Gardes rouges et autres con-sidérants

Lièvre de MarsSamedi dernier, je me réjouissais d’avoir vu la Beauté, dans les atours printaniers des jeunes femmes, flânant dans les rues ensoleillées par le printemps. Voilà qui déplairait à une certaine Ségolène Neuville, ministricule chez Valls, fanatique « féministe » faisant partie, selon Valeurs Actuelles de la « garde rouge de Valls », comprenez : d’un groupe de fascistes, la plupart issus du trotskysme LCR, que l’apprenti Duce a cru bon de placer dans son bocal de cornichons pour contrebalancer les hollandiens et enchaîner l’extrême-gauche du Parti Spoliateur.

Cette donzelle, selon Valeurs Actuelles, avant d’être chargée des handicapés et de la « lutte contre l’exclusion » hantait la commission des affaires sociales de l’assemblée. Elle a déclaré vouloir éradiquer toute spécificité liée à la masculinité et à la féminité dans la société ; bref, nous avons affaire à une de ces malades perverses voulant un monde unisexe. Écoutez-la twitter : « Ma génération a encore besoin du féminisme tant que les petites filles voudront être jolies. » La da-dame serait-elle bréhaigne au point de détester les appâts que la Nature -et l’industrie humaine- accordent au Beau sexe ? En tous cas, sa photo révèle le regard halluciné des fanatiques. Elle en rajoute : il faudrait « déconstruire dès l’école » cet abominable sexisme social qui « demande aux petites filles d’être douces et jolies et aux petits garçons d’être forts et entreprenants ».

Le rêve de cette harpie, comme celui de ses con-sœurs du genre Belkacem, c’est sans doute une société d’hermaphrodites hideux et veules ou, comme le dirait Raoul, « complètement tarlouzes ». En réalité, ce qu’elles veulent, c’est réaliser le mythe d’Omphale. N’oublions pas, dans le tableau, une certaine Laurence Rossignol, encore une LCR, qui hurle comme un  Kim Jong-un quelconque, que « les enfants n’appartiennent pas à leur famille », et voit « des choses très laides et pas claires » dans « le cerveau de ceux qui ne veulent pas que les enfants voient Tomboy ». Quand on note que cette fanatique est secrétaire d’État à la famille, on a toutes les raisons d’être inquiet, car c’est bien dans son cerveau à elle, si toutefois elle a autre chose que du fromage mou dans le crâne, qu’il y a une chose très laide et pas claire : la démence perverse.

Ce gouvernement est nuisible, dangereux au plus haut point, et l’on se demande comment Valls pourrait réussir le grand écart entre une volonté affichée de social-libéralisme (mais ce ne sont que des mots !) et la pression des fascistes de l’extrême gauche socialiste, mais aussi des mélanchoniens et des escrologistes. Libéralisation ? «Mon cul ! », dirait Z  azie. En fait, la combine de Hollande risque fort de lui exploser au nez.

Vous connaissez la roquette, cette salade prisée des bobos, qui n’est qu’un ersatz de pissenlit amer que l’on ingurgite par militantisme, comme d’autres avalent du tofu ? Eh bien ! En révélant quelques linéaments de son plan de 50 milliards d’économies, Valls a servi aux citoyens un plat de roquette. Il a bien été obligé, Valls, de brusquer ses « révélations », car c’est la panique, il y a le feu au lac, et il faut à la fois satisfaire les entreprises, les ménages et Bruxelles. Le gros, l’énorme problème, est que le socialisme est à court de l’argent des autres. Alors Valls ne peut, comme tous ses prédécesseurs, que jouer sur les paramètres de fonctionnement d’une mécanique aussi folle que la montre du Lapin Blanc dans Alice Au Pays des Merveilles.

50 milliards, c’est sur trois ans, soit 17 milliards par an. On gèle les retraites, on gèle les salaires des fonctionnaires. Bon, mais l’avancement automatique des agents de la fonction publique est maintenu, et, pire, on n’abandonne pas l’embauche de 60 000 professeurs des écoles alors qu’il fallait rationaliser l’emploi de ceux qui sont déjà en surnombre. On gèle les prestations sociales, soit. Mais l’on voit bien que ce sont des mesurettes, et que la question fondamentale du dégraissage du mammouth étatique n’est même pas envisagée. C’est évident : la dépense publique ne va pas diminuer, elle va au contraire continuer d’augmenter à un rythme certes moindre, mais augmenter tout de même.

Valls essaie de résoudre une équation qui n’a pas de racine : financer, d’un côté, le « pacte de responsabilité » (dont tout le monde se méfie) : baisse du coût du travail, hausse du pouvoir d’achat, et de l’autre réduire le déficit. On ne peut pas faire les deux, sauf à laisser les créateurs de richesses – les entreprises et les travailleurs – libres de négocier entre eux leurs arrangements, et ramener l’État à ses rôles régaliens (défense, police, diplomatie). Mais ce n’est pas dans l’ADN des socialistes ! On stagne dans la médiocrité paupérisante, les 50 milliards ne couvriraient  pas l’impact du pacte de responsabilité même si celui-ci avait atteint son régime de croisière.

« Ça ne va pas le faire ! » comme on dit familièrement. Extérieurement, parce que Bruxelles ne se laissera pas trop longtemps attendrir par les promesses lénifiantes des socialistes Français. On pourra toujours tempêter contre l’Europe – et je suis le premier à la faire, mais pour d’autres raisons- mais pour le coup, il n’est pas mauvais que quelqu’un manie la chicotte pour fouailler nos socialistes. Intérieurement, parce que le mal-être identitaire, conséquence des délires civilisationnels, parce que les bas de laine vont se vider, parce que le chômage ne se résorbera pas. Parce qu’on se refuse à regarder la réalité en face : les politiques comme les citoyens.

Tenez, Gattaz proposait de réfléchir à un salaire intermédiaire inférieur au SMIC. Illico, les gens à courte vue sont montés au créneau. Notamment Parisot, qui a en l’occurrence parlé d’esclavagisme, cette idiote. Débat interdit : « touchez pas à mon SMIC, sauf pour l’augmenter ». Jusqu’à 1700 euros, clament les cégétistes ! Le SMIC déchaîne la lutte des classes. On n’arrivera pas à vaincre ce tabou imbécile.  C’est pourtant simple : le SMIC bloque l’embauche de personnes peu ou pas qualifiées. On devrait réfléchir, cependant, et dissocier le salaire minimum du revenu minimum. C’est-à-dire dissocier ce qui relève de l’entreprise – en fonction de la richesse produite – de ce qui ressort à la solidarité. Plutôt que de payer des chômeurs, on pourrait fort bien instaurer un SMIC plus bas assorti d’une compensation collective, et par ce biais lever la barrière à l’entrée dans la vie professionnelle des personnes non ou peu qualifiées.

Eh bien non ! Tout cela est interdit de débat ; on renonce à examiner ce fait avéré que ceux qui bénéficient aujourd’hui du SMIC sont déjà dans le travail, et que rien n’est fait pour les gens qui sont en dehors du travail. À ceux-là, on refuse de facto la participation à la vie sociale, on en fait des sous-personnes. C’est un crime. Et l’on rejette donc la responsabilité sur les entreprises, sommées d’embaucher… à perte. Il y a une multitude de blocages idéologiques dans ce pays, des mythes, des tabous installés par soixante-dix ans de marxisme appliqué. Voilà pourquoi un gouvernement veule ne peut que jouer sur les paramètres, au lieu de construire un dispositif tout neuf.

À côté de cela, il est plus facile de faire des lois ridicules, par exemple de ne plus considérer les animaux comme des biens immobiliers, mais comme des êtres vivants doués de sensibilité.. Dans la situation catastrophique où gît le pays, il est en effet urgent de concrétiser de tels délires !

Sacha

ps: je travaille toujours à ma quatrième leçon sur le fascisme : Europe bultérienne, Europe hitlérienne.

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