Moratoire : le baise-couillons

de-charretteOn nous annonce un moratoire de six mois pour les taxes-carburants. C’est ce que dans la cour de récréation de mon enfance on appelait « un baise-couillon ». Car primo, la mesure est tentée pour calmer un peu la colère des GJ. Secundo, dans six mois, la taxation reprendra de plus belle et il y a gros à parier que la situation des Français (hors bobos) ne sera pas meilleure, voire qu’elle sera pire. Donc c’est reculer pour mieux sauter. De toute façon, le gouvernement n’entend nullement abandonner sa criminelle entreprise initiée sous couvert d’« écologie ». On sait ce qu’il en est, et on sait aussi que l’argent spolié sert à remplir le tonneau des Danaïdes de la dette tout en maintenant le train de consommation de l’Ėtat.

D’ailleurs le kleptocrate-en-chef, Lemaire, a vendu la mèche : « le cap de la réduction de la dette sera tenu », « On en a discuté avec le président de la République lundi soir. Il y a un cap fixé par le président qui est celui du respect de nos engagements européens, de la réduction de la dépense, de la réduction de la dette et de la réduction des impôts et ce cap-là, il sera tenu.» Évidemment ! On obéit comme des caniches à Bruxelles-Berlin dont les eurocrates n’ont cure de la souffrance des peuples. Rappelons tout de même l’origine de cette dette abyssale : la loi de 1973 interdisant à l’État d’emprunter à la Banque de France et l’obligeant à emprunter auprès de banques privées. Le service de la dette est depuis des lustres le premier poste budgétaire. Nous ne cessons d’engraisser les grands monopoles comme la JP Morgan ou Goldmann-Sachs ; c’est un processus sans fin dont, si aucune mesure radicale n’est prise, nous serons à jamais affectés et infectés. Alors, Lemaire, n’essaie pas de nous leurrer avec d’hypothétiques « réductions des impôts », tu sais parfaitement que vos choix politiques les rendent impossibles.

Baise-couillons, donc, car la seule réponse possible aux revendications des GJ n’est pas un moratoire sur les taxes-carburants, mais bel et bien leur abandon. De même qu’un arrêt des achats d’électricité éolienne à 85 euros le mégawatt, qui grèvent nos factures de courant. Bref : c’est TOUTE la politique de taxation et d’achats injustes, ridicules et ruineux, qui doit être abandonnée. Autant essayer de décrocher la lune ! Mais que je vous dise : la dette ? Puisqu’il y a des années que nous gavons les monopoles, un gouvernement national, vraiment national, pourrait décréter que « polop ! C’est terminé, on ne paie plus, vous avez déjà été payés. » Bien sûr, les monopoles et leurs valets essaieraient de nous le faire payer cher, mais que pourraient-ils devant un Peuple déterminé ? La crise extrême que nous vivons appelle des solutions extrêmes. Et si l’immense casse-gueule (in English : « crash ») bancaire que les économistes lucides prédisent advient, nous serons de toute façon contraints à ces solutions extrêmes.

Tenez, je vais vous parler des « géants des mers » ; a priori, cela n’a rien à voir avec mon propos, mais pourtant cela révèle l’immense gaspillage induit par la « mondialisation » économique. Je pourrais évoquer ces barcasses promène-couillons genre paquebots de croisière, tels l’Azura ou le Symphony Of The Seas, ce dernier long de 362 mètres, comportant 2777 cabines, destinés à montrer les « merveilles du monde » à un tas d’abrutis riches (une croisière Caraïbes + Miami coûte 1364 €. Pas de GJ sur ces barcasses !) pour qui le monde n’est rien de mieux qu’un immense écran de télévision. Ces saletés dégradent tout, par exemple à Venise lorsqu’elles s’y aventurent. Non, je veux parler des porte-conteneurs géants comme le Saint-Exupéry , 400m de long, 59m de large, portant 21 000 conteneurs. Les uns louent la prouesse technique, les autres bieurlent que ça produit autant de CO2 que 45 000 voitures (on exagère un poil quand on dit 65 000 000 de véhicules !). Moi, je vois que c’est un formidable outil mondialiste qui sert les monopoles : on fait produire en masse dans des pays à très faible coût de main d’œuvre et on importe tout aussi massivement à grands frais dans les pays dits « riches »… où il y a des millions de chômeurs. Voilà de l’économie bien pensée, non ? Et Candide de se demander s’il ne serait pas mieux de « relocaliser » les industries afin de diminuer le coût des transports. Par exemple, quel intérêt y a-t-il pour un peuple d’assembler des véhicules dont les moteurs sont produits à l’étranger et acheminés sur les lieux d’assemblage par de hurlants poids-lourds ? Posez la question aux kleptocrates de Bercy, vous verrez, la réponse ne manquera ni de sel ni d’hypocrisie. Mais, bon sang, nous tenons-là encore une des causes de la pauvreté de notre peuple et des revendications légitimes des GJ.

Bref : les euro-kleptocrates de la bande macronique cherchent encore à nous berner. Aussi suis-je d’accord sur le principe de ne pas céder, de lancer un « GJ, acte IV ». Mais je crois qu’il ne faut plus aller dans Paris où l’on se fait gazer et embastiller. Il faut assiéger Paris et en faire le blocus. Je verrais bien une guerre du Bocage, une sorte de Chouannerie où on lève ici un barrage pour éviter l’épreuve frontale avec les forces de répression et où on en établit un nouveau là-bas. Cela s’appelle guerilla.

Sacha

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