Masse critique : pour bientôt ?

la-corde-du-penduCorvée hebdomadaire des courses ; il suffit d’un seul déplacement pour acquérir l’indispensable. Cette pratique a des avantages : elle évite de faire trop souvent l’imbécile masqué dans les magasins, elle permet d’économiser le carburant dont le prix atteindra bientôt celui du Numéro 5 de Chanel, et surtout elle réduit le risque d’être intercepté par les pandores chargés d’appliquer les stipulations ubuesques des tyrans en matière d’autonomie des citoyens.

Je transférais donc mes misérables achats dans le coffre de la vieille auto censée me trimballer au moins sur les dix kilomètres à vol de crâne de piaf autorisés par les arsouilles gouvernementales (en réalité, onze virgule trente-trois kilomètres, mais je m’en tamponne, et d’ailleurs je ne remplis pas d’Ausweis puisque je désobéis systématiquement). Donc tout en ventilant les denrées en fonction de leurs futurs lieux de stockage, j’entendais trois personnes du cru commenter à voix haute et courroucée le fameux Ausweis. Je bichais, car ces braves gens pensent rigoureusement comme moi-même que c’est un galimatias d’absurdités destiné à brider les citoyens. Ayant terminé le rangement, j’allai remettre le chariot à sa place.

eteignez-la-tele-affichetteRevenu à la voiture, je remarquai que le trio avait aperçu et probablement lu l’affichette collée à une vitre (voyez l’image), et comme je balançai avec une rage évidente la foutue muselière en travers du siège, l’un d’eux me fit un clin-d’œil complice. J’en profitai : « Vous n’avez pas de fourche, pour les mettre dehors ? » Cela leur plut. « Oh mais ! Ils vont retrouver les Gilets Jaunes ! » dit le plus vieux. « J’y compte bien ! » assénai-je. « Oui, d’ailleurs le gaz-oil est revenu exactement au même prix qu’à l’époque… » J’avais remarqué la même chose, avec par-dessus le marché une hausse des prix courants que j’estime à 26% en une année. Conclusion unanime : « c’est une vraie bande de cons ! »

Revenu en mon fief, je garai mon coche et traversai le jardin, saluant l’ami Patou occupé à rénover sa clôture. Nous bavardons, et comme il est d’usage, nous causons du temps en déplorant que les gelées printanières allaient probablement compromettre les fructifications de cette année. Conclusion : « enfin ! Nous n’y pouvons rien ! » « Heureusement ! » ajouta Patou, et nous éclatâmes de rire. Pour sûr, car imaginez que le « gouvernement » et ses bureaucrates aient quelque pouvoir sur le temps qu’il fait ! Ce serait une sacrée pétaudière ! Déjà qu’ils nous cassent les burettes avec le très fictif « réchauffement d’origine anthropique »…

Je me dis d’ailleurs que pour bénigne que soit l’épidémie de QI-vide, il est très regrettable qu’elle soit « gérée » par cette bande de pieds-nickelés. La santé est une affaire trop sérieuse pour la mettre entre les pattes des politicaillons et des énarques (ce sont souvent les mêmes). Alors le climat, vous imaginez ! Voyez un peu, lorsque ces abrutis décrètent, comme la Moncond’huy bouchée, que « l’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfant. » En DCCXXXII l’on était moins escrolo-islamo-gauchiste, à Poitiers ! D’accord : les escrolots sont de malfaisantes bourriques, mais force est de constater que les oligophrènes de la bande à Macron n’ont rien à leur envier en matière de féroce stupidité. Donc pour nous sortir d’affaire, il vaut mieux faire confiance aux médecins qu’aux bureaucrates et aux agriculteurs qu’aux bobo-escrolos.

Je ne serai pas étonné si quelque jour les vérificateurs de masques bien portés, d’effectifs de rassemblement, d’Ausweis, finissent par prendre les bourre-pifs mérités par leurs maîtres.  Car de mes rencontres et discussions çà et là, je perçois l’accumulation d’une énorme quantité de colère et de ressentiment. J’attends, je souhaite que soit réalisée la masse critique. Et qu’il s’ensuive une formidables explosion : j’en serai. Avec jubilation, violence et préméditation.

Sacha

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