BREXIT !

Flag_of_the_United_Kingdom.svgLe premier jour de février de l’année deux-mille vingt, jour d’Imbolc et fête de Saint Ella, le Royaume-Uni s’est enfin libéré de la geôle européâstre.

La gente journalistique abuse de l’adjectif historique. Elle s’en sert comme les mauvais rimailleurs usent d’une cheville, faute d’inspiration, faute de culture. Par exemple, qu’un/une Conchita Wurst gagne par protection l’imbécile concours de l’Eurovision, que la France gagne la coupe du monde de ballon au pied après avoir soudoyé un peu à droite et beaucoup à gauche, voilà nos ânes brayant à l’événement historique. Quelle dérision ! Un évènement n’est historique que lorsque s’ensuit une modification de la donne politique. Par exemple, la révolution française dans sa totalité a constitué, hélas, un évènement historique majeur dont tous les peuples d’Europe ont souffert et dont nous souffrons encore. Mais pour être historique, un évènement n’est pas nécessairement malheureux.

Ce n’est donc pas abuser d’hyperbole que de reconnaître le caractère historique de cette rupture -que nous espérons définitive- entre la Grande-Bretagne et l’entité européâstre après plus de quarante ans d’existence d’un ménage boiteux. Recouvrer son identité, sa souveraineté, le pouvoir de légiférer, la démocratie, c’est l’aspiration normale d’un peuple. Et lorsque cela advient, c’est un don de ce peuple à lui-même. Et voilà ce que le peuple Britannique s’est donné : des frontières, sans lesquelles il n’existe pas de pays, son identité, sans laquelle il n’existe pas de nation, ainsi que ce qui conditionne le régalien : la maîtrise de sa politique tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, le pouvoir de prononcer ses propres lois, de commercer avec qui bon lui semble. Tout ce que les peuples prisonniers de l’union européâstre ont perdu et ne retrouveront peut-être jamais ou malgré eux.

Nous pouvons manquer de saluer à nouveau deux personnages désormais historiques. Boris Johnson, dont l’entêtement patriotique a fini par avoir raison de tous les complots ourdis par les forces obscures de l’axe Berlin-Bruxelles-Paris aidées par des traîtres à leur solde. Et surtout Nigel Farage, le grand patriote qui a lutté avec acharnement contre le monstre européâstre : « Nous ne voulons pas de vos lois, nous ne voulons pas de votre drapeau, nous ne voulons pas de votre hymne ! », tonnait-il à Strasbourg. Soucieux uniquement de son pays, Nigel Farage a renoncé à présenter des candidats contre les Conservateurs pour que s’accomplisse la libération. Voilà un homme d’État véritable. Ces deux hommes resteront dans l’histoire au même titre que Sir Winston.

Les européâstres dépités et leurs valets des médias de propagande, notamment en France, se réjouissent déjà de troubles qui peut-être, espérons-le, n’interviendront jamais : subversion de l’Irlande du Nord, malencontreuses tendances séparatistes de l’Écosse. Mais l’Angleterre n’a pas de gouvernement prêtant l’oreille au séparatisme, au contraire du ramassis de gauchistes qui gouverne en Espagne. De toute façon, les européâstres et leurs agents de propagande ont tellement clabaudé en annonçant des apocalypses souhaitées mais heureusement purs produits de leur déraison, qu’aucune personne sensée ne les croit.

J’aimerais tant que la France elle aussi prenne le large ! Pour le moment cela n’est qu’une uchronie autant qu’une utopie, car notre peuple a été tellement conditionné par une propagande de soixante-dix ans qu’il voit l’europe maastrichtienne comme fait accompli, un donné immédiat de la conscience, un environnement incontournable. Ce qu’elle n’est pas. Il faut le rappeler sans cesse, le crier bien fort : cette europe-là est née du mensonge, de la fourberie et de la traîtrise auxquelles il serait insuffisant d’associer seulement les noms des « pères-fondateurs » Monnet et Schumann, tant nombreux furent et sont encore les politiciens complices, de Mitterrand à Macron, en passant par Chirac, Sarkozy, Hollande et tous leurs séides, leurs militants, leurs journalistes, leurs bailleurs de fonds terrés dans l’hyper-espace du capital monopoliste financier apatride.

  Est-il digne pour un pays de laisser prononcer huit-dixièmes de ses lois par une entité étrangère ? Est-il digne de se soumettre aux oukases de la CEDH et de la Cour de Justice européâstres ? N’est-il pas honteux de n’être pas maître chez soi, de sa monnaie, de son budget, de ses frontières, de son droit d’asile ? N’est-il pas ignoble de renoncer à son identité en se mêlant à un conglomérat hétérogène de peuples dirigé par des énergumènes pas même élus qui, une fois retirés, s’en vont pantoufler chez leurs maîtres de la finance internationale ? Il n’y a aucun intérêt ni aucune dignité à demeurer en cet état de sujétion abjecte. Les Anglais, pères de la démocratie en Europe depuis la Magna Carta, l’ont compris. Ils sont partis. Battons-nous pour partir aussi !

Bon vent, Britannia ! Honneur à toi, notre vieille ennemie qui sait parfois se montrer amie … et plus raisonnable que nous !

Sacha

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