Sinistra delenda est

Bénito Valls smallIls ont peur. Les méfaits de leur politique les rattrapent. Bien sûr, ils fondent des espoirs sur une reprise économique européenne bien ténue annoncée par les pythonisses ; elle ne procurerait que 1,5% de croissance, dans la perspective la plus optimiste, loin derrière l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne. Si cela s’avérait, bien que n’y étant pour rien, ils espèrent en tirer indûment des avantages politiques sans rien changer à leur ligne néfaste. Mais non, décidément, il demeure ce bloc compact du chômage qui s’est accru de près d’un million de sans-emplois depuis l’avènement du sieur Hollande. Pire : l’afflux de populations – des mâles jeunes, parmi eux des fanatiques, mais économiquement incompétents –  venues de l’autre rive de la Méditerranée prend chaque jour l’aspect d’une invasion. Le « sans-papiers » devient arrogant et déclare devant l’Assemblée qu’il est désormais chez lui. L’envahisseur se fait prédateur et déprédateur. Alors le Peuple, délaissé par ceux qui ont mandat de le protéger contre l’invasion, tend à voter aux extrêmes.

Ils ont peur, car ils sentent confusément la menace : quelque jour, on pourrait leur demander des comptes, et ils savent qu’ils pèseraient trop légèrement dans la balance. Alors la stratégie de panique consiste à museler l’opposition populaire. Non pas cette opposition « d’alternance » représentée par le parti frère, mais une opposition plus dure, celle que faute de mieux le peuple a adoptée, le FN aux griffes rognées par les manigances de Philippot. « J’ai appris, a dit Le Pen Marine, que Manuel Valls étudie la question de l’interdiction du Front National. » Et c’est vrai : le sieur Valls a commandé à ses services une note juridique pour savoir si une telle interdiction est possible. Nul doute qu’il se trouvera quelque juriste retors pour dénicher des textes que l’on pourrait distordre à souhait pour que Valls parvienne à ses fins.

Nous n’avons pas de sympathie particulière pour le FN, nous sommes même opposés à son projet économique, à ses lubies banalisant l’islam, à son ralliement au lobby lgbt. Néanmoins, le FN a bénéficié de plus d’un quart des suffrages exprimés lors du premier tour des élections départementales. C’est ainsi : faute d’autre choix, les autres mouvements patriotiques n’étant que groupusculaires, le FN attire tous les citoyens éprouvant un juste ressentiment à l’encontre des deux partis socialistes, le PS et l’UMP. La tromperie du « front républicain » a une fois encore fait barrage à la représentation populaire, mais le sieur Valls le sait : la digue risque de se rompre. Quoi de plus logique, lorsque la panique s’empare d’un gouvernement, que le coup d’État ?

Car ne nous y trompons pas : c’est bien un coup d’État que concoctent Valls et ses complices. Priver d’expression politique un citoyen sur quatre, c’est une violation du plus élémentaire principe de la démocratie. Qu’espèrent-ils ? Que les citoyens dépouillés de pouvoir à déléguer se réfugieraient dans l’abstention ? Qu’ils rejoignent l’extrême-gauche fasciste qu’il n’est évidemment pas question de dissoudre tant elle est utile ? Qu’au pire ils votent pour le parti frère ? Ils se feraient des illusions à croire ceci ou cela. Le sieur Valls sait bien que les électeurs grugés se radicaliseraient. Le coup d’État serait gros de la guerre civile. Peut-être est-ce là le but non avoué de celui que nous baptisons à bon escient « Mussolinito ». Sur les ruines et destructions, les socialistes espèrent peut-être asseoir leur règne pour un siècle ? « Rions, disait Tacite, de ces détenteurs du pouvoir qui, dans leur folie, croient possible de supprimer certains faits de la mémoire collective d’un peuple. » Certes, nous pourrions en rire ; nous pourrions rire aussi de la panique qui s’empare des socialistes ; des motions ridicules qui circuleront lors de leur congrès. Mais un coup d’État motivé par la panique ne peut qu’avoir des conséquences désastreuses dont bénéficierait surtout l’envahisseur.

La gauche est dangereuse : elle doit être détruite. Mais en attendant, c’est elle qui détruit ; en témoigne le lamentable pensum qu’un ministre à cervelle de colibri, inculte de surcroît, présente comme une « réforme » du collège. Je ne détaillerai pas ce projet : il est totalement à rejeter en bloc. L’observateur habile ne peut que constater le refus de discussion qu’oppose le gouvernement à ceux qu’inquiètent les sombres desseins de Belkacem. Au lieu de débat, nous entendons la gauche hurler au racisme, les opposants s’opposeraient parce que le ministre à cervelle d’oiseau serait musulmane et marocaine. Eh ! Mais ! Elle a avoué elle-même sur BEUR FM TV le 12 Septembre 2014, à qui l’interrogeait sur son ressenti et son positionnement personnel vis-à-vis de la France : « Tout comme mon frère Zinedine Zidane, je ne considère la France que comme une mère nourricière et non pas une mère patrie et je ne me considère personnellement qu’algéro-marocaine. La France n’a été pour moi qu’un moyen pour m’élever mais de cœur, je ne suis que marocaine« . Elle a répété ce beau morceau de bravoure dans son dialecte. Le grief de racisme, comme celui du « fascisme » (ce qui est un comble venant de personnages objectivement fascistes !) sont les dernières cartouches de ceux qui ont aucun argument politique à opposer aux critiques, et qui ont peur. Mais ces cartouches font désormais long feu.

La mobilisation des enseignants a été très insuffisante pour contraindre ce gouvernement d’autistes à reculer. La mesure que nous préconisons est nettement plus radicale : la désobéissance civile. La majorité des élèves de collège sont soumis à l’obligation d’instruction jusqu’à l’âge de seize ans : qu’à cela ne tienne, que des millions de parents désobéissent, et à la rentrée de septembre vident les classes du collège de Belkacem, aussi longtemps que les socialistes refuseront de reculer. Un mouvement massif ne pourrait qu’empêcher les autorités de prendre des mesures de rétorsion, dépassées qu’elles seraient. Car il faut désormais combattre avec vigueur cette entreprise de nivellement par le bas ; Belkacem aura beau clamer que nous sommes d’abominables élitistes «qui « se fichent comme d’une guigne que seuls 20% des élèves réussissent parfaitement pensant que tous les autres sont à la traîne », nous savons deux choses : premièrement que nous avons désespérément besoin de faire émerger des élites –nous n’en avons plus depuis 1968-, deuxièmement que si l’École accomplissait correctement sa mission au lieu de divaguer sur de délires « sociétaux », c’est au moins 60% des élèves qui réussiraient, seuls resteraient à la traîne les sous-doués et ceux qui refusent notre culture. Najat, vous ignorez ce Latin que vous voulez définitivement enterrer au profit de votre dialecte, mais faites-vous traduire cette sentence : « Arx Tarpeia Capitoli proxima » !

Nous ne pouvons plus attendre deux ans, peut-être sept encore, car le sieur Hollande risque d’être réélu par une aberration de l’Histoire. Au coup d’État, opposons le contrecoup : la gauche doit être détruite.

Sinistra delenda est !

Sacha

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