Du Loup et du Chien : fable rappelée.

cheveche-athena-smallDégager le bouffon ou ne pas le dégager ? Là semble être la question. Et si ce n’était pas de cela qu’il s’agit ?

Je revois la « une » du premier numéro de La Furia, un « citoyen » dans sa niche au nez duquel on agite une enveloppe de vote : « C’est pour qui la démocratie ? ». Et l’homme-clébard de tirer la langue de joie concupiscente. Le voilà « citoyen », appelé à choisir le Président. L’imbécile n’a sans doute jamais retenu -ni même appris- la leçon de la fable du Loup et du Chien. Ah ! Qu’il serait bon de recevoir sans peine de franches lippées en écartant les vagabonds et flattant ceux du logis. Maître Loup se laisserait bien séduire, mais voici :

Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
« Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
- Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. « 
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

C’est la sagesse même. Car est-il raisonnable de choisir de manière plus ou moins « démocratique » un chef de l’État, si cet État vous tient en laisse quel qu’en soit le chef ? Pensez-y bien ! Ah ! Ce n’est pas facile de penser, lorsque l’on est chien domestique ! De ma vie, il me semble avoir toujours contesté cette domestication des hommes par l’État. L’imbécile croit que l’État le sert : prébendes, allocations, santé, routes, climat, déviations sexuelles, « éducation nationale », j’en passe. La vérité est que lorsque cela vient à manquer, notre chien-chien hurle de détresse. Alors l’État en rajoute, et pour en rajouter il fabrique des « lois » toutes plus imbéciles et asservissantes les unes que les autres, et pour financer le tout, il pressure toujours plus. C’est l’asservissement complet, jusque dans la niche où la nichée est strictement contrôlée. Au fond, la « démocratie », paradoxalement, est le système le plus asservissant qu’il soit, le plus voleur, le plus pillard, le plus délétère. L’État exige la soumission totale : la laisse et le collier du chien. L’État ne vit que pour ceux qui s’en emparent et qu’il finit par dévorer.

Je le répète depuis des lustres : l’État doit être ramené à, et strictement circonscrit dans, les trois rôles régaliens indispensables à la conservation du peuple habitant un pays : Défense, Sûreté, Diplomatie. Autant de régalien dont l’État s’est départi (armée échantillonnaire, police agissant seulement contre le peuple et non contre les malfrats, diplomatie désormais dilapidée). Le reste, TOUT le reste est affaire de la société civile.

J’ai suivi d’un œil morne et de loin le barnum électoral : AUCUN candidat n’a envisagé cette solution, la seule propre à nous sauver. Et quelqu’un l’eût-il fait, il serait passé pour un anarchiste fou ! Alors chacun y est allé de son catalogue d’épicier, Vincent Poursant, l’épicier d’Achille Talon ! Et que je te prends telle mesure, que j’arrose ici ou là, voilà tout. Le seul qui a essayé timidement de secouer le cocotier -et encore de manière jacobine- s’est vu honoré de 7 à 8 pourcent d’options exprimées. Et les deux finalistes de ce jeu de dupes où les citoyens sont nécessairement perdants nous rejouent encore et encore la même comédie.

Dimanche 24 avril 2022 à 20 heures, sera proclamé officiellement le décès de la France. Et deux catégories d’imbéciles vont réagir : l’une se félicitant de continuer à vivre aux crochets des autres, l’autre se lamentant de ne pas pouvoir une fois de plus vivre aux crochets des autres. La suite n’est pas difficile à imaginer : moins de franchises, moins d’autonomie, plus de spoliations : l’esclavage, qu’il soit mondialiste ou non. Tous ces couards détestent l’effort et la responsabilité. Plutôt la laisse et le collier que de gagner « tout à la pointe de l’épée ». J’ai l’impression qu’à part quelques caractères bien trempés que je fréquente, je suis entouré de pédales fainéantes.

Vous me direz « oui, mais Macron, tout de même… » C’est vrai, c’est un franc coquin, un traître, il faudrait en débarrasser le pays. Je n’y verrais aucun inconvénient, fût-ce par la force de l’insurrection ou par la pratique de l’assassinat politique considéré comme l’un des Beaux-Arts. Assassinat bien entendu symbolique, car je ne veux pas la mort du fou, seulement qu’ils soit mis au cabanon (auréole : 1500 watts en couvre-chef). Mais cela ne règlerait en rien le problème. Tant que l’on tolèrera d’être le chien-chien de l’État, on courra à la ruine et à l’esclavage.

Alors, quoi ? Ben je me désintéresse de la question, libre à quiconque de noyer la France dans l’urne sacrificielle du vote : il en paiera les conséquences. Nous autres sommes en dissidence totale, allons organiser notre existence à notre façon, en faisant profession de violence préméditée à l’encontre de tout Eichmann de l’État qui essaierait de fourrer son groin totalitaire dans nos affaires.

Vive le Loup, vive Jean de La Fontaine !

Sacha

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