Karaocouac

Heil BitauraCouac, couac ! Cette fois, c’est la Bitaura. Pas qu’elle ait envoyé je ne sais plus quel magistrat à Tataouine et commissionné une délinquante pour siéger à Cayenne, non ! Mais il paraît qu’elle a boudé La Marseillaise lors de la comédie de décérébration – pardon : de commémoration de l’abolition – de l’esclavage. Bien entendu, elle s’est fait épingler par « l’opposition », à qui, en retour, elle reproche des « pratiques de miliciens ». Elle doit savoir de quoi elle cause, l’hagarde des sots, elle qui n’a pas un atome de patriotisme. Elle en rajoute : ouiiii mais je préfère écouter les choristes chantant la Marseillaise, et pis d’abord je chante faux, alors « certaines circonstances appellent davantage au recueillement qu’au karaoké d’estrade ». Ben dis-donc ! Elle doit suivre l’exemple des mercenaires tarés de l’équipe dite « de France » de foute-balle ; m’étonne pas, c’est de la même eau. En des temps démocratiques, l’indépendantiste de Cayenne aurait été flanquée illico à la porte du gouvernement. Mais à vrai dire, les socialistes sont plus soucieux de garder une majorité à la chambre d’enregistrement que de faire respecter l’hymne national. En plus, la Bitaura a dans ses cartons une nouvelle loi perverse sur la famille, donc en raison des volontés de l’officine fasciste Terra Nova, on la garde, l’hagarde, pour parfaire l’œuvre de destruction de la société.

Je rigole d’apprendre qu’un maire – celui de Villers-Cotterêts – a refusé d’organiser cette farce de « commémoration », ce qui lui a valu les foudres du satrape élyséen. Ce maire a raison de fustiger « la culpabilisation », « l’auto flagellation » et la « récupération politique » de ces cérémonies consécutives, précisément, à une certaine loi Bitaura. Tout ça, c’est de la kolossale propagande, en effet. Primo, c’est la France qui a la première aboli l’esclavage (décret du 27 avril 1848). Secundo, la traite des africains ne pouvait pas se faire sans la complicité active de tribus africaines allant razzier des gens à l’intérieur des terres. Tertio, les gros contingents d’esclaves étaient achetés surtout pas des émirats musulmans, qui pratiquaient la castration. Quarto : l’esclavage existe toujours, et il n’est pas de notre fait. Quinto : les exploits de Boko Haram, secte islamique, apportent un singulier éclairage sur la réalité de l’esclavage. Et sexto : nous n’avons rien à battre de ce qu’ont fait nos ancêtres à une époque où dans le monde entier l’esclavage était une pratique banale. Alors, vous autres, adorateurs et serviteurs de la diversité, vous qui faites de l’autochtone de souche un étranger dans son propre pays, la repentance et la culpabilité, vous pouvez les remettre dans votre culotte. On n’en veut pas, de vos fariboles, et nous avons la conscience claire. Et nous sommes, nous autres, bien assez esclaves comme ça : de l’État.

Un autre qui nous fait bien rigoler, c’est Mussolinito. Lui, il prêche pour que le 25 mai le parti spoliateur ne ramasse pas une seconde baffe en se traînant en troisième position derrière ses frères en étatisme du FN et de l’UMP. Ce serait pourtant justice : les socialistes sont la pire secte que nous ayons connue sous la Ve république. Oh mais c’est qu’il claironne, le drôle, que « sortir de l’euro, c’est sortir de l’histoire ». Rien que ça !  Sortir de l’euro, il y a du pour comme il y a du contre. Nous avons surtout vu des effets pervers, mais il se peut qu’il y ait des effets bénéfiques imperceptibles. Pour ma part, je suspendrai mon jugement jusqu’à plus ample informé, ou comme on dit : sous réserve d’inventaire. Mais sortir de l’histoire ! Voilà bien une belle ânerie proférée par le premier sinistre. Il y a des tas de gens qui croient ou feignent de croire qu’il y a un « sens » de l’Histoire, avec un grand H. De Gaulle était l’un de ceux-là. En somme, pour eux, l’histoire existe en dehors des hommes qui la font, c’est comme un train où l’on monte, d’où l’on descend, mais qui nous transporte. Vision naïve et curaillonne d’un Destin qui fait que l’Histoire c’est aussi bien l’Avenir que le Passé. Ils n’ont pas compris, comme dit Vautrin, que l’histoire n’est rien d’autre que l’infinie dialectique des contrats dont nous convenons, que nous amendons, que nous dénonçons, qu’autrement dit l’histoire n’existe que parce qu’il y a des hommes qui la font. Ce n’est pas un train, elle ne nous préexiste pas, le futur n’existe pas, le passé n’existe plus que dans le roman qu’en font les historiens professionnels et la mémoire des nations. Alors, on ne peut ni y monter ni en descendre, ni y entrer ni en ressortir, puisqu’elle ne procède que de nous. Zéro pointé pour Manolitito.

À vrai dire, notre Duce de pacotille veut flanquer la frousse par un raisonnement de sophiste : l’Histoire a un sens, ce sens c’est l’Europe et son euro, donc sortir de l’euro c’est sortir de l’Histoire. Ben pardi ! Le train est  en route, et malheur à qui descend en marche. Les contrôleurs socialistes vous en empêcheront. C’est de l’escroquerie. Bien sûr, on peut toujours conjecturer, à partir de faits choisis, de l’évolution d’une société. Par exemple, considérant que seuls 26% des Français ont compris que l’État est un problème et non une solution à la crise, on peut faire l’hypothèse que si l’étatisme a causé la ruine, son maintien causera la disparition de la société. Mais qui peut dire que quelque chose ne viendra pas contrarier le mouvement, est-ce que je sais, moi, par exemple que 25% de plus deviennent soudain intelligents et responsables ? D’accord, en l’état des choses, cela semble impossible, mais on a vu d’autres prodiges ! Rien n’est mektoub, rien n’est écrit, et l’histoire n’est pas linéaire. Celle de l’Europe pas plus que celle de la Patagonie. Manuel, tu es un vilain crieur de thériaque ! Et quand tu dis que tu veux baisser les impôts en 2015, pour sûr nous allons te croire !

Avec les Saint de Glace – et bon sang qu’ils sont froids et pluvieux – revient le 13 mai. Marrant comme les hommes tournent en rond, avec leur calendrier ! Révolution, ça veut dire ça : tourner en rond. Le 13 mai 1958, l’Armée et le peuple algérois déposaient purement et simplement la IVe république, rongée par le régime parlementaire, les compromissions et les lâchetés. Ce n’était pas prévu au programme, disons que des gens ont poussé à la roue. Il est dommage que personne ne pousse à la roue pour flanquer le régime socialiste, tout aussi compromis et tout aussi lâche que celui de la IVe, et pervers de surcroît, dans la poubelle… de l’Histoire. Mais enfin, avec 74% de sujets (on ne peut pas parler en l’occurrence de citoyens) vénérant Sa Bouffisure l’État, il ne faut pas s’attendre à des miracles.

Tiens, à propos de perversion, je suis content de ne pas avoir de téléviseur chez moi. D’abord parce que je ne supporte pas la propagande, ensuite parce que je ne suis pas télévoyeur. Je n’ai donc pas suivi le prix de l’Eurovision, et d’ailleurs ça ne me serait même pas venu à l’idée. J’apprends qu’on a sacré une femme à barbe, enfin un travelot qui se fait appeler Conchita. Ça en dit long sur l’état de délabrement mental et moral de l’Europe, ça. Pas la peine de me dire qu’il/elle chante bien : je m’en fous ! Ce qui est grave est que la perversion est complètement banalisée. La preuve : il existe chez nous une secte perverse appelée « homosexualité et socialisme ». Tout un programme ! Appliqué avec constance et détermination par les Bitaura, Hamon, Belkacem, Fillipetti et autres. Dans le fond, même si je déteste l’islam, je comprends et j’approuve la révolte morale de gens comme Farida Belghoul, parce qu’il y en a marre de la tyrannie des pervers.

Nous vivons vraiment une époque formidable !

Raymond.

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