L’ENA ne se « diversifie » pas

Foiré, le plan de discrimination positive : aucun boursier favorisé n’a réussi le concours. Remarquez, cela n’a pas d’importance. L’inquiétant, c’est la perduration de cette fabrique de bureaucrates qu’est l’ENA. Voilà bien l’école du totalitarisme mode soft.

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Le revoilà

Bolooo-le-clown fait des siennes. Il veut ouvrir la route à la gosh en 2012. Pas étonnant, quand on est un fana du réchauffement climatique, on fait chauffer l’eau des piscines de Lille, vous savez, celles qui discriminent au bénéfice de qui-vous-savez

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Alors, on se bouge ?

Pas moyen d’y couper ! En ce moment, la grande pétoche prend la caste politique à la gorge. Il suffit de voir les réactions devant la montée en puissance des frontistes, mais aussi, plus simplement, de considérer les nouvelles dispositions règlementaires sur la possession d’armes : une pauvre carabine à plomb devenue catégorie 4 ! Ma parole, ils ont vraiment peur que le peuple ne leur signifie vigoureusement qu’il en a marre de se faire ballader de Morfalou en Martine-des-piscines ; alors, n’est-ce pas,  on continue à le désarmer, ce terrible et incontrôlable peuple. En attendant, des armes de guerre sont disponibles dans les cages d’escaliers, au sein des cités où la police a l’ordre de ne plus intervenir. On a la logique que l’on peut.

N’empêche.. Hier, samedi 9, les fanatiques membres d’un collectif malfaisant, « forsane alizza« , prétendaient braver l’interdiction de manifester prise -ô surprise- par la Préfecture au motif que cette démonstration incongrue pouvait troubler l’ordre public. Manif’ d’obscurantistes théocrates complètement gerbés du bulbe, dépêcheurs de sourates et candidats à la tyrannie, contre la loi interdisant le port du sac niquab-burqa ( c’est euphonique, n’est-ce pas ? ) dans les lieux publics. Donc les CRS en ont coxé une bonne soixantaine ; l’un des barbus a hurlé : « on est chez nous , la France sera bientôt à nous. On est déjà dix millions, bientôt vingt, vous allez voir. Vous pourrez plus nous interdire quoi que ce soit. Ce pays est à nous« .

Il sait de quoi il parle, le gugusse. Ils sont bien dans une configuration de conquête et pensent qu’ils peuvent gagner, à l’aide du lapinisme. Car les politiques, sous prétexte de respect des « drwâ-de-l’ohm » n’oseront jamais prendre les mesures qui à l’évidence s’imposent. Et avec l’arrivée des zozialistes au pouvoir en 2012, par malheur, ils savent que les digues cèderont. Côté future-ex-majorité, on sent à peine un frisson de prise de conscience : on a fait, le 5, une conférence sur la laïcité, alors que le vrai problème est l’invasion islamiste, mais, s’pas, il ne faut « stigmatiser » (quel verbe con !) personne. Bien simple, pourtant : durcissement de la loi de 1905 sur la laïcité et expulsion des pas-contents.

Mais la caste politique ne fout rien; alors le FN profite de l’appel d’air, c’est très normal, et les UMPS couinent à qui mieux mieux. Encore les frontistes ne sont-ils que des faux durs : demain, le peuple pourrait bien décider d’être plus radical.

En attendant, on fait la guerre, au profit de devinez qui ? En Côte d’Ivoire, tout le monde sait que Ouattara El Hassan et la bande des « forces du nord » représentent les tribus musulmanes fondant sur le pays côtier infidèle. Ils sont arrivés bien vite à Abidjan pour massacrer, ces rombiers, à croire que les forces françaises présentes avaient reçu l’ordre de s’interposer d’une drôle de manière. Ah oui, j’oubliais : l’El Hassan aurait gagné les élections, ergo c’est lui le chef, le chef, le chef ! Démocratie de façade, hypocrisie !

Et puis on joue en Lybie les relais de la stupide administration Obama, en se mêlant, au nom de principes de plus en plus douteux, des affaires intérieures de ce pays. Car, en réalité, c’est bien d’un affrontement entre rufians mal embouchés qu’il s’agit. En fait, le Kadaf n’est pas un premier communiant, on le sait, il a nuit longtemps. Oui, mais il menait contre les caïds d’Al-Caïdat la politique qu’il fallait : celle de la mitraillette. Résultat de la mise des pieds dans le plat : on favorise le retour des fanatiques, et la Lybie, avec la bénédiction des imbéciles, peut devenir un repaire de nocifs. Tout comme la Tunisie risque de le devenir. Et puis des tonnes d’armes sont récupérées en Lybie par les nuisibles du Hamas et du Hezbollah. Joli bilan !

Sans compter que faire la guerre coûte très cher : on déplace LE porte-avions, des Rafale, on balance des tonnes d’explosif, dans une guerre qui n’a rien à voir avec la défense de la Patrie, bien au contraire ! En fait, il n’y a aucun bénéfice à escompter de ces pantalonades. On dirait que la caste politique occidentale n’a jamais été capable d’analyser l’hénaurme connerie de l’intervention contre la Serbie, qui a faît naître un état islamiste au Kosovo. Encore deux ou trois conneries de ce genre, et nous sommes foutus.

Alors ? Eh bien ! Il est urgent de s’organiser, de faire naître une organisation politique capable de renvoyer, en 2012, l’ensemble de la classe politique dans la poubelle de l’Histoire.

Raymond

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Et si on rougnait ?

Des bas, des hauts, il y en a partout, mais des drames il y en a surtout chez nous. Sans compter les ennuis techniques, les retards et l’insolence de l’administration, l’impérétie des entreprises et j’en passe. Nous courons à l’Apocalypse.
 
Cette période de presque quatre mois nous a isolés, notre Camorra et moi, du monde. Un matin, j’apprends : « Ben Ali s’est enfuit », l’autre matin j’apprends que les Egyptiens, sans-doute tenaillés par les frères muslims, se révoltent. Et j’entends ce soir les imbéciles de journalistes refaisant le monde sur Luxembourg : le n’importe-quisme porté au paroxysme. Quelque chose se passe, et ce n’est pas nécessairement du bien, malgré les réjouissances tonitruantes des imbéciles.
 
Mais puisqu’on chasse des potentats - »our bastards », pas ceux des autres- cela m’inspire une réflexion sur le pouvoir. Attachez vos ceintures !
 
 Le gouvernant lui-même n’est jamais qu’un arbitre et la faculté dont il use et parfois abuse de sanctionner les infractions -toujours relatives- ne relève pas du droit, mais politiquement de la délégation de pouvoir. D’un pouvoir dont, fondamentalement, chacun de nous est la source et que nous déléguons dans des cadres conventionnels, dont, naturellement, la « démocratie » qui n’a rien de naturel.La convention contraint à l’obédience, il ne s’ensuit pas qu’elle en fonde la légalité implicitement enclose dans le citoyen .

 

  Obama et Science-Pô auront beau dire : c’est tout un d’incarner Capet, Bonaparte ou République ; c’est toujours de la délégation. Et les classements politiques donc superficiels des formes de gouvernement n’aboutiront pas plus à une théorie du pouvoir que les vieux traités de rhétorique, à une théorie du sens. Alors que l’on ne vienne pas nous bassiner avec la « démocratie, le pire de tous les régimes à l’exception de tous les autres » (attribué à Churchill). Ça pouvait fonctionner à Athènes, voire à Rome; nos régimes démocratiques ne sont plus que des régimes de bananes.

 Tocqueville s’interrogeait sur le fait de ne pouvoir considérer que la volonté de la majorité comme fondement de la légalité, et en même temps de trouver insupportable cette dictature de la majorité. Or ce n’était pas une contradiction, si l’on songe que c’est même la source du malaise de la démocratie que de confondre la majorité avec la somme arithmétique des individus qui s’expriment. L’abstention n’en est pas moins là dont le poids, sociologiquement, doit être pris en compte par quiconque prétend à gouverner l’Etat. L’autorité, on le sait, ne vient que par surcroît : tel en est dépourvu et c’est le plus fréquent, dont le pouvoir, cependant, est légal ; tel en jouit qui n’a jamais reçu, ni même sollicité, l’investiture. Comme le cœur, et indépendamment de toute référence ou de toute consultation, la loi a ses raisons et le ministre le plus averti n’est pas forcément le plus fidèle.

Il n’est, de ce point de vue, de gouvernement que légal, puisqu’il ne saurait autrement prétendre au titre de gouvernement ; tout comme il n’est de régime que démocratique, vu qu’on connaît des monarchies parlementaires et des républiques aristocratiques et que tout, à vrai dire, dépend de la taille et de la constitution sociale du « démos » (peuple) plutôt que, psychologiquement, de la méthode de commandement. Lisez ou relisez, sur ce point, l’Histoire Romaine de Tite-Live. Si le pantocrator (le tout-puissant, le tyran), en tout état de cause, est exclu et si, au mieux, les dictatures n’ont qu’un temps, il faut s’attendre que les politiques oscillent, au gré des adversaires, entre les monopoles et la bureaucratie. L’ennui est que chez nous, avec Sarkozy comme avec les socialistes, comme aussi sous Ben Ali et Moubarak, les deux pôles, loin de s’opposer, s’additionnent. Et accroissent leur nuisance.
Rien à voir, cependant, avec la théocratie islamiste, moderne incarnation, avec le communisme Nord-Coréen, de ce pantocrator qui finit pas se muer en démovore (mangeur de peuple). C’est pourquoi l’on a toujours plus ou moins mauvaise grâce à se plaindre de la médiocrité, sinon de l’indignité, fût-elle souvent patente, de nos gouvernants ; car c’est oublier un peu vite que les mauvais hommes d’église ou d’état procèdent moins du sacré ou des urnes que de la démission, qui de mauvais fidèles ou qui de mauvais citoyens. Oui, nous ne déléguons et ne sommes représentés, aurait dit le spirituel Jean Dutourd (-regrets profonds, l’esprit vient de s’éteindre définitivement en France-), que par des gens qui nous ressemblent. Le gouvernant n’est que notre miroir, et dans son abjection nous contemplons la nôtre.
  
Aussi bien le problème ainsi reposé dudit pouvoir n’est-il pas celui de l’étendue ou de l’exiguïté de son ressort, de la manière dont il s’acquiert ou se conquiert, ni des limites qu’ il se donne, mais bien de la moralité, entendons de l’authentique liberté, c’est-à-dire de l’empire que celui qui le reçoit provisoirement en délégation a sur son propre désir. On comprend que s’il y a beaucoup d’électeurs ou d’élus, les éligibles, en revanche, soient rares et qu’on ait plutôt tendance à cacher la merde-au-chat en mettant l’accent de préférence sur la formation intellectuellement dispensée par des écoles censées préparatoires, ainsi qu’à favoriser du même coup l’hypertrophie de la technocratie. Autocrates ou démocrates ne sauraient, en un mot, échapper à l’inflation des scandales. Il n’est, de mon point de vue, aucun autre régime qu’aristocratique : celui non des nobles, mais, étymologiquement, des bien-nés, ceux qui ont l’empire sur eux-mêmes. Pour l’admettre, il fautconvenir que la Loi ne fait pas le bien-né : c’est exclusivement le Droit, qui comme on le sait est hors-la-Loi et n’a rien à voir avec les Facultés du même nom. L’homo rectus, c’est celui qui est normé, d’équerre selon l’étymologie, qui contrôle son désir et peut, à ce titre, contrôler celui des autres, en délégation. La légitimité ne tient pas à la loi, même si la loi la recoupe en permanence.
 
Qu’est-ce que c’est qu’un gouvernement ? C’est un certain type de pouvoir qui, par accord ou par dynastie, par majorité ou par majesté, vous impose un certain type de comportement, de décision légitime. Or pour cela, pour que des hommes osent décider pour les autres, encore faut-il qu’ils soient capables de décider pour eux-mêmes. En fait quand quelqu’un revendique dans la société un pouvoir gouvernemental, c’est au fond un pouvoir d’éducation, mais un pouvoir de légalisation de la légitimité, de politisation de l’éthique. C’est très curieux de voir que ceux qui sollicitent le pouvoir sont très généralement des gens qui n’ont aucun pouvoir sur eux-mêmes et qui aspirent à l’avoir sur les autres !
Bref : nos stupides potentats des démocraties occidentales ont bien tort de prétendre faire la loi chez les autres, eux qui ne savent pas mettre d’équité ni dans leurs pays ni même d’ordre dans leur maison. C’est pourquoi il est, entre autres, souhaitable que 2012 soit l’année du refus de la délégation de pouvoir à une caste politique parfaitement psychopathe. C’est pourquoi aussi il est à redouter qu’aussi bien en Tunisie qu’en Egypte, les peuples n’aient pas assez de discernement pour éviter de remplacer leurs potentats par de barbus démagogues et hautement psychopathes qui les réduiront en esclavage.
Sacha
 
 
 
 

 

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Bonjour tout le monde !

Ce brave raoul a du mal à se remettre de certaines émotions.
Voici qu’il lance un nouveau site, plus clair, d’un style moins ancien, moderne quoi.

Espérons que ça lui passera l’envie d’atomiser le monde entier.

Quoique…

Quand le monde atomise, c’est normal de répondre : pour un oeil les deux yeux, pour une dent la mâchoire.

Et pis, faut une justification en double fer, gauche et droite, et choisir une police sans papattes, genre Helvética ou Calibri, oilà !

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