Un amendement scélérat

pouletgrippeLa « redistribution » est une invention totalitaire née dans les cerveaux fêlés des socialistes de tout poil dès le XIXe siècle (voir ce qu’en disait Bastiat). Lorsqu’un tel système est imposé au peuple, il devient une habitude. La spoliation à laquelle on est habitué, on ne s’en aperçoit plus. On est tombé dedans étant petit, comme Obélix dans la potion magique. On ne pense même pas à la remettre en question et si d’aventure quelqu’un s’y risque, il n’est pas compris. On le vilipende car il a attaqué une de ces vaches sacrées qui constituent ce « modèle social Français », celui de l’État-nounou et gabelou, grand dispensateur de subsides aux frais des citoyens, et d’irresponsabilité.

Pourtant, tout le monde le sait, même si les menteurs de la politique et des médias essaient de travestir la vérité : la « redistribution » génère le déficit et la ruine. Mais tout le monde ne fait pas la relation entre le système en soi et ses effets pervers. Prenons la « sécurité sociale », énorme machine assez comparable au Biglotron du Professeur Slalom Jérémie Ménerlache (voir « Bons Baisers de Partout » de Pierre Dac). Il y a des lustres que les « pouvoirs publics » confessent qu’elle est en déficit, et pas qu’un peu : en 2014, de 9,8 milliards pour le régime général, et si l’on ajoute celui du « fonds de solidarité », ça fait dans les 15,4 milliards. Naturellement, pas question de remettre en cause le Biglotron : on ajuste des paramètres, on rabote ici et là, on augmente les cotisations, on injecte de l’argent spolié aux contribuables : rien n’y fait.

Pas étonnant qu’en 2007, les Suisses aient refusé par référendum (71% de « non ») que soit établi chez eux un monopole de la sécurité sociale ; cependant, même chez eux, les chiens à bas de laines ne désespèrent pas d’établir quelque jour un régime spoliateur, tant il est vrai que la stupidité est une des choses au monde la mieux partagée.

Donc : un système qui coûte très cher, fonctionne mal, prélève une partie des cotisations pour assurer son fonctionnement avec des fonctionnaires para-publics, et déverse la manne sur des gens qui non seulement ne produisent aucune richesse, donc ne contribuent pas à la prospérité nationale (en fait, la prospérité, il y a longtemps qu’elle a fichu le camp), mais sont arrivés sur nos terres en immigration non plus de travail, mais de confort et de peuplement. Autrement dit : on nous force à payer pour des parasites. L’autre aspect de la « redistribution », comme nous l’avons plusieurs fois signalé ici, est qu’elle prive d’un capital qui pourrait s’investir dans l’industrie. Des « fonds de pension », c’est du capital que les sociétés d’assurances peuvent placer dans des activités économiques. Au lieu de cela, on a recours à des investisseurs étrangers, lesquels, entravés par une législation et un fisc ubuesque s’empressent de délocaliser. Belle opération ! Le dernier aspect, c’est que ce système favorise le travail « au noir », une autre manière de se défendre pour ceux qui ne peuvent pas expatrier le fruit de leur travail.

Je suis tombé sur un tableau intéressant, sur le site libertarianisme.fr/2013/10/26/salaire/. Je vous livre ce tableau qui montre à quel point le système de redistribution est spoliateur :

 analyse coût ss

Il est bien évident que si le travailleur recevait l’intégralité de ses gains réels, il disposerait d’une somme considérable (plus de 39,55% en sus de ce qu’il reçoit en « net ») et qu’il pourrait souscrire des assurances dans le secteur concurrentiel, à des taux nettement plus bas – cela va de 3 à 4 fois moins- que ceux des contributions forcées. Il paierait selon ses possibilités et ses besoins, et ne serait pas contraint à une « solidarité » forcée qui le ruine au profit de parasites divers.

Ce qui explique que depuis des années, en application d’ailleurs d’une loi européenne (il faut bien que le machin européen serve à quelque chose de bien, parfois !), un nombre croissant de citoyens quittent le système spoliateur de la sécurité sociale, pour souscrire ailleurs des assurances négociées. C’est normal, c’est bien.

Mais voilà : cela ne fait pas l’affaire des fascistes qui, décidément ridicules, défendent mordicus (excusez-moi : j’allais écrire merdicus) le Biglotron. Pas question de toucher aux vaches sacrées, même si elles ont la brucellose !

C’est ainsi que, comme l’explique Le Parisien, le groupe des radsocs, copains des socialistes, ont fait adopter un amendement ignoble par les députassiers : « Toute personne qui, par quelque moyen que ce soit, incite les assujettis à refuser de se conformer aux prescriptions de la législation de Sécurité sociale, notamment de s’affilier à un organisme de sécurité sociale ou de payer les cotisations et contributions dues, sera punie d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 30. 000 euros ou d’une de ces deux peines. » Fermez le ban, circulez, y a rien à voir. Quels sont les imbéciles qui, à propos de l’ère Valls II, parlaient de « social-libéralisme » ? On en est aux antipodes ! C’est un oukase nettement fasciste, il n’y a pas à dire, en contradiction avec les droits des citoyens. En contradiction aussi avec le règlement européen, et il est à espérer qu’une foule de plaintes seront déposées auprès de la cour européenne de justice : encore une fois, il faut bien que l’Europe serve à quelque chose de bien.

Il convient de désobéir à une « loi » de cet acabit. Car s’il est normal de respecter la loi en général, il faut en revanche qu’une loi soit respectable. Celle-ci est une ignominie bien dans la ligne de la gauche fasciste. Cette volonté de tout mettre dans le carcan étatique, gaspilleur, improductif et spoliateur, illustre bien ce qu’est la politique de la bande de malfrats au pouvoir. Et je ne suis pas sûr du tout que la droite d’appareil désapprouve réellement une telle infamie.

Cela illustre bien la situation kafkaïenne – ou ubuesque – dans laquelle est placé ce malheureux pays. Les institutions protègent un pouvoir exécrable qui a encore au moins deux ans pour parachever son entreprise perverse (et qui pourrait bien, contre toute raison, se perpétuer au-delà de 2017, hélas) sans qu’aucun contre-pouvoir, aucune « opposition de Sa Majesté » ne vienne le contrer avec vigueur. Personne ne descendra dans la rue pour faire pièce aux fascistes, car les Français sont anesthésiés et rendus veules par des lustres de propagande et d’esprit de jouissance à crédit. Zemmour a fort bien analysé les raisons du déclin, mais même s’il se défend de suggérer des solutions, on sent bien, à le lire, qu’il penche nettement pour un centralisme autoritaire à la Bonaparte. Autrement dit : retour au statu quo ante, retour aux sources mêmes du déclin : l’État, l’État et encore l’État. C’est bien Français, ça ! Et nous en crevons !

J’ai conseillé à mes enfants de quitter ce pays où il n’y a plus d’avenir. Je crois que je vais le quitter aussi.

Raymond

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