Le travail d’un véritable inconscient

RVB de baseVous souvenez-vous d’Hortense, dite Philae, familièrement « Phiphi » pour le Roi ? Cette brave chienne surgit, haletante, dans l’arrière-cabinet du Docteur Alonzo Tromondada, alors que La Conscience, le Psy et moi, goûtions les délices du nectar divin, une Romanée-Conti du meilleur cru. « De grâce, Docteur ! implora la canidette, Soliveau a une nouvelle crise ! » Sans s’émouvoir, Alonzo appuya sur un bouton. « Ne vous inquiétez pas, rassura-t-il Hortense, on va me l’amener ! » « Demeurez ici, poursuivit-il à notre adresse, et allumez la surveillance vidéo ! » « Je sens qu’on va bien rigoler ! » dit La Conscience. Nous vîmes donc Tromondada s’installer dans son cabinet, et vérifier le fonctionnement d’un « cattle-stick », ou matraque électrique : « On ne sait jamais ! commenta-t-il, des fois qu’il serait violent ! ». Finalement, la porte s’ouvrit et un appariteur musclé en blouse blanche introduisit un Soliveau nu comme un ver qui hurlait : « J’aurais pas dû ! Je suis nu ! » sur tous les tons. Le psy fit un signe à l’infirmier qui injecta vivement un calmant quelconque dans la royale fesse dodue. Quelques minutes après, il sangla l’ex-monarque sur le divan, tandis que s’éteignait la litanie : « J’aurais pas… dûûû ! Je suis nuûûû… Je suis nuuuullll ». Par décence, l’infirmier jeta un plaid sur l’académie dénudée du roi.

     « Sire, commença Alonzo, vous n’êtes plus nu au giron. Qui, ou quoi-donc vous a contraint à déambuler en costume primitif dans les couloirs du palais ? » « -J’aurais pas dû… » répondit le roi d’un ton plaintif. « Ah ! Est-ce le nom de votre tourmenteur ? Quelque Jaurrès-Padu ? » s’enquit le psy. « Nan ! J’au-rais-pas-dû. » épela le patient d’un air impatient.  « Et que n’eussiez-vous dû pas faire ? » « Arggggllll ! » gargouilla Soliveau. Le roi demeura un moment obstinément silencieux, en se grattant furieusement le poignet gauche. « Retour à l’automutilation, nota le psy, syndrome de la Corrèze ». Le silence se prolongeant, le Docteur lança le logiciel de détection des mots phobogènes sur son ordinateur : « Nous allons jouer au jeu des mots cachés, Sire, si cela vous agrée ». « Oui, oui ! Mais pas des mots méchants, hein ! ». « Soit. Commençons… Quelqu’un chargé d’une mission est un…. ? » « … fonctionnaire ! Heu non… soumissionnaire ! » « -Hum, c’est presque ça, l’encouragea Tromondada. Un type envoyé évangéliser les sauvages était un… ? »  « Permissionnaire ! De vingt-quatre heures ! » conclut joyeusement le monarque. « Bien, un père missionnaire… Il accomplissait donc une… ? » « Émission, comme à la télé ! Ah, on m’y a vu souvent, hein, j’étais bon, hein ? » Le psy hocha gravement la tête. « Bon ! Des femmes de petite vertu portent souvent des bas à… ? » « Résille ! » répondit le roi d’un ton salace. « Parfait ! Quand on ne veut plus d’un contrat, on le… ? » « Résille aussi ! »  « Excellent ! l’encouragea Tromondada, maintenant, si l’on vous dit ‘mission’ et ‘résilier’, qu’est-ce que ça vous évoque ? » La royale face grimaça douloureusement : « Une démission ! » « -Nous y voilà ! » commenta Alonzo en aparté, à notre intention.

« Mais, Sire, vous n’avez pas démissionné ! » « Ah ! Jamais ! » hurla Soliveau, « plutôt crever ! » « Bien, alors, continuons… Une cassure de l’écorce terrestre est une… ? » « … ??? »  « Bon, en Californie, on trouve la … de San Andrea » « Heu… La croix ? » « Complètement ignorant en matière de géologie », nota le psy. « Hum… Dans vos raisonnements, vos adversaires se plaisent à trouver des… ? » « Des failles ! Ah ! Les sagouins ! »  « Nous progressons, se réjouit le psy ; maintenant, nous avons quatre mots : mission, résilier, démission, faille. Que devient la faille ? » La Conscience me fit un clin-d ’œil : nous comprenions le piège ; nom, verbe, nom, nom ça ne collait pas. Le roi était prisonnier de la logique du système, contraint. Il mit un moment avant de déduire : « Mission, résilier, démission, faillir ! » lança-t-il d’un ton plaintif. Et soudain, dans un gros soupir : « J’ai failli à ma Mission ! ». J’admirai l’adresse du Docteur Tromondada, lequel notait sur son bloc : « Raccrochage au délire messianique. AUCUN progrès. » « Mais, Sire, n’avez-vous pas promulgué des lois destinées à transformer les Français ? » « Si fait ! J’ai marié les messieurs-dames, j’ai découpé-collé des régions, j’ai levé plein de pots d’impôts, j’ai traîné les opposants malpensants en justice, j’ai même combattu l’ennemi… » Alonzo en profita pour lui faire nommer l’ennemi : « Ah oui ? Voyons… Une petite bande de terre entre deux mers, qui relie deux grandes terres, c’est un… ? » Devant l’air parfaitement ignare de Soliveau, le psy reprit : « Ouais, c’est un peu difficile… La doctrine préférée de vos amis gauchistes, c’est le… ? » « - Le stalinisme ! » « Oui ! Alors, la bande de terre qui relie les deux Amériques par Panama, c’est un… ? » «Gargarisme de Panama ! » « On peut dire comme ça…  mais c’est un isthme, pas un gargarisme. Et un couteau, ça a un manche et une… ? » « Ben une lame, pardi ! » « Parfait, dit Tromondada, maintenant répondez sans réfléchir : vous avez isthme et lame. Ça vous dit ? » « Islam ! » « Excellent ! Vous avez enfin nommé l’ennemi ! » le félicita le psy. « Oh mais, padamalgam ! Je combats Dèche, pas l’islam ! Oh ! J’l’ai dit ! J’l’ai dit ! » hoqueta le roi.

« Revenons à nos moutons (de l’aïd), éluda Alonzo. En quoi auriez-vous failli à votre mission ? » « Bouououh ! pleurnicha le roi, j’ai dit que je ne me représenterai pâââs ! » « Ben… C’était peut-être plus sage, non ? » Soliveau s’agita, menaçant : « Ah oui ? Et pourquoi, je vous prie, Môssieur de ma merdre ? » « Oh, ce qu’on dit de vous dans les sondages… Ce qu’en disent vos propres amis, vous n’avez pas la côte d’amour, alors… » « Oh mais ! ragea le roi, je suis entouré d’infâmes traîtres ! Mais c’est des menteries ! La populace m’aime, vous m’entendez ! M’aime ! Si on ne m’avait pas honteusement trahi, j’aurais été réélu par acclamations !  Et j’aurais pu poursuivre ma Mission Sacrée ! » « Bon, qui vous a trahi ? » Soliveau demeura fermé. « Bien… continuons le jeu des mots cachés, voulez-vous ? » « Qu’il en soit ainsi !  J’aime les devinettes. » « Parfait ! Le bas du cours d’une rivière, c’est l’aval, et le haut c’est … ? » « L’amont… Hamon, c’est Laval, hurla le roi, il n’a rien de benoît, çui-là ! » « Quand vous faites des cadeaux électoraux, c’est nous qui… ? » « Payons ! glapit-il, il ne paie rien pour attendre, ce sagouin ! » Tromondada enchaîna illico : « Ma caisse claire, c’est mon… ? » « Une kèsklère, kekcékça ? » « Oh ! Plus petit que ma grosse caisse, plus gros que mon tambourin, c’est mon… ? » « Mon tambour ! Ah ! L’infâme traître ! Mais le coup de son copain Bejach qui préfère les petites filles aux Julies, ça va lui faire mal. Bien fait ! » Nous tenions trois noms. Sans désemparer, Alonzo questionna : «Une danse à trois temps est une… ? » « Une polka ? Un tango ? Un menuisier ? » « Un menuisier ? » « Ben voui, ‘voulez-vous danser marquise, voulez-vous danser le menuisier’ » chantonna-t-il. « Ah ! Le menuet ! Bon, mais Strauss… » « Hihi ! » ricana Soliveau en entonnant « Dominique nique, nique… » « Je vous parle des Strauss père et fils, les Johann. À Vienne, en Autriche, ils faisaient danser la… ? » Le roi manqua de s’étouffer : « Gâââârrrrgllll ! La valse de Soisson ! Il me le paiera, ce salaud ! »

J’avoue n’avoir aucun souvenir de la valse de Soisson, en tous cas, le royal Cas étudié par le Docteur Tromondada était entré en transes en évoquant le cas de Valls. Manifestement, un bouchon devait de sauter : « Le phobogène majeur, nota le psy, s’appelle Valls ». « C’est ce reptile batracien de Valls qui est cause que je resterai sur la touche en avril ! Du moins il le croit et y en a beaucoup qui le croivent ! » « Tiens, tiens,  murmura Alonzo à notre intention, et si c’était une fausse sortie ? Puis, au roi : vous ne vous retirerez pas vraiment, n’est-ce pas ? » Mais, obsédé par son ennemi, Soliveau poursuivit : « Il m’a fait du chantage. Si tu oses te présenter, qu’il m’a dit, je raconte TOUT ! » Sans doute Tromondada aurait-il échoué à faire avouer ce « tout » au monarque, mais cinq ans passés à l’Élysée nous ont suffisamment instruits des turpitudes royales, de ses compromissions, de ses complots, de ses trahisons. Néanmoins, le psy questionna : « Tout ? » « TOUT ! Par exemple que quand Julie n’est pas là j’enfile des bas à résille. Ou bien quand elle est là, elle me fait mettre à quatre pattes et monte sur mon dos en chantant ‘à dada sur mon bidet’… » La Conscience n’en pouvait plus de se tordre de rire, et moi itou ; mais nous savions que cet aveu grotesque était bien loin du grand Tout ! Néanmoins, nous étions perplexes quant à cette histoire de fausse sortie, le Docteur également. « Le mot vulgaire pour un souteneur, c’est un … ? » « Maquereau ! » « -Parfait. Pour parler dans un meeting, vous utilisez un… ? » « Micro, pardi ! » « Très bien ! l’encouragea Alonzo,  connaissez-vous bien le système métrique ? » « Ben oui, quoi, je suis le Roi, tout de même ! » « Évidemment… Alors, un millionième de mètre, c’est un… ? » « Hum… Ah oui : un micron ! ». « Bon, alors répondez dans réfléchir : un maquereau et un micron, ça donne… ? »

À notre grande stupéfaction, le roi prit un air rusé : « Hin, hin ! Un Macron ! » « Ah, demanda Tromondada, c’est votre cinquième traître ? » « Nan ! C’est mon Terminator ! » « Mythe du Golem ? » nota le psy sur son carnet. Mais il devenait évident que Macron était la fausse sortie du monarque déchu. « C’est donc un personnage principal ? » le questionna Alonzo. « Oh mais oui, en tous cas pas un personnage primaire ! » ricana Soliveau. « Ah ! Les autres sont des personnages primaires ? » « - Évidemment ! Leur primaire ? Ah ! AH ! Ça va être boyautant ! Un bide mémorable ! C’est normal, ils n’ont pas reçu la Mission ! » « Les primaires… un bide… un bide… ça vous évoque quoi ? » lui demanda le psy. « Bide ? Bidon, ventre, quoi ! » « Je vois… à quoi l’opposez-vous ? » « -Ben au dos ! » « Agiriez-vous dans leur dos ? » « Et comment ! Ma vieille Ségolène et moi, on leur a fait un enfant dans le dos et ils l’ont dans le… » « Oui, oui, le coupa notre ami, et si je comprends bien, Macron est cet enfant ? » Le roi prit un air méchamment triomphant ; nous comprenions que ses défenses avaient lâché. « Facile, hein ? Il est jeune. Il suffit de le gonfler aux médias, ce sera un Ali Juppé bis. Son parrain est le Bielderberg tout entier. Il n’a pas plus de programme que les autres, mais une fois dans la panade, ils seront bien obligés de s’y rallier. » « Et alors ? » Soliveau claironna : « Je lui transmettrai un peu de ma Mission divine… Mais c’est encore Moi qui tirerai les ficelles ! Avec l’aide de Ségolène, bien sûr ! » « Alors, dit doctement Alonzo, vous voyez bien que vous n’avez pas failli à votre mission ! » « C’est vrai ! » jubila le roi, ragaillardi.

Alonzo sonna l’infirmier : « Rispéridone, douze unités ! » commanda-t-il. Puis il vint nous rejoindre. « Ça ne va pas mieux ! », dis-je. « En effet ! La paraphrénie le conduit à violenter son propre parti. Tant mieux, d’une certaine façon. » Gouailleur, La Conscience ajouta : « Il n’y a que lui pour inventer un plan aussi corneculesque ! » « L’ennui, dit le psy, est que les Français sont si inconséquents que l’on risquerait de trouver Macron au second tour… Un second tour entre Bielderberg et Bielderberg si l’autre est Fillon ! »  O Bonne Mère ! Enfin, pas sûr qu’avec une telle hérédité le petit Macron aille bien loin.

Alfred

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C’est un lapsus révélateur, Dr Freud !

apeDes fois, on se marre ! Les journalopes s’oublient au coin d’une phrase creuse, et vlan ! Voilà que surgit, croustillant, le lapsus révélateur ! C’est le malheur qui est arrivé à Myriam Encaoua face à Me Gilbert Collard. Visez un peu :

(Merci à  © Christian Larnet pour Dreuz.info)

Toute l’émission (un peu plus de 11 minutes) est intéressante, de surcroît.

Me Collard a raison de se délecter à coincer la pauvre petite journaliste qui a laissé entrevoir la queue du loup merdiatique. Nous savons, du reste, que les médias de propagande mentent avec une constance systématique. En ce moment, c’est la grande offensive contre un Front National en réalité devenu inoffensif (pour cause de Phillipotisme incohérent). C’est qu’il s’agit, de Farid F. à Micron en passant par Valls, de faire élire un candidat du système !

À propos de manigances, propagande et désinformation, je recommande d’écouter l’émission Imédias sur TV-Libertés chaque vendredi.

Refusez de payer la taxe idiot-visuelle !

Raymond

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La Grande Magouille

RVB de base« Mergitur ou pas, fluctuat ! commença notre ami le psychiatre Alonzo Tromondada. La nef des fous prend eau, mais ils écopent. Les uns avec des bassines, les autres avec des pailles, certains essaient encore de la faire avancer sur la vasière. » Nous étions dans le cabinet du Docteur ; l’Élysée n’étant plus guère qu’un manoir vide, depuis que la foule des conseillers s’était dispersée vers des emplois-refuges très bien payés, nous ne risquions pas d’être dérangés, ni surpris par de tortueux courtisans. « Ils la propulsent à la manière des Shadocks, gouailla La Conscience, prenant l’eau en poupe et la rejetant en proue ! » « Ne vous y trompez pas ! le corrigea Alonzo, ces fous ourdissent un sombre complot ! » Je me souvins alors d’avoir épié le Roi déchu se rendant, l’air hagard, dans la Chambre Secrète. Pressentant quelque concile pernicieux, j’activai les caméras qu’au fil des mois j’avais installées, fort discrètes. Tout était sauvegardé sur un disque dur auxiliaire, mais je n’avais pas eu le temps de regarder ce qui s’était tramé ce jour-là. Je proposai à mes compères d’en prendre connaissance sur l’heure.

« Julie, jolie Julie, tu as mis ta robe d’organdi… » chantonnait distraitement Soliveau, lorsqu’une tenture s’écarta. Entrèrent en nombre les Éminences Grises, Terraneuviens, adeptes de Tartes sur Câble et autres associations de malfaiteurs patentés. Tous étaient vêtus de coules et coiffés de cagoules. « Cuculus non fecit monacum ! », dis-je. Ils s’assirent sans mot dire en face du Roi, puis un Grand Maître, probablement, annonça d’un ton lugubre : « Avant que ne débutent nos travaux architectoniques, déplorons la perte de deux des nôtres ! Levez-vous… Et toi aussi ! » intima-t-il au monarque déchu. « Le premier est une pointure, Cricri Bézard, tombé à Londres victime des tenants de l’obscurantisme sexuel qui l’ont piégé pour l’accuser de pédophilie… » « Ah ! Ah ! ricana La Conscience, il ne partageait pas que des idées avec son copain Strauss-Khan ! » « Non, dit Alonzo, ils avaient aussi en commun quelques connections obsessionnelles entre le cerveau et les génitoires. » « Certes, ajoutai-je, mais si Domino s’en prenait à des femmes adultes, il montrerait quant à lui une nette préférence pour les fillettes ! » Nous reprîmes la lecture : « Jamais la populace ne reconnaîtra la bénignité des faits, insista l’orateur en fixant Soliveau, alors tu ordonneras à Ergotte et aux médias de n’en pas parler ! Tout de même, c’est un de nos fondateurs ! » Le Roi nota avec application. « Et puis, ô douleur !  continua l’encagoulé, nous venons de perdre Chérèque, immense syndicaliste et Grand-Maître depuis 2012. Avec lui, Terra Nova perd plus qu’un président : un ami fidèle et l’un des plus solides chaînons de la tradition réformiste post-humaine qu’il nous appartiendra désormais de faire vivre sans lui. »

« Ben dis-donc ! C’est l’hécatombe chez les paraphrènes, depuis 2012 ! Ferrand, Descoing, et maintenant Chérèque ! Il existerait donc une Justice Immanente ? » dit Alonzo. Lorsque nous reprîmes la lecture, les gredins marmonnaient je ne sais quelle patenôtre : « Hekas hékas este bebeloi ! Jabet rison mu ! Luxerst vinc zob ! Lortus meng icha ! »  tandis que le Roi les accompagnait d’une danse ridicule en frappant un tambourin orné de grelots. « Par Astaroth ! Rituel de sorciers ! » commenta La Conscience. Mais le Grand-Maître reprit : « Ceci dit, Soliveau, tu as bien fait d’obéir à nos ordres ! Nous t’aurions sévèrement puni si tu t’étais obstiné à briguer de nouveau les voix de la populace. Mais comme tu as tout cassé, nous aurons du mal à recoller les tessons ! » Le terraneuvien frappa un coup de maillet sur la table, et surgit de derrière la tenture un singulier personnage. Devant l’air ahuri de Soliveau, le Grand-Maître s’emporta : « Quoi ! Ne reconnais-tu pas le Suprême Paul Le Mono-Bielderberg ? Celui qui règne sur la Terre comme à Wall-Street, Bruxelles, Strasbourg, Berlin, Davos et autres lieux ? » « Popaul ! gâtifia le Roi, si je m’attendais… » « Tu ne t’attends jamais à rien, gronda le Grand-Maître. Quoi qu’il en soit, la présence de Paul Le Mono -Popaul si tu veux, il ne s’en formalisera pas- est indispensable ici et maintenant. Faites entrer les autres ! » ordonna-t-il. Les conjurés apparurent un par un, et chaque surgissement insolite provoquait un glapissement royal : « - L’imâm Komyrespyr ! L’émir Akel-Brâhkmar ! Le Cardinal Lepoing, de la Nonciature ! Herr Otto Mann, conseiller d’Angela ! Arrrgllll… Valse, ce traître ! Grrrr… Micron, ce serpent ! » et ainsi de suite. Entra un homme de noir vêtu, le visage caché par un ample foulard. « Qui diable est-ce ? demanda l’ex-monarque, encore un indésirable ? » « Tous ici sont indispensables, le tança Grand-Maître, alors boucle-la ! Ce monsieur est Farid F…, impétrant de droite à la Présidence ! » « Lui ? s’étonna naïvement Soliveau, mais c’est un adversaire ! » « Ao no ! coupa Popaul, c’est, let’s say, une solution alternative. Il est des Bielderberg, lui aussi ! » Le Roi renonça. Lorsque tout le monde eut pris place, Popaul s’installa au pupitre.

« My dear vassaux, serviteurs, stipendiés, commença Paupol, comme vous le savez, la situation est grave. Un nombre conséquent de contrariétés et des obstacles à Notre grand projet planétaire have emerged depuis deux ans. Nous avions débrouillé à effacer les frontières entre les countries, laissé les gens libres de batifiouler partout sur the planet. Nous avons encouragé les gens des pays developed à ne plous faire des enfants, leurs femmes à abort et les pervers people à se marier. Nous avons fait honte et oubli de leur Histoire. Nous avons organisé a great mess dans les pays d’Africa et du Middle-East non seulement pour contrôler le pétrole, mais aussi pour que des popioulaces migrent massivement vers l’Europa pour remplacer les damned old races de ce continent. Comme ça qu’on aurait des workers payés au lance-pierre, obéissant aux muslims et achetant. Nous avons fabriqué l’Europa pour que les populations ne fassent plus la law chez eux ; la law, elle se fait à Brussels et d’abord à Wall-Street. In short, nous pensions que le nouvel ordre mondial était on wheels et que le rate of profit -le tao de profit- allait ne plous se casser le gueule.

But… Un peu partiout en Europ les bullshits of peuples renâclent et disagree with ce qu’ils appellent l’invasion : le groupe de Visegrad, l’AfD chez Angela, et chez les Frenchies a bunch of terrifying fascists, nationalists conduits par Le Pen et autres malefactors ! Le terrorism leur fait détester les muslim migrants. L’Europa est en train de se casser the gueule depuis le Brexit, et si nous laissons faire les popioulaces, pourrait bien y avoir d’autres « exits ». L’année 2017 sera pleine de dangers, on votera un peu partout. En plous, ça ne va plous : nous avons perdew la main au Middle-East, raté le coup d’État en Turkey, et ça n’avance pas comme on veut en Youkraine. Total, c’est le Popov Poutine qui rafle la mise. Même que vos popioulaces en ont fait un King et trust him comme si c’était Jesus Christus ! Il est en train de crush nos auxiliaires de l’ISIS. Ça ne va pas ! Et pouis… Ah ! Damned ! Notre marvellous candidate Hillary, qui portait tous nos espoirs, a été battiou par le Trump, un sagouin qui n’est pas d’accord avec nous. No, no, no ! Ça ne va pas !

Fortunately, avec nos banks, nous avons le ownership de l’argent. Ce qui veut dire que, si le système bancaire ne se casse pas le margoulette -mais attention : il est fragile !- nous pouvons encore fermer le gueule aux peuples. S’il le faut, on coupera les vivres aux rebel peuples qui destroy notre nouvel mondial ordre ! Mais faut faire vite ! Organiser si nécessaire des putschs comme en Youkraine, avec les secret services. Oune chose est indispensable : priver les gens de pouvoir. Plous de référendum, jamais ! Youne délégation forcée à des parliaments, pour faire semblant démocratique, entièrement soumis à notre planétaire project, voilà ce qu’il faut. Et continuer à remplacer les peuplades ! Renforcer l’Europa, l’Otan, put an end to democracy ! Achever le remplacement des populations, faire de chaque citizen un client obligé des banques, et un consommateur. Ça plaira pas aux… slobs… aux ploucs, alors faudra continuer à présenter ça comme de la démocratie, des human rights, ou encore de la charité, fraternité et cætera. Exploiter à fond ces damned idées-là. »

Nous échangeâmes des clins d’yeux : le monopoliste crachait sa rage et révélait le fond de sa stratégie. Pour nous, cela n’avait rien d’un scoop. « On comprend bien, commenta Tromondada, combien les illuminés aux idées progressistes, mondialistes, bisounours, psychopathes hédonistes, sont les idiots utiles de ces néfastes monopoles. ». Lorsque Popaul eut terminé son exposé, Grand-Maître reprit la parole : « L’illustrissime Paul Le Mono vous a exposé la situation. Il est temps de vous donner votre feuille de route pour cette année. Nous devons parer au danger. Concernant les États-Unis, les banques de Wall-Street, puissamment aidées par les Démocrate, les médias… » « Et les … dorks… useful idiots de nos campus, notamment en Californie ! » l’interrompit Popaul. « Bien entendu, reprit le terraneuvien, les Forces de Progrès vont s’occuper du trublion Trump. Il ne faut pas qu’il applique son programme, et surtout pas qu’il s’entende avec Poutine. Je crois savoir – notre illustre visiteur ne me contredira pas- que tout sera tenté pour que l’excellente Frau Merkel demeure au pouvoir et poursuive sa belle politique d’accueil de nos chers immigrés. » « -Right ! » acquiesça Popaul. « Concernant l’Europe, nous allons nous efforcer de colmater les brèches, renforcer les pouvoirs de la Commission, lancer un État fédéral… » « Si le ciel ne nous tombe pas sur la tête avec un crash bancaire universel ! » l’interrompit une voix dans l’assistance. « Sacrilège ! hurla le terraneuvien, la Banque ne peut faillir ! »

« Bon, reprit-il, concrètement, en France on sent bien qu’une majorité de ce stupide peuple est contre nos projets. Bien sûr, une politique adroite, menée depuis l’École, relayée par les médias, s’efforce de désamorcer les colères ; nous avons rendu les gens assez couards pour qu’ils ne se révoltent pas, mais dans le secret de l’isoloir, ils peuvent nous jouer un sale tour. Imaginez que l’extrêêême drwâââte l’emporte : ce serait la fin ! » Un frisson de terreur traversa l’assemblée. « Aussi devons-nous absolument conjuguer nos efforts pour qu’un président et une majorité parlementaire bien dans la ligne du Grand Œuvre sorte des urnes. » Alors, Farid F. se leva en braillant : « Je suis votre homme ! » « Tout doux, Farid ! » le calma Grand-Maître, « les circonstances décideront ! » « - Hey !  intervint Popaul,  notre challenger préféré est tout de même Emmanouel Micron, ancien de la Banque. » « Mais il n’a aucune chance ! Moi je suis le candidat de la droite d’appareil » bêla Farid F. « C’est à voir, le contra Grand-Maître, la Banque  soutient Emmanuel, les médias sont généreusement arrosés pour lui donner au moins une stature de candidat ! » « Ouais, mais il ne veut même pas passer par la primaire ! » glapit Manu Valse, encouragé pour une fois par Montambour. « Peu importe ! … » S’ensuivit un hourvari comique.

« Silence ! hurla le terraneuvien, en frappant de son marteau. Le silence revint. Popaul les mit d’accord : « Vô avez oune stupid principe, mais très efficient : le Républican Front. Que ce soit Farid, Manouel, Emmanouel, even Arnaud or Jean-Liouc qui arrive au second tour, s’il a pour challenger un nationalist fascist, il devra collecter toutes les voix de chez nous. Discipline, it is our obligation, otherwise c’est foutiou ! Alors battez-vous entre vous au premier tour, mais ensuite coalisez-vous ! » Il y eut bien des vociférations, mais en fin de compte tout le monde en convint. « Donc, continua Grand-Maître, que chacun s’efforce à drainer le maximum de voix. Nous avons raté le coche avec Ali Juppé, il ne faut pas recommencer. Ratissez large, notamment toi, Jean-Luc, débrouille-toi pour rallier des imbéciles tentés par le programme économique de Le Pen. » « Mais il est contre l’Europe, le Jean-Luc ! » protestèrent Farid F. et Valse. « Ça se règlera ensuite ! » trancha le terraneuvien. « Vous comprenez bien, poursuivit-il, que notre ennemi véritable n’est pas la Le Pen, c’est ce peuple indocile que nous devons à tout prix empêcher de retrouver ses frontières, son indépendance sa souveraineté, sa monnaie et sa pureté ethnique. Alors ce n’est pas le moment de faire les malins. D’ailleurs, vous avez, quelle que soit votre nuance politique, gauche ou droite, la Banque pour vous appuyer. Tenez : aucune banque française ne veut prêter six millions nécessaires au FN pour sa campagne. » « Pretty good show ! » jubila Popaul.

Le Roi, qui avait suivi l’affaire d’un air effaré, leva la main : « Et moi, qu’est-ce que je fais ? » « On te gardera pour la suite, tu es bête mais  assez tortueux pour recoller les morceaux du PS. Mais il te reste quatre mois et une majorité à ta botte -ou presque- alors profite-en pour faire comme Obama : fais encore passer NOS lois, punis ce sale peuple, comme tu l’as fait récemment. Et si, d’aventure, nos amis salafistes jetaient quelques bombes… Protège leur communauté. D’ailleurs protégez-la tous : nous avons terriblement besoin de ses voix ! Bon, en tous cas, je constate que tu as mis les médias en ordre de bataille : pour une fois tu as bien travaillé. Et même le coup du film Chez Nous qui sortira en février, c’est très fort.» « - Oui, oui, jubila Soliveau, même si c’est un navet on fera de la réclame, et si personne n’y va, on dira quand-même que c’est un gros succès. Vous parlez ! Je sais bricoler les chiffres, voyez ceux du chômage… » « Parfait ! La séance est close ! » termina le terraneuvien.

« Eh bien, conclut La Conscience, si nous ne savons pas pour qui voter, au moins savons-nous pour qui ne pas voter ! » « -Hélas !  fis-je, nous ne sommes pas près d’être débarrassés de ces saletés de monopoles et de la caste qui les sert. La démocratie et la liberté, ce n’est pas pour demain. » « Allez savoir ! philosopha Alonzo, peut-être la Providence y pourvoira-t-elle ? On a vu d’autres prodiges ! »

Alfred

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Serait-ce son dernier vœu, au Flamby ?

FouAllez : ne soyons pas rosses, pour une fois nous allons relayer les vœux du Président. Pour cet acte éminemment civique, nous avons bénéficié de la version de M. Laurent Gerra.

Elle est plus vraie que nature, n’en doutons pas, et le lecteur attentif y découvrira les ressorts de la politique élyséenne.

Cela dit, nous ne croyons pas aux vœux, aussi n’en faisons-nous jamais. Sauf espérer vainement que tous ceux qui nous ont fait tant de mal cinq ans durant soient sévèrement punis, ces sales arnaqueurs. Mais ça, c’est ce qu’on appelle un vœu pieux. Je préfèrerais un vieux pieu pour nous débarrasser de tous les vampires politichiens, médiastres, banksters, monopolistres, immigrophiles, pervers etc… Mais il ne faut pas y compter : il n’y a pas de Justice immanente.

Bon, enfin, pour ne pas passer pour des malpolis, et comme 2017 risque d’être pire que 2016 mais moins pire que 2018, au nom de la Rédac je vous souhaite une année 2017 la moins mauvaise possible.

Raymond

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2017 : L’année des Paphlagoniens

Diablesse et angeletteLes caves vont entrer dans une année 2017 à la Saint-Sylvestre. Soit : c’est ce qu’ils appellent « année civile », gratuite-laïque-&obligatoire, avec son cortège de calamités fiscales, politiques, économiques. Après d’ultimes agapes de gloutons, après s’être gorgés de boustifaille, d’alcool. Après avoir, comme des cons, pris de « bonnes résolutions » qu’ils quitteront une fois dessaoulés. Après s’être divertis au sens pascalien, c’est-à-dire après avoir fait la ridicule danse des canards avec cotillons et langues de belle-mère. D’un côté, je les comprends, la vie ne fait pas de cadeaux, sauf aux monopolistes qui, de toute façon, se font eux-mêmes des cadeaux en spoliant les peuples. Alors le pauvre pedzouille populeux essaie d’oublier un instant, de figer la bacchanale en éternité ; ce qui rate, évidemment, à tout coup.

Mais je ne comprends pas comment on peut faire la fête quand on accomplit un petit morceau de veillée funèbre. Parce que c’est très exactement cela, comme nos anniversaires, puisque nos mères en nous expulsant dans le monde nous ont donné à la fois la vie, la souffrance et la mort. Omnes vulnerant, ultima necat : toutes nous blessent, la dernière nous tue. Ah ! Il existe toujours ce ridicule espoir que les choses changeront pour du mieux. Je me demande si cette ânerie date de l’aube des Hommes ou si elle a été inventée par des curés. Ou par des philosophes, ou des poètes : « Le temps va ramener l’ordre des anciens jours ». Foutaise !  Je ne crois pas à l’Âge d’Or, ni antérieur ni postérieur à notre temps, parce que désormais je comprends trop bien le fonctionnement de ce mammifère à cerveau monstrueux qu’est l’humain. Pire, ceux qui prétendent l’améliorer ne font qu’empirer le malheur : ce sont eux les ennemis du genre humain, ces Guides et Illuminés contre qui je n’ai de cesse de fulminer.

Considérez ceci : vous, mes lecteurs assidus, avez comme moi-même fêté deux évènements en 2016, le « Brexit » et l’élection de Trump. Fort bien, puisque cela était dans nos vœux -hoc erat in votis- et donc légitime. Mais nous connaissons l’ennemi, non ? Dès l’annonce, nous savions qu’il ne se plierait pas à la volonté des peuples. Il fait tout pour que le Goulag européen ne croule pas, pour que le référendum Britannique demeure lettre morte. Il a tenté de faire invalider l’élection américaine, et il tentera encore -fût-ce au prix d’un assassinat- de peser sur la politique de Trump afin de la rendre compatible avec les appétits des ploutocrates. Car il est dans la nature du Monstre monopoliste de dévorer les peuples.  Le monopole vénère Ploutos, celui qu’au dire d’Aristophane Zeus a rendu aveugle afin qu’il n’accorde la richesse qu’aux mauvais bougres. Leur Ploutos n’est pas près de se faire soigner en suivant le conseil de l’oracle relayé par le citoyen Chrémylos ! Alors, ne nous faisons pas d’illusions pour 2017.

Et pour rester dans la veine d’Aristophane, les monopoles trouvent toujours des idiots utiles et de vils flagorneurs, des Cléon, des Hyperbolos, pour abuser de la sottise du peuple qui s’en laisse conter de toutes les façons par les diseurs d’oracles et de prophéties. Politicards, médiastres… Vénaux et concussionnaires, ils extorquent de l’argent à tous ceux qui en ont et ne vendent que du vent. Moins symboliquement ou, si vous préférez, plus sérieusement, regardez : les idiots utiles sont ceux qui veulent vous vendre clés en main la Jérusalem terrestre, voire la Jérusalem céleste, au prix d’un abâtardissement de l’espèce humaine. Voyez-les, ces adorateurs d’une Nature engendrée par leurs esprits fous, gonflés d’orgueil et s’imaginant que l’humanité est responsable d’oscillations climatiques millénaires. En vertu de quoi, à compter du premier janvier (ah ! l’année fiscale !) ils vont appliquer une inepte taxe carbone sur les carburants. Ségolène, la Dinde du Poitou est de ceux-là, même si elle n’est pas encartée à un groupuscule de l’escrologie politique. Que dire encore de tous ceux qui promettent de faire pleuvoir de l’argent spolié à tout le monde sur tout le monde : les Mélenchon, Hamon et consorts ? Que dire des pervers qui ont dénaturé l’alliance et s’efforcent de dénaturer l’espèce avec l’active complicité des Frankenstein ? J’en passe, et non des moindres : la liste serait trop longue des tire-laines, coupe-jarrets, escrocs, porteurs de rogatons, qui polluent les ondes et la politique.

L’aveugle Ploutos protège Bilderberg. Et Bilderberg envoie ses créatures solliciter les suffrages des naïfs. Bilderberg a échoué avec Ali Juppé, mais il a au moins deux fers au feu : Farid Fillon et Macron. Au travers de leurs masques, on voit à plein les traîtres, mais sur toutes les étranges lucarnes leur grimace est partout bienvenue. On vous fabrique du Macroncosme à partir du Microcosme, en gonflant à coup de faux sondages et de propagande un misérable ciron de chez Rothschild avalisé par les Bilderberg ; si ça ne marche pas on aura toujours Fillon pour roue de secours, car l’objectif est de laisser le peuple sous la coupe des monopoles européâstres et atlantistes. Le régime socialiste, inféodé aux monopoles, nous a fait un mal insupportable cinq ans durant ; pour les ploutocrates monopolistes, il s’agit de faire durer cette spoliation, voire sous un autre masque. Que meurent les peuples, plutôt que baisse de taux de profit !

Bref : une fois dessaoulés, les gens seront face à une abominable réalité, mais ne feront rien pour y parer, en dépit qu’ils en aient. Ils voteront comme le veulent les monopoles, en bons abrutis. Il n’y a rien à espérer d’autre. « O Démos, chante le chœur des Cavaliers, qu’il est beau ton empire ! Tous te craignent à l’égal d’un tyran. Mais tu es facile à mener par le nez ; tu aimes à être flatté et dupé, toujours écoutant les parleurs bouche bée ; et ton esprit, tout en étant au logis, voyage au loin. » Tu vois, Lecteur, nos maux ne sont pas des perdreaux du matin !

Que faire ? Demeurer l’Esprit qui toujours nie. Refuser leur thériaque empoisonnée, tendre des embuscades, ériger les fourches patibulaires sur les places. Ils craignent Démos : que Démos les abolisse ! La Dissidence est Pensée et Action. Ne buvons pas, cognons !

Sacha

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L’emprise Bilderberg

Diablesse et angeletteJe mijotais depuis quelques temps un article fulminant à propos des impétrants foireux à la présidence de la République. Présidence Potemkine, en quelque sorte, puisque de toute façon, après des décennies d’abandon et de trahison, nous avons perdu toute souveraineté. Nos lois se font chez les européâstres, à Bruxelles et -pour la forme- à Strasbourg. Le pouvoir n’est plus depuis longtemps ni à l’Élysée ni à Matignon, il n’est même pas vraiment chez les européâstres : il est celui des monopoles apatrides, des banksters qui ruinent les pays en les asservissant, grands pourvoyeurs de monnaie de singe, cleptomanes, ploutocrates, et dévoreurs de peuples.

Ce qui donne un éclairage singulier à la mascarade présidentielle de 2017. Pour des criminels comme les crocodiles du groupe Bilderberg ou de la Trilatérale, pour les Pieds-Nickelés de Davos, le problème est simplement de faire placer, sous couvert de « démocratie », l’un ou l’autre de leurs valets : Valls, Farid Fillon, Macron, tous cooptés par les brigands du Bilderberg. Une élection Potemkine, vous dis-je.

J’en étais donc à coucher sur le papier quelques arguments percutants, lorsque je tombai sur une vidéo du sympathique Boris Le Lay, animateur du site Breizh-Info. Et là, heureuse surprise, je trouvai absolument tous les arguments que j’entendais développer, exposés avec bien plus de talent que je ne l’aurais fait. Alors, écoutez-le, ne vous en privez pas : c’est une excellente analyse politique et ce que dit Boris est vrai.

C’est clair : une fois de plus le Peuple sera dupé par le grand barnum de la pestilentielle -j’avais déjà employé le terme en 2012- et sera une fois de plus cocu. Pire : le processus d’asservissement est en voie d’achèvement. Nous avons vu comment les classes moyennes ont été laminées en dix ans, pour le plus grand profit des monopoles : leur prolétarisation est en phase terminale, avec toutes les spoliations qui se préparent. Quant au « petit peuple », il finira dans la grande misère. Ainsi le veulent les banksters de Wall-Street et d’ailleurs.

J’insiste d’ailleurs sur un point : les demi-habiles prétendront que c’est la faute du « libéralisme » qu’ils baptisent stupidement « d’hyper-libéralisme ». Eh bien ! Ce que nous concoctent les Bilderberg et consorts, les criminels apatrides, cela n’a RIEN à voir avec le libéralisme tel que le définissait Bastiat. C’en est exactement l’inverse : là où devraient régner la libre-entreprise, la prise de risque et la responsabilité, nous voyons au contraire la complicité des États avec les monopoles (qui n’existeraient pas sans cette complicité !), la spoliation fiscale -voyez le hold-up sur l’assurance-vie, c’est très récent !

Le problème est que nous ne sommes que trop peu nombreux, dispersés, sans grands moyens pour expliquer cela autour de nous. Ce qui veut dire que les matins clairs ne sont pas pour demain, nous entrons dans une période très sombre d’appauvrissement, de ruine et de sujétion. Il faudra donc du temps pour que les petites lucioles dont Soljenitsyne parlait à Philippe de Villiers s’allument dans les ténèbres, pour que s’amplifie la Dissidence. Il y aura peut-être deux ou trois générations sacrifiées, à moins que le système pervers des monopoles ne s’écroule, dans un formidable burn-out et face à la concurrence des puissances émergentes.

Il est tout de même dommage pour nous, aujourd’hui, que l’espoir d’une insurrection populaire soit anéanti par ceux qui ont pendant des années porté l’espoir, n’est-ce pas madame Marine, sieur Philippot ? Ne perdons pas espoir, toutefois . Oui, c’est fichu pour 2017, peut-être même pour ce siècle. Mais la dynamique anthropologique ne s’arrêtera pas pour autant : il y aura toujours des gens pour dire « non » et remettre en question les contrats sociaux et les tyrannies. Les empires finissent pas s’effondrer, comme le granit se délite en tuf.

Vive la Dissidence !

Sacha

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Propagande ignoble

Comme toujours, la propagande islamofasciste et les valets des monopoles mentent à propos d’Alep. Ils mentent systématiquement à propos de tout.

Le 21 décembre 2016 sur LCI, Eric Dénécé (Directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement – CF2R) dénonçait la falsification par les médias français de la crise d’Alep. En fait, toute l’émission (https://youtu.be/VDcbBbUaxEA) est passionnante, car cet homme dit des choses intelligentes ET intelligibles.

Et les médias de propagande sont chez nous gavés de subventions prises sur ce que l’État spolie aux citoyens. Ne nous laissons pas faire : refusons de payer la taxe sur l’audiovisuel !

Raoul

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Détestables « fêtes » !

Oh maisNous arrivons dans la période de l’année civile que je déteste le plus : celle des « fêtes ». D’abord parce que sous nos latitudes c’est le début des grands froids. Détestant le gel, le givre, le verglas, la neige, cela n’a rien d’étonnant. Mais surtout, parce que c’est le grand débridement de l’hédonisme « consumériste ».

La vraie fête cosmique de cette fin d’année aura lieu le 21 décembre, lors du Solstice d’hiver. Nous en aurons alors fini avec le déclin de l’ensoleillement, ce sera le début de la longue marche du Soleil vers le point vernal, l’équinoxe de printemps. Fête véritable de la Lumière, mais seulement pour ceux qui y prennent garde. Sol Invictus ! Les naïfs ne s’en aperçoivent que vers la Chandeleur (mais qui donc s’en soucie encore ?)

Noël : choisie pour remplacer la naissance de Mithra, un mec divin dont l’un des attributs aurait été -tiens, tiens ! – « la bonne pensée ». Pour nous, païens, c’est la consécration de la Déesse Vierge des origines. Parmi ses noms, Bélise ou Bélisama, Rhyamon mère vierge de Pryderi et bien d’autres depuis le nuit des temps. Mais c’est aussi -un peu de goguenardise ne nuit pas- la transformation du monothéisme rigide des Juifs en polythéisme, car même s’ils s’en défendent avec le consubstantionem Patri, les Chrétiens ont fabriqué un autre Dieu tout en récupérant -quelques siècles plus tard- le culte de la Déesse auquel ils ont ajouté au concile de Nicée le Saint-Esprit, sans parler d’une myriade d’intercesseurs.

Alors, c’est bien beau de souhaiter paix sur Terre aux hommes de bonne volonté, mais ce n’est qu’un vœu pieux, si effectivement Polémos, le conflit, est la conséquence inévitable de l’altérité fondatrice du social. Je ne suis pas sûr du tout que le message évangélique soit une si bonne chose que le disent les Chrétiens, dans la mesure où il a grandement contribué à la décadence Romaine et, ce me semble, accélère celle de la nôtre par ses idées devenues folles après avoir perdu leur cohésion dans les rayonnages du supermarché de la bien-pensance. En voulez-vous un exemple ? Vous trouverez cette tragédie partout dans la Réinfosphère :  Maria Ladenburger, 19 ans, étudiante en médecine et volontaire dans un foyer de migrants a été victime d’un guet-apens, violée et noyée dans une rivière par un de ces “migrants” si bien accueillis au nom des “droits de l’homme” en Allemagne. C’est la version tragique de la fable « Le Villageois et le serpent » : l’empathie -ou l’amour du prochain- sans esprit critique finit par tuer. Mais ce n’est pas tout : aux obsèques de cette malheureuse, son père, haut fonctionnaire européâstre, a organisé une collecte au profit des « migrants ». Si l’amour de l’autre aboutit à consentir au sacrifice de ses propres enfants, et à protéger l’engeance du tueur, c’est que quelque chose cloche sérieusement, non ? Moi, je préfère le Talion.

Mais au fond, j’admets que notre culture ait conduit au cours des âges nos peuples christianisés à fêter Noël, je n’y vois aucun inconvénient, et l’exposition de crèches dans les lieux publics ne me dérange pas. Au contraire les exhibitions publiques des mahométans, grands ennemis de notre civilisation, n’exaspèrent au plus haut point. Point de condamnation, donc, à l’encontre de ceux, sincères croyants, même si je trouve naïve leur croyance -après tout, la mienne l’est peut-être aussi, qui entonnent de tout cœur le Minuit Chrétien (ou ce qu’ils chantent aujourd’hui, depuis Vatican II, allez savoir !) C’est dire que j’admets Noël comme acte de spiritualité. Je ne suis pas laïcard, tour en tenant à la laïcité dans l’espace public.

En revanche, je hais le Père Noël de Coca-Cola et la fête des marchands du Temple qui ont peu à peu transformé nos peuples en troupeaux de pourceaux hédonistes. Car telle est la déformation de l’Homme qu’ils ont provoquée : un consommateur frénétique, parfaitement abruti et (car toute médaille a son revers) cotisant-allocataire-contribuable. J’apprends par une infographie parue dans Valeurs Actuelles du 8 décembre, que malgré les difficultés financières et la spoliation d’État, seulement 10% de nos compatriotes réduiront leur budget pour Noël, et que 40% entendent l’augmenter. C’est donc qu’il y a encore de l’argent pour le divertissement pascalien ! On estime à 607 euros le budget moyen consacré à ce gaspillage, dont 50% pour la grande bouffe. Cela me donne envie de vomir. J’attends avec dégoût la transhumance autoroutière de tous ceux qui se plaignent des conséquences de la politique effectivement désastreuse sur leur budget, mais qui vont ripailler, quelques-uns à kroum. Si encore, par civisme, ils faisaient quelques petits dons aux sites de la réinfosphère que certains fréquentent … Mais c’est trop demander.

Des cadeaux, je n’aime pas en recevoir, pas davantage en faire. Faire un cadeau devrait être une exception, une désappropriation librement consentie, une dette égoïste au fond, qui nous lie le récipiendaire. Mais les marchands ploutocrates ont réussi à en faire une obligation non pas seulement sociale mais surtout morale. Honte à qui ne donne pas, c’est un radin, un anti-social. L’observateur décillé que je suis tremble de rage contenue à contempler la profusion des paquets sous le sapin imbécile, car c’est le triomphe du commerce vain. Si de surcroît on s’avise que toute cette bimbeloterie reçue sera très vite refourguée via Internet, on se demande à quoi tout cela rime, sinon à engraisser les Pharisiens. Je me demande ce que le Charpentier de Nazareth en penserait, lui qui selon la légende a botté le cul aux marchands du Temple ?

Ne parlons même pas du jour de l’an, nouvelle ripaille après que les foies meurtris par la boustifaille en reprendront une dose ! Nous autres païens, nous avons déjà changé d’année au premier novembre, début des fêtes de Samain, sans ripailles ni tralalas. Ceux qui attendront de 2017 des changements réels et positifs risquent fort d’en être pour leur frais. Surtout s’ils ne se mortifient pas un peu, en cessant de réclamer cette protection de l’État, ces misérables petits avantages qui, en réalité, les ruinent et les asservissent. Mais il ne faut pas rêver !

Sacha

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Détruire les zones de charia en France

La PARTITION du territoire : Monsieur de Villiers l’avait annoncée, elle EST une réalité quotidienne. Dans les faits, dans les pratiques. Il est des zones de non-droit (car la charia n’est pas un droit, c’est une connerie islamique) où les femmes sont interdites de vie publique. L’autonomie des femmes n’y existe plus, parce que les barbus en ont décidé ainsi.

Voyez vous-mêmes !

Vous avez vu la gueule du barbu merdeux (4 :39), les bras croisés et sûr de sa domination de faux mâle et vraie tafiole ? Le pauvre con !

Et que font les féministes, hein ? Ces idiotes ont-elles peur d’affronter la contradiction entre féminisme et islamophilie ?

C’est insupportable, et nous savons que c’est la conséquence de décennies de laxisme, de tafiolisme, de la part de la caste politique parfaitement ignoble inspirée des idées salopardes d’officines fascistes comme Terra Nova.

Alors nous prévenons les impétrants aux ors de la République, Fillon, Le Pen, et l’abruti qui sortira du cloaque de la gauche : nous n’acceptons plus cela. Vous envoyez la Légion et les Paras remettre de l’ordre dans ce foutoire, ou nous interviendrons nous-mêmes. Vous avez voulu nous désarmer : nous trouverons des armes !

Car il n’est pas question que nous vous laissions installer sur notre sol des bédouins ignares et fanatiques faisant la loi comme en Arabie saoudite ! La France qu’ont constituée nos Rois pendant mille ans, et que les républiques n’ont cessé de détruire, nous y tenons, et nous vous le montrerons. La partition ? JAMAIS !

Honneur à ces Femmes qui se défendent et osent affronter ces merdouilles islamiques. Ici, contrairement à ce qu’ils disent, ce n’est pas le bled ! C’est la France, merde ! Et la loi française DOIT l’emporter. Même si nous devons faire parler la poudre !

Raymond

ps : Merci à Pascal de nous avoir filé le tuyau pour mettre des vidéos sur ce blog.

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Salve Regina

Appelez-La Isis, ou Bélisama, ou Rhyamon, ou encore, Myriam (La Rebelle), ou Marie, Elle est toujours là, Déesse des Commencements, Vierge et Mère.

Salve, Regina, mater Misericordiae, Vita, dulcado et spes nostre, salve !

En ces temps de ténèbres, où plus rien n’est sûr ni probable, où les gloutons et les jouisseurs dévorent le monde, nous n’avons plus qu’Elle pour espoir.

Écoutez Mireille -une Femme qui SAIT chanter, accompagnée des Petits Chanteurs à la Croix de Bois, invoquer Nuestra Señora Del Mar.

Pascal

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