Le fil du mensonge

Hord dEurope Small« J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu *». Tel est le titre d’un ouvrage que Valeurs Actuelles, qui lui fait un bel hommage dans son numéro 4293, appelle « La bombe Villiers ». La lecture de l’article ne pouvait que m’inciter à acquérir illico le livre, moi europhobe de naissance.  Il ne s’est écoulé guère plus de deux après-midis entre la réception du colis et la fin de ma lecture toutes affaires cessantes. Car cette enquête minutieuse menée par Monsieur de Villiers et son équipe, servie par le talent littéraire de l’auteur, se lit d’une traite tel un excellent roman policier, avec la promesse d’y revenir ensuite avec moins d’impatience. Mais ce n’est pas un roman, c’est une étude précise, avec à l’appui des photocopies d’archives désormais déclassées d’Europe, des États-Unis, de l’ex-URSS.

Il est vrai que des historiens avaient déjà suspecté l’influence prégnante des milliardaires Américains et de leur CIA dans la genèse de cette entité acéphale à force d’être pluricéphale et occulte qu’est l’Europe des européâstres. Nous savions que l’intervention des Yankees à partir 1917 n’avait été que presque symbolique et que les vainqueurs de la première Guerre étaient principalement les Français et les Anglais. Wilson, l’idéaliste-idéologue, n’a fait entrer son pays dans la guerre aux côtés des Alliés que lorsqu’il a compris que les carottes étaient cuites pour les Puissances Centrales. Il s’agissait de placer ses billes, ou plutôt ses capitaux, y compris dans la « république de Weimar ». Monsieur de Villiers nous montre deux énergumènes tout disposés à les servir dans cette entreprise.

L’un d’eux s’appelait Robert Schuman, issu d’une famille de « Français reniés » de 1872 ayant choisi d’être Allemands. Pour mémoire, mon Arrière-Grand-Père, Lorrain natif, avait choisi la France et la Revanche. En 1914, Schuman porte l’uniforme des armées du Kaiser. C’est un « démocrate-chrétien », comme les misérables de la CDU de Merkel. Après la guerre, il grenouille autour des pacifistes genre Briand (un crétin, si j’en juge d’après la correspondance de Paul Cambon) ; c’est que, dans son idée, les Nations de la vieille Europe issue du Traité de Westphalie (1648) et réinstallée (1815) par les vainqueurs de Bonaparte seraient par nature des fauteuses de guerre et devraient disparaître au profit d’une entité transnationale. Il devint ministre de Vichy. Vichy dont l’École technocratique d’Uriage, préfigurait dans le Neue Europa d’Hitler, toutes les écoles européâstres de l’après 1945. C’est donc ce personnage bigarré qui est devenu un des « pères fondateurs » de l’entité européâstre.

L’autre bigarré était le dénommé Monnet, Jean. De cet individu l’auto-biographie fut écrite ( ! ) par des plumes serviles de Science-Po ; elle est mensongère mais sert de référence aux prêches européâstres en direction de la jeunesse. Monsieur de Villiers dissèque avec patience la biographie de ce personnage interlope, sachant s’adapter comme un caméléon au monde anglo-saxon de la banque, devenir baronet en Angleterre puis grenouillant dans les milieux financiers Américains – au début, la JP Morgan, par exemple, dont on connaît le rôle dans les manipulations financières monopolistes actuelles. Vint l’autre Guerre, Roosevelt avait depuis longtemps compris qu’elle serait l’occasion nouvelle pour les Yankees de placer leurs billes ; il fallait simplement que le Congrès abandonne sa politique isolationniste : Pearl Harbor en fut l’occasion. Voilà donc leur Monnet devenu plus ou moins secrètement l’agent de Roosevelt débarquant à Alger afin de circonvenir le général Giraud. Car il fallait combattre l’influence du Général de Gaulle accusé par l’Américain d’être un dictateur. En fait, ce que redoutait l’impotent Roosevelt, était le patriotisme intransigeant de Charles de Gaulle. L’opération tourna court, on le sait, mais les Yankees ne perdaient pas de vue la vraie raison d’entrer en guerre, la même que celle de Wilson : ouvrir totalement l’espace européen d’après-guerre aux capitaux et marchandises made in USA. On fabrique donc des « comités » qui n’ont rien de Théodule, et c’est ainsi que Monnet, stipendié de la CIA par le biais d’associations de couverture, s’employa à faire avancer non seulement l’idée, mais l’organisation d’une Europe pas à pas débarrassée des Nations. Les documents fournis par Philippe de Villiers montrent que la Chase Manhattan approvisionnait les comptes issus des services Américains. Tout était occulté, et Monnet s’employait à travailler dans l’ombre. Voilà quel était le triste sire, le traître célébré lors des « journées de l’Europe », panthéonisé, « père fondateur ».

Il apparaît également un troisième fondateur, un juriste Allemand qui fut le premier président de la Commission Européenne pendant dix ans : Hallstein. Triste sire lui aussi, ayant appartenu à quatre organisations nazies puis récupéré par les Yankees pour agir à leur solde. Voilà donc les trois Pieds-Nickelés de l’ombre. Ils ont créé ce monstre juridique démovore (1) que l’on appelle « Union Européenne ». À la suite de quoi on ose nous faire croire que l’Europe de Bruxelles serait un projet né de la Résistance ! Non, cela ressemble beaucoup à le Neue Europa d’Hitler, qui lui aussi -étant National Socialiste »- voulait détruire les nations d’Europe. Cette Europe est née d’idées délirantes, d’appétits de profits gigantesques, de totalitarisme. Clamer le contraire -paix, prospérité grâce à la « libre circulation » et le « marché ouvert »- n’est que mensonge, et nos peuples qui regimbent désormais l’éprouvent chaque jour. Et Macron est typiquement un rejeton de ces « pères fondateurs » : ne l’écoutez pas !

La « bien-pensance » européâstre va hurler au « complotisme ». D’autant plus fort le fera-t-elle que Monsieur de Villiers appuie sur l’abcès et fournit des pièces justificatives prouvant que le complot est bel et bien réel. Ne regardant pas la télévision ni ne lisant la presse « principal-flux », je n’ai pas d’écho encore -mais cela viendra- soit du vacarme européâstre, soit de l’assourdissant silence médiatique. Car c’est vraiment une bombe, que cet ouvrage, et il ne serait pas étonnant que la bande macronique ordonne aux rédactions de n’en rien dire. Il FAUT, pensent-ils,que le Peuple, à deux mois de l’élection « législative » (quelle ironie !) européenne, ignore la vérité. Je n’ai, jusqu’à maintenant, vu qu’un extrait d’une émission d’Ardisson où Philippe de Villiers présentait son livre.

Or il est indispensable que cet ouvrage soit lu par des milliers de personnes, et que ce qui s’y trouve soit diffusé et commenté sans modération, à l’usage des citoyens. Les européâstres et gens du Bielderberg disposent des milliards et tiennent les médias : ce n’est qu’avec nos faibles moyens que nous tous, patriotes, pouvons répandre la nouvelle. Mais souvenons-nous : cent vedettes légères, dispersant les défenses, peuvent couler un porte-avions géant. Des centaines de nha-qués en sandales taillées dans de vieux pneus ont vaincu les troupes de l’Oncle Sam. Hardi, donc, diffusons ! Les peuples regimbent contre les méfaits de l’UE, les peuples refusent de disparaître, d’être remplacés par des barbares parasites, les peuples veulent retrouver la maîtrise de leur destin, l’Europe de Schuman-Monnet-Hallstein se fragmente et se délite. Hardi ! Donnons encore des coups de bélier pour jeter bas cet édifice ubuesque ! Le 26 mai, votez pour quelque parti patriote que vous voudrez, mais ne votez jamais pour des partis européâstres. Nous pouvons construire une Europe des Nations, de l’Atlantique à l’Oural.

Sacha

PS : Je n’ai rien contre le peuple Yankee qui fut un grand peuple, aujourd’hui malheureusement gangrené par les fascistes « démocrates » et leurs idées délirantes. Mais j’en ai contre le grand capital monopoliste banquier dont les établissements sont connus et qui poursuivent toujours les mêmes buts de destruction des nations et de mondialisation. C’est pourquoi il est bon qu’existent la Russie, la Chine et l’Inde pour leur faire pièce.

(*) Philippe de Villiers, J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu, Fayard, mars 2019.

(1) Démovore : dévoreur de Peuples

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