Une sale magouille

Oh maisC’est un tout petit encart à la page 16, dans la rubrique politique de ce numéro de Valeurs Actuelles du 30 octobre et intitulé « Le ‘coup de gueule’ de Marion Maréchal-LePen ». En voici la teneur :

MarionOn l’oublie trop, et les sagouins de la politique politicarde le passent systématiquement sous silence : un « traité » commercial dit « transatlantique » est en cours de magouillage entre le machin européen et les USA. On sait ce qu’est un traité : un compromis dissymétrique entre un vainqueur et un vaincu. Ce n’est jamais un modus vivendi entre égaux, qu’on le veuille ou non.

En l’occurrence, les Yankees entendent bien conforter leur position commerciale face au défi que représentent des pays comme la puissante Chine et… la Russie qui n’a pas dit son dernier mot. Il est évident que l’entité européâstre représente un obstacle aux visées américaines et que tout est fait pour que les vassaux du vieux continent s’effacent politiquement et économiquement. On en trouvera une preuve dans l’obstination des Yankees à faire entrer la Turquie de l’Erdogan, malgré ses criantes fourberies, dans le machin européen : un pays islamique dans l’Europe occidentale, c’est l’asservissement à une théocratie et la ruine assurés. Autre exemple : la résurrection de la guerre froide contre la Russie. L’entité européâstre leur emboite le pas.

Comme d’habitude, les vassaux vont se coucher. Notons-le bien : je ne reproche pas aux USA d’être impérialistes, c’est l’attitude normale d’une grande puissance, encore davantage lorsque sa suprématie est menacée : elle manœuvre pour la conserver. C’est normal. Ce que l’on doit reprocher aux vassaux, c’est de se courber passivement devant le suzerain, comme si l’on renonçait définitivement à sa souveraineté. Du reste, telle est bien l’ambition des eurocrates : tuer les nations de la vieille Europe pour fabriquer un conglomérat shamallow.

N’importe quel politique sensé voit bien que ce traité transatlantique n’est que la lutte du pot de terre contre le pot de fer, et qu’in fine seuls les USA en profiteront. Un temps, car le centre de gravité de la puissance se déplace vers l’Extrême-Orient, et l’avenir n’est plus aux Amériques. Mais, en attendant, de gros dégâts seront faits. Ah ! Si les négociations se déroulaient entre puissances d’égale force, la question se poserait autrement, certes. Mais ce n’est pas le cas.

Les européâstres et les Yankees magouillent en secret. C’est bien la preuve que quelque chose de mauvais se prépare, puisque l’on fait tout pour que les peuples ne soient pas tenus au courant des transactions. S’il en allait autrement, on jouerait la transparence complète. Mais on craint, en « haut lieu » que ces sales peuples ne soient pas d’accord et regimbent. D’où le secret.

Les gens de pouvoir sont des ordures qui ne font confiance à personne, pas même à des parlements à leur botte. Il est vrai que dans ces assemblées-croupions il y a aussi quelques opposants. Pas l’UMP, chez nous, qui est un modèle d’europélâtrie, mais ça et là des gauchistes et surtout les plus dangereux : des élus de droite ou de gauche ayant encore la fibre patriotique. Il convient donc de tout cacher, de peur qu’ils ne révèlent au Peuple à quelle sauce leurs maîtres pourris veulent les manger. On comprend alors pourquoi les documents ne sont consultables que dans une seule pièce fermée avec interdiction de photocopie ou de photographie.

Et après ça, on oserait encore parler de « démocratie » ? Quand les élus du peuple n’ont même pas le droit d’informer leurs électeurs sur ce qui se trame ? Mais de qui se fout-on, dans ce pays fasciste ?

Citoyens ! Il faut faire le buzz sur cette affaire, faire se lever la tempête, obliger les salopards à rendre publics les magouilles de ce traité transatlantique. Car s’il n’y avait rien à redire, on peut être sûr que tout serait transparent. Mais ils ont trop à cacher, ces chiens galeux ! Et vous, les députés, les élus, cessez de vous comporter en députassiers : notez, publiez, dénoncez ! Nous vous payons assez cher pour que vous fassiez votre travail !

Merci, Marion, d’avoir levé le lièvre.

Raymond

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