Le « populisme », réaction de défense du corps social

diablesse2-smallEn valeur absolue, 107 milliards d’€ séparent l’excédent commercial de la France de celui de l’Allemagne. Soit : un excédent de 48,1 milliards en faveur de l’Allemagne, un déficit de 58,9 milliards pour la Macronie. Merci Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron, « la France est prospère youp’la boum ! » comme chantait la grand-mère de Michel Sardou. Mais, au fait, qu’avons-nous à vendre, sinon du vent ? Nous ne produisons pratiquement plus rien, notre industrie a été vendue à l’étranger et ce qu’il en reste croule sous l’impôt et les règlements scélérats. Que voulez-vous, l’État se mêle de tout ce qui ne le regarde pas et ne remplit pas ses trois rôles régaliens, les seuls qui lui conviendraient ; les « présidents de la république » ne font plus de diplomatie, ils ne sont plus que de piètres voyageurs de commerce. Quel régime méprisable !

Mais ce n’est pas de cela dont je voudrais vous entretenir avant que les criminels occidentaux ne remettent le feu à la Syrie et peut-être au monde entier. Je vais expliquer ce phénomène pas assez vivace chez nous, hélas, que les psychopathes de la « bien-pensance » appellent avec horreur populisme. En fait, il ne s’agit que d’une réaction anthropologiquement très normale : des Peuples s’opposent à leur destruction.

Il faut pour cela comprendre le concept anthropologique de Personne auquel j’ai souvent fait appel. La Personne n’est pas un sujet physique, c’est une analyse abstraite et implicite qui ne fait acception ni du temps, ni du lieu, ni du nombre. Elle implique deux mouvements : l’altérité et la convergence. L’altérité est le mouvement qui nous singularise, qui fait qu’indépendamment de ce que nous pouvons nous représenter mythiquement de nous-mêmes, nous sommes de ne pas être les autres. L’altérité instaure une frontière. La convergence est le mouvement contraire : on franchit la frontière pour se mettre en rapport négocié avec l’autre. Ce mouvement est contractuel ce qui veut dire qu’il est toujours provisoire et que le « contrat » peut toujours être remis en question. Là se fonde le politique, l’Histoire. La remise en question tient à ce que dans la convergence, la divergence que fonde l’altérité ne disparaît pas puisqu’elle est le moteur des contrats.

La pathologie rend compte de l’existence de ces deux mouvements. La schizophrénie réifie l’altérité en forteresse vide, la convergence n’est plus possible. La paranoïa résulte d’une attrition de l’altérité, la frontière n’existe plus et le sujet coïncide avec l’autre prié en retour de coïncider avec soi. Le contrat est encore impossible. À l’état normal, les sujets se situent à distance à peu-près égale de ces deux extrêmes, cette distance étant infiniment variable.

 Cette capacité à converger contractuellement fonde les sociétés. La société, c’est la Personne portée au niveau du collectif quel que soit le nombre de citoyens impliqués. Dès lors, une société existe entre deux pôles extrêmes : l’anallactique et la synallactique. L’anallactique poussée à l’extrême donne des sociétés totalement fermées, aux frontières réifiées : sociétés fondées strictement sur la race ou sur la religion (cas contemporain de l’islam). Leurs frontières étant réifiées, elles connaissent l’endogamie, le conflit ouvert permanent avec les sociétés voisines, elles accusent tout le monde d’ingérence. La synallactique extrême donne des sociétés totalement ouvertes, à l’image de certaines sociétés ouest-européennes comme la Suède, la France, l’Allemagne ; là, plus de frontières, l’exogamie, et souvent des idéologies millénaristes comparables à celles du moine Thomas Müntzer. Une société équilibrée se tient à égale distance des excès de l’anallactique et de la synallactique. Elle intègre en les assimilant des éléments étrangers en quantité raisonnable parce que supportable.

Il n’est ce me semble pas nécessaire de détailler tous les symptômes de l’outrance synallactique affectant les sociétés ouest-européennes sous la dictature de l’Union Européenne, notons seulement la destruction des frontières nationales, la perméabilité des frontières européennes, les citoyens étant priés d’effacer en même temps que leur Histoire leur propre altérité notamment face à l’invasion migratoire. De quelque titre spécieux qu’on la nomme : ortho-humanisme, devoir d’accueil, « vivre-ensemble » etc.… cette synallactique pathologique a pour conséquence le délitement jusqu’à disparition des sociétés affectées. Le phénomène se marque entre autres manifestations par une distorsion des Lois, lorsqu’on instaure des délits de comportement et des discriminations stupidement appelées positives tout en refusant la discrimination entre autochtones et allochtones.

Cette morbidité provoque donc l’installation dans l’espace social non plus de sujets isolés pouvant être assimilés au long du temps, mais de populations entières (cas des pseudo-réfugiés). Or ces communautés ethniques, principalement musulmanes mais il en existe d’autres, se comportent de manière totalement anallactique, repliées qu’elles sont sur elles-mêmes en refusant toute assimilation au nom d’une religion et de ces mêmes racines que l’on s’acharne à détruire chez nous. C’est une anallactique tribale pas ailleurs non dépourvue d’une volonté de conquête.

 La synallactique morbide n’affecte cependant pas la totalité des citoyens dans les pays malades. Il s’ensuit une tendance anthropologiquement normale de résistance à la désintégration et à la conquête par l’étranger. Car nos adversaires auront beau endoctriner dès l’École, l’altérité persiste et ne peut s’effacer. Il en résulte très politiquement le sentiment que le contrat social est rompu, une volonté très légitime de le restaurer, l’impression d’être étranger sur la terre de ses ancêtres, un état conflictuel à l’encontre des envahisseurs et des gouvernants qui les laissent entrer sinon les attirent. Voilà le fondement anthropologique de cet épouvantail à bobos et à nantis, le terrible populisme.

Bien loin d’être moralement condamnable, ledit populisme est par conséquent une résistance culturelle du corps social contre les agents pathogènes qui l’attaquent. On ne peut donc que flétrir et combattre les hypocrites et les imbéciles souffrant du sida mental qu’est la synallactique morbide. Même au prix d’une guerre civile et ethnique.

Tenons donc pour des gueux imbéciles tous ceux : médiastres, politicards, européâstres, ortho-humanistes, qui usent du terme de populisme comme d’une étiquette infamante à l’encontre des mouvements de résistance populaires.

Changeons de sujet : Paul Cambon, dont je vous parlais hier, notait en 1896 : « … la presse parisienne est la plus ignominieuse du monde. » Il doit bien y avoir des degrés dans l’ignominie, car j’ai bien l’impression que le mal s’est aggravé. Encore ceci (1895), qui de nos jours prend une résonnance particulière : « À en croire ces messieurs, le progrès matériel serait adéquat au progrès moral. À ce compte l’Europe n’aurait qu’à s’abîmer devant l’Amérique où tout marche à la mécanique. On verra le déchet intellectuel du genre humain quand tout sera noyé sous la marée américaine. » En effet, nous le voyons ! Enfin cette sentence pleine de bon sens : « Laissons donc chacun à sa civilisation particulière et reconnaissons que toutes les cervelles humaines n’ont pas été coulées dans le même moule. » (1895, Paul Cambon étant à Constantinople.). Oh ! Là ! Là ! que c’est politiquement incorrect ! Que quelqu’un de nos jours ose écrire cette vérité, on le défèrerait illico aux chats-fourrés rouges !

On ne peut plus rien dire. Mais on peut encore rosser !

Sacha

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En lisant Paul Cambon

chicoree-schiappa-smallIl est bon de lire de vieux livres. La lecture de Maurras m’a renvoyé à la Correspondance de Paul Cambon (1), premier Résident de France en Tunisie puis plusieurs fois Ambassadeur, en tous cas une figure importante et influente de la IIIe république (Marianne III). Je n’en suis qu’à l’arrivée de Son Excellence à Istamboul en ambassade auprès d’Abd Ul Hamid, mais déjà j’ai une vision assez cohérente du fatras qui devait conduire Marianne III au massacre des Français en 14-18 et à sa honteuse agonie en 1940.

Monsieur Cambon notait l’incohérence des politiques menées sans suite, consécutivement à l’instabilité d’une Chambre au gré de la versatilité de l’électorat. Un Cabinet gouvernemental était à chaque instant menacé d’être renversé par ladite Chambre, quelquefois pour une broutille, souvent à cause des appétits des hommes et des partis : comment peut-on mener une politique cohérente sur le long terme dans de telles conditions ? On me rétorquera qu’il n’en va plus exactement de même sous Marianne V, puisque sa Constitution protège l’exécutif. Voire ! Tout peut basculer au bout de cinq ans. Et cinq ans, ce n’est pas du temps long. Il me semble, au contraire, que la même gabegie se poursuit sous des habits différents.

J’ai déjà relevé plusieurs passages croustillants quant au jugement des uns et des autres sur cette république, Marianne III, dont celui de Paul Cambon. En 1882, le Nonce dit à Gambetta : « Tous les Français sont comme oune gallina (une poule), ils crient, ils chantent, ils s’égosillent avant de pondre, et quand ils ont bien chanté, il faut qu’ils pondent malgré eux, le général Chanzy a tant répété qu’il s’en irait qu’il a fini par s’en aller sans en avoir envie. » :)

Cambon, la même année écrit : « Il n’y a rien de jaloux et de bête comme les Républicains, il semble qu’on leur ôte le pain de la bouche lorsqu’on nomme quelqu’un à quelque chose. » Bien vu ! En janvier 84, attendant de parler à la Chambre, sous la primature de Jules Ferry, Paul Cambon assiste à une séance de l’Assemblée : « quel bavardage et quel galimatias. » Précision : Cambon était alors républicain « modérée ». En mars de la même année, il note : « M. Jules Ferry ne vit que d’artifices. Sa majorité vote à tout instant contre le Cabinet et elle est incapable d’en former un autre. Une crise ministérielle entraînerait un gâchis épouvantable » (quant à la politique menée en Tunisie). On a beau dire : même le gouvernement du chanoine de Latran, de nos jours, est contraint de vivre d’artifices ; incapable de politique étrangère et de politique tout court, son expédient est les réformes « sociétââââles ».

« Que les fonctionnaires français sont donc routiniers, mon Dieu ! », s’écrie-t-il. Au passage, toujours en 1884 : « Tant qu’il y aura des Arabes, il y aura des vols, des querelles et des coups de feu. » (Il parle de chikayas entre tribus de Tunisie ; pour le reste pas de commentaires.) 1885 : « Ce qui me frappe le plus en toute cette affaire c’est le défaut unanime de réflexion chez les Républicains de toutes nuances. La peur de l’électeur leur fait perdre la tête. » Il évoquait alors l’affaire de Chine et du Tonkin. Mais la remarque est toujours vraie. Puis en novembre de la même année : « les gens qui exposent leur pays à des crises ministérielles devraient bien réfléchir aux conséquences de leurs fantaisies politiques. » N’est-ce pas, Macron ?

J’attends la suite de la Correspondance avec impatience. Mais les vicissitudes politiques de S.E. Paul Cambon, soutenu par les mots et rarement pas des actions gouvernementales courageuses (Jules Ferry semblant l’exception) nous montrent que dès qu’il s’agit des affaires du Pays, l’État, j’entends par là ce qui concerne les trois fonctions régaliennes (Défense, Sûreté, Diplomatie), ne devrait pas être l’objet de fonctions électives. Je l’ai déjà écrit : la démocratie ne doit pas s’emparer de telles fonctions, il faut du temps long et du recul, donc tenir l’État hors de la versatilité des assemblées et de l’électorat. La place de l’administration élective est dans les conseils provinciaux (et non régionaux, qui n’ont pas lieu d’être !) et les conseils municipaux. En revanche, les Lois fondamentales, celles qui concernent l’âme de la société, ne sauraient être modifiées autrement que par référendum.

Nous en sommes bien loin ! Amateurisme, concussion, prévarication, perversion, vassalisation économique et politique à l’Étranger, ethnocide, voilà qui caractérise les gouvernements que s’est imprudemment donnés la France depuis 1981. La Macronie, on a pu le constater en une année de pouvoir, ne faillit pas à la règle même si le geai se pare des plumes du paon. L’incompétence, l’idéologie et la veulerie y sont partout. Avez-vous vu ces ministères-croupions dont les neuf dixièmes sont sans utilité aucune, cette Assemblée de cancres, ces juges qui s’arrogent des pouvoirs politiques, ces danseuses que l’on entretient au prix de la spoliation de ceux qui travaillent -ou ont travaillé pour se constituer une retraite honnête ? Mais ce sont les caractéristiques mêmes des républiques, qui ne sont certainement pas les meilleurs, ni les moins pires des régimes ici-bas ! Ce sont des régimes de bonimenteurs et malfaiteurs. Évidemment, lorsqu’on est tombé tout petit dans cette marmite, l’effet tend à devenir permanent. Voire ! De mauvaises institutions ne demeurent pas au fil du temps.

Sacha

Post-scriptum : l’image introduisant cet article est un peu emblématique. Dommage pour Marlène, sous-secrétaire inutile qui n’a aucune autonomie dans le gouvernement. Si j’avais écrit cet article Hollandus regnans, j’aurais eu le choix entre Bitaura et Belkacem, deux calamités.

(1)  Paul Cambon : Correspondance 1870-1924, tome 1, Grasset, Paris, 1940.

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Le fait du tyran

president-macronLe chanoine de Latran… Ce sale petit coquebin se comporte comme un satrape. « On » dit qu’il aurait passé un sale été, rattrapé par des tas d’ennuis consécutifs à sa désinvolture et à son penchant totalitaire. Valeurs Actuelles de cette semaine titre même : « Le ciel lui tombe sur la tête ». J’en doute. Qu’il y ait des affaires Ben Allah, Nyssen, etc… tombant au milieu de la saison bronzeculière, cela n’a pas d’importance, le cuistre est protégé par l’institution : « qu’ils viennent me chercher ! » claironne-t-il comme le sale cancre qu’il est, sachant qu’il ne risque rien.

Il nomme les gens de sa cour à des postes avantageux, en tordant le bras aux règlements administratifs. Ce n’est pas le fait du prince, c’est tout bonnement la fantaisie du tyranneau. Mais plus sérieusement, il trahit. La vente d’Alstom à General Electrics et à Siemens dépossède le pays de la maîtrise d’industries stratégiques. Attendez, le bouquet (provisoire) :

De Pierre Jovanovics :

« Les militaires français me font bien rire maintenant. Une fois par an, on leur brosse les chaussures réglementaires pendant le 14 juillet, et les 364 jours restants, depuis Sarkozy, on leur enlève des unités, des armes, des hommes, des budgets, des prérogatives. Résultat des courses: la France n’est plus capable aujourd’hui de fabriquer ni ses propres munitions, ni ses propres armes.

Bravo les européistes !!! Superbe opération au nez et à la barbe des colonels et généraux remerciés à coups de grades et d’enveloppes pour la fermer.

Le général De Gaulle, Napoléon, Bayard et Jeanne d’Arc doivent se retourner 20 fois par jour dans leur tombe. « L’armurier français Manurhin passe sous contrôle émirati. Seul fabricant français de machines de munitions, Manurhin, qui était en redressement judiciaire depuis le 13 juin, a été repris par un groupe industriel émirati. La décision prise par la Chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse permettra ainsi de sauvegarder 104 emplois sur 145″.

Dans leurs calculs des plus vils, Hollande comme Macron ont volontairement privé Manhurin de commandes d’Etat afin qu’il fasse faillite. Vous remarquerez que cela a été donné en plein mois d’août, évidemment !!!! Même les militaires french n’ont plus de ****** . La police achète maintenant des armes chez les… Allemands !!!!!

C’est la prise de contrôle la plus ignoble qui m’ait été donnée de voir en dix ans. »

Source : https://www.jovanovic.com/blog.htm (20-24 août 2018)

Vous avez bien lu : ce sont les princes du pétrole qui possèdent NOTRE industrie poudrière. Encore un petit effort, Jupinet, et Dassault passera sous contrôle Yankee ou… Quatari ! Il s’agit bien de trahison pure et dure. D’ailleurs, depuis que Trump botte les fesses de ses valets otaniens, « on » pense du côté de chez Merkel à se mettre sous le parapluie nucléaire Français ! Je l’avais annoncé : Macron vendra même nos forces nucléaires stratégiques. Ça en prend le chemin.

Alors, nous ne devons pas prendre nos désirs pour des réalités. L’infâme est incrusté au pouvoir, et personne n’est en mesure de susciter l’insurrection libératoire. Ceux qui rêvent d’une victoire « populiste » (moi, je dis : patriotique) aux prochaines élections européennes se mettent le doigt dans l’œil, c’est la bande de chèvres macroniques qui gagnera. La droite est éparpillée façon puzzle. Le seul espoir est une nette poussée des anti-migration, au niveau de tous les pays européens, lors de ces élections : autant dire que l’espoir viendrait de l’étranger et pas de chez nous. Quand donc grondera le « coup de canon » annoncé par Christian Combaz qui réveillera les Français ? En attendant, nous continuons d’être pillés par un État macronique sans scrupules, vendus, déshonorés et envahis.

De toute façon, ce n’est pas par les urnes que l’on se débarrasse d’un régime tyrannique, c’est par l’insurrection. Et pas pour installer une Marianne VI !

Ci-après, je publie le texte de la lettre adressée à Jupinet par Michel Onfray (voir aussi la vidéo sur le site du philosophe).

Sacha

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Dans la tradition littéraire des pamphlets et de la satire politique, Michel Onfray réagit à la nomination de Philippe Besson, ami du couple Macron, au poste de consul de France à Los Angeles et à d’autres sujets concernant le Roy Manu.

Votre Altesse,

Votre Excellence,

Votre Sérénité,

Mon cher Manu,

Mon Roy,

La presse a rapporté il y a peu que tu avais nommé un gueux pour représenter la nation à Los Angeles. Il aurait pour seul titre de noblesse diplomatique, disent les mauvaises langues, les jaloux et les envieux, un livre hagiographique sur ta campagne présidentielle. En dehors de ce fait d’arme si peu notoire que personne n’en connaît le titre, pas plus d’ailleurs que celui des autres ouvrages du susdit, la plume est bien de celle qui se trouvent dans les parties les moins nobles de la profession : le croupion, car c’est celle que découvre le plus souvent la position de soumission inhérente à la fonction des gendelettres – la prosternation. De Sartre à BHL chez Sarko (après Mao), d’Aragon à André Glucskmann chez le même Sarko (après Mao lui aussi), de Drieu la Rochelle à Sollers chez Balladur (après Mao également), de Brasillach à Kristeva chez le Bulgare Jivkov (après Mao elle aussi), les cent dernières années n’ont pas manqué d’écrivains doués… pour l’agenouillement politique!

Philippe Besson entre dans cette vieille catégorie du valet de plume, mais on sait désormais de quelle plumasserie ce jeune homme comme il faut relève. Ce genre de plume n’est pas celui des plus talentueux, mais c’est celui des plus vendus – je parle de l’homme, pas de l’auteur.

Manu, on comprend que, toi qui aime tant les lettres, tu aies envie de câlins venus des écrivains les plus à même de marquer le siècle et d’entrer dans la Pléiade quand tu seras redevenu banquier. Mais si ce siècle doit être marqué par toi, il n’y a pas grand dommage à ce qu’il le soit aussi par Besson le petit (à ne pas confondre avec Besson le grand, l’écrivain Patrick, ni avec Besson la championne d’athlétisme, Colette, ou bien encore avec Eric, le traître passé de Ségolène à Sarkozy en pleine campagne présidentielle, ou bien encore avec le Minimoy, Luc.

Avant d’être flagorneur, Besson-le-Petit a été directeur des ressources humaines auprès de Florence Parisot, dame du MEDEF, mais aussi auteur de scénario de téléfilms, donc chevalier des Arts et Lettres. Convenons-en, tout ceci légitime l’affirmation d’Arlette Chabot, qui faisait déjà de l’éditorialisme politique à la télévision quand elle était en noir et blanc, la télévision, et n’avait qu’une seule chaine. Courageuse, audacieuse, résistante, rebelle, insoumise, l’Arlette n’a en effet pas craint d’affirmer sur l’un des médias qui l’appointent que tout ceci était habituel: Napoléon n’avait-il pas nommé Chateaubriand en son temps et de Gaulle Romain Gary? En effet, en effet… Arlette, chère Arlette, vous qui avez déjà les grades de chevalier puis d’officier de la Légion d’honneur, je vous promets le grade supérieur pour bientôt! Si ce n’est déjà fait, car vous méritez d’y avoir votre rond de serviette, vous serez aussi bientôt invitée à la table de notre grand Mamamouchi en compagnie du vérandaliste Stéphane Bern et des frères Bogdanov, les éminents membres correspondants de la NASA française.

Votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu, il a tout de même fallu, pour que cette affectation de copinage ait lieu, que tu prennes la décision d’un décret modifiant les règles de la nomination des diplomates afin que ce ne soit plus le Quai d’Orsay qui ait la main mais le gouvernement, c’est à dire, toi tout seul, chacun le sait. C’est ce que les langues vipérines qualifient de fait du prince… Le décret te permet désormais de récompenser des non-fonctionnaires, pourvu qu’ils aient été serviles. Bern ambassadeur chez l’impératrice Sissi ou les Bogdanov nommés pour la même fonction sur Mars, grâce à toi, c’est désormais devenu possible… La France redevient “great again”!

J’ai appris qu’en même temps, tu avais rendu possible cet autre fait du prince: madame Agnès Saal a été nommée par un arrêté paru au Journal officiel “haut-fonctionnaire à l’égalité, à la diversité et à la prévention des discriminations auprès du secrétaire général du ministère de la culture”. En voilà un beau poste, et si moral en plus! Un beau jouet emblématique du politiquement correct de notre époque.

Rappelons un peu le CV de l’heureuse élue que tu gratifies à son tour. Cette dame s’était fait connaître par des notes de taxi dispendieuses, plus de 40.000 euros tout de même, et ce en grande partie au profit de ses enfants, quand elle était directrice générale du centre Pompidou et présidente de l’INA, un institut que tu connais très très bien, n’est-ce pas? Pour ces malversations, elle avait été condamnée à six mois de suspension sans solde (probablement selon les principes de ce que l’on peut désormais nommer la jurisprudence Benalla…), puis à trois mois de prison avec sursis et une double amende. Elle avait été réintégrée en douce au ministère de la culture l’été 2016 (il faut faire gaffe aux nominations d’été…) comme chargée de mission auprès du secrétariat général en vue de la finalisation de labellisation AFNOR sur l’égalité professionnelle et la diversité.

Précisons aussi ceci: selon Mediapart, la même madame Saal, décidément très récompensée – on se demande pourquoi – figurerait également “dans la liste très restreinte des hauts fonctionnaires, qui, par un arrêté du 3 août 2018 signé par le Premier ministre, ont été inscrits à compter du premier janvier 2018, donc rétroactivement, au “tableau d’avancement à l’échelon spécial du grade d’administrateur général”. Ce qui, en d’autres termes, veut dire que, pendant les vacances du Roy à Brégançon, cette procédure qui ne relève pas du traditionnel avancement mais d’une volonté politique expresse, a permis à ladite dame de profiter d’une hausse de son traitement allant jusqu’à 6.138 euros par an, indemnité de résidence à Paris comprise, soit au total près de 74.000 euros de traitement annuel. S’y ajoute un supplément sous forme d’indemnité qui augmente sa retraite des fonctionnaires d’environ 10%. Quand tu aimes, mon cher Manu, ça n’est pas pour rien et ça se voit!

Françoise Nyssen, rappelons-le pour les millions de Français qui l’ignorent encore, est ministre de la culture. C’est elle qui a mis en musique la mélodie sifflée à son oreille par le président. Face au déchaînement que cette nomination a légitimement suscité, elle fait savoir ceci sur les réseaux sociaux: “J’ai nommé Mme Agnès Saal (j’épèle : S . A . A . L,  car on pourrait mal orthographier…) haute fonctionnaire à l’égalité et à la diversité. J’ai fait de cette cause une priorité dès mon arrivée au ministère de la culture. La qualité de son engagement et de son travail au service de ces valeurs fondamentales devrait guider les commentaires aujourd’hui”. On ignore quelle est la cause en question: madame Saal, ou les fameuses valeurs ici prises en otage?

Mais Françoise Nyssen, c’est également l’éditrice qui a sciemment fraudé deux fois le fisc en ne déclarant pas de considérables agrandissements d’espace, une fois en Arles, au siège de sa maison d’édition, une autre fois à Paris. Le Canard enchaîné, qui a levé le lièvre, a chiffré la fortune économisée par ce double forfait! ça en fait des APL pour les étudiants désargentés, je te jure!

Qui se ressemble s’assemble. Dès lors, il était normal que, sous ton autorité, sous tes ordres, selon ton désir, selon ton souhait, selon ta volonté, selon tes vœux, mon Prince, mon Roy, mon grand Mamamouchi, le vice récompense le vice. En un peu plus d’un an, de Richard Ferrand à Alexandre Benalla, via cette dame Saal, tu nous y a déjà tellement habitués!

Sais-tu, mon cher Manu, que des caissières qui ont utilisé à leur petit profit des bons de réduction de deux ou trois euros qui trainaient sur la caisse, ou que des employés de grand magasin qui ont mangé un fruit prélevé dans les rayonnages, ont été sèchement licenciés, eux, sans indemnités, sans planques payées par les contribuables et sans possibilité de retrouver du travail fort bien payé avec les avantages de la fonction à la clé? Probablement une nouvelle belle et grosse voiture avec chauffeur…

J’ai appris aussi que ton si bon ami Benalla s’était rendu coupable de charmants forfaits depuis ceux que l’on a bien connus l’été dernier. Mais l’incendie a été joliment éteint – sûrement pas avec l’eau de la piscine que tu t’es fait construire à Brégançon, pas pour toi, oh non, bien sûr, mais par altruisme, pour les enfants du personnel de la résidence royale plus sûrement.

En garde à vue, la police a souhaité perquisitionner le domicile de ton si cher ami Benalla. Elle voulait notamment accéder à son coffre-fort. Tenus par la loi à ne pas entrer dans l’appartement avant l’heure légale, les policiers ont posé des scellés le soir et attendu le lendemain. Mais le coffre-fort a été vidé dans la nuit! On a le bras long chez les Benalla puisque du commissariat on peut atteindre un coffre-fort chez soi en pleine nuit. Les quatre armes qui devaient s’y trouver n’y étaient plus – soit tout de même trois pistolets et un fusil, pour un homme qui n’a que deux mains, ça fait tout de même beaucoup… Sa femme avait les clés, il avait dit quelle était à l’étranger : elle se cachait en fait dans le seizième arrondissement de Paris. Il est vrai que pour de nombreux français cet arrondissement de nantis équivaut bien à un pays étranger.

Votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu, il me semble tout de même qu’il vaut mieux faire partie de ta cour que d’être un senior amputé de sa retraite, être un plumitif courbé plutôt qu’un écrivain debout, être une énarque de gauche qui tape dans la caisse de l’Etat pour financer les transports de sa progéniture, plutôt qu’un étudiant à qui tu voles dans sa poche cinq euros d’APL, être un cogneur de manifestants avec un brassard de la police et une accréditation de l’Elysée qu’un syndicaliste défendant le droit du travail.

Votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu, j’aimerais que tu m’aimes et ce pour trois raison. La première: pour être nommé sans compétence consul des provinces et des régions françaises dans le sixième arrondissement de Paris, voire le seizième – tu le peux, je le sais, il suffit que tu le veuilles; la deuxième: pour permettre à ma vieille mère qui n’a pas son permis de conduire et qui a quatre-vingt-quatre ans, de pouvoir disposer d’un taxi gratuit à n’importe quelle heure du jour et de la nuit pour aller faire ses visites médicales à une demi-heure de chez elle, le tout payé avec l’argent du contribuable  tu le peux, je le sais, il suffit que tu le veuilles; la troisième:  pour avoir chez moi des armes à feu en quantité, mais aussi et surtout, pour pouvoir tabasser les gens qui me déplaisent en portant un casque sur la tête, en distribuant des coups de matraque et en disposant de CRS ou de la police comme couverture à mes descentes de petite-frappe – tu le peux, je le sais, il suffit que tu le veuilles.

S’il te plait, votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu: veuilles-le. Je te promets pour ce faire de me prosterner moi aussi, de montrer les plumes de mon cul aux passants, de dire du bien de toi avec des articles, des conférences et des livres, je te jure, j’irai sur les chaînes et les radios du service public pour certifier, comme Arlette Chabot, qu’entre Napoléon, de Gaulle et toi, il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de cigarette, Joffrin ne me reconnaîtra pas, il m’aimera peut-être lui aussi comme il a aimé jadis Bernard Tapie et Philippe de Villiers. Je pourrai écrire aussi une biographie de Stéphane Bern avec une préface de Brigitte ex-Trogneux, passer une thèse de physique quantique avec tes amis les frères Bogdanov comme directeurs de travaux. Je pourrais même consacrer un séminaire de littérature comparée à l’œuvre de Philippe Besson que je mettrai en perspective avec celle de James Joyce. S’il te plait, tu le peux, tu es mon Roy. J’habite place de la Résistance à Caen, fais-moi signe.

Veuillez, votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu, mon chéri, recevoir l’expression de ma considération la plus courtisane. Vive la République, vive la France, mais surtout: Vive Toi !

Michel Onfray

Post-scriptum : des bises à la Reine.

Post-scriptum 2: j’apprends à cette heure que tu as fait du jet-ski à fond les ballons avec Brigitte quand tu étais à Brégançon et ce dans une zone interdite à la navigation et au mouillage – tu y as pourtant grandement navigué et vraiment mouillé. Cette réserve marine protégée ne doit être troublé par aucun véhicule à moteur. Il y eut pourtant tes deux jets-ski et ton gros bateau avec un moteur de 150 chevaux – qui sait, peut être empruntés à Nicolas Hulot, car on sait que, comme toi, il est un écologiste qui collectionne les engins motorisés. Protéger l’environnement marin et préserver la biodiversité dans les eaux du parc national de Port-Cros, pour toi qui fume du glyphosate chaque matin au petit déjeuner, ça compte pour rien, n’est-ce pas?

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Du mou dans la corde à (tête de) nœuds

RVB de baseSalut les aminches ! Nous ne nous étions pas revus depuis l’abdication de l’inénarrable Mimolette. Il faut dire que l’arrivée du coquebin, je veux dire du chanoine de Latran et accessoirement coprince d’Andorre, nous avons connu du chamboulement à l’Élysée. À commencer par l’expulsion de notre ami psychiatre, le Dr Alonzo Tromondada, au prétexte que la nouvelle faune élyséenne ne comptait pas de fous. En réalité, un sale fouineur qui se fait appeler Ben Allah (c’est ainsi que nous comprîmes son blaze) avait incidemment découvert le réseau de caméras nous permettant d’observer le Malade en Chef. Forcer à la pince Mon Saigneur l’armoire secrète d’Alonzo fut pour l’énergumène un jeu de gouape. Notre ami psy fut donc expulsé avec pertes et fracas. Quant à moi, on prétendit me renvoyer sur ma banquise natale, puisque le nouvel histrion n’avait, me dit-on, nul besoin de leçons de maintien. Vous avez pu vous en rendre compte, d’ailleurs, à ses pantomimes, notamment à l’occasion de la coupe du monde de foot : il y a incarné à merveille un personnage du côté obscur de la Force.

Nous étions donc sur le pavé parisien, lorsque La Conscience nous convoqua à une réunion secrète dans l’arrière-salle d’une plantation de bar-tabac quelque part vers la Mouf’. La Conscience étant un spectre, Ben Allah ne parvint pas à le déloger du palais pestilentiel -pardon : présidentiel. Or, nous expliqua le joyeux ectoplasme, l’Élysée est tout autant la nef des fous qu’aux heures désopilantes du Captain Wreck ; simplement, le décor y est davantage de style Potemkine, l’on s’y emploie avec plus de zèle à cacher l’incontinence du chat sous les tapis persans et les tripatouillages derrière les persiennes. Il serait regrettable, continua La Conscience, que le peuple ne soit pas averti des délires, perversions et méchancetés que l’on observe quotidiennement en ce lieu républicain. Seules quelques énormités parviennent à la moquerie scandalisée du public, telle l’affaire du groupe de rappeurs pervers issus de la Diversité envahissant le palais le jour de la fête de la musique, photos à l’appui. Pourtant, souligna l’Insaisissable, chaque jour apporte son lot de démence à la chronique.

La Conscience nous proposa d’installer lui-même des caméras émettrices du dernier cri, invisibles et indétectables, reliées par ondes d’hyperfréquence à une station camouflée non loin du palais. L’idée était séduisante, aussi aidés par quelques doctorants patriotes, nous déployâmes un réseau d’observation désigné par le code « Tonton Macroute ». Il est aujourd’hui opérationnel. Je vous livre donc une brève séquence.

Le Chanoine de Latran s’exerçait seul devant une caméra de télévision obligeamment prêtée par BFM-TV à quelques contorsions faciales pouvant convenir, pensait-il, à séduire un public blasé, voire agacé, par ses innombrables grimaces. « Non ! Ça ne va pas, ça ne va pas ! », grinçait-il. « Et puis cette coupe du monde ne m’a pas rapporté un point dans les sondages. Va falloir jouer serré aux Européennes, même si en face ils sont encore éparpillés façon puzzle. Heureusement, j’ai mon plan ! » À ce moment, une voix céleste -celle de La Conscience- susurra : « Hum… On dirait bien qu’il y a une pierre dans le jardin de la start-up macronique ? » « -QUI a dit cela ? » hurla le chanoine, « s’il y a un plaisantin ici, qu’il se montre, je vais lui apprendre de quel bois Jupiter se chauffe ! » « - En attendant, poursuivit la voix, on dirait que votre bon camarade Benalla se chauffe au bois de matraque ! » Le nez du coprince d’Andorre passa de cerise en pivoine. « -Ah le con ! Il a fallu qu’il se fasse coincer par un cameraman le premier mai ! Ces salauds de réseaux sociaux en font les gorges chaudes, et même MA presse en parle… » puis, se reprenant : « Par les milliards d’Arnault ! Voilà que je soliloque à voix haute ! » Et, rageur, il pressa un bouton : « Que Gégé s’amène fissa ! ».

Le ministre de la Police entra. « Collomb ! J’ai bien envie de vous rétrograder au rang de laveur de carreaux ! Pouviez pas mettre l’affaire sous l’éteignoir ? Nom de Rothschild ! La startup est en pleine mélasse ! » Le vieux combinard lyonnais ne se laissa pas démonter : « Hé ! Quand Lahcène Benhalia, puisque vous connaissez son vrai patronyme, a tabassé une femme puis un homme à terre, le premier mai, nous avons écrasé le coup, non ? On l’a mis quinze jours au pain sec, et puis vous l’avez-vous-même, en douce, reclassé au Palais. » « -Vous… vous… argggglll ! » s’étouffait Jupinet « c’est même pas vrai ! Fake-news, nom d’un Drahi ! » Le premier flic reprit, imperturbable : « Pourtant, vous en avez fait l’adjoint de votre chef de cabinet. Et vous l’avez chargé de remettre de l’ordre dans votre garde prétorienne ! »

Avant que le coprince n’ait le temps de saisir Collomb au collet pour l’étrangler, La Conscience se manifesta : « Parfaitement vrai ! Dix sacs mensuels, une guinde de fonction et une garçonnière dans une dépendance de l’Élysée. Pas mal pour votre copain de ski, chanoine ! » « -Keksékça ? » glapit l’acteur manqué. « Ça, expliqua Gégé, c’est un esprit malin qui hante le Palais depuis 2012. Je croyais qu’il nous avait souhaité bon suaire l’an dernier, mais nib ! » « -Foutez-le dehors ! » « -On peut toujours rêver ! » ricana le petit spectre, « je vais vous réveiller des souvenirs, à tous deux. Primo, Lahcène Benhalia a été introduit dans le parti socialiste par la calamiteuse Belkacem, mi- française mi- marocaine et agent du Commandeur des Croyants. Là, il a fait le nervi, et même Montambour l’a viré à la suite d’un délit de fuite. Secundo, votre Benalla est loin d’être un amateur, il a été formé à la DGED marocaine, en d’autres termes c’est une barbouze étrangère prêtée à vous, Jupinet. Tertio, c’est une pure racaille. Quarto : vous savez tout cela depuis le début. Alors ? » Les deux énergumènes prirent des airs de dindons offensés et se mirent à brailler à qui mieux mieux : « Fake-news ! Fake-News ! » « - FUCK-news, plutôt, se marra La Conscience, maintenant essayez de comprendre comment tout ce schpintz est arrivé dans les salles de rédac de vos médias ! »

Là-dessus, le facétieux ectoplasme disparut, laissant les deux comploteurs déconfits comme des poires blettes. « - OK, ragea le chanoine, va y avoir une remontée de bretelles ministérielles sous peu. D’ailleurs j’ai envie de virer la mère Nyssen et la Belloubet. Gaffe, Gégé, jamais deux sans trois ! » « -Bah ! philosopha le ministre, les quinquennats aboient, la caravane passe ! De toute façon, nous trouverons bien une astuce pour faire prendre les vessies pour des lanternes. » « - Y a -T’AS- intérêt ! » conclut Jupinet d’un ton rogue.

« Ça marche au poil ! jubile Tromondada, je crois qu’il y a une belle continuité dans la dingomanie élyséenne. Oh ! Le beau cas ! »

Alfred.  

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Un État régalien pour sortir du chaos

ignace_supporters_france_casseurs_mondial_foot-tv_libertesCe que je prédisais hier à propos des déprédations consécutives à la « victoire » de l’équipe France-Afrique s’est réalisé. Bien malin, me direz-vous : au moment où vous l’écriviez, tout le monde le savait déjà par Fesse-Bouc et le Jacassin (1) ! Peut-être, mais je ne vais pas sur ces pages-là, et peu désireux d’entendre le vacarme propagandiste des MDM (2), je suis resté sagement dans mon jardin. C’est donc bien par pure logique que j’avais déduit que, compte tenu de l’anarchie républicaine, la racaille allait se livrer à des actes de barbarie. Les  images que j’ai consenties à regarder ce matin confirment l’ampleur du désastre ; pire : de jeunes femmes auraient été agressées, selon Fdesouche. Inutile de préciser l’ethnie et la religion putatives des agresseurs présumés, les précédents d’Allemagne, les prêches de certains imams nous suffisent à comprendre.

Oui, me direz-vous, mais nous sommes habitués à la casse, au pillage, à l’incendie de véhicules à chaque occasion : jour de l’an, quatorze-juillet, interpellation musclée de racailles, alors évidemment, le jour de la « victoire » d’une équipe sportive bigarrée… Certes, une routine bien installée pourrait suffire à la prédiction sans recourir à la logique. Mais interrogeons-nous : pourquoi nombre d’entre les sujets du petit chanoine de Latran sont-ils tellement familiers de l’anarchie qu’ils ne songent même pas à sinon se révolter, du moins à s’étonner du vandalisme ?

C’est parce que tout ce désordre est vécu comme le fait accompli. Cela veut dire que l’anarchie est inhérente au régime républicain dans lequel nous vivons. Je puis toujours, moi Vautrin, vous interpeler, vous monsieur le chanoine de Latran et co-prince d’Andorre, vous, monsieur le ministre de l’Intérieur chef de la Police, vous madame le Garde des Sceaux ministre de la justice, et vous accuser à raison de refuser sciemment d’accomplir le rôle régalien de Sécurité dévolu à l’État. Autrement dit vous accuser de trahison et de forfaiture. Ma voix ne portera pas plus loin que ces lignes, sauf si mes lecteurs l’amplifient. Encore risque-t-elle de tomber dans l’indifférence générale, juges rouges exceptés.

Or rien n’est plus dangereux pour l’avenir de la France que l’acceptation du fait accompli. La passivité de l’opinion nous a assujettis à la commission européenne, qui fait quatre-vingts pour cent de nos lois. Que demeure-t-il de notre souveraineté dans l’axe Berlin-Bruxelles-Paris ? Rien ! Il est heureux que le corps législatif ne gouverne pas, car ce serait ajouter la gabegie à l’anarchie, mais force est bien de reconnaître qu’il ne lui est dévolu que le rôle de chambre d’enregistrement de pseudo-lois pour lesquelles les voix de la décadence ont inventé le vilain terme de « sociétâââles ». Autrement dit, des lois tout entières consacrées à favoriser les perversions de minorités pathologiques. Or changer la société, la pervertir, là n’est aucunement le rôle d’un gouvernement : tout au contraire il est de la protéger de ses ennemis de l’extérieur et de l’intérieur.

L’État, celui de Richelieu et voulu du Général De Gaulle n’existe plus. Le jeu absurde de ce que l’on appelle improprement démocratie l’a tué au gré de la versatilité d’une opinion téléguidée par les techniques de viol des foules et de la valse des palinodies politiques consécutives au mode électif. Pire : l’État s’est arrogé tout ce qui normalement relève de la compétence des citoyens, au point que son administration « emmerde les Français » eût dit le président Pompidou, jusqu’à l’intrusion d’une administration tatillonne et tyrannique au sein des familles et des foyers. Tout cela s’appelle anthroponomie, imposition totalitaire de règlements absurdes aux citoyens. Tout cela fournit de la clientèle aux politiciens néfastes qui extorquent l’argent au peuple et le redistribuent aux groupes de pressions et communautés dont ils font leurs obligés dans la perspective d’une réélection. Voilà les conséquences du vice fondamental du système électif en ce qui concerne l’État : « politique de la ville », subventions, prébendes, suffisent à occuper l’État qui se trouve de facto forcé de renoncer à ses rôles régaliens.

Il y a encore pire ! Ceux-là même qui devraient protéger la Nation s’emploient à la livrer à l’ennemi qui, d’extérieur, devient ennemi intérieur par importation de bandes barbares s’organisant en communautés fermées, hostiles, arrogantes et quérulentes, fondamentalement conquérantes. Et l’on voudrait nous contraindre à vivre avec ces énergumènes ! Il s’agit bien ici d’un acte de haute trahison que seul le Peuple en insurrection pourrait sanctionner comme il se doit.

On comprend sans l’excuser et en la condamnant la passivité complice des prétendus « pouvoirs publics ». L’heure est venue, Français, de comprendre que nous ne pouvons plus continuer dans la voie anarchique sauf à disparaître totalement en tant que race culturelle et comme Nation. Le révoltant spectacle des rues de nos villes après un saccage barbare au prétexte de célébrer un titre de champion du monde sans aucun effet positif sur la vie nationale conduit à cette conclusion : pour restaurer l’Ordre, il faut restaurer l’État. Ne pas conserver cette entité gloutonne et prodigue, tyrannique et traîtresse que nous connaissons, mais recréer ce qui est nécessaire à la survie de la Nation tout entière, indépendamment des misérables intérêts singuliers. L’État n’a pas à être l’expression de partis, ni le commis-voyageur d’intérêts économiques, ni la Providence de sujets infantilisés. Son devoir unique est de protéger la Patrie, le Peuple, la Nation. Voilà pourquoi nous devons le restaurer en le confinant, mais tout-puissant, uniquement dans ses trois rôles régaliens.

Il devient alors évident que la conduite de l’État ne doit en aucune façon être soumis aux foucades de l’opinion versatile ni aux intérêts particuliers de partis, coteries, cénacles idéologiques, communautés. Voilà qui exclut logiquement, anthropologiquement, le caractère électif de temps court de ceux qui le dirigent. Il faut à l’État le temps long, la permanence, pour être efficace. La nécessité de l’État exclut par conséquent que celui-ci soit soumis aux aléas de la démocratie.

J’entends déjà la clameur : Vautrin devient fasciste ! C’est Poutine, c’est  Xi Jinping, c’est Mussolini ! Ah ! Ce « point Godwin » !  Outre que les deux chefs d’État contemporains ont la sagesse de choisir le temps long pour œuvrer, je ne pense aucunement, contrairement à Mussolini, que l’individu n’est rien et que l’État est tout. Encore une fois, l’État n’a QUE ses trois rôles régaliens, et il doit les exercer en dehors des contraintes de la démocratie.

Il faut savoir ce que l’on veut ! Si l’on est justement révolté par les saccages barbares de ces jours-ci, il faut admettre que le rétablissement de l’ordre par l’État ne devrait pas être entravé par des considérations « humanitaires » genre « drwâââ-de-l’homme », empathie mal placée, hystérie antiraciste, culture de l’excuse, immigrophile et tutti quanti, qui précisément placent l’Éxécutif sous la menace de groupes de pression et le condamnent à l’inaction. Si la situation nécessite le recours à la mitraille, c’est très regrettable, mais il faut s’y résoudre sans crainte de sanction électorale et judiciaire. Des exemples du même ordre pourraient être pris dans les deux autres domaines régaliens : Défense et Diplomatie. Était-il bénéfique pour la France de ruiner en Syrie une influence historique en raison des préférences de la gauche et du parti socialiste ? Cette colossale erreur fait que la France ne participera pas à la reconstruction de la Syrie au retour de la Paix, et, pis, que nous ne comptons plus dans le jeu diplomatique au Moyen Orient. Nul doute qu’un chef d’État pérenne et indépendant des partis eût fait une bien meilleure politique.

Mais alors, la démocratie ? Eh bien ! Si l’État doit y échapper, tout le reste dont s’est indument emparé la république relève des contrats que passent librement les citoyens pour accomplir des services. C’est le rôle des provinces fédérées -et non de ces entités électorales appelées « régions » qui ne sont rien d’autre qu’un centralisme déguisé- et des communes. Là peut s’exercer sagement, de manière décentralisée, localement, la délégation de pouvoir. D’un côté le rempart, l’État régalien, de l’autre la turbulence de la vie sociale, de la démocratie réelle, directe, sous la protection du rempart.

L’Ancien Régime, diront les étourdis. Eh, pourquoi pas ? Le pacte féodal a duré mille ans : les gens étaient-ils plus stupides que maintenant ? Plus sérieusement, les régimes républicains nous ont toujours laissé une Franc affaiblie, jusqu’à l’insupportable anarchie que nous subissons. Alors ?

Sacha

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(2) Moyens de Diffusion de Masse (en technoricain : (mass-) media)

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Les reptiles du régime craignent l’Intelligence

Diablesse et angeletteLe hasard et peut-être de secrètes tractations financières ont déçu mes attentes ; les « bleus » de l’équipe France-Afrique, indûment appelée « équipe de France », l’ont emporté sur les Croates. Je ne prendrai même pas la peine de lire les commentaires dans la presse reptilienne ni de les ouïr dans les officines du PropagandaStaffel. Il me suffit d’avoir logiquement prédit l’exploitation que l’anti-France fera de cette tromperie, chanoine de Latran en tête. J’attends le bulletin de réinformation de TV-Libertés, ce soir, pour apprendre les dévastations opérées par la racaille à l’occasion de cette « victoire » imméritée façonnée par une équipe de mercenaires.

Des amis de notre Camorra s’étonnent de me lire citant Maurras. Ce n’est pas un engouement nouveau, j’en avais lu quelques œuvres il y a des lustres, et Charles Maurras fait partie de la trinité de mes maîtres avec Alexis de Tocqueville et Frédéric Bastiat. Étrange trinité, dira-t-on, entre un Royaliste, un Démocrate et un Libéral. Soit : je trouve chez chacun d’eux une finesse d’analyse anthropologique. Tocqueville, comme Maurras, dénonce le pouvoir centralisé et la tyrannie de l’administration, moyens d’infantilisation des citoyens. Bastiat plaide pour la liberté d’entreprendre : n’est-ce pas là l’autonomie qui convient aux citoyens, le système corporatif maurrassien étant là pour réguler les excès ? Développer tout cela prendrait trop de temps, et je vous sens impatients.

Le plus spectaculaire dans la pensée de Maurras et de l’Action Française, est cette capacité d’analyse anthropologique qui, de l’examen attentif des configurations politiques, déduit logiquement les conséquences -le plus souvent fâcheuses- qui découlent des erreurs et fautes des gouvernants placés là où ils ne devraient jamais être par l’aberration du système électif. Jacques Bainville l’avait magistralement fait à propos des traités de Versailles, Trianon, Saint-Germain qui, démontrait-il, faute d’avoir démembré le Reich et pour avoir, entre autres fautes, créé le stupide corridor de Dantzig, portaient en germes la prochaine guerre. Maurras prévoyait de même l’exacte exécution du programme contenu dans Mein Kampf , alors que les imbéciles pacifistes avaient pour le tyran Allemand les yeux de Chimène : « (…) quand il [Hitler] fera sonner la ferraille de la MittelEuropa sur le verrou de nos frontières, quelque chose le précèdera qui fera déjà tout trembler… La guerre, oui, la guerre, mais dans le vent de la défaite. » Écrit en 1934. Nous savons la suite de 1940. Voici l’homme que les épurateurs communistes ont emprisonné pour « collaboration ». Il était germanophobe et détestait Hitler et son action. Nous ne cessons de payer au prix fort les turpitudes, exactions, lâchetés, trahisons, du système républicain et de ses sicaires.

Un texte a récemment retenu mon attention. Dans le numéro de l’AF du 13 juillet 1926, Maurras parle de l’inauguration de la grande mosquée de Paris(1), dirigée aujourd’hui, on le sait, par Boubaker l’hypocrite. « (…) il n’en est pas moins vrai que nous sommes en train de faire une grosse sottise. Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon. (…) Mais s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on puisse en douter, un trophée de cette foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où enseignèrent tous les plus grands docteurs de la chrétienté anti-islamique représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir. (…) Du simple point de vue politique, la construction officielle de la mosquée et surtout son inauguration en grande pompe républicaine, exprime quelque chose qui ressemble à une pénétration de notre pays et à sa prise de possession par nos sujets ou nos protégés. Ceux-ci la tiendront immanquablement pour un obscur aveu de faiblesse. (…) J’entends, je lis telles déclarations sur l’égalité des cultes et des races. On sera sage de ne pas les laisser propager trop loin d’ici par des haut-parleurs trop puissants. Le conquérant trop attentif à la foi du conquis est un conquérant qui ne dure guère. »

Voilà une analyse lucide, et la conclusion de l’article annonce lugubrement, en regard de l’infernale situations que nous vivons en France de nos jours, les conséquences à termes d’une imbécillité du personnel républicain : « Nous venons de transgresser les justes bornes de la tolérance, du respect et de l’amitié. Nous venons de commettre un crime d’excès. Fasse le ciel que nous n’ayons pas à le payer avant peu et que les nobles races auxquelles nous avons dû un concours si précieux (2) ne soient jamais grisées par leur sentiment de notre faiblesse. » Eh bien ! Nous le payons aujourd’hui en subissant l’arrogante quérulence des populations mahométanes imposées de force aux citoyens autochtones par la pleutrerie et la traîtrise du personnel républicain, au nom des mortifères « droits-de-l’homme ». Pis que cela : nous le payons par le sang répandu dans les attentats djihadistes. Nous le paierons peut-être du prix de la guerre civile ouverte qui pourrait succéder au conflit inter-communautaire larvé d’aujourd’hui.

Mon vieux maître avait l’habitude de dire : « L’essentiel, comme disait Maurras, est d’avoir raison. » Et certes Maurras avait raison presque en tout. Mais la république est femme sans tête, donc sans oreilles. Les mêmes errances du passé se poursuivent, formidablement amplifiées par le gueularium des Moyens de Diffusion de Masse au service de la ploutocratie.

Des reptiles ont convaincu l’inutile ministre de la culture d’enlever Maurras de la liste des commémorations pour cette année. Prétexte : antisémitisme et pétainisme. En réalité, ces rampants-là craignent la clarté de l’analyse, l’efficacité de la méthode anthropologique, le caractère prédictif quasi scientifique de celles-ci. En somme, ces Aplysies, ces ordélions à cervelles de colibris craignent ce qu’il leur manque : l’Intelligence. L’intelligence de Charles Maurras.

Sacha

(1) Texte court, pages 975-976 dans la collection Bouquins chez R. Laffont.

(2) Allusion au rôles des Troupes Coloniales dans la Grande Guerre.

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Interview commentée de Marion Maréchal au Corriere della Serra

Marion il y a des victoiresLu chez LesObservateurs.ch (les notes sont de moi, Vautrin):

Marion Maréchal: « Une Europe des nations pour une civilisation chrétienne avec des naissances nationales, contre l’immigration, le libéralisme sauvage(1) et la domination de la finance »

Marion Maréchal a donné une interview le 11 juillet 2018 au Corriere della Serra, alors qu’elle participait à une manifestation culturelle en Ligurie à l’invitation du célèbre journaliste de la RAI, Gerardo Greco, grand spécialiste des USA.

Le Corriere della Serra note en préambule à l’interview que la nièce de Marine Le Pen « est souvent présentée comme un challenger possible de Macron lors de la future présidentielle ». Une opinion très répandue dans la presse et notamment aux USA, mais que l’ancienne députée du Front national dément régulièrement.

Principaux extraits de cette interview:

« Les Français partagent l’exaspération des Italiens sur les questions migratoires et européennes. Je trouve que le succès de Salvini est naturel, un succès qui n’est pas arrivé au même résultat en France à cause d’une loi électorale antidémocratique (2) qui empêche des forces similaires à la Ligue, et parfois en plus grand nombre, d’arriver au pouvoir ».

« Salvini défend les intérêts des Italiens, comme tout dirigeant avisé devrait le faire. Chaque peuple a ses propres spécificités mais nous sommes unis par une vision générale commune : sauvegarder l’identité, l’indépendance et la souveraineté de nos pays au sein d’une Europe forte et indépendante » .

« Macron a fait une grave erreur en insultant le peuple italien. Mais vous n’êtes pas les seuls destinataires de son mépris : il l’a aussi versé aux Français avec sa campagne anti Front National. Pour lui, la France est une start-up, l’Europe est un marché et les peuples sont un groupe d’individus interchangeables sans racines (3) ».

« Il est clair que [Salvini] sert une politique commune contre les complices des ONG qui sont en faveur de la traite des êtres humains, en renvoyant les navires chargés de migrants dans leurs ports de départ et en organisant des centres d’accueil dans ces pays avec le soutien financier et humanitaire de l’UE. Cela concerne l’espace Schengen, car quand Merkel décide d’accueillir un million de migrants, elle les impose en réalité aux autres pays [de l’UE]. ».

« La politique électorale n’est pas le seul moyen de changer les choses. Gramsci enseigne que nous devons nous battre sur le plan culturel pour espérer gagner sur le plan politique. Aujourd’hui, les forces conservatrices avancent partout et le défi est de construire une classe dirigeante capable d’utiliser ce pouvoir avec sagesse et prévoyance. Nous avons donc décidé de créer l’ISSEP, pour former une nouvelle élite politique, sociale et économique qui agira en ayant le bien de notre pays à cœur (4) » .

A propos d’une « hégémonie culturelle de la Gauche » elle répond : « La gauche continue à posséder les grands leviers des médias, de la culture et de l’éducation. Mais elle s’est renfermée dans son salon auto-référentiel, se séparant de la société réelle, qui se méfie de plus en plus de ses récits. Notre tâche consiste à proposer des points de référence alternatifs à la société (5)» .

Question du CDS: Ne suffit-il pas Facebook et la télévision pour faire de la politique au 21ème siècle?

«Facebook et la télévision sont aujourd’hui fondamentaux pour se faire connaître et obtenir des voix (6). Mais ce n’est qu’une partie de l’activité politique. Ensuite, il y a la construction d’un projet de société et il est temps de réapprendre aux gens à avoir une vision de leur terre et à avoir une motivation qui dépasse les ambitions électorales et la notoriété (7). C’est l’objectif de l’ISSEP ».

Question du CDS: Viktor Orbán est réputé être un leader autoritaire. Est-ce exagéré ?

«Une Europe des nations qui défend une civilisation d’inspiration chrétienne luttant contre les excès du libéralisme et la domination de la finance et une politique de soutien aux naissances plutôt que le recours à l’immigration pour la relance de la démographie (8), voici la vision « autoritaire » d’Orbán. Avec cela il a remporté les élections avec 49% des voix et 70% de participation alors que Macron est arrivé au pouvoir en tant que président avec le moins de voix de toute l’histoire de la Cinquième république, et moins de 50% de participation … Laquelle des deux situations est la moins démocratique ? (9)». Source: Corriere della Serra le 11juillet 2018

Emilie Defresne

Extrait de: Source et auteur

(1) L’expression « libéralisme » est à la mode. Même accolé à « sauvage », le terme n’est pas acceptable dans la mesure où la tyrannie du capitalisme financier est exactement le contraire du libéralisme tel que le concevait Bastiat. Ce « libéralisme sauvage » est en fait ce que nous appelons monopolisme. Ce qui se marque notamment par la mainmise du capital financier apatride sur le gouvernement des États -voyez Macron, chef d’agence de Rothschild pour la France : ce qu’il commet va dans le sens de ses maîtres, mais à l’inverse des intérêts nationaux.

(2) Certes, le mode de scrutin et tout entier consacré à faire élire les représentants de certaines castes idéologiques et oligarchies financières. Analysé sous cet angle, il est antidémocratique au sens vulgaire du terme, véhiculé par les idées issues de 1789. En réalité, il est typiquement démocratique en ce sens que la démocratie, c’est le pouvoir étourdiment concédé à des castes représentant des intérêts : de partis, de personnes, de commanditaires, de castes, de coteries idéologiques. Donc un mode électif contraire aux intérêts de la Nation et du Peuple, interdisant l’action dans le « temps long » et ballottant un pays au gré de la versatilité de l’opinion, sans que jamais rien de solide et durable ne soit entrepris.

(3) Marion résume excellemment l’état d’esprit du squatter de l’Élysée. Maintenant, il faudrait, concernant le FN (ou RN) se demander si, intégré dans le système, même diabolisé, ce parti n’est pas un parti comme un autre, c’est-à-dire aussi néfaste qu’un autre. Le « temps long » ne s’accommode pas de l’existence de partis antagonistes. Si l’on se réclame de la république, c’est que l’on n’a pas compris la nocivité de ce système de représentation et de gouvernement.

(4) L’idée dirigeant la fondation de l’ISSEP est brillante. Nous n’avons plus d’élites -depuis le Grande Guerre où elles ont été massacrée- uniquement des énarques percepteurs, comptables, manipulateurs du tiroir-caisse. Autrement dit d’incompétents administrateurs de l’économie bancaire et marchande, ignorants  de l’anthropologie sociale. Ceux qui voudraient se consacrer au bien commun devraient être héritiers des siècles qui ont formé ce pays, et, ce, dans tous les domaines comme la culture, l’histoire, la loi, en remettant l’économie des économistes à sa juste place : au rang des causes secondes de la vie d’une société. Pour ce faire, il faut former des héritiers du « temps long », pas du tout du jacobinisme. Et surtout ne pas former des idéologues déments comme nous n’en voyons que trop aujourd’hui.

(5) Voici encore un constat allant à l’encontre des idées malheureusement reçues à droite : la gauche exerce toujours, par le biais des moyens de diffusion de masse tels la radio, la TV et les journaux, une tyrannie sur la pensée, qui s’appuie aussi sur la tyrannie judiciaire des juges rouges. La Nation n’a donc pas encore gagné la bataille des idées, même si se manifestent des signaux encourageants. Encore un exemple de la nécessité du « temps long » pour faire revenir les consciences à la raison.

(6) Sans doute, car un système dit démocratique est en premier chef orienté vers la pêche aux voix, sans tenir compte des intérêts du Peuple dans son ensemble ni de ceux de la Nation. Pour cette raison, les très improprement nommés réseaux sociaux constituent une agora où n’importe quel hurluberlu, n’importe quel démagogue, peut s’exprimer. En revanche, ces mêmes réseaux, on l’a vu pour FaceBook, on l’a vu pour Youtube (scandale de la censure contre TV-Libertés) procèdent d’une censure féroce à l’encontre de tous ceux -uniquement de droite- qui contestent le système. Mais la raison commande de ne pas s’arrêter aux dehors : l’énergumène beau, plein de jactance, n’est la plupart du temps qu’un démagogue, lui accorder confiance est pure naïveté. Le véritable homme d’État est discret, maître de ses désirs, acharné au travail. Prenez votre lanterne, Diogènes d’aujourd’hui, et cherchez-le !

(7) Je crois que notre grand Maurras n’aurait pas parlé très différemment. L’électoralisme, la démocratie, en somme, bornent l’horizon aux seuls intérêts immédiats et ne tiennent nul compte de ceux, à moyen et long terme, du Peuple et de la Nation.

(8) Qui, parmi nous, ne souscrirait à un tel projet pour le futur ? Notamment, en matière de démographie, le pire choix, celui des dictateurs de l’axe Berlin-Bruxelles-Paris, est bien le remplacement de population et le métissage de nos races avec celles venues de pays barbares important leurs mœurs tout aussi barbares. Une politique familiale de repopulation endogène -la seule envisageable raisonnablement- passerait par l’abrogation de l’avortement de confort, la restriction de la PMA aux seuls cas de stérilité dans un foyer homme + femme, et l’interdiction de la GPA. J’y rajouterais l’interdiction de mêler notre sang à celui du barbare, sauf cas exceptionnels minutieusement étudiés. Et une politique nataliste conséquente, faite davantage de facilitations que de subventions.

(9) Marion, il ne faut pas tomber sous la tyrannie quantitative du nombre ! Ce serait sacrifier à l’un des multiples défauts de la démocratie, qui ne voit que le quantitatif et se moque de la qualité. Macron a été élu par une minorité, ce qui veut dire que le reste du corps électoral ne voyait pas de qualité satisfaisante en lui. Ce qui est vrai : produit de la propagande des MDM (Moyens de Diffusion de Masse, de préférence à l’expression technoricaine de « médias), Macron ne vaut qualitativement rien pour la France. Tout au contraire, Viktor Orbán a bénéficié quantitativement du vote populaire parce que qualitativement il représente ce que le Peuple Hongrois espère pour son destin. Orbán apparaît donc comme légitime, contrairement à Macron.

Voilà pour mes commentaires. Marion fait preuve d’un excellent esprit d’analyse et voit loin, dans le long terme.

Sacha

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Allez la Croatie !

ignace_mondial_foot_macron-smallLe mois de juillet en France est insupportable : Tour de France un peu désuet occasionnant beaucoup de tracas dans la circulation, quatorze Juillet. C’est bien pire encore lorsque survient la coupe du monde la plus haïssable : celle de football.

Les imbéciles sont avachis devant leurs écrans plats -parfois achetés à kroum pour la circonstance- à boire un liquide que l’on ne nomme bière qu’à regret et à bâfrer des saucisses pimentées au mouton. Qu’un but de leur coterie préférée soit marqué, alors explosent des vociférations de barbares. Que ladite coterie gagne, et voici le défilé-rodéo de véhicules tapageurs, l’exhibition de drapeaux souvent algériens (on se demande pourquoi) avec pour pimenter l’affaire une ou deux voitures incendiées ; il faut bien s’amuser, n’est-ce pas ?

Voici donc un passe-temps d’ilotes et d’illettrés. Car, je vous le demande : quel fruit de ce barnum ridicule peuvent-ils obtenir ? Quel profit pourrait en tirer le pays de l’équipe victorieuse ? Allons plus loin : est-ce-là du sport ? Les joueurs des équipes dites nationales sont des mercenaires arrogants, achetés comme des bêtes au marché -au mercato disent-ils- après d’odieuses tractations financières. Les nationalités s’y mêlent allègrement et ces millionnaires improductifs pour la société poursuivent une baudruche revêtue de cuir pour la plus grande joie des ahuris. Où est le temps des équipes nationales prélevées chez les amateurs pratiquant par football interposé des querelles de clocher assez sympathiques ? Le mercantilisme ne devrait pas faire rêver.

PANEM ET CIRCENSES. La vieille devise des tyrans de Rome est toujours appliquée, multipliée exponentiellement par les techniques de transmission audio-visuelles. Ici encore, affaire de gros sous pour vendre des télévoyeurs et, dans le cas d’une chaîne de propagande, acheter l’exclusivité des droits de diffusion.

Là gît le lièvre ! La victoire des mercenaires permet une exploitation politique des plus primitives mais hélas des plus efficaces. Souvenons-nous de l’abominable slogan chiraco-jospinien de 1998 : « la France Black-Blanc-Beur ». Nul doute que l’actuel malfaiteur de l’Élysée entend bien tirer parti de la victoire escomptée d’une équipe qui, considérant sa composition, devrait s’appeler Équipe de France-Afrique. Déjà, l’arrivée de ce salmigondis jusqu’à l’épreuve finale a détourné de trop nombreux Français des préoccupations essentielles : leur survie et la survie de la Nation. Les jeux du cirque ne sont rien de mieux qu’un leurre politique.

Voilà donc l’énergumène macronique en déplacement en Russie pour assister au triomphe escompté. Soyons-en sûrs : si par les jeux combinés du hasard, de l’argent et du malheur, son vœu était comblé aujourd’hui, l’immigrationniste pourrait vanter les bienfaits de l’invasion. La coupe du monde favorise en fait les desseins de l’axe Berlin-Bruxelles-Paris : voyez cette belle Équipe de France Multiculturelle ! Oyez, braves gens, les migrants sont une chance pour la France, pour l’Europe ! Et autres salades mangées aux vipères. Manipulation ignoble ourdie par un pantin arrivé au pouvoir par le biais d’un coup d’État judiciaire, politique, médiatique. Aussi peut-on s’indigner de la très courte vue de ces Français qui vomissent leur pays en temps normal et qui exhibent pour une douteuse circonstance l’emblème national, allant jusqu’à se le peindre, comme les vieux barbares Pictes, sur le visage. Les hypocrites et les naïfs pourraient rétorquer qu’après tout c’est signe d’une persistance du sentiment national. Ineptie ! Si l’on confie la gloire du pays à une bande de mercenaires africains, c’est que l’on n’a aucun sentiment national, ni aucun patriotisme.

Le fait est que des décennies de déculturation, de déracinement, ont réduit le sentiment national à très peu de choses, essentiellement à ce chauvinisme dérisoire de bouts de chiffons et de peinture. Nous sommes bien trop peu à ressentir encore l’héritage des siècles de civilisation gréco-latine et christiano-romaine.

Paradoxe apparent, mais vraie logique, moi, nationaliste intégral au sens maurrassien, je souhaite la victoire de l’équipe Croate, composée d’hommes de notre race culturelle. Je souhaite la défaite de la France-Afrique. Je souhaite l’humiliation pour un président creux. Vous comprenez sans doute pourquoi : le patriotisme, le nationalisme, ne sauraient s’incarner dans une équipe stipendiée, fugace, volatile, multiculturelle. Et socialement totalement inutile, sinon politiquement nuisible. Je ne veux pas que l’on continue à déshonorer la Légion d’Honneur lors d’une réception ad hoc dans le palais de l’Élysée, même si ce lieu est depuis des lustres repaire de malfaiteurs. Je ne veux pas de la trahison black-blanc-beur !

ALLEZ LA CROATIE !

Sacha

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À bas la république !

de-charretteMaurras(1) : « Manque d’observation, arrêt du sens critique, lésion profonde de la faculté logique, c’est proprement la triple tare du Romantisme. » Nous pouvons sans crainte de nous tromper étendre cette triple tare aux castes politique, idéologique, médiatique, qui oppriment toute la vie de ce pays, condamnant les autochtones à l’ethnocide et la civilisation à la disparition.

Il devient patent que le système électif, spécialement lorsqu’il prend la forme d’un délire jacobin appelé « république » est du même système / Que si le Père Ubu l’avait conçu lui-même. Il ne faut pas se fier, en aucune façon, à la parole des élus, ceux-ci ne sont guère que des charlatans uniquement préoccupés de leur réélection. La France est bien leur dernier souci. Aussi bien n’ont-ils plus même à s’en soucier, puisque la politique d’abandon menée depuis 1970 laisse à une caste de bureaucrates apatrides sévissant à Bruxelles le soin de décider du sort de la France en lieu et place de son peuple. Voudraient-ils se mêler de restaurer l’indépendance et l’identité de leur pays qu’ils ne le pourraient, pressés qu’ils sont d’une part par la ploutocratie monopoliste, la bureaucratie européenne, et d’autre part par le caractère éphémère du système électif. Il ne peut rien résulter de solide si l’on ne dispose pas de la durée, du « temps long », pour bâtir une politique nationale. Les Russes et les Chinois, eux, l’ont bien compris. C’est pourquoi je souhaite à M. Salvini de ne pas être défait dans son entreprise de reconstruction de l’Italie par la versatilité de l’opinion, tare du système électif. Tare que savent si bien exploiter les ennemis des peuples !

Le sieur Macron, espérons-le, ne bénéficiera pas du « temps long » pour accomplir la volonté de l’Anti-France. De fait, les ennemis de la France ont disposé de ce temps-là, de 1970 à nos jours, presque cinquante ans, pour détruire patiemment, avec énergie, tout ce qui fut édifiés en mille ans par nos Rois et ravaudé tant bien que mal par le Général De Gaulle. Certes, on sent bien que le balancier de l’Histoire, ayant outrepassé les limites, repart en sens inverse. L’Europe des ploutocrates-bureaucrates vacille sous la poussée de quelques peuples excédés par l’invasion voulue par les mondialistes et mise en branle par la chancelière Merkel. Ne chantons pas trop tôt victoire, le bunker est encore solide où se terrent les eurocrates ; il fallut soixante-dix ans à la Russie pour sortir du communisme, et cette malencontreuse Europe n’a que cinquante ans d’existence. J’aimerais, avant de quitter ce monde, la voir s’effondrer comme un colosse aux pieds d’argile. Mais ensuite ? Il faudrait reconstruire d’abord la Nation, puis une Europe des Nations. Et là, ce n’est pas avec la république jacobine, ni même avec la république tout court, que l’œuvre pourra être accomplie. Il faudrait des décennies pour refonder, c’est-à-dire mûrir un projet et le mener à son terme ; autant dire que cela ne se pourrait avec un système électif. Il faudrait un régime qui perdure sans être dérangé par les vicissitudes de l’économie et les foucades de l’opinion. Un exécutif permanent chargé des rôles régaliens : Défense, Sûreté, Diplomatie, trois tâches nécessitant patience et longueur de temps, le reste -tout ce dont l’État jacobin s’était emparé- revenant aux Provinces fédérées où la démocratie s’exercerait en premier chef au niveau municipal.

Utopie ? Je n’en suis pas sûr ! Nous avons souvent malgré nous essayé les républiques, des gouvernements éphémères, des « régions » ridiculement découpées sans tenir du génie propre des peuples et des cultures locaux que l’on a amalgamés administrativement, donc stupidement. Voyez le résultat !

Premièrement, cette république en déroute, faute d’actes, tente de se raccrocher à des symboles. Elle a son lieu sacré, le Panthéon. Ah ! « Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante ». Quelle patrie ? Celle vendue à l’encan à Bruxelles ? Le sacré républicain est de pacotille. On vient récemment d’y transporter Mme Veil : qui a-t-on honoré ? La Résistante déportée -dont l’action ne fut tout de même pas comparable à celle de Jean Moulin- ou le ministre ayant fait avaler aux parlementaires la loi sur l’avortement ? Tenant compte de la rage des extrêmes féministes et de toute l’Anti-France, je penche sur la seconde hypothèse. On sacralise ainsi une femme qui -peut-être contre ses propres convictions- a fait voter une loi ethnocide dont nous voyons pleinement les résultats aujourd’hui. C’est désormais le barbare que les idéologues chargent de repeupler le pays. Bravo, la république !

Secondement, une fois de plus la composante racailleuse de l’Anti-France, appuyée par sa composante idéologique et médiatique, est passée à l’action violente et subversive. On connaît la cause : l’interpellation d’un multirécidiviste, l’énergumène Fofana (un nom qui nous rappelle un autre crime), qui, refusant d’obtempérer tenta de prendre le large et reçut une balle dans la carotide. Anti-France de hurler à la bavure, racaille au crime. Moi j’ose dire « bravo » au policier qui a tiré. Le désordre s’installe, et comme toujours -cela devient lassant- l’État n’ose pas intervenir. On n’accomplit pas le rôle régalien de Sûreté de peur de l’opinion bien-pensante, des musulmans, de la CEDH etc… Alors qu’avec quelques rafales de mitrailleuse et quelques obus de 120 tirés par un char la racaille se terrerait… ou regagnerait les terres de cailloux et scorpions d’où elle vient. La virilité n’est pas du tout une qualité de la république ! La Gueuse n’utilise la force que contre ses propres citoyens respectueux des lois.

Troisièmement, comme de coutume, le personnel politique est d’une épouvantable médiocrité. Nous en avons chaque jour la preuve, et le mythe de l’égalité entre hommes et femmes, traduit en politique par la très anti-démocratique parité porte au pouvoir des cervelles de colibris, dont nombre de ménagères en rupture de ban. Très récemment, la pulpeuse Marlène Chiappa nous a administré la preuve de ce que j’annonce. Chez Ruquier -le très « démocrate » qui intima à M. Dupont-Aignant l’ordre de se taire lorsqu’il répondait à une meute furieuse de chiens de garde du politiquement correct- l’acteur Vandamme avait tout simplement rappelé à sa manière que tout de même il était bien beau de faire de la politique, mais qu’il était encore meilleur se s’occuper des enfants. Voilà de quoi déstabiliser une secrétaire d’État à la tête d’un très inutile secrétariat à l’égalité hommes-femmes. La jolie dame ne trouva rien de mieux que d’expliquer que l’acteur faisait du « mansplaining ». Je ne vous traduirai pas en Français ce mot-valise qui, à mon avis, doit traîner sur les campus gaucho-lesbiens des facultés des « sciences » humaines américaines. C’est un fait de barbarie que d’aller ramasser ces inepties chez des barbares gauchistes. Le « président » lui-même ne se prive pas de ces emprunts vassaux dignes d’ilotes et d’illettrés. Bref : la donzelle prit un ton moralisateur pour édifier le vilain Belge qui lui assénait une vérité déplaisante aux Bacchantes. Voici une preuve que les gens de gouvernement se retranchent derrière une logorrhée empruntée aux Yankees pour masquer la vacuité de leurs arguments. Dans une autre séquence tournée dans une école, la même Marlène expliquait à une petite fille qu’une femme détestant les hommes est misandre (ce que je ne contesterai pas) ; la petite fille : « alors, ton mari a démissionné pour s’occuper de tes enfants ? » Coupez ! Si même les enfants s’étonnent de la perversion de nos mœurs politiques, où allons-nous ?

C’est un fait : l’État est une organisation ubuesque, parce qu’il s’est emparé, à la manière jacobine, de tout ce qui ne le regarde pas. C’est pourquoi nous avons une foule de « ministères » et « secrétariats d’État » parfaitement inutiles, manipulant une bureaucratie tatillonne, paresseuse et malfaisante. Le citoyen n’est plus qu’un lointain souvenir, l’assujetti l’ayant remplacé ne pouvant même plus se sentir protégé par l’exercice des trois rôles régaliens (Défense, Sûreté, Diplomatie) auxquels l’État a renoncé par faiblesse, démagogie, électoralisme.

Voici donc un système vicié dont il conviendrait de se débarrasser. Je le répète : il nous faudrait un exécutif confédéral bénéficiant du « temps long » -pourquoi pas un monarque héréditaire- et des Provinces administrées avec sagesse, par des citoyens sagement choisis, sous la surveillance des municipes. Faute de quoi, condamnés à édifier sur des sables mouvants, nous serons perdus. À bas la république !

Sacha

(1)      Charles Maurras, Trois idées politiques.

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De la Barbarie

Diablesse et angeletteDepuis les insanités proférées par le paranoïaque de Genève, ce dégénéré de Rousseau qu’un imbécile a, quelque jour, osé appeler « l’instituteur du genre humain », la France par à-coups a sombré dans la barbarie. Les vicissitudes historiques de cette déchéance sont connues : l’épouvantable Révolution, avec ses « droits-de-l’homme » et sa Terreur concomitante, un Empire qui se voulait législateur mais perdu par la soif de conquêtes, 1830, 1848, la Commune de 71, le massacre de la paysannerie Française et des élites lors de la Grande Guerre, la démence des Années Folles, l’effondrement de 1940, la chienlit de 1968, l’asservissement à l’Europe des monopoles. Mille années du patient travail de nos Rois niées et défaites en deux siècles de Républiques.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’un ramassis de « rappeurs » à pigmentation mélanique ait été invité au palais de l’Élysée, résidence des usurpateurs, à l’occasion de la stupide « fête de la musique » inventée par un ministre pervers. L’un se vante d’inscrire sur son maillot sa descendance d’importé et sa perversion sexuelle. La décence qui jadis, sous de Gaulle, accompagnait la grandeur de la fonction, a définitivement disparu. C’est que la fonction elle-même n’a plus d’aura. Pouvait-elle d’ailleurs en avoir ? Si le Général, maurrassien d’évidence, pouvait encore donner à sa République une coloration de légitimité vaguement monarchique, tous les autres présidents n’ont fait qu’incarner cette Femme Sans Tête que l’on nomme « République ». En vérité, nous n’avons que des tyranneaux castrés et velléitaires, produits frelatés de la télévision. L’actuel nous paraît l’acmé de cette vacuité décadente. Redoutons qu’il en vienne encore un de pire !

Les désordres de l’ère Romantique connaissent d’étranges prolongements à ces heures, la Logique et la Raison, si propres à corseter les instincts bacchiques des hommes, ont abandonné un pays laissé en proie à l’épanchement sentimental. Les boulimiques de tout poil, pseudo-intellectuels comme M. Lévy, gens de propagande comme M. Ruquier, idéologues échevelés comme Mme De Haas, politiciens cratolâtres (1) comme M. Macron, savent si bien jouer de cette maudite fibre larmoyante qu’ils l’emploient à couvrir l’ethnocide de leur race et de sa culture. Pour parodier notre cher La Fontaine,

D’animaux malfaisants c’est là un très bon plat (2)

Depuis combien de temps nous livre-t-on les immondices que nous sommes priés d’admirer en tous domaines : langue, arts, musique, mœurs ? À l’heureuse symétrie héritée de la Grèce, ceux qui osent se dire architectes ont substitué la cacométrie (3) de carcasses que l’on peine à qualifier d’édifices. Lorsque la termitière remplace la croisée d’ogives, on retombe en barbarie. L’harmonie est morte, elle qui culmina dans le Clavecin Bien Tempéré, lui succèdent le tam-tam de brousse et les éructations haineuses et cacophoniques d’énergumènes ilotes et illettrés. La langue ! Ah ! Dieux ! N’est-il pas révoltant de trouver dans les rééditions d’ouvrages comme L’Éducation Sentimentale un foisonnement de notes traduisant des mots qu’en mes jeunes années nous n’avions aucune peine à comprendre ? La fausse nouvelle, le bobard, sont devenus fake-news et la diffusion de masse : medias, l’énergumène « président » lui-même emploie le sabir barbare des anglo-saxons pour parler d’économie et de politique !

Quant aux mœurs… Le débraillé semble de rigueur, comme l’échevelé, le costumier est pèlerin d’Emmaüs. La chevelure se fait bleu, rouge, vert, lorsqu’elle ne copie pas l’entrelacs barbare du Peul ou la crête de l’Iroquois. Dans un pays où sévissent tant de fantaisies individuelles, il n’est pas miracle, alors, d’encenser le Barbare, de l’importer avec la complicité des modernes négriers, et de forcer les réticents à l’accueillir. C’est-à-dire : tolérer la gêne, l’inconfort et l’insécurité consécutifs à la présence de tribus hostiles, aux mœurs primitives. Pis : le Barbare habite l’Empyrée, il est l’alpha et l’oméga de certains bourgeois dégénérés et des imbéciles. Vérifiez en écoutant Mme Angot, MM. Ruquier et Bourdin et autres crieurs de thériaque immigrophiles.

Sodome, Lesbos, Gomorrhe tiennent le haut du pavé. La Décadence non seulement banalise la perversion -laquelle, quoi qu’on prétende, est bel et bien une maladie d’altération de la personne- mais la favorise par la propagande, la judiciarisation, le recours à des techniques médicinales contre nature. Ce que l’ordre de la Nature refuse sagement, l’hubris décadente le met à la portée du pervers. C’est ainsi que l’on condamne sinon toute l’humanité, du moins une société à sa perte. Encore, non contents de cette violation des ordres naturel et social, les pervers osent le prosélytisme, à croire que ces déments ne veulent plus qu’un conglomérat d’hommasses et de fémelins (4) dans un monde en voie d’extinction. Nous pourrions en dire de même des Bacchantes, héritières de la perversion romantique d’une Sand (5), qui s’emploient à effacer toute virilité dans le mâle Blanc.

Il n’est pas de meilleure définition de la Barbarie moderne que celle qu’en donnait Maurras dans le Prologue d’un Essai sur la Critique (6) :  « Il conviendra donc de nommer Barbarie ce qui est étranger à ces Lettres classiques, comme extérieur, non point seulement au commun trésor helléno-latin, mais à la haute humanité.

« La barbarie commence en effet quand l’animal sensible, se préférant au raisonnable, prétend décider par lui-même de ses chemins. Il y a barbarie quand les impressions vives montent sans ordre et sans lumière de nos corps, de nos âmes, et prétendent se réaliser telles quelles, toutes brutes dans l’œuvre d’art. [...]

« Aussi bien que chez les primitifs à peine sortis de l’état de nature végétative, la même sensibilité mise en système peut se rencontrer parmi ces esprits exaltés qui, s’étant repliés, se sont renfermés sur eux-mêmes et ainsi séparés de tout.

« J’appellerai du même juste nom de barbare un dégénéré devenu l’esclave des matériaux ou, pis, le serviteur des procédés ou des instruments de son art [...]. »

Au-delà du seul domaine artistique, la définition maurrassienne de la Barbarie s’étend désormais à tous les aspects de la vie Française et Européenne. Trouverons-nous rapidement une voie pour revenir à la civilisation ? Nous rencontrerons des forces férocement hostiles sur notre chemin, nous aurons à user probablement de violence. Mais, à faute de réagir, nous péririons de ne pas chercher à restaurer l’ordre raisonnable, symétrique, harmonique, lumineux d’Apollon, en bannissant le désordre échevelé des Ménades de Dionysos. Redevenons ce que nous ont faits les Siècles.

Sacha

 

(1)      Cratolâtre : aimant le pouvoir et y aspirant au-delà de toute raison.

(2)      Le Singe et le Chat. Le vers d’origine est « D’animaux malfaisants c’était un très bon plat. »

(3)      Cacométrie : de kakos (en Grec), soit : mauvais. Mauvaise mesure, mauvaises proportions.

(4)      Fémelins : le mot est emprunté à Maurras. Désigne les énergumènes efféminés.

(5)      Lire attentivement Les Amants de Venise où Maurras analyse très finement la folle imbécillité de Musset et la perfidie perverse de Sand.

(6)      Prologue d’un Essai sur la Critique, in Charles Maurras, L’Avenir de l’Intelligence et Autres Textes, chez Robert Laffont, page 295.

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