Soyons dissidents !

Diablesse et angeletteAdoncques, avec 13,43% des électeurs inscrits, et 28,21% des suffrages exprimés au premier tour, la clique macronique est en passe de rafler plus de quatre cents sièges dans le ridicule hémicycle du palais Bourbon. On pourrait rire de cette parodie de démocratie, si ce n’était le début du troisième acte d’une tragédie qui, au cinquième verra l’effacement définitif de la France de l’Histoire. Mai 1940, mai 1968, mai 2017 : voilà les trois actes accomplis jusqu’ici.

Le Jupiter de pacotille médiagogue doit précisément sa victoire à la Pyrrhus aux facteurs suivants :

1-     Le coup d’État ourdi par les énarques élyséens soutenus par les juges et les médiastres. Nous ne reviendrons pas là-dessus.

2-     La dispersion des Patriotes.

3-     L’obstination isolationniste du FN.

4-     L’erreur jacobine du programme économique du FN.

Je ne parlerai pas ici de l’imbécillité, de la couardise de nombre d’électeurs hédonistes. Mais il y a d’autres raisons qui tiennent à l’absence totale de démocratie :

1-     Le fait que l’on ne tienne pas compte du quorum, soit 50% de votants plus une voix

2-     Le fait que l’élection ne se fasse pas à la majorité qualifiée, soit 50% des exprimés plus une voix, en tenant compte des bulletins blancs.

3-     L’existence d’un « front républicain » qui est, pour l’heure, un front maæstrichien hétérogène (hédonistes, apatrides dans l’âme, gens enfermés dans la courte vue de leurs intérêts au détriment de l’intérêt général).

1er-tour-legislatives-2017Consumatum est, diraient certains. Et j’avoue être particulièrement en colère lorsque j’entends des citoyens de notre bord se résigner à la « victoire » des macroniques. J’ai entendu reprendre des expressions du type « raz-de-marée » sur l’Assemblée. Mais bon sang ! Laissons le dithyrambe aux stipendiés du Propagandastaffel et raisonnons froidement. Certes, l’énergumène élyséen disposera d’une chambre introuvable et pourra mal faire sans recourir à l’alinéa 3 de l’article 49 d’une Constitution faite pour De Gaule mais pas pour des cuistres. Mais avec des pourcentages aussi ridicules (les pires de la Ve République) la clique macronique ne disposera que d’une « légalité » truquée mais nullement de la légitimité.

Je faisais remarquer cela à nos amis de TV-Libertés, qui m’ont répondu fort civilement. Parmi leurs arguments : « Mais il est un fait que l’abstention ne compte et ne compte plus dès la fin du scrutin. Aussi faible que soit le pourcentage de Français en âge de voter qui ont déposé un bulletin En Marche dans l’urne, sa victoire n’en est pas moins légale donc légitime. » (Souligné par moi). Ah, certes, les forbans ne s’embarrassent pas de scrupules, ils ignoreront donc l’énorme abstention (51,29%, du jamais vu sous le Ve) ; il n’empêche : elle est là. L’erreur de nos amis journalistes tient à cette copule « donc » unissant « légale » et « légitime ». Car anthropologiquement parlant, la légalité et la légitimité n’ont pas la même source. Est légal ce qui relève de la Loi, c’est-à-dire de l’assentiment contractuel négocié des citoyens. À cette aune, toute loi arrachée de force est illégale, nous en avons des exemples : traité de Lisbonne ratifié par l’assemblée contre le vote populaire de 2005, passage au forceps du « mariage pour tous » etc… Quelle sera la légalité d’une loi macronique ? Un parlement élu par une minorité de citoyens peut-il prétendre à la légalité ? Il n’est démocratie que directe !

La légitimité, c’est tout autre chose. Elle est jugement éthique, à savoir : ceci nous satisfait moralement, ceci ne nous satisfait pas. Ce ne sont pas les institutions qui font la légitimité, mais la morale collective ET singulière. Un gouvernement est légitime lorsqu’il est légitimé par sinon l’ensemble, du moins la grande majorité des citoyens. De Gaulle le savait, qui en envisageant de se retirer pour avoir été mis en ballottage, l’exprimait mieux que tout autre. Car on n’avance que paré et de la légalité et de la légitimité, c’est cela l’autorité. L’abstention a été pour moi une heureuse surprise, car elle délégitime totalement Macron et ses sbires. Ils feront certes le mal, mais sans l’assentiment moral des citoyens. « Nos pourrons hurler pendant cinq ans que la majorité de la Chambre des députés aura été élue avec un nombre de voix qui remet en cause, « moralement » toujours et non consti- et institutionnellement, nous ne ferions rien d’autre qu’aboyer fort peut-être mais sur le bord de la route. » Peut-être, mais nous autres chiens de garde de la démocratie, pourrions-nous au passage mordre les jarrets des chameaux de la caravane et semer la panique. Car jouer le jeu de la pseudo-démocratie, c’est en quelque sorte se faire complice de l’ennemi.

En somme, comme sous le régime précédent, nous sommes moralement dégagés de toute forme d’obéissance à ce gouvernement de rencontre téléguidé par les monopoles financiers apatrides dont le pouvoir délégué est à Bruxelles et à Berlin, pas à Paris. Il pourra exercer la coercition, il n’aura pas pour autant l’autorité qui fait librement consentir à la Loi Juste. Aussi appelons-nous à la dissidence, comme Soljenitsyne et M. de Villiers, à refuser toutes les pseudo-valeurs d’un monde désincarné uniquement tourné vers l’hédonisme et le multiculturalisme. Contre ce totalitarisme mou de la bien-pensance et du risque zéro, contre l’immigration, contre le « vivre ensemble » forcené, « Contre toute l’Europe, Avec ses capitaines, Avec ses fantassins couvrant au loin les plaines, Avec ses cavaliers. »

Ceci dit, nous n’excluons évidemment pas d’approuver si par extraordinaire le gouvernement macronique prenait des décisions favorables au Pays. Mais tôt ou tard, Macron et sa clique de forbans seront confrontés au principe de réalité. Le Jupinet élyséen, du reste, connait déjà cette réalité qu’il cache : la faillite du système financier monopoliste. Viendra le jour où, malgré son talent d’ajusteur de paramètres il ne pourra pas sauver la France d’un désastre qui fera pleurer de rage et de détresse des milliards d’Hommes. La Démocratie exige des cœurs et des âmes bien trempés, et l’eau de trempe est la souffrance et le malheur. Je nous souhaite beaucoup de malheur. Macron nous y aidera. Son monde sans racines est devenu fou. En voulez-vous un exemple ? J’apprends par l’ami Jovanovic (1 :04 :20) que ces connards de commissaires politiques bruxellois veulent instituer une sorte de « permis de tronçonner » en obligeant à une formation… à la manipulation de la tronçonneuse ! Nous sommes une génération de ruraux à savoir utiliser l’engin sans nous découper en rondelles, mais c’est ainsi, les abrutis de l’Europe, n’ayant rien de mieux à faire, légifèrent et toute insanité. De la même façon que les ruffians de Hollande ont décidé que tout macchabée devait être disséqué pour prélever ses organes. Nous sommes dans l’absolu totalitarisme, on ne respecte même pas la Personne humaine réduite à des pièces de bidoche monnayables. Honte et destruction sur un tel monde !

Naturellement, ami(e)s lecteurs(trices), je possède comme tout rural une tronçonneuse, et croyez-moi, si un connard vient me demander un permis, il sera reçu comme il sied à tout cuistre envahissant mon espace vital : à coups de bâton sur les reins -lesquels deviendront ipso facto invendables (les rognons, pas les coups). Autrement dit, hormis quelques Commandements énoncés depuis des millénaires (pas tous !), il sera bon d’employer des ruses de braconniers pour tourner non la Loi, mais leurs lois. La dissidence commence par la désobéissance civile, l’entraide dans le travail, l’échange démocratique du travail et des biens hors de la spoliation et de l’extorsion d’État. Raboliot, nous voilà !

Quant à la bataille des idées, il faut certes que chacun prenne son bâton de pèlerin et parte par les champs et les villes pour expliquer et expliquer encore ce qui se passe et que cachent les médiagogues. Mais il faut aussi faire taire les médias ; certes, que se multiplient les médias dissidents, cependant ceux-ci doivent trouver l’argent pour vivre, de l’ordre de deux mille euros par émission. Mais moins coûteuse et plus efficace, la bonne méthode est de brouiller techniquement les émissions de radio et de télévision. Je puis vous assurer que des techniciens y travaillent déjà[1]. L’ennemi ne respectant pas le droit des gens, il n’y a aucune raison pour que nous respections ses lois.

Ceci, messieurs les forbans mæstrichiens, est une déclaration de guerre civile.

Sacha



[1] Même si vous me torturiez, MM les chats-fourrés et flics du régime, je ne révélerai pas mes sources !

Share
Cette entrée a été publiée dans A la Une. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.