Paris demeure la Grande Babylone, mais…

pouletgrippeIl est indiscutable que la gauche a pris une « raclée » monumentale. Je me souviens de l’an 2008, lorsqu’avec sa voix de coq châtré, le papy JF Kahn, pour vendre le papier de sa Marianne, couinait de manière jubilatoire, en annonçant le nom de chaque ville passée à gauche, « …pliée ! » Le papy gauchiste est demeuré bien silencieux devant la déconfiture de ses camarades, cette fois ! Car 155 villes de plus de 9000 habitants sont passées « à droite ». Dont 14 villes passant sous l’administration du FN (ce qui est peu, finalement). Ce qui va coincer, dans la perspective des communautés urbaines, aussi bien la mère Delille (Martine-des-piscines) que l’Hidalgo.

Pour autant, rien n’est gagné. Certes, je me réjouis que des fiefs de gauche soient enfin libérés, témoin Limoges après un siècle de gabegie socialiste – qui n’est pas sans responsabilité dans la pauvreté de la région Limousin-, Toulouse, Belfort, Montbéliard, et bien d’autres. Mais des masochistes ont reconduit des socialistes comme à Lyon, Besançon etc… Il y a eu un vote-sanction, c’est évident. Mais cela ne résout pas le problème inhérent à la France, disons à l’oligocratie française.

Pour l’heure, je ne sais pas encore qui sera premier ministre. BFMTV donne le petit Mussolini Valls favori. Que les Français n’oublient pas que nous avons affaire à un véritable fasciste, qui n’a pas hésité à réprimer avec violence les manifestations pacifiques contre la loi perverse soutenue par Taubira et ferme les yeux devant les exactions des fascistes « antifas ». Avec un premier ministre de cette trempe, il faut s’attendre à encore davantage d’attaques contre l’autonomie politique.

Nous assistons en direct à une Journée des Dupes, entre l’extrême-gauche extrême-fasciste, représentée par les escrologistes, les tenants de Pol-Pot de chez Mélanchon, ainsi que la fraction la plus fanatiques du parti socialiste, et des gens un tout petit peu plus réalistes. À peine. Il est amusant d’entendre que ces fanatiques sont qualifiés de « gauche de la gauche », alors que ce ne sont que des extrémistes de gauche, autant dire franchement des fascistissimes.

L’enjeu semble -en apparence- être le « pacte de responsabilité », dont on sait d’avance que, parce qu’il fait passer la charrette avant les bœufs – entendez : l’embauche avant la production de richesses provoquée par la baisse des charges pesant sur les entreprises-  est voué à l’échec. Il est vrai que les escrolos font là-dessus un chantage ignoble, relevant du fanatisme le plus pur, relayé par certains extrémistes du PS, qui ne veulent du « pacte » à aucun prix. On entend par exemple un fanatique socialiste flétrir « le patronat dans son arrogance » alors que justement, le patronat n’est pas suffisamment à l’offensive face aux syndicats de classe. Mais ce n’est qu’un leurre.

Car les fascistes extrémistes voudraient un « retour aux fondamentaux », c’est-à-dire exactement à ce qui a produit la ruine en Grèce, en Espagne, Italie et en France. Mais sont-ils stupides ! Ils ne voient pas que même pour redistribuer (sur quels critères moraux ? Pour fabriquer des sous-hommes ?), il faut d’abord créer de la richesse. Redistribuer ce qui n’existe pas, c’est s’endetter et courir à la catastrophe.

Bref : toute cette basse-cour est en effervescence : ils ont le feu aux plumes. Et leur objectif final n’est nullement de sauver la France, simplement de demeurer aux leviers de commande le plus longtemps possible. Pour autant qu’ils puissent encore commander.

Je déteste Hollande, c’est un fait ; mais je me dis qu’il pourrait encore sauver sa peau s’il faisait preuve d’un peu de réalisme, comme l’a fait Schröder en Allemagne. Certes il perdrait l’élection de 2017, mais avec une certaine aura, plutôt que de la perdre ignominieusement. Au lieu de cela, vous allez voir, il va essayer de ménager la chèvre socialiste, le chou populaire et le loup européen. Exercice de grand-écart, car il est coincé entre une fraction extrémisme de son électorat, abominablement crétine, demandant toujours plus d’État et de prébendes, et les exigences d’une Europe qui, malgré sa perversion, ne manque pas de réalisme économique. Il ne pourra que se casser la figure. Sauf s’il choisit avec fermeté, et certes pas la chèvre socialiste. Qu’il fasse quelque chose d’un peu intelligent, et au lieu des voix des punaises, au Parlement, il aurait celles d’une partie de l’UMP.  Au prix d’un prochain mandat. Qui pourrait l’espérer ???

Les verdâtres montrent chaque jour leur nocivité, et le chantage qu’ils font peser sur ce président par accident en témoigne. Un exemple : nous sommes en ce moment, pour des raisons climatiques, arrosés de poussières qui nous viennent de l’est, où selon le vœu de ces abrutis on a réalisé la « transition énergétique ». Si Hollande choisit de ménager les fanatiques escrologistes, de réaliser en dépit de toute raison la « transition énergétique »,  il compromet le redressement industriel, la santé du peuple, autant qu’avec sa manie taxatrice.

Un gouvernement de crise devrait abandonner la « transition énergétique », abandonner définitivement les ignobles perversions sociétââââles, libérer les entreprises, cesser de verses des prébendes aux bras-cassés, bref : faire exactement l’inverse de ce qu’il a fait depuis deux ans. Ce n’est pas gagné, tant l’idéologie l’imprègne, tant les socialistes sont persuadés, ces naïfs, de posséder la Vérité. Mais enfin, Hollande, êtes-vous si aveugle ou schizophrène que vous puissiez ignorer ce qui saute aux yeux ?

Rien n’est gagné, en fait. En prenant les chiffres à ma disposition, tablant sur une abstention de 38,5%, je constate que malgré tout 61,5% des électeurs s’étant exprimés (soit en pourcentage du corps électoral, 28. 23465% d’électeurs pour l’UMP et 24. 95055% pour le PS et 8,3148 de blancs ou nuls ) ont choisi de voter « étatiste ». Faute de mieux ? Ce qui ne veut pas dire que les abstentionnistes soient libéraux, loin n’en faut. Les libéraux ne pourraient s’exprimer que s’il existait un parti libéral (que l’on qualifierait immédiatement de « poujadiste », mais on s’en moque). C’est cette alternative réelle qui manque aujourd’hui.

Pour l’heure, nous en sommes réduits à des combinazioni du type IIIe-IVe. Autant dire que nous ne sommes pas sortis de l’ornière ! Le « mal Français » sévit toujours.

 Rdv, lecteurs, après la publication de la composition du gouvernement de panique.

Sacha.

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