Un samedi de printemps

Mariannesexy-7Je n’étais pas allé dans la vieille capitale des Lémovices depuis des mois. Mais tout de même, il me prit soudain l’envie d’aller respirer l’atmosphère d’une ville débarrassée de cent deux ans de domination socialiste. Le dernier maire libéral de Limoges était François Chénieux (de 1892 à 1895 puis de 1906 à 1910). A l’exception de la période de l’Occupation, puis de la Libération (Georges Guingouin fut maire de 1945 à 1947), trois socialistes solidement soutenus par une clientèle politique, se sont succédés à la Mairie : Betoulle (qui vota les pleins pouvoirs à Pétain et ne se mêla jamais de résistance), Longequeue, puis Rodet. Un véritable fonds de commerce, qui a empêché Limoges d’entrer de plain-pied dans la modernité. Du reste, malgré la manne de l’uranium (presque cinquante ans !), malgré l’or, malgré une agriculture d’élevage produisant de la viande d’excellente qualité, la région Limousin a stagné et stagne encore sous l’administration de gauche. Tel est le bilan de la « cité radieuse du tout-socialisme ».

C’était donc une divine surprise que d’apprendre la déconfiture de l’administration Rodet aux dernières municipales. « On sait pas s’y feront mieux que les autres, mais au moins y pourront pas faire plus mal ! » m’a dit un monsieur assis à la terrasse du Café d’Orient, près de la Mairie. Le printemps était au rendez-vous, et la vieille ville austère de granit prenait soudain un air du Sud bien agréable. A vrai dire, je fus un peu surpris de voir une foule de motards envahir pacifiquement la place de la Mairie. Ils devaient bien être plus de trois-cents, avec leurs machines à la béquille. J’appris qu’ils manifestaient contre une idée saugrenue – une de plus – de l’administration désormais Hollande-Valls de limiter la vitesse à 80 Km/h sur les routes secondaires.

Je ne pouvais que leur exprimer mon accord et mon soutien. En effet, le slogan selon lequel « la vitesse tue », c’est une caguade. Tout citoyen un peu au courant sait que le nombre de décès sur la route avait décru bien avant que l’on installe avec sauvagerie tout un tas de radars fiscaux, et que l’amélioration du réseau, le progrès des techniques de l’automobile aussi, avaient grandement contribué à ce résultat. Mais c’est ainsi dans ce pays : la limitation de vitesse, décidée par Giscard lors du premier choc pétrolier afin de diminue les importations, est restée. Comme toutes les mauvaises choses que peut inventer un État totalitaire. Le lobby des Perrichon et consorts a aidé puissamment à conserver cette idiotie, et l’avidité de l’État pour les amendes a fait le reste. Il est évident que la limitation à 80 Km/h n’a aucune autre raison d’être que de nourrir davantage les radars et  surtout de brimer les citoyens, en les contraignant à obéir à un arbitraire venu d’ailleurs. La sécurité n’a absolument rien à voir là-dedans.

J’ai donc suivi avec plaisir cette manifestation bon-enfant, et retrouvé le flux pétaradant des motards devant la Préfecture. Au passage, j’ai vu une rombiasse, genre bobo pomponnée, qui ostensiblement faisait un « doigt d’honneur » aux manifestants. J’eus alors une envie folle de lui botter le séant, en application de l’ABCD de l’égalité : qu’on soit homme ou femme, quand on est con, on est con, et la baffe doit s’appliquer sans distinction de « genre ». Bon, mais je suis civilisé, je me suis abstenu. N’empêche : je suppose que cette gourde aurait applaudi fanatiquement la marche de l’extrême-gauche mélanchonienne, ce même après-midi à Paris. Vous savez, ces ahuris fascistes qui exigent « moins d’austérité » et « plus (de dépenses) d’État », c’est-à-dire la ruine définitive d’un pays qui phynance le « sociââââl » avec la dette.

Une fois nos joyeux motards repartis, je flânai dans les rues. Ce que j’y vis me réjouit : des amoureux se tenant par la main, de jolies jeunes femmes en habits printaniers, l’image même de la Beauté. Et je me disais que ces belles, heureusement n’avaient pas eu à choisir leur « genre », que la Nature en avait sagement décidé. Ce n’est pas aux hystériques bultériennes, aux fanatiques Belkacem, de décréter que l’on choisit d’être homme ou femme. Je n’ai vu aucun « Tomboy » dans les rues, cet après-midi, seulement des gens apparemment sains et normaux. Et je me dis que contre la clique de vauriens qui nous gouvernent, contre les officines fascistes qui les inspirent, contre les idéologues bobos qui polluent le pays, il est urgent de mener une lutte féroce et sans merci, pour guérir notre société des idées perverses instillées par cette caste politique en perdition morale.

Beaucoup de chemin est à parcourir, beaucoup de luttes et de souffrances sont encore devant nous, avant que la raison s’impose à la politique, avant que nous redevions maîtres de notre destin. Il faudra de l’opiniâtreté et de la patience : il fallut cent deux ans à Limoges pour se libérer !

Sacha

Share
Cette entrée a été publiée dans A la Une. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.