Acte XVIII : La racaille antifa en action

castaner_antifas_utilesQuel bordel, M’âme Angèle, quel boxon, M’sieur Gaston ! Saccage réussi aux Champs-Élysées à l’occasion de l’Acte XVIII des manifestations des GJ. Franchement, c’est très con ! Attention : je ne vise pas ici les GJ. J’ai suivi l’affaire depuis le matin sur RT-France, la seule TV qui ne suive pas les manifestations avec les lunettes déformantes de la macronie. Très tôt, vers 10 heures, on voyait la place de l’Étoile -Place Charles de Gaulle- bouclée par des cordons de gendarmes mobiles autour de l’Arc de Triomphe. Il y avait encore les blindées désuètes du Régiment de Chars de Romorantin. Mais, c’était bien visible, le spectateur ne pouvait pas manquer ces groupes d’énergumènes sans gilets jaunes, tout de noir vêtus, le groin masqué, la coloquinte casquée, sac au dos. Du reste, les reporters n’ont pas manqué de signaler ces inquiétants personnages. Ils étaient sur place bien avant les GJ.

Ces racailles sont connues, qu’on les appelle « blackblocks » ou « antifas », ce sont de petits bourgeois fanatiques qui rêvent de transformer non seulement la France, mais toute l’Europe en paradis socialiste genre Venezuela, Cuba, Corée du Nord, avant de rentrer dans le rang et devenir clients et serviteurs des banquiers monopolistes. Les services spéciaux et la police les connaissent, ils les ont fichés, ils savent leur adresse, le numéro de leur voiture, leur pedigree : ce sont comme le dit le ministre ex-pégreleux, « des casseurs ». Chaque fois que le peuple ou les syndicats manifestent, ils sont là pour détruire. J’accuse l’Intérieur et l’Élysée de les avoir sciemment laissés entrer dans Paris et se poster prêts à en découdre. Et même je ne repousse pas l’hypothèse qu’ils aient été placés là à dessein.

Car cet acte XVIII se voulait symbolique. De quoi, c’est autre chose. En tous cas, il était bien tentant pour les macroniques de provoquer des affrontements avec les robocops et de faire un maximum de casse. Les frontières entre cette pègre et l’Intérieur ne sont pas si étanches que l’on ne puisse faire l’hypothèse d’un coup tordu. Je la fais. Car pour les macronesques, le seul moyen envisageable pour calmer les GJ sans céder à leurs revendications légitimes, c’est de les déconsidérer auprès des 63% de Français qui les soutiennent encore. Coup double, d’ailleurs, car ainsi le petit-bourge frileux ami de « l’ordre » (Quel ordre, grands Dieux ! La République, c’est intrinsèquement le désordre !), apeuré et rageant devant la casse sera tenté, l’imbécile, de voter macronique le 26 mai et, au moins, soutenir la « loi » anti-manifs.

Alors voilà les vermines blackantifablocks au travail. On casse, on incendie, on pille, et BFM-WC comme ses complices font la réclame pour ce joli spectacle. Je crains bien que cet Acte XVIII ne marque la fin du mouvement. Pourtant, dans leur grande majorité, les GJ sont pacifiques, même s’ils sont légitimement en colère. Pour autant, l’affaire ne sera pas réglée, car les mêmes spoliations -fiscales et systémiques- qui ont suscité la révolte demeurent, et comme diraient les psychanalystes, il faut s’attendre à un « retour du refoulé ». Les macroniques le savent, mais ils poursuivent leurs objectifs avec obstination. Jusqu’à ce que le lourd couvercle placé sur la marmite la fasse exploser. La récession et les catastrophes bancaires annoncées par bien des économistes ne vont certainement pas arranger les crochets de la macronie.

Quoi qu’il en soit, cet Acte XVIII péchait par naïveté. On voulait, dit-on, la « convergence des luttes ». Stupide ! Drouet avait essayé de mobiliser les GJ avec la CGT : raté, car le mouvement n’a rien à cirer des magouilles syndicales. Les syndicats font partie du système, tout comme les climato-fanatiques qui rêvent de politiques capables d’enrayer un très hypothétique « réchauffement d’origine anthropique ». Par conséquent il était idiot de vouloir conjoindre les manifs GJ avec celle des crétins ayant envers le GIEC la foi du charbonnier. Car derrière les climato-fanatiques, il se profile des margoulins qui font de l’or sur la crédulité des gens : vendeurs de compères-loriots divers, des panneaux solaires aux éoliennes et aux voitures « tout électrique ». Un peu de bon-sens suffit pour comprendre que c’est, finalement, le Peuple qui paie les frais de la « transition énergétique » et que c’est précisément l’annonce de la spoliation par la taxe-carbone qui nous a mis sur le ronds-points le 17 novembre 2018.

Autre naïveté entendue d’un GJ invité sur RT-France qui appelait tranquillement à lier les luttes des Gj avec celles des « quartiers ». Mais enfin ! Les « quartiers » n’ont rien à voir avec notre civilisation ni avec notre peuple. Ce sont des zones hors-droit où la seule loi est celle des « grands-frères », caïds de trafics divers, fabriques de djihadistes, et dont la seule préoccupation est d’être maîtresses de leurs territoires pour continuer leurs activités illicites. Une société qui se débat ne peut pas faire alliance avec une contre-société qui la menace. Le gauchisme à la Mélanchon-Autain ne sied pas aux GJ.

Il n’empêche que nous allons devoir changer de tactique, car les affrontements violents sont extrêmement contre-productifs. Ils font des blessés graves, ils affolent le bourgeois, ils servent à justifier la répression et les lois scélérates. GJ, n’offrons pas à Macron le bâton pour qu’il nous batte ! Le pire serait d’abandonner, mais je pense que l’aiguillon de la pauvreté se chargera de réveiller les plus mous d’entre-nous. Que faire ? Premièrement, revenir sur les ronds-points, là où tout a commencé et où se sont renoués des liens sociaux détruits depuis quatre décennies. Se voir, se parler, partager, mener des actions ensemble pour tous, c’est le minimum. Deuxièmement, constituer des réseaux de solidarité : que pas une personne spoliée ou frappée d’un abus administratif ou judiciaire ne se retrouve seule. Ces réseaux devraient perfuser partout dans le corps social. Troisièmement, réagir immédiatement et massivement à toute nouvelle spoliation imaginée par le pouvoir, lequel est toujours à chercher des expédients pour faire payer au peuple la facture de ses fautes, de ses lubies, de ses fanatismes. Quatrièmement, prendre conscience que la classe politique n’a qu’une marge de manœuvre très restreinte à cause des diktats de l’UE. et que si nous voulons redevenir maîtres de notre destin, il faudra réimposer notre souveraineté face à l’UE dont il n’a pratiquement pas été question (en tous cas pas assez) dans le Mouvement. Et, subsidiairement, repérer les casseurs et leur casser la gueule pour nous venger du mal qu’ils nous font.

N’oublions pas que les revendications légitimes ne sont pas satisfaites : fiscalité, rétribution du travail, RIC. Ce n’est pas le moment de jeter le manche après la cognée.

Sacha

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