Suspicion légitime

conspirateurs smallVingt dieux, ce mois d’août ne nous a pas laissé de répit entre les saloperies des islamistes de tout poil et les conneries des gauchistes : 28 articles ChezRaoul, c’est un record absolu depuis la fondation du site, et un record estival pour sûr.

Bon, revenons à nos bêlants. Nous ne faisons absolument pas confiance à ce nouveau gouvernement de rencontre, car il s’agit à peu de choses près des mêmes et que l’influence des officines fascistes du type Terra Nova s’y fait sentir au point que l’attribution de certains maroquins est considérée par des tas de gens comme une provocation.

Alors, c’est ahurissant : les gauchistes nettement fâchos (NPA, Front de Gauche, « Gauche de la gauche » socialiste, escrolos) couinent au « libéralisme » débridé voire au « néo-libéralisme ». Mais il y a des gens non gauchistes, plus proches du libéralisme, qui considèrent comme une bonne nouvelle que le sieur Emmanuel Macron soit devenu ministre « de l’économie, de l’industrie et du numérique ».

Première observation : s’il y avait réellement un virage libéral chez Batrassyen 1er (comme le nomme Alfred), un tel ministère n’aurait pas lieu d’exister. Faire un ministère s’occupant d’économie, c’est continuer à diriger l’économie, alors que le véritable libéralisme la laisse mettre en œuvre ses propres mécanismes et sa régulation. L’industrie n’a pas besoin de ministère ; disons même qu’elle n’en a surtout pas besoin, les industriels ont d’abord besoin d’être libérés des carcans règlementaires et financiers. Quant au numérique, on se demande bien ce qu’un ministère peut en faire : rien, sinon aider les magouilles des regroupements et édicter des règlements imbéciles.

Seconde observation : Macron passe pour un petit génie dans certains milieux. Le fait qu’Attali le porte aux nues est tout de même très suspect. Et le fait qu’il soit entré en socialisme à l’âge de 24 ans – peu importe l’âge, en vérité, seul compte le fait – ne plaide pas en faveur d’un esprit éclairé. Allons un peu plus loin. Que le bonhomme ait un D.E.A. de philo, ça n’a pas beaucoup d’importance. Mais il est passé par la fabrique de fonctionnaires ENA. Là, c’est déjà inquiétant lorsqu’on connaît un peu ce qui s’y raconte et ce qui en sort. De l’ENA il passe à l’inspection des finances. Cela semble logique ou plutôt sociologique.

On serait moins enthousiaste à louer son pantouflage chez Rothschild – ce n’est pas en soi mauvais : il sera bien le seul du gouvernement à être un peu passé par le privé – si l’on retenait qu’il y jouait le rôle d’un banquier d’affaires. Il paraît que dans le rachat de Pfizer par Nestlé, notre gaillard aurait carrément enjôlé le vieux bougon de chez Pfizer. Mais, après tout, il n’y a pas de mal à être banquier d’affaires si l’on fait preuve d’un minimum d’éthique (ce qui n’est pas toujours le cas). Passons.

Mais connaît-on ce que l’on appelle le Groupe Bilderberg ? Ce n’est pas une société secrète, mais un groupe très fermé de quelque 130 membres parmi lesquels des diplomates, des affairistes, des politiciens et des médiastres. Ce groupe, fondé en 1954 à Oosterbeek, aux Pays-Bas, se réunit une fois l’an, est transnational – essentiellement composé d’Américains et d’Européens. Or la tradition veut que les discussions et conclusions de ce groupe demeurent absolument confidentielles. Ce qui ne manque pas d’éveiller la suspicion. Notamment, on peut suspecter Bilderberg de chercher à mettre en place un gouvernement mondial. Du reste, l’un de ses directeurs et fondateurs,  Denis Healey, l’avoue à demi-mots : « Dire que nous cherchions à mettre en place un gouvernement mondial unique est très exagéré, mais pas totalement absurde. Nous autres à Bilderberg pensions qu’on ne pouvait pas continuer à se faire la guerre éternellement et à tuer des millions de gens pour rien. Nous nous disions qu’une communauté unique pouvait être une bonne chose. » Je ne parlerai pas de conspiration, mais il y a probablement de larges convergences de vues au sein du groupe. Qui ont nécessairement des retombées économiques et politiques dans les pays des participants.

Or Macron a participé au meeting officiel du groupe Bilderberg au Danemark en présence de hauts responsables financiers, politiques, et militaires (29 mai-1er juin 2014) alors qu’il était encore au secrétariat général de l’Élysée. Voilà qui est très inquiétant : un ministre à hautes responsabilités participant aux travaux secrets d’un groupe somme toute assez louche. Et savez-vous quoi ? Valls lui-même aurait été adoubé par le groupe Bilderberg. Si même les écolos le disent… Bizarre, comme c’est bizarre !

Mon sentiment est que ne se négocie absolument pas un « virage » libéral de l’administration –si l’on peut dire – hollandienne, mais bien un compromis avec les grands monopoles bancaires et industriels qui bénéficient d’injections d’argent public sous des formes diverses (souvenons-nous du renflouement des canards boîteux bancaires par Morfalou). C’est d’ailleurs cette manne extorquée aux citoyens qui permet à ces groupes transnationaux d’être des monopoles. En somme, le squatter élyséen et son gouvernement font un virage ostensible vers le capitalisme Monopoliste d’État, qui est à l’opposé du libéralisme véritable. Non, je pense qu’il n’y a pas du tout de virage libéral. On verra bien si les entreprises non monopolistes, les PME premières créatrices de richesse, reprennent vie et renouent avec l’investissement : alors, je réviserais mon jugement.

 Ce qui n’empêcherait pas les fascistes de gauche et de droite de couiner au « libéralisme » (néo- ou « échevelé » ou « sauvage ») si d’aventure on se mettait enfin sérieusement à dégraisser le mammouth étatique et à prendre des mesures contre la redistribution folle de prébendes.

Pour le reste… Je suis d’accord avec Vautrin qui tempêtait hier, à chaud, contre le strict respect de la doctrine perverse des officines fascistes comme Terra Nova ou Cartes sur table. Je ne reviendrai pas sur le maintien de Bitaura à la Chancellerie : icône de la gôche, cette ennemie de la France ne tombera qu’avec la chute du socialisme – s’il tombe quelque jour. Je suis aussi d’accord avec lui, et avec tous ceux qui, scandalisés par la « promotion » de Belkacem au ministère de l’Éducation, pensent qu’il s’agit-là d’une provocation. Pour ne pas allonger démesurément cet article, je réserve mes commentaires sur ce coup de force à un prochain article. Mais je pense qu’une réaction immédiate des familles est nécessaire : boycotter l’école de Belkacem est à envisager, mais d’ores et déjà, pourquoi les familles protestataires ne boycotteraient-elles pas la rentrée scolaire, si minutieusement préparée, prétend-on, par Hamon ?

Raymond.

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