Il ne faut pas que le linge qui sèche mouille les cordes

apeNous étions occupés à autre chose, le jugement infâme de Cayenne ; pas abasourdis, puisque ce régime de bananes fascistes et ses excès ne sauraient davantage nous surprendre : à force d’à force, on s’attend à tout, avec ces dangereux hurluberlus, et surtout au pire. Mais voici qu’une enveloppe à en-tête d’une société Cercopithecina nous parvient, avec cette brève missive :

« Nous, Cercopithèques dits « Guenons », du genre Cercopithecina, famille des Hominidés, ordre des Primates, exprimons notre indignation devant l’abus des usages de notre nom. S’il est vrai que nombre de nos lointains cousins du genre Homo (ceci n’est pas une abréviation tendancieuse !), notamment certains sagouins faisant profession de politique, sont souvent caricaturés sous des traits simiesques, il convient de considérer que paradoxalement le procédé ne diminue en rien l’honorabilité des personnes ainsi fustigées. Tout au contraire, on leur préserve une certaine dignité qu’elles perdraient si on les croquait en limaces ou en morpions. Il n’est pas déshonorant d’être Guenon.

Or on nous apprend qu’un ministre de votre république s’est estimé offensé de l’épithète de « guenon » et en a fait un procès douteux quant à sa légalité. Voilà qui est fort déplaisant, laissant entendre que l’appartenance ou l’assimilation à notre espèce serait dépréciatif. Nous nous considérons donc comme offensés, et entendons obtenir réparation auprès des instances judiciaires, afin que l’épithète de « Guenon » soit désormais considérée comme hautement appréciative et que son refus soit puni aux termes des lois en vigueur contre le racisme.

Précisant qu’aucun membre de notre espèce n’accepterait la fonction de garde des sceaux dans un gouvernement socialiste – il faut savoir raison garder – je vous prie d’agréer, Monsieur le Rédacteur en Chef etc… etc… »

Bon, voilà qui est porté à la connaissance de nos chers Lecteurs et à celle d’Hannibal Lecter, en espérant que celui-ci ne bouffe pas de cervelle de singe. En tous cas, on ne peut qu’être furieux contre le procès stalinien de Cayenne. Au départ, une plainte d’un mouvement indépendantiste fasciste, Walwari, sis 35 rue Victor Schoelcher à Cayenne, à la même adresse que Christiane Taubira-Delannon qui est présentement l’hagarde des sots. Il va de soi que le groupuscule a agi en connaissance de cause, en toute indépendance (normal pour des indépendantistes) et seulement pour la bonne cause de l’antiracisme (primaire).

Il y a quand-même un problème, si petit que je me demande pourquoi j’en parle. Le plaignant (disons le couinant) sévit à Cayenne ; l’accusée du procès politique vit à Rethel (Ardennes). C’est bizarre que l’on ait laissé le simulacre de procès se tenir à Cayenne, à moins de supposer un raisonnement tortueux de la part des chats-fourrés : l’accusée n’a pas les moyens de se déplacer jusqu’en Amérique ni de séjourner à Cayenne la durée du procès. Donc l’accusée sera jugée par défaut. De fait, les débardots locaux s’étant récusés, la défenderesse n’était même pas représentée devant un parterre de juges dont le président est – comme c’est bizarre – membre du syndicat de la magistrature, officine libérale s’il en est, comme tout le monde le sait. Les droits de la défense n’ont évidemment pas été respectés, et le verdict…

Il est un vieux principe du droit selon lequel la peine est proportionnée à l’offense. Neuf mois de prison et 50 000 € à verser au profit du groupuscule fasciste plaignant : c’est tellement disproportionné, qu’on se dit que, décidément, si l’on vous accuse d’avoir assassiné Henri IV, il vaudrait mieux que vous mettiez plusieurs frontières (autres qu’européennes) entre vous et la « justice » française. Car Bitaura n’a pas même été insultée (une caricature de Charb la croquant en guenon n’a pas été mise au banc des accusés, mais Charb est de gôôôche ) et encore moins mise en danger. La manœuvre est donc claire : Bitaura est paranoïaque, elle se prend pour une reine, elle restaure le délit de lèse-majesté. Et à l’occasion, son « parti » empoche le carbure, comme le font toutes les nuisibles z’assocs prétendument ‘antiracistes’.

En regard de ça, les multirécidivistes dangereux, chéris de l’hagarde des sots, ne ramassent pas de peines de cet ampleur. Les islamonazis s’essayant au pogrome dans les rues de Paris ne risquent pratiquement rien. Les… Bon, j’arrête l’énumération, parce que ça prendrait des heures de dénoncer les excès de cette pseudo-justice socialiste. Ce qui vérifie l’idée de Vautrin, selon qui les seuls soutiens qu’il reste au Nain Sectaire (qui n’est pas de Saint-Nectaire) sont la police et la justice politiques.

L’ennui, le gros ennui, c’est que nous risquons en reprendre pour cinq ans en 2017. Certes, le régime est haï, et il mérite mille fois cette haine. Et pourtant, il s’applique à assurer sa perpétuation, comme une maladie. On s’acharne sur un ancien président, de peur que survienne un candidat crédible dans une autre droite. La déconfiture de la bande de crétins lèche-babouches de l’UMP est une bénédiction pour Soliveau, mais si par malheur revenait un Morfalou qui botte les culs et remette tout en ordre de marche, ce serait la catastrophe. Alors on lâche poulets et chats-fourrés contre Morfalou. Le scénario prévisible et souhaité par les facho-socialistes est un duel de second tour entre le squatter élyséen et Marine Le Pen, en sachant par avance qu’il y aurait assez de cons pour voter contre leur intérêt et celui de la Nation en vertu du mythe de la discipline républicaine et de la peur des chimères.

À moins que ce scénario soit basé sur une erreur, et que cette fois la discipline républicaine ne fonctionne pas. Je pense, quant à moi, qu’il ne faut plus accepter de jouer le jeu truqué du respect des institutions ; qu’il faut se débarrasser par tous les moyens de ce régime pourri AVANT 2017. Il doit son avènement au mensonge, à la tromperie, aux institutions biaisées : il est illégitime. Foutons-le en l’air !

Raymond

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