L’homme-mouton

L’on ne peut qu’être saisi de rage en constatant que l’implantation sous-cutanée de mouchards, dont nous avions dénoncé ici l’imminence, devient une réalité. Aux Etats-Unis, nous dira-t-on, le Messie de pacotille Baraque-aux-Bahamas regnans. Certes; toutefois, relisez l’article que j’ai cité précédemment (son titre est : Contre Big Brother [26/04/2008] – Auteur : Vautrin) et vous verrez que le lobby totalitaire est également à l’oeuvre dans notre malheureux pays.

Le lièvre putride est levé par un site, Chaos mondial. Prenez connaissance de ce qu’ils nous révèlent. « Objectif : créer un registre national d’identification pour permettre un « meilleur suivi des patients en ayant toutes les informations relatives à leur santé ». Le nouveau projet de Loi relatif aux soins de santé ( référencé HR 3200 ), qui a dernièrement été adopté par le Congrès, contient (à la page 1001 du projet) l’exigence selon laquelle tous les citoyens qui en dépendent (du système de santé) devront être « identifié » par l’implantation d’une puce sous-cutanée. » Chez nous, on le prévoit déjà pour les diabétiques, mais nul doute que la caste politique, avec la complicité des carabins, ne s’efforcera de l’étendre à tout assuré social.

Voilà donc les hommes de ce qui s’autoproclame « la plus grande démocratie du monde » dépouillés de leur autonomie de citoyens et réduits à l’état des animaux de troupeau que les fanatiques de l’hygiène alimentaire affublent d’implants et de puces pour les mieux surveiller. Il y a là une nette régression, une véritable atteinte à la Personne. Disons-le : une mesure fascho-stalinienne, un rêve de tyran enfin réalisé. Et, encore une fois, chez nous « on » s’apprête faire de même.

Ce n’est pas en soi le recours à un transpondeur électronique qui est blâmable ; après tout, cela peut apporter une sécurité -au moins morale, parce qu’en regard du chiffre de nos jours, c’est une sacré illusion, que celle de la sécurité- à quelquelqu’un qui en a besoin ET QUI LE SOUHAITE. Rien à  dire si un diabétique, usant de son autonomie de citoyen, demande un implant électronique pour que soit surveillée sa concentration sanguine en sucre. Non : regardez bien la loi Américaine : c’est TOUT citoyen ayant recours au système de santé qui recevra OBLIGATOIREMENT l’implant. Le rêve totalitaire de  J.Edgar Hoover, et de tous les monstres orwelliens est en passe de se réaliser. Au nom de l’efficience technique et de la « rationalisation » (!!!) de la gestion. Monde de technocrates puants !

Est-ce à un fichu Etat de décider de ce qu’est « la santé » ? Chez nous, on connaît les merveilleuses mesures ruineuses que prend le sinistère du même nom (accompagné de la jeunesse, des sports etc…) pour emmerder tout le monde. La santé, ce n’est pas quelque chose d’objectif qui existerait en dehors de nous : la dichotomie santé / maladie est en fait une illusion de vétérinaire. Mais il semble bien que la caste politique, bobolitique, ne l’entende pas de cette oreille et décide pas des articles règlementaires (ils appellent ça « lois ») de ce que peut être « la santé ». Or : la santé est un état  que l’on s’approprie, c’est-à-dire ce que l’on négocie, pas seulement avec le Diafoirus, mais aussi avec (et généralement contre) les instances étatiques. Il est donc hors de question de les laisser imposer l’adage du Dr Knock, selon qui « un homme bien-portant est un malade qui s’ignore ». Que celui qui veut consulter, consulte. Et qu’on laisse les autres autonomes dans leurs choix. 

Mais, bien entendu, le prétendu dossier de santé n’est qu’un chiffon rouge. En réalité, le grand souci des tyrans de ce monde est de pouvoir contrôler l’ensemble de la population, afin de la faire marcher strictement sur les rails de l’obéissance. Illusion, du reste, parce que l’on ne voit guère comment on pourrait contrôler chacun des sept milliards de clochards qui encombrent la planète, et le lapinisme médicalement favorisé aidant, n’est-ce pas… Des transpondeurs, il y en a déjà plein, à commencer par ces imbéciles de téléphones mobiles qui donnent aux tyrans l’occasion, à chaque instant, de vous localiser. Mais sans doute y-en-a-t-il (ou il y en aura !) dans les puces électroniques des diverses cartes salopardes qui nous asservissent au système des fichiers -bancaires, associatifs, sécurité-socialistes etc. Bref : nous sommes déjà hyper-fliqués. Quiconque veut passer inaperçu a tout intérêt à se débarrasser vite fait de ces tristes gadgets et de se ballader presque à poil. Sauf, évidemment, s’il a un implant sous-cutal que n’importe quelle borne fasciste camouflée pourrait interroger.

Imaginons un instant : les techniques de micro-pharmacologie se développent. Il n’est évidemment pas absurde de penser qu’une « puce » maudite soit aussi munie de petites utricules contenant des substances nocives, libérées par une commande codée. Big-Brother pourrait ainsi au choix vous endormir, vous paralyser, vous rendre dingue ou vous tuer. On va me dire : c’est de la fiction. Tu parles ! Ces maudits sont parfaitement capables de tels attentats. Une dose infime de neurotransmetteurs peut tout changer du comportement d’un rombier.

Le tout est de penser à la manière de se prémunir contre cette peste étatico-oligarchique. L’acte décisif serait, évidemment, de se débarrasser de l’oligarchie. Peut-être l’Histoire que nous ferons nous en débarrassera-t-elle, mais ce n’est pas pour demain. Le second acte, c’est de refuser l’implant. Pour ma part, autant prévenir les tyrans, si l’on essaie de me persuader que c’est pour mon bien : une baffe. Si l’on essaie de me l’implanter de force : étalé pour le compte. Si l’on s’obstine : une cartouche de chevrotines. Mais comme les tyrans disposent de milliers de mercenaires, miliciens etc.. à leur solde, on finirait bien par implanter. Alors, il faudra recourir à la technique.

Nul doute qu’un corps étranger est mal toléré par la peau : ceux qui ont ramassé du pare-brise dans la couenne savent qu’à la longue les morceaux finissent par ressortir. Donc les carabins vont chercher à implanter assez profond. La chirurgie extractive, indispensable pour virer le morpion étatique, sera assez intrusive, mais légitime parce qu’il s’agit de protéger l’autonomie du citoyen. Arracher l’implant est un devoir. Mais l’on peut aussi songer à détruire les circuits de la puce pour la rendre inerte. Le programme des chercheurs-résistants est tout tracé : (1) dérober des puces (2) les étudier de très près et (3) mettre au point les techniques de neutralisation. Il y a des oscillateurs, dans ces machines, et l’on doit pouvoir les faire péter, comme faire péter les ROM et autres vistemboires. Le recours aux micro-ondes est envisageable, mais un circuit soumis à ce traitement chauffe et peut occasionner des lésions : il y a donc tout un champ d’expérimentation civique à mettre en place pour faire échec aux salopards.

J’ai toujours pensé que le savoir mis entre les mains des pignoufes était dangereux : nous en avons la preuve. Le savoir scientifique ne devrait être mis qu’entre les mains de ceux qui en sont moralement dignes. Les hommes de pouvoir sont immoraux, donc ils ne devraient pas avoir le droit d’utiliser les hommes qui savent. Et l’ingénieur qui participe à cette infâmie doit être sévèrement puni. Enfin, c’est déjà une malédiction que les humains soient des êtres sociaux : si, en plus, on les force à rester en troupeau, même plus en société, nous aurons fait un retour au Jurassique.

Raymond.

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