe pour discuter du plan : on s’entend entre grands, et le petit Pépère n’est même pas sollicité : sa « résolution », que Vladimir considère comme « inacceptable », il peut se la remettre dans la culotte en retournant dans la cour du CM1.

Vacuum : mot latin équivalant à vide en français. Et, dirait sans doute Vautrin, ce n’est pas du vide structural qu’il s’agit ; c’est du zéro absolu. N’empêche : ça fait désordre. D’autant plus que les Français en ont marre du harcèlement fiscal, de la dette et tout et tout. Alors on pousse au plus haut les techniques de propagande. Vous avez, Français, un « ras-le-bol fiscal » ? Qu’à cela ne tienne ! On va ne plus augmenter les impôts en 2014 ; et même l’État va faire des éconocroques ! Moscou-Vichy dit cela sans rigoler. Il va même essayer de vous le démontrer. C’est facile : quand l’eau boue à 100°, on va prendre un angle droit pour thermomètre, comme ça l’eau boue à 90°. C’est l’astuce !

Mais, comme disait Rabelais, les fûts sont tétés. Moscou-Vichy annonce 14 milliards de réduction des dépenses pour 2014. Mais en même temps, il doit avouer que le déficit pourrait atteindre cette même année 4% du PIB. Déficit que l’on prétendait ramener en 2013 à 3%. Si je comprends bien, la réduction sera une augmentation en raison de 1% du PIB. Le carré est un cercle, le cercle est un carré.

Il faudra donc encore extorquer de l’argent au cochon de contribuable. En 2012, on nous a volé 286 milliards ; en 2013, 307 milliards. L’État prévoyait un gaspillage de 371 milliards en 2013, soit 3 milliards de moins qu’en 2012. En réalité, à période égale, le gaspillage au 31 juillet est passé de 226 milliards en 2012 à 235 milliards en 2013, soit + 4%. En même temps, au 30 juin 2013, le déficit était de + 3 milliards par rapport à juin 2012. C’est là où l’on constate l’enfumage socialiste : par miracle, en bricolant les paramètres, en juillet 2013 le déficit aurait diminué de … 5 milliards. Quelle salade !

Les socialistes mentent effrontément, en espérant que personne ne s’en apercevra. Mais pourtant, les Français voient leur panier de denrées s’étrécir comme peau de chagrin, et les feuilles d’impôt tomber de plus en plus lourdement. Que les prébendiers dorment tranquilles : le gaspillage ne diminuera pas de 14 milliards en 2014, la céleste manne étatique continuera à pleuvoir.

Et puis, il y a mille et un moyens de camoufler les hausses d’impôt trop voyantes. La TVA va devenir confiscatoire, c’est prévu. Mais tout le monde le sait : une taxe n’est pas un impôt ! Il y a mieux. Débile Duflotte, l’inénarrable ministre escrologiste, vient de concocter un plan pour le logement. On va encadrer les loyers dans un certain nombre de villes, en les faisant entrer dans le lit de Procuste, donc sans tenir compte des disparités réelles fondant les différences. Mais le coup de génie kleptomane, c’est d’instaurer une sorte de fonds de garantie, affuré hafnaf par les proprios et les locataires, à raison de 2% du montant du loyer. Pourcentage qui de toute façon ne manquera pas de s’élever. Motif : une garantie contre les mauvais payeurs. Autrement dit : s’en-fout-la-mort si le locataire ne paie pas, c’est le fonds de garantie qui paiera. Parions que ça va vite devenir torrentiel, et que finalement c’est encore le contribuable qui va affurer le déficit. Très forte, la Débile : elle crée un impôt clandestin, et en même temps du gaspillage étatique clandestin.

C’est ça, le socialisme ! Sans compter qu’un si bel expédient aura à terme des effets dévastateurs : les proprios rechignerons sérieux à améliorer les logements, et d’autres refuseront de construire des logements de rapport. Bilan prévisible : le déficit de logements (estimé à 1,2 million) ne pourra que s’accroître, et le centre des villes deviendra de plus en plus vétuste. C’est tout bénéfice, n’est-ce pas ?

En fait, il n’y a pas une seule mesure socialiste qui n’ait, immédiatement ou à court terme, des effets pervers. On fabrique de la pauvreté chaque minute qui passe. Ce qui explique que la propagande est engagée dans une spirale sans fin de mensonges et faux-semblants. Mais il y a une limite : à force de cacher la merde au chat sous les tapis, ça finit par faisander. « On va droit dans le mur », aime à répéter mon voisin le Kiki. Je lui rétorque : « on l’a crevé depuis longtemps, le mur, on se casse la gueule dans le gouffre ! »

Mais au fond, puisque les Français ne grouillent pas plus qu’une pièce de bois, il est souhaitable que l’effondrement du système intervienne rapidement. Aucun parti de la caste politique n’est capable de renverser la vapeur, et, franchement, il vaut mieux qu’il en aille ainsi : ils sont tous plus ou moins socio-fascistes, comme vous l’expliquerait Vautrin mieux que moi. Certes, on va en baver, à ce moment-là, mais il faudra bien se retrousser les manches et reconstruire une nouvelle France. À moins de se résigner à la tiers-mondisation.

Raymond.

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