Le traquenard de Beauvau

Normal ! Les riches c'est fait pour être très riche et les pauvres très pauvres !

Normal ! Les riches c’est fait pour être très riche et les pauvres très pauvres !

Samedi 24 novembre 2018 : les gouvernementaux ourdissent une provocation contre les Gilets Jaunes pour déconsidérer un mouvement qui remet légitimement en question la politique macronique.

Comme le 17, je suis revenu aux ronds-points où les Gilets Jaunes filtraient la circulation. Les manifestants évoluaient sagement entre ces deux ronds-points, sans menacer personne, et camionneurs comme automobilistes acceptaient (à de très rares exceptions près) cet état de fait. Il manquait peut-être des dispositions pour laisser passer les véhicules de secours, il est vrai que ce n’est pas facile lorsqu’une nationale à quatre voies dite « axe Centre-Europe-Atlantique » s’étrangle soudain en un chemin à deux voies à cause de la stupidité des pouvoirs locaux et nationaux. J’ai compté encore quelque cent-cinquante personnes présentes malgré le temps maussade.

J’avais des appréhensions quant au déroulement de la manifestation parisienne. En effet, un mouvement spontané n’est par définition pas structuré, et je prévoyais qu’il serait difficile aux Gilets Jaunes de manœuvrer de manière coordonnée pour échapper aux forces de répression et éviter les fascistes « blackblocs » et autres « antifas » qui constituent ordinairement les auxiliaires du ministère de la police lorsqu’il s’agit de déconsidérer un mouvement. Il était évident que la proximité des manifestants avec le palais de l’Élysée, le dix-sept, avait inquiété les satrapes et qu’ils feraient tout pour tenir les manifestants loin des lieux de confiscation du pouvoir : l’Élysée, Matignon, et des chambres d’enregistrement que sont l’Assemblée et le Sénat. On ne sait jamais, n’est-ce pas ? C’est pour cela qu’on voulait confiner la manifestation au Champ de Mars, tout en sachant parfaitement que les Gilets Jaunes désobéiraient.

Tout était donc en place pour tendre un traquenard aux manifestants : un énorme dispositif de CRS armés jusqu’aux dents de grenades lacrymogènes, avec des « canons à eau », et des casseurs gauchistes que les cognes avaient ordre de laisser passer sans les inquiéter. La chose était évidente dès que j’ai regardé en direct le reportage de RT France (je ne voulais à aucun prix suivre l’affaire via BFM-WC, chaîne macronique de désinformation patentée) : dès dix heures du matin, les manifestants étaient gazés, et des allers-retours entre les flics et les manifestants, les uns chargeant, les autres reculant, puis les uns reculant et les autres réoccupant le terrain sur les Champs-Élysées, des heures durant. Les manifestants interrogés par RT France étaient tous surpris d’être systématiquement gazés, et ne comprenaient pas cet acharnement féroce. Ils oubliaient que la France est aux mains d’une caste totalitaire !

Puis les vermines gauchistes se sont mises à détruire, incendiant des véhicules, cassant du matériel urbain, dépavant les rues, brisant des vitrines. Le plan du ministre de l’intérieur fonctionnait parfaitement, et cet énergumène ne manqua pas d’accuser « l’ultra-drwââââte » et même Mme Le Pen d’être à l’origine de ces excès. L’infiltration par les nazillons gauchistes n’est cependant pas passée inaperçue : plusieurs manifestants interrogés par RT signalaient la présence d’énergumènes tout de noir vêtus, portant foulard sur le groin, et sans gilet jaune.

La journaliste honnête Charlotte d’Ornella, qui suivait le déroulement des évènements, confirme le fait (voir la vidéo ci-dessus), et j’ai moi-même constaté dans des images de RT France la présence d’une bande de gougnafiers -revêtus pour la circonstance de gilets jaunes- déployait un drapeau rouge portant en noir l’effigie du criminel « Che » Guevara de sinistre mémoire. Je pense que cette séquence doit encore se trouver dans les archives de RT France. Donc pour moi, la provocation gouvernementale est avérée, les nazillons d’ultra-gauche étaient bien mandatés pour déclencher des actes de vandalisme. Dès lors, il devenait en apparence facile à Castanier de faire passer ces vermines pour une « ultra-droite » qui n’y était pour rien, et qui en général ne casse rien, pas même trois pattes à un canard.

En apparence, le complot a fonctionné : des tas de petits trous-du-cul macroniques enfoncent le clou gouvernemental sur les prétendus « réseaux sociaux » et sur YouTube. Cela ne veut pas dire pour autant que la majorité de ceux qui soutiennent légitimement les Gilets Jaunes va les abandonner lâchement. Car la colère demeure, la spoliation fiscale étant le noyau dur de celle-ci. Cette colère, on peut le parier, s’accentuera lorsque l’effet psychologique consécutif à l’amputation des revenus nets par le prélèvement à la source se fera sentir : l’ampleur de la spoliation sera encore plus visible. Il faut espérer que d’autres colères s’agglutineront jusqu’à menacer un gouvernement issu d’un coup d’État judiciaro-médiatique. L’idéal serait que le 26 mai prochain tous ceux qui habituellement négligent les élections européennes se décident à aller voter -pour n’importe qui sauf pour les macroniques et leurs complices- transformant l’élection en un référendum anti-gouvernemental.

oligophreneJuste au passage : l’énergumène Castanier a profité du violent désordre occasionné par ses sbires pour louer la gentille manifestations des rombiasses bobêtes place de la Madeleine (douze-mille crétin.e.s selon les chiffres du ministre). Il parait que l’histrionne gauchiste Robin aurait fait un tabac. Manifestation ridicule, car elle ne s’est pas déroulée dans un territoire de charia comme la Seine-Saint-Denis ou les femmes musulmanes sont rossées d’importance. Mais, n’est-ce pas ? On est courageu.ses.x mais pas téméraires. La photo ci-contre d’un fémelin pancarté donne une idée de la loxophrénie (1) et de l’oligophrénie de ces bobos-là.

Revenons au propos. On dit que certains Gilets Jaunes prétendent remettre le couvert samedi 1er décembre et que d’autres sont contre. Pas bon, ça, il ne faut pas que les gredins gouvernementaux sèment la division. Mais il faut tirer les conséquences de la manipulation gouvernementale, qui a réussi parce que le mouvement n’est pas structuré. L’urgence est précisément de s’organiser afin d’optimiser les actions, tactiquement et stratégiquement. Il faut donc se parler et se mettre d’accord, tout en restant en dehors des courants politiciens et syndicaux récupérateurs. Aussi ne suis-je pas favorable à une manifestation parisienne si tôt que le premier décembre, car sans organisation le scénario pourrait être le même que celui du 24 novembre, voire pire.

Nous sommes à un commencement, comme je l’ai dit, et la colère demeure car ses causes demeurent et s’aggraveront. Le tout est de ne pas se laisser diviser, de combattre l’infox des moyens de propagande de masse médiatiques, d’avoir la volonté de résister. Jusqu’à la déconfiture de la caste macronique.

Sacha

(1) loxophrénie : maladie de ceux qui ont des idées tordues.

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