Où est le véritable Occident ?

0000256-ni-europe-ni-otan-smallDixit le Premier ministre hongrois Viktor Orban: « Les pays d’Europe occidentale où vivent ensemble des peuples européens et non européens ne sont plus des nations et, dans 30 ans, les Européens y seront minoritaires. Ils sont l’après-Occident, le véritable Occident s’est déplacé vers l’Europe centrale. »

Ce n’est pas faux. Il est des pays qui, telle la Hongrie, refusent l’invasion migratoire, les exhibitions obscènes, délirantes, et la propagande des pervers, bref, ont raison gardé. Avec des nuances, par exemple la Pologne, ce pays de foucades qui, d’un côté, s’en tient à de sages principes fondamentaux d’organisation sociale, hérités de la culture chrétienne, et d’autre part préfère le parapluie (percé) des Yankees otaniens à une sage entente avec la Russie. Ne parlons pas de l’Ukraine, ce territoire de mafias voué, espérons-le, à la partition et au retour à la portion congrue.

Cette Mitteleuropa est encore marquée par l’absurde découpage frontalier consécutif à la guerre, ignorant les ethnies, et quelque jour cela occasionnera des guerres. Mais bref : Orban a raison, l’occident est celui des « mauvais élèves » de l’UE, alors que les fayots genre France sont en pleine déliquescence et courent à un désastre : ruine et dhimmitude.

L’occident ? En fait si l’on trace une ligne de Brest jusqu’à Ekaterinbourg, l’on perçoit une gradation. L’ouest-occident européen est celui du déclin, du « wokisme ». C’est le conglomérat des « bons élèves » de l’UE, là où les gouvernants sont les plus enragés contre la Russie. Déconstruction, décadence y règnent. La Mitteleuropa, comme je l’ai dit, est globalement plus raisonnable. Ensuite, la partie slave, marquée par la rude épreuve du communisme et la foi orthodoxe, a su éviter la « déconstruction » et l’influence de l’impérialisme Yankee à la chute de l’URSS et constitue désormais le noyau d’une culture héritée de l’occident chrétien.  Là demeure le véritable Occident, au contact de l’Asie. Pour comprendre ce voyage à travers l’Europe, il suffit de consulter la carte d’assomption du LGBêtisme et de la « gay pride ». Ou celle, superposée, des implantations de l’OTAN -Turquie mise à part.

 L’ouest-occident n’est en réalité qu’une colonie des Yankees. Le processus a été engagé, je simplifie, lorsque les États-Unis ont volé au secours de la victoire des Alliés, en 1917. L’Allemagne eût-elle donné l’impression de devoir gagner la guerre que les Yankees l’auraient appuyée. Ne l’oublions pas : les Anglo-Saxons se sont opposés -avec la complicité de Clémenceau, anglophile notoire- à poursuivre l’offensive jusqu’à occuper Berlin, tout comme ils ont conservé l’unité bismarckienne du Reich qu’il eût pourtant fallu démanteler. Lors de la seconde guerre mondiale, alors que le Japon avait frappé à Pearl Harbour, Roosevelt, à la demande de Churchill, a décrété « Hitler first » ; avec une idée impérialiste derrière la tête, celle de coloniser l’Europe clochardisée pour ouvrir le marché aux produits made in US. De là le « plan Marshall » et la fondation de l’Europe avec l’aide de stipendiés de l’OSS puis de la CIA, tels Monnet, Schumann, Hallstein. Considérant l’obéissance absolue de l’UE et de sa « commission » présidée par la néo-nazie Von der Leyen, il faut reconnaître qu’ils ont réussi à corrompre, assujettir et détruire les nations de l’ouest-occident. C’est eux qui décident, et d’un ton absolu ils exportent leur « lois » au nom de la domination de leur dollar.

L’assujettissement ne fonctionne que s’il est consenti par les victimes. Les Yankees ont dès 1945 instillé une propagande sournoise, mêlant le désir pour un « american way-of-life » de pacotille avec l’idée fausse que les GIs, ces « libérateurs », ont gagné presque seuls la guerre (vingt millions de morts soviétiques n’y étaient pour rien !) et que leur OTAN protégeait l’ouest-occident contre le communisme. Hollywood a inondé l’Europe de films édifiants glorifiant les exploits de l’Army, de la Navy, de l’USSAF, inutile de les énumérer, tout le monde les connaît.

Et puis il y eut les aventures des pionniers, la conquête de l’Ouest, les guerres indiennes. Hollywood a réussi à faire croire au monde entier que les méchants étaient les Indiens ! « Ils les massacrèrent, le cœur bien en paix, la conscience claire, et Dieu à leur côté » chantait Hugues Auffray reprenant Dylan. Et de plus, un monde de rêve, avec de grosses bagnoles et des réfrigérateurs, des machines à laver et toutim. Sauf que leur société « melting-pot » a dès le début été le chaudron de la violence, avec ses communautés en guerre perpétuelle, ses gangs, ses financiers prédateurs, ses Ford et Rockefeller, aujourd’hui ses Gate, son BlackRock. Qu’importe : « in god we trust ! » On est le Pays Élu à mission civilisatrice.

Tellement civilisatrice que la doctrine Monroe a empêché le plein développement de l’Amérique du Sud, la CIA fomentant des pronunciamentos dans nombre de pays, les condamnant à la misère. Tellement humaniste que depuis 1945 et singulièrement depuis la chute de l’URSS ils ont dévasté le Moyen-Orient, les Balkans, l’Ukraine qu’ils ont poussée à la confrontation avec la Russie. Je ne suis pas sûr que Dieu se réjouisse d’être ainsi « trusté » par des criminels. Des criminels hypocrites, comme tous les malfaiteurs : ils agissent pour le « Bien » en invoquant des idées puisées dans l’idéologie des « Lumières » puis dans la « French Theory » des pervers de la Rive Gauche tels Foucault, Derrida et consorts.

Big Business, Big Monney, Big-Pharma, les complexes agro-alimentaire, militaro-industriel, médico-pharmaceutique et ainsi de suite dictent leurs oukases à l’ouest-occident faute de pouvoir, malgré leurs espoir, les imposer au monde entier. Ils ont récupéré et blanchis des savants nazis pour constituer leur complexe militaro-industriel. N’oublions pas qu’ils ont sans scrupule copié des méthodes du médecin nazi Mengele pour expérimenter des médications dangereuses et inefficaces en prenant pour cobayes des populations pauvres, aux États-Unis même et surtout en Afrique (voir le livre de Robert F. Kennedy Jr, « The real Anthony Fauci » et sa traduction française [que j’espère fidèle] « Anthony Fauci, Bill Gates et Big Pharma »), en violation de toute éthique. C’est eux qui ont imposé la gestion à la Fauci d’une épidémie peu virulente, avec son Remdesivir, ses pseudo-vaccins, ses distanciations sociales, ses masques, ses confinements, avec les conséquences que nous subissons encore et pour longtemps. Pour le plus grand bonheur des géants du Big-Pharma. Bref : des criminels.

 Il est heureux que le monde redevienne multipolaire et que l’emporium US soit ravagé de secousses séismiques sociales qui, peut-être mettront fin à cet impérialisme sans éthique. Mais en attendant, nous crevons d’obéissance stupide et de « wokisme ».

Sacha

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