Ouf ! Nous ne sommes plus perplexes !

Capitaine du naufrage (small)Finalement, la perplexité dont on parlait hier n’aura pas duré longtemps ! Cet assemblage de provocateurs s’intitulant « gouvernement » continue son œuvre de destruction de la société et, dès la première difficulté, commence à reculer devant les réformes économiques nécessaires. Il n’y a donc pas besoin de souhaiter son échec économique, il s’opère tout seul. Voyez : à peine Macron a-t-il osé se dire partisan d’un abandon des Trent’sints’heures que c’est déjà la levée de boucliers.

Il y a, non seulement dans l’esprit de la minorité gauchiste mais malheureusement, il faut croire, dans l’esprit de bien plus de gens, des tabous. Parmi ces vaches sacrées, comptons : le SMIC, la retraite, et les 35 heures. Le SMIC plombe la compétitivité et génère du chômage, c’est clair. La retraite par répartition/redistribution ne génère pas de fonds de pension qui pourraient s’investir dans la production ; le fait qu’elle est trop prématurée est une gêne économique en augmentant artificiellement le nombre d’inactifs. Et les 35 heures sont une usine de production de chômeurs.

Rappelons qu’au départ, la mère Dellile présentait son Aubry-collage comme LA solution au chômage. Dans l’esprit tordu de la virago, comme il n’y avait pas beaucoup de travail, il fallait « partager » le travail entre ceux qui en avaient et ceux qui n’en avaient pas. Et comme on allait continuer à payer 39 heures à ceux qui n’en faisaient plus que 35, on augmentait ipso facto les salaires. Énorme jubilation des gauchistes paresseux ! Cela n’a pas empêché Coton-Tige d’être viré par Le Pen au premier tour de la présidentielle de 2002.

Aujourd’hui nous constatons le résultat de cette démagogie : le chômage est officiellement à 10,4% de la tranche des « actifs » (ce qui est une appellation plutôt croquignole !), avec 3 424 400 sujets. En réalité, compte tenu des magouilles comptables et du fait que des gens découragés se retirent carrément de la compétition, il faut bien ajouter 1 à 1,5% de plus, soit un taux réel variant de 11,4% à 11,9%. Donc les 35 heures ont eu exactement l’effet contraire de celui annoncé par la mère Delille. Pourquoi ? Mais tout simplement parce que l’augmentation artificielle des coûts salariaux et la baisse de productivité qui s’ensuit conduisent nécessairement des tas d’entreprises soit à délocaliser soit à déposer leur bilan. La manœuvre s’avère délétère à l’usage, mais un simple calcul arithmétique permettait de le prédire dès le début.

Je pense que Macron sait tout cela. Mais voilà : si l’on revenait à 39 heures payées 35, cela ferait une diminution de salaire. Horreur ! Du coup le SMIC serait atteint. Double horreur : en abattant une vache sacrée, on blesse l’autre ! C’est plus que n’en peuvent supporter les gauchistes qui préfèrent continuer comme ça, sans rien changer. Autrement dit : continuer à priver des gens de salaire parce que la productivité n’augmente pas, parce que l’investissement ne suit pas, et entretenir des chômeurs avec de l’argent extorqué aux contribuables. C’est ainsi que le mal nourrit le mal et que le système socialiste produit un appauvrissement généralisé.

Les très timides velléités de réformes claironnées par le tandem Valls-Macron échouent devant la révolte des adorateurs des vaches sacrées. Les deux sbires de Hollande ne pourront donc que tenter des réformettes consensuelles. Comprendre : des retouches çà et là, sans jamais pouvoir abattre les vaches sacrées. À ce rythme, il n’est même pas envisageable de dégraisser l’État, la Fonction publique étant un bovidé tabou de plus. Donc si d’aventure la France profitait des miettes d’une embellie européenne ou mondiale, ce ne serait certainement pas le résultat de la politique du gouvernement Valls bis.

L’idée, pourtant, d’un abandon des 35 heures semble faire son chemin chez les citoyens.35 tsheures C’est normal : quiconque sait compter arrivera aux mêmes conclusions que les nôtres. Mais il est à parier que si la question est abordée au rassemblement socialiste de La Rochelle, les tours de la ville seront ébranlées par le tohu-bohu des gauchistes. Au passage, je me marre de l’appellation d’université d’Été donnée à un ramassis d’idéologues ignorants. Il est vrai qu’en France, l’Université ne vaut guère mieux : le niveau intellectuel y est à-peine supérieur à celui de Belkacem. Je souhaite cependant que cette « université » socialiste débouche sur un résultat tangible : des divergences entre factions fascistes telles qu’elles provoquent l’éclatement du parti spoliateur. Les assis n’iront pas jusqu’à risquer leurs sièges en censurant le gouvernement, mais tout de même, la discorde chez l’ennemi n’est pas une mauvaise chose.

C’est ainsi qu’Allah est grand.

Raymond

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