Les uns essaient de diviser, les autres de récupérer : même danger !

diablesse-gjJe n’ai évidemment pas daigné laisser blesser mes oreilles par le boniment du malfaiteur élyséen, sachant d’avance ce qu’il allait raconter. On peut d’ailleurs, depuis des lustres, anticiper le discours de n’importe quel politicien : « je vous comprends », « mais nous ne pouvons pas faire autrement » « allez, on va faire un comité Théodule pour en discuter » « rompez ! ». Ce n’est pas là le propos d’un homme d’État, mais de nos jours on dirait bien que la vocation a complètement disparu. Car un homme d’État ne poursuit pas le rêve orgueilleux et délirant de « sauver la planète », ni celui d’établir un « gouvernement mondial » ; un homme d’État s’efforce de travailler dans le temps long au bénéfice du peuple qui lui a délégué son pouvoir. Un homme d’État est par conséquent au-dessus des partis. Tel ne fut pas, à la seule exception de De Gaulle, le cas de « nos » politiciens depuis 1870, et le petit dernier, le Jupinet de l’Élysée, n’est rien de plus qu’un politicien, c’est-à-dire un homme de parti. Il n’y a donc rien à attendre de lui, sinon une obstination schizoïde à poursuivre les chimères mortifères de l’écologie politique, de l’Europe de Bruxelles-Berlin, du mondialisme, et de servir le puissant cartel des grands monopoles financiers.

 La « transition écologique » n’est qu’une supercherie. Nous avons, en France, la chance d’avoir une production énergétique basée sur le nucléaire. La secte écologiste a semé la terreur à ce propos : on veut donc fermer ces centrales ne produisant pourtant pas ce « vilain » CO2 accusé, le pauvre, d’être un horrible agent d’un très, très chimérique « effet de serre » d’origine anthropique. Grande arnaque du « réchauffement climatique » ! Belle affaire pour certains très gros industriels qui ont œuvré, grâce à leurs agents d’influence auprès des gouvernements successifs, pour fabriquer une industrie basée sur d’illusoires « énergies renouvelables » et promouvoir les véhicules électriques gourmands en terres rares. Mais comme il faut des flux énergétiques constants, et comme les caprices de Dame Nature ne permettent pas aux vents de souffler comme on le désire, on installe des centrales thermiques au charbon qui crachent non seulement du CO2 mais aussi des produits soufrés et autres particules.

Telle est l’origine avouée de la hausse insupportable des carburants, du haro sur le Diesel. On appelle cela : « taxe-carbone ». Mais nous savons, par une indiscrétion du Sénat datée de ce mois-ci, que le projet de loi de finances rectificative pour 2018, transfère 600 millions d’euros (en fait 577 millions) de recettes de la taxe sur les carburants destinés au budget de la transition écologique pour les réaffecter au budget général. Comme l’Assemblée, chambre d’enregistrement macronique, aura le dernier mot, ce qui est voulu sera. Toutefois, nous tenons la véritable raison de ces taxes infernales : renflouer les caisses de l’État vidées par les politiques de gaspillage pratiquées depuis des lustres et auxquelles le sieur Macron, malgré ses airs de pipeau de Hamelin, ne saurait déroger. De là l’interrogation très légitime des Gilets Jaunes : où va cet argent spolié au peuple ? Car nous n’en voyons pas l’emploi qu’en fait le gouvernement : le peuple n’en tire aucun bénéfice. Et pour beaucoup d’entre nous, nous constatons le détournement d’une partie de cet argent au bénéfice des illégaux venus du Tiers-Monde en application de la politique ethnocidaire du « Grand Remplacement ».

Il reste que le peuple souffre, et n’a plus depuis longtemps le fer à souder les fins de mois. Les humbles et gentilles caissières du supermarché le savent et le disent : les clients ne viennent massivement qu’en début de mois et, à partir du quinze, la clientèle se raréfie. Je serais curieux qu’un économiste honnête explique pourquoi les périodes de soldes se multiplient et pourquoi on se bat pour des pots d’infect « Nutella ». Mais ce « pourquoi », nous le vivons tous. Les Gilets Jaunes ne demandent pour l’instant rien de mieux que l’abandon de ces taxes iniques et hypocrites afin de souffler un peu. Des imbéciles comme un sous-ministre les taxent alors de « peste brune » et un abruti de bobo considère que ce sont des revendications « bourgeoises ». Quant à la bande de flibustiers macroniques, elle s’entête. D’où un Haut comité Théodule chargé d’organiser des « discussions » et faire de la « pédagogie ». Là, le terme même de pédagogie (technique d’instruction des enfants) montre à quel point le Peuple est méprisé, ravalé au statut d’infans par la clique énarchique. Un comité est d’autant plus « Haut » qu’il est inutile, c’est vérifié, et des discussions, le pouvoir totalitaire ne retient rien -voir celles sur la PMA ! -, ce ne sont que des hochets.

Donc les causes objectives de la colère subsistent, la situation est bloquée, le gouvernement est buté. Il flaire pourtant le danger, comme un brigand guetté par les villageois. De là l’emploi de casseurs gaucho-fascistes, blackblocks et autres « antifas » qu’on laisse entrer dans les périmètres interdits, d’où « la peste brune », la main occulte de « l’ultra-drwââââte », l’imbécile comparaison avec les années trente du siècle dernier (ah ! Ce « 6 février 34 » tant redouté de la « république » !). Mais aussi l’exigence d’une délégation à envoyer auprès des ministres, comme si un mouvement spontané et non structuré allait organiser des élections internes pour désigner ses représentants ; les revendications sont portées par tous, elles sont connues, il suffit de s’y conformer. Mais ce n’est encore qu’un pauvre moyen pour semer la zizanie parmi les Gilets Jaunes.

Il y a plus inquiétant. Il persiste hélas dans de nombreuses têtes le spectre des « corps intermédiaires », associations, syndicats, toutes organisations corrompues censées pourtant porter officiellement la parole de leurs adhérents auprès des pouvoirs. L’idée même que tout le peuple soulevé constitue une force en soi est inexistante dans trop d’esprits. C’est de ce spectre que l’extrême-gauche stalinienne tente de se servir pour s’emparer du mouvement. La clique à Mélenchon, la clique à Ruffin (1) ne poursuit pas d’autre but ! On comprendra dès lors que si l’OPA gauchiste avait quelques chances de réussite, la Droite entendrait à son tour s’emparer du mouvement, de là un facteur objectif de division. Et, de toute façon, la mainmise de l’extrême-gauche sur le mouvement conduirait inéluctablement à une situation à la grecque. Souvenez-vous de Siryza et de son Tsipras : on allait voir ce qu’on allait voir ! Total : Tsipras rampe devant les maîtres de Bruxelles-Berlin, le peuple Grec est ruiné, il perd ses biens, et le gouvernement met en vente le port du Pyrée et les richesses archéologiques du pays. Quelle réussite ! Je ne pense pas que les Gilets Jaunes veuillent cela. Je ne puis donc qu’inciter ceux avec qui je combats à résister à toute tentative de récupération du mouvement, et particulièrement par l’extrême-gauche, sinon tout sera perdu.

On dit que les Gilets Jaunes entendent réinvestir les rues parisiennes samedi prochain. Personnellement, je pense que c’est s’exposer à nouveau aux provocations du ministère de Castaner, de prendre des coups sans faire pencher la balance en notre faveur. En outre, ce n’est probablement pas la meilleure tactique possible, le blocage-filtrage étant, on a pu le constater, bien plus efficace. Il y a aussi d’autres actions envisageables, comme toutes celles qui visent à paralyser les administrations dont les officines de Bercy, par exemple. Mais quoi qu’il en soit, je ne puis que recommander aux manifestants d’utiliser une tactique de guérilla, de refuser d’affronter de face les forces répressives, de les harceler en des milliers de points, voire de les encercler. Il faut rendre fou l’adversaire pour le vaincre.

Je vois qu’après trois jours d’occultation, le filtrage a repris à mon carrefour préféré. S’il persiste le 1er décembre, naturellement j’irai, avec mes copains, prêter main-forte.

Macron, tu es un imbécile, à t’entêter comme cela : souviens-toi de la fable La Poule aux œufs d’or ! Trop d’impôt tue l’impôt et le spoliateur finit par être puni.

Sacha

(1) Ruffin est un ancien journaliste, qui a écrit dans Le Monde Diplomatique et a fondé une feuille d’extrême-gauche bobo, Fakir.  Élu député dans la 1re circonscription de la Somme lors des élections législatives de 2017, sous l’étiquette « Picardie debout », avec le soutien de La France insoumise, du Parti communiste français, d’Europe Écologie Les Verts et d’Ensemble ! Il siège à l’Assemblée nationale dans le groupe La France insoumise. Il a été à l’école des Jésuites. C’est le prototype du petit-bourgeois se donnant des allures « révolutionnaires ».

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