Heute wollte ich deutsch sein !


Oh maisLe résultat des élections en Allemagne met nos socialistes au comble de la consternation. Voilà que le pragmatisme allemand, représenté par Angela Merkel, est approuvé des populations, la cote d’amour de la Chancelière étant de 77% et son parti ayant frôlé la majorité absolue au Bundestag. De quoi plonger nos fanatiques idéologues dans la plus noire dépression. Il suffit, pour s’en rendre compte, de lire les réactions enragées des gauchistes aux articles du Figaro à propos de l’Allemagne.

Pour ces fanatiques, l’Allemagne est un enfer : pensez donc, il y a de la « misère » derrière cette réussite économique. En fait, c’est l’inverse de chez nous ; de petits emplois font que le taux de chômage outre-Rhin est de 6,5% alors que chez nous de « gros » emplois nous donnent un taux de chômage de presque 11%. Mais ces petits emplois ont aussi un gros avantage : ils dégrèvent l’intervention étatique et modèrent le pillage à l’encontre des contribuables. Mieux, ils découragent la fainéantise de chômeurs professionnels entretenus chez nous aux frais de ceux qui travaillent. Les socialistes auront beau glapir – et ils ne manqueront pas de le faire dans les médias à leur botte – et appeler à la « confrontation », l’Allemagne se porte bien parce qu’elle a une politique réaliste, exactement à l’opposé de celle de nos socialistes.

J’ajouterai qu’en outre Angela Merkel est un véritable chef d’État, c’est-à-dire quelqu’un qui se reconnaît chargée d’une délégation de pouvoir et qui ne confond pas sa fonction avec sa personne. Elle l’explique : quand je touille dans une casserole, dit-elle, ce n’est pas la chancelière qui touille, c’est Angela. Tout au contraire, le président français, comme ses prédécesseurs, croit bénéficier d’une onction qui aurait transformé « Flamby » en « Monsieur le Président ». Se croyant de droit divin, il ne peut que se croire infaillible. Sauf qu’il est incapable. Il pourra toujours essayer d’imposer ses vues à la chancelière, ce sera, comme précédemment, la lutte du pot de terre contre le pot de fer. Notamment, il faut s’attendre qu’en matière de politique économique européenne, l’Allemagne va sévèrement « recadrer » les errances de nos socialistes. Et ce ne sera que raison.

Bref : « Mutti » n’est pas « Pépère ». Heureuse Allemagne, pauvre France ! Nos socialistes, les plus stupides d’Europe, ne négligent aucune faute, ils les commettent toutes. Inutile d’épiloguer sur les faits, ils sont connus de tous. La prodigalité étatique laisse pantois ; 650 milliards sont annuellement consacrés au « social », c’est-à-dire à distribuer quelques petits secours et des monceaux de prébendes. 650 millions annuels (décembre 2012) pour nourrir l’immigration, c’est-à-dire organiser le remplacement de population. Avec une progression des recettes de +2,4%, consécutive à l’extorsion fiscale,  la dépense a cru de + 3,7%. Le déficit des collectivités est de 3,1 milliards, deux fois plus qu’en 2011. Les mensonges à propos de la « pause fiscale » ont fait long feu : si l’extorsion a rapporté 10 milliards d’euros en 2013, elle devrait en rapporter 12,5 milliards en 2014, sans baisse du gaspillage étatique. 1,2 millions de foyers supplémentaires seront assujettis à l’impôt.

Il n’y a pas de « reprise » : pour que la reprise soit effective, ce n’est pas 0,5% de PIB en plus qui vaut, il faudrait au minimum 1,5%. Or c’est impossible si les entreprises continuent à fermer, à ne pas investir, à délocaliser, à cause de la pression fiscale. C’est impossible si le marché intérieur est fermé toujours pour cause de fiscalité confiscatoire. La courbe du chômage ne pourra donc pas s’inverser ; elle pourrait à peine se redresser un temps très court, à cause des emplois fictifs inventés par le gouvernement, puis repartir à la baisse à cause de la dépense publique occasionnée par ces mêmes emplois conjugués avec les autres mesures délirantes.

L’effondrement est inexorablement en marche. Tant que les français accepteront en grognant mais sans s’insurger les déprédations socialistes, tant qu’ils continueront à penser que l’on peut s’assurer un confort social grâce à la manne étatique et sans efforts, il en ira ainsi. Il viendra un jour où une « troïka » européenne devra nous dicter notre conduite, comme à la Grèce, comme à Chypre. Les gauchistes évoquent toujours, à propos de l’extrême-droite, « les heures les plus sombres de notre histoire » : en fait, les « heures les plus sombres » commencent, elles sont déjà là, elles s’assombriront encore.

Nous devons tout faire pour sortir du fascisme. Je sais : on dira que j’exagère en parlant de « fascisme » ; je vous expliquerai quelque jour ce qui motive cette appellation à l’encontre de ce pouvoir. Mais, brièvement, il faut savoir que dès qu’il y a étatisme, il y a coercition donc privation d’autonomie. Le fascisme n’est pas l’apanage des nazis, ni des fasci di combattimiento de Mussolini ; il est aussi dans le communisme, dans le New Deal keynésien de Roosevelt, dans le « modèle français » contemporain. On veut créer un « homme nouveau » et bien obéissant, faire fi de ce que nous apprend l’anthropologie sur le fonctionnement humain. Tordre la réalité par la contrainte et la violence, en déraison d’une idéologie.

En veut-on encore une preuve ? Le « comité d’éthique », ce machin derrière lequel s’abritent les politiques oublieux (par peur) de leurs responsabilités, vient d’intégrer une majorité de socialistes. Pour quelles raisons, je vous prie ? Facile : on veut trouver des garants pour prolonger la loi perverse de Taubira et ouvrir le voie à la gestation pour autrui et à l’adoption gay. Or une décision politique n’a pas à s’abriter ni derrière des savants ni derrière un illusoire « comité d’éthique » : lorsque l’on touche aux lois fondamentales d’une société, c’est tout le corps politique qui est concerné, et c’est aux citoyens dans leur ensemble de décider. Si l’on « décide » à leur place, on les prive d’autonomie et de citoyenneté. C’est un aspect du fascisme.

Voilà, donc : 77% d’allemands favorables à Angela Merkel, 23% de français favorables à « Flamby ». Et une caste politique qui ne cesse de protéger ses privilèges, alors que l’urgence est de déloger les socialistes. La France perdra si demain l’insurrection ne vient pas bouleverser la donne politique.

 Heute wollte ich deutsch sein !

Sacha.

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