Merci, Hollande, pour ces moments

Capitaine du naufrage (small)Lu dans Le Figaro :

« En 2013 le PIB anglais était inférieur de 97 milliards d’euros au nôtre (respectivement 2017 et 2114 milliards d’euros). Or il a bénéficié d’une croissance en volume de 3 % en 2014, ce qui lui a permis de progresser d’une soixantaine de milliards d’euros. De même l’inflation britannique a été de l’ordre de 1,5 %, d’où à nouveau une augmentation de 30 à 40 milliards d’euros. À quoi s’est ajoutée la revalorisation de la livre sterling, de 5,4 % vis-à-vis de l’euro, ce qui a permis de gonfler le PIB des Anglais d’environ 126 milliards d’euros. De son côté, la France n’a bénéficié que d’une croissance de 0,4 % et d’une inflation du même ordre ; du coup, son PIB nominal ne s’est accru que de 20 milliards d’euros à peine, selon la Commission européenne. »

Voici la conséquence de l’impéritie et du fanatisme idéologique des socialistes, Soliveau le Minuscule en tête. Nous sommes assez bien partis pour connaître un sort lamentable. Il suffit de constater qu’un président de rencontre s’imagine que revêtir la cote ridiculement mal taillée du « pacte de responsabilité » va tout régler sans rien faire pour s’en rendre compte. Il suffit de voir l’opposition haineuse de la clique socialiste, la grosse mère Delille en tête, aux trop timides tentatives de réformes de Macron pour en être sûr. En portant au pouvoir ces vauriens, 39% du corps électoral a sans doute voulu (avec quelque raison) sanctionner Morfalou, le traître du traité de Lisbonne, mais ils ont en même temps cédé au chant des sirènes étatistes et bisounours. Tout le monde le paie maintenant, et puisqu’il n’y a à l’horizon aucun parti crédible, aucune option économique libérale, les carottes sont cuites : nous nous effondrons. Comme la Grèce.

Les Anglais ont compris. D’abord ils ont évité de tomber dans le bourbier de l’Euro qui ne profite qu’à l’Allemagne (et ce pays a raison d’en profiter, quoi qu’on en dise) ; ensuite ils ont entrepris les réformes nécessaires pour relancer intelligemment leur économie, non par la relance étatique de la consommation keynésienne, mais par ces mesures structurelles permettant l’investissement et la création d’entreprises. C’est-à-dire en faisant exactement l’inverse de ce que font les socialistes de tout poil, du PS au FN (là c’est encore virtuel) en passant par l’UMP.

Bah ! S’en fout la mort, diraient les gauchistes, avec l’arrivée de la charia, ce sera le sous-développement gratuit, islamique et obligatoire.

Raymond.

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SNCF, autoroutes, électricité, poste…comment Hollande va vous plumer en 2015

PinocchiollandeIl arrive parfois que Le Figaro retrouve la dignité d’antan, lorsqu’il était un véritable journal d’opposition. Je suis tombé par hasard sur un commentaire de Charles Wyplosz parlant des extorsions que Hollande et sa clique préparaient pour 2015. Je le cite intégralement, en réservant mes commentaires entre crochets et en italiques. Voici :

SNCF, autoroutes, électricité, poste…comment Hollande va vous plumer en 2015

FIGARO VOX VOX ECONOMIE Par Charles Wyplosz

« Bonne année 2015, il n’y aura plus de hausses d’impôts! Promis, a dit le Président. Oui mais vous allez payer plus pour les transports (SNCF, autoroutes, métro-bus, taxis), l’électricité, la poste, sans doute les documents administratifs, et pleins d’autres choses qui sont décidées par le gouvernement. Le matraquage va continuer, par des chemins détournés pas très subtils, et la croissance va rester molle. Malgré la baisse des prix du pétrole qui est la seule bonne nouvelle de 2014 pour 2015. [La baisse des prix du pétrole n’est pas nécessairement une bonne nouvelle. Certes, POUR UN TEMPS elle semble favoriser nos économies désespérément liées à cette source d’énergie, mais tout le monde a compris que les saoudiens s’attaquent au gaz de schiste américain et au pétrole russe. Sacré imbroglio ! Les mahométans finiront par sortir vainqueurs de ce bras de fer. ]

François Hollande joue sur les mots. A l’ENA, on vous explique la différence entre impôts et autres prélèvements obligatoires, et on ne considère pas les prix réglementés comme des prélèvements. Tout ceci se mélange douloureusement dans les porte-monnaie des citoyens qui ne comprennent pas, faute de ne pas être allés à l’ENA. Une sorte de taxe sur l’ignorance.

Le cas de la SNCF est exemplaire. Elle ne peut rien faire sans l’accord du gouvernement. Donc l’augmentation qui s’annonce est bien une décision du gouvernement. C’est bien une taxe. D’abord, parce que nous n’avons pas le choix, comme pour les impôts. La SNCF reste un monopole pour la quasi-totalité des transports ferroviaires des Français. Certes, le trafic est ouvert à la concurrence dans le cadre des accords européens, mais il y a mille et une manières de décourager la concurrence et nos politiques ne s’en privent pas. Ensuite, parce que la SNCF fait partie du budget de l’État. S’il y a des pertes, qui donc les comble? Réduire les pertes c’est alléger les dépenses publiques et avoir besoin de moins d’impôts. Tout se mélange dans le grand porte-monnaie de l’État, comme dans celui des citoyens. Il n’y a pas besoin d’avoir fait l’ENA pour le comprendre. [En effet. Et, en acquittant un prix plus que déraisonnable pour un service qui laisse largement à désirer –retards, inconfort de certains TGV, renoncement au ferri-transport des marchandises, insécurité, d’une part les citoyens qui ne prennent jamais le train sont spoliés, mais encore, d’autre part, celui qui prend le train paie deux fois : une fois pour les infrastructures qu’il a déjà payées au moyen de l’impôt, une autre fois pour un service surévalué. Belle leçon ! Mais regardez : il coûte aussi cher d’aller de Paris à Marseilles que de Paris à New-York. Les syndicats d’aviateurs refusent aussi les compagnies low-cost, rien de nouveau sous le ciel miteux des privilèges]

La justification avancée par la SNCF est d’une parfaite mauvaise foi. Il s’agirait de financer les investissements et d’améliorer la sécurité des passagers. Bien sûr, on ne vous parle pas des retraites plus que généreuses des cheminots, ou de leurs salaires plutôt avantageux, deux postes qui plombent la compagnie nationale. Non, ça c’est l’eau qui coule sous les ponts et qu’on ne peut pas toucher sérieusement sous menace de grève. Alors on amuse la galerie en déroulant de superbes projets d’investissements.

Mais comment font les entreprises qui doivent investir? Elles ne peuvent pas augmenter leurs tarifs, concurrence oblige. Alors elles empruntent. Ce qui les oblige à réfléchir très sérieusement à la rentabilité de leurs projets, faute de quoi elles ne pourront pas rembourser. On ne se pose pas ce genre de question dans un monopole, on augmente les tarifs. Et quand une entreprise perd de l’argent année après année, soit elle réduit des coûts, soit elle meurt. Mais à la SNCF on ne peut ni réduire les salaires, ni alléger les effectifs. Un monopole qui ne risque pas de mourir, service public oblige, opère sur une autre planète. Aux frais des usagers et au bon vouloir du gouvernement. [C’est le jeu vicié de tout monopole : dominant, il impose sa loi, au détriment des usagers. Toute entreprise monopoliste a besoin de l’État pour assurer sa domination et sa pérennité, voyez Alsthom. C’est exactement l’opposé du libéralisme économique. Tout devient pire quand c’est une « entreprise publique » qui fabrique une véritable aristocratie.]

François Hollande sait tout ça, bien sûr. Il sait que les coûts des administrations et des entreprises dans le giron, officiel ou non, de l’État ne sont pas vraiment contrôlés, et qu’il n’a plus les moyens de les financer sans compter. Il n’a aucune envie d’essayer d’appliquer à ce gigantesque ensemble d’activités les méthodes qui ont fait leurs preuves dans le secteur privé. La raison c’est qu’il agit du «Service Public qui ne doit pas succomber à la logique du profit». Personne ne parle de profits, ce serait trop désespérant. Mais le secteur public, tout comme le secteur privé, est fondamentalement une activité économique, ce qui signifie faire plus et mieux au moindre coût. Le plus étonnant c’est que tant de Français paraissent ne pas voir les choses ainsi. Ils se refusent à reonnaître le lien entre les impôts qu’ils payent et les services qu’ils reçoivent. Ils sont prêts à serrer leurs dépenses pour boucler leurs fins de mois, pas à abandonner le mirage de l’État bienfaiteur. [Excellente analyse, qui rejoint toutes celles que nous avons déjà publiées. Les Français sont des veaux aveugles, ils ne voient même pas que l’État-nounou et gabelou les asservit et les ruine. Ils préfèrent la quiétude de l’asservissement à la responsabilité, sans se rendre compte que cette situation lénifiante en fin de compte les appauvrit. Nous sommes un pays d’imbéciles.]

Tant qu’il en sera ainsi, François Hollande, tout comme ses prédécesseurs et ses successeurs, fera ce qu’il faut pour trouver de l’argent. La révolte contre les impôts couve? Pas de problème, on laisse les prix contrôlés déraper. Le taux d’inflation est nul, et pourrait même devenir négatif parce que les entreprises se voient obligées de baisser les prix, mais les billets de train et tout le reste continuent d’augmenter. L’argumentaire est bien au point. Que voulez-vous, les pigeons sont faits pour être plumés. Surtout qu’ils n’ont pas de dents. » [Pas de dents ni de cervelle : le pigeon est un reptile dégénéré, doté seulement d’un cerveau archaïque, le paléo-cortex. Avec un peuple imbécile à ce point, le pays ne peut qu’aller vers sa destruction finale.]

[Charles Wyplosz est professeur d’économie internationale à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève, et directeur du Centre international d’études monétaires et bancaires.]

En fait, nos braves crétins de concitoyens ne voient pas plus loin que le bout de leur feuille d’impôt sur le revenu. Et ils savent, comme le montre ce sondage en ligne du même Figaro de ce jour, que les impôts augmenteront quand-même :

Baisse impots 2015

(résultats au 4 janvier sur 16954 participants : 96% de « Non ») 

Arrivé à ce degré de déréliction, un peuple qui ne se révolte pas, qui n’exécute pas sa caste politique, est irrémédiablement perdu.

Sacha

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Rage et martyrologue

Small_Bras_d_honneurDonc j’ai dû, selon les dispositions écosophiques, me rendre sur l’emplacement de collecte du verre, emballages et cartons, pour y déposer ce que l’on nous impose d’y trier. Notamment des bouteilles en verre, que jadis une économie moins imbécile et gaspilleuse, consignait. Je suis revenu plein de rage : quoi ! Nous entretenons nombre de paresseux parfaitement capables de travail, avec l’argent qu’on nous extorque, des « assistés » logés et nourris gratuitement grâce au socialisme municipal, et nous sommes obligés de faire un petit travail que ces parasites pourraient bien faire à notre place ? Serait-il monstrueux d’exiger de ces sous-citoyens (en réalité, des sujets, comme dirait Vautrin) rendent service, un tout petit peu, en échange des prébendes qu’ils reçoivent ? Ne vous méprenez pas : c’est pour eux que je parle ! Car en les maintenant dans cet abject état d’assistés, nous renonçons à en faire des citoyens, nous leur refusons la dignité de participer un peu à la vie de la cité. Naturellement, ces gueux à très courte vue s’en réjouissent, et la bien-pensance fait écho. Mais la réalité est là : sous couvert d’assistanat, nous fabriquons à la pelle des parasites asservis. Il paraît qu’on appelle ça « démocratie » et « égalité », « respect de l’autre » etc…

Mais est-ce respecter quelqu’un que de lui dénier la responsabilité et la participation à la vie de la Cité ? C’est pourtant ce qui se fait à grande échelle dans ce pays pourri. On leur donne une carte d’électeur parce que ça permet aux philistins de s’emparer du pouvoir, mais la carte ne fait pas le citoyen, loin de là. Il me vient soudain en mémoire une idée de Goethe : « Les idées générales et les grandes présomptions sont toujours en train de déchaîner d’affreux malheurs ». Plus exactement : « Des idées générales, jointes à une grande prétention, mettent sur la route des plus affreux malheurs. » (Maximes et réflexions, Première partie)

C’est en lisant collectivement L’identité malheureuse de Finkielkraut que j’ai appris cette maxime, moi qui n’avais lu de Goethe que Die Leiden des jungen Werthers (Les Souffrances du jeune Werther), roman passablement pénible. Goethe, après tout, n’était peut-être pas si shamallow que je le pensais. Passons… Vautrin a eu l’excellente idée de nous faire connaître le livre de Finkielkraut qui a déchaîné les fulminations de la bien-pensance : preuve que l’Académicien avait vu juste, car la bien-pensance est constamment à côté de la plaque en matière de jugement social et moral.

L’idée générale est assez proche de la nôtre : si la bien-pensance n’a pas fondamentalement tort de s’inquiéter du rejet de l’autre, elle est totalement ignorante des méfaits de certains autres et tente d’instituer une tolérance aveugle qui met en péril l’identité sociale. C’est ainsi que nous devenons étrangers dans notre propre pays et que toutes les valeurs dont a besoin une société pour vivre s’écroulent. Je pense que Vautrin reviendra sur cette question, pour le moment il est occupé à se colleter avec le fascisme du « genre », idée fumeuse soutenue par une gigantesque présomption. Celle des Guides et illuminés qui les suivent et font de la propagande pour leurs idées totalitaires. Finkielkraut figure au martyrologue de la Raison, fustigé qu’il est par de dangereux pignoufes. Il en va de même de Zemmour. La bien-pensance n’est pas, hélas, la seule à craindre la « zemmourisation des esprits » : il y a aussi des libéraux cosmopolites, européanistes en diable, pour ne pas reconnaître que le diagnostic donné par le polémiste est globalement vrai. L’analyse du Suicide Français correspond bien à une réalité ressentie par un nombre croissant de citoyens : « La société règne encore. Elle est composée de toutes ces associations humanitaristes, ces lobbies antiracistes, gays, féministes, communautaristes, qui vivent de subventions publiques distribuées par un État aboulique et clientéliste, tous ces médias bien-pensants, tous ces technocrates, intellocrates, médiacrates, sociologues, démographes, économistes, qui prétendent encore faire l’opinion à coups de leçons de morale et de statistiques arrangées, élaborent au sein d’innombrables commissions pédagogiques les programmes scolaires, rédigent les rapports sur la meilleure façon de « faire de l’en commun pour faire France » (sic). Pour eux, la cohérence culturelle qu’avait su conserver notre peuple, en dépit d’une importante immigration depuis le XIXe siècle, est suspecte ; l’exigence de l’assimilation, xénophobe ; l’attachement à notre histoire, nos grands hommes, notre roman national, la preuve de notre arrogance raciste. Tout doit être détruit, piétiné, saccagé. Le multiculturalisme américain doit nous servir de nouveau modèle, même s’il vient de l’esclavage et a longtemps flirté avec l’apartheid de fait. »

Nous sommes nationaux-libéraux, ChezRaoul, ce qui veut dire que nous refusons le droit à l’État de se mêler de tout, à commencer par l’économie, ce en quoi nous ne partageons nullement le national-bonapartisme d’Éric Zemmour. En revanche, nous sommes d’accord avec son diagnostic civilisationnel et sur le principe d’être maître chez soi. Qu’il soit haï par une bien-pensance, laquelle tente de le faire taire montre, comme dans le cas de l’Académicien, qu’il a écrit des choses sensées. J’avoue attendre avec impatience le livre du troisième larron de cette trinité maudite : Soumission, de Michel Houellebecq, décrivant l’arrivée au pouvoir d’un parti islamiste gagnant contre la candidate du FN avec la complicité des philistins médiatico-politiques. Nul doute que la bien-pensance aiguise déjà ses couteaux pour le dépecer, tant cette caste immonde déteste que l’on soit lucide, donc que l’on pense à contre-courant de sa folie meurtrière. J’achèterai ce roman, qu’on en soit sûr, et je rêve que la foule dévaste le brushing d’Aymeric Caron.

Trois penseurs, trois analystes au martyrologue. Ajoutons aussi quelqu’un qui a subi lui aussi l’ostracisme de la part des philistins : Richard Millet dont la « faute » a été d’essayer de comprendre Anders Breivik. « La parole critique a émigré sur les sites, les blogs, les forums généralement tenus par des écrivains ou des lecteurs, du moins ceux qui ne se laissent pas tromper par la Propaganda Staffel ni par le silence de l’opprobre. Ce silence, j’y suis habitué. Je le recherche, même, dans la mesure où il peut recevoir le nom d’anonymat, lorsque les livres que nous avons écrits finissent par dessiner de nous une figure qui nous échappe à la longue et qui est, ici-bas, notre vraie gloire. C’est pourquoi je ne me suis jamais vraiment soucié de l’accueil fait à mes livres : il me suffit qu’ils paraissent et que j’aie des lecteurs ; et je me demande comment vivent les auteurs régulièrement encensés par la critique, et quel rapport de maquereautage ils entretiennent avec la presse.  Celle-ci, de droite comme de gauche, n’est plus que la voix de l’idéologie dominante, social-démocrate, antiraciste, philanthropique, antichrétienne, mondialiste, déculturée, moralisatrice; et il ne me paraît pas que les « difficultés » qu’elle connaît représentent un « danger pour la démocratie »; la disparition, même, d’un journal comme Libération serait anecdotique, voire insignifiante dans le système d’inversion générale et de mensonge qui caractérise le capitalisme mondialisé ; bien au contraire, on ne pourrait que s’en réjouir (…), il me semble que nous sortirions de l’état d’hébétude et de servilité à quoi nous condamnent la prière quotidienne à la démocratie et la bondieuserie humaniste dans quoi le renoncement au catholicisme fait choir ceux qui ne savent plus qui ils sont. Pourquoi vouloir être informé, si cette information n’est que le bruit de la Propagande et le fond de roulement de l’inversion générale des valeurs ? Je n’ai que faire de l’opinion, qui est en grande partie prostitutionnelle, en tout cas pornographique, comme les « débats » ou les « talk shows ». A l’opinion, j’ai toujours préféré la parole libre, de la même façon que je vis dans la vérité du Christ, et qu’aux tièdes post-chrétiens je préfère les moines-soldats. » (voir le site de Richard Millet)

Il y a encore des hommes droits et lucides dans ce pays. Ils représentent ce qu’il reste de l’honneur et de la raison, dans une société perdue qui se délite et qui, bientôt, disparaîtra, puisque nulle barricade, nulle insurrection ne se profile à l’horizon.

Raymond

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Á pis, new year

CochonnetChezRaoul, nous ne fêtons pas le nouvel an, pour deux raisons : la première est que notre année  commence le 1er novembre, fête de Samain, la seconde étant que omnes vulnerant, ultima necat (toutes nous blessent, la dernière nous tue), on ne voit pas pourquoi on fêterait de vieillir et tomber en décrépitude. Le réveillon du 31 décembre, c’est en somme un petit morceau de veillée funèbre. Il est vrai qu’on ne veille plus les morts, de nos tristes jours, alors…

Enfin, pour être polis, même si 2015 sera pire que 2014 qui était sacrément gratinée, et que de toute façon elle sera mieux que 2016, Bonne Année tout de même.

Tâchez de ne pas bâfrer à vous faire péter la sous-ventrière comme musulmans lors de l’iftar : c’est indigne. En plus, vous êtes fauchés, donc ne videz pas davantage les bas de laine. Réservez plutôt vos économies à assurer votre défense et votre survie.

C’est utopique, mais je souhaite aux Français qui ne pensent pas comme nous de devenir moins cons en 2015. Qu’ils se débarrassent de leur clown élyséen et de sa clique, et surtout qu’ils comprennent qu’étatisme, colbertisme, bonapartisme, socialisme, c’est la cause de tous nos maux et qu’il n’y a de salut que dans le courage et la responsabilité, hors de l’État-gabelou et nounou. Qu’ils se débarrassent aussi de la bien-bien-pensance auto-flagellante.

Á ceux qui pensent comme nous, je souhaite la force, la vertu et le courage insurrectionnels.

Raymond

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Une vie de chien

RVB de baseCe matin du 31 décembre 2014, nous déambulions, oisifs, La Conscience et moi, dans les couloirs déserts de l’Élysée. « C’est Das Schloß der Ratten, me dit le petit spectre, on dirait qu’il n’y a pas un chat ! » En effet, une atmosphère pesante régnait sous les ors défraîchis, une étrange sensation de méfiance malveillante vous prenant aux tripes, depuis que le Roi, après avoir congédié cinq de ses proches collaborateurs, tenait secret son agenda. Notre ami Alonzo Tromondada, le psy, nous avait expliqué que le délire du monarque avait viré à la suspicion de trahison, et que Soliveau le Second craignait désormais autant les paparazzis que les manifestants. Tout était filtré, chacun était espionné, ce qui explique d’ailleurs mon long silence.

« Même pas le minois de l’actrice pour nous é-Gayet », se plaignit La Conscience. « Bah ! Madame de Demain vient toujours en catimini, répondis-je, et tu as pu constater comme moi qu’elle est aussi désolante que Madame d’Avant. Quand tu penses qu’elle a emmerdé  des flics… » « Ah ouais, elle voulait qu’ils escortent son taxi ? » « Oui, confirmai-je, pour virer les paparasites. » « Ah ben la « fiancée du Président », hein ! ricana La Conscience. C’est une constante chez le Roi : il ne cherche que des femmes dominatrices, imbues de leur petite personne et, par conséquent, insupportables, arrogantes et stupides.

Nous poursuivions notre route, désabusés, au long des couloirs, lorsque La Conscience s’écria : « Tiens ! Un clebs ! » En effet, un quadrupède arrivait oreilles pendantes et queue basse. Á sa façon de se balancer, les hanches quelque peu convexes, nous devinâmes que nous avions affaire à un clebs du genre qu’on préfère, à un canidé du beau sexe. L’animal vint à nous : « Bonjour, lui dis-je, je suis Alfred, maître de ballet de Sa Majesté, et voici La Conscience. Quelle affaire en ces lieux vous amène ? » « Je suis un petit chien perdu, dit-elle d’une voix morfondue, un pauvre clébard en déroute, pas même un chef de cabinet, pas l’ombre d’un gratte-papier pour pouvoir m’indiquer la route… » Diantre !

« Ah, déclara La Conscience, nous allons vous aider, mais dites-nous de quelle famille vous êtes issue ? » « Je suis un Labrador » répondit-elle fièrement. « Après la Rottweiler, la Labrador ! Vous êtes donc l’animal de compagnie du Roi ? » « Ah ! gémit-elle,  ne vous gaussez pas de moi, ma vie est devenu un enfer depuis que je suis dans ce maudit palais ! » « Oh ! Oh ! fit La Conscience, intéressé, vraiment, mademoiselle… mademoiselle ? » « Mon nom est Hortense d’Abercrombie, troisième du nom, mais le Roi préfère m’appeler Philae ou plus vulgairement Phi-phi. » Sur les conseils d’on ne sait quel expert en « communication », Soliveau avait en effet décidé d’adopter un chien labrador, pour faire plus monarque, comme jadis M. de Puis Peu avec son chien Jugurtha, le sire de Jarnac avec Baltique, Soliveau Premier avec Maskou et Morfalou avec Clara. L’Élysée, non content d’être un parc à ânes, est aussi un chenil.

« Sachez, Hortense, l’assurai-je, que je vous comprends, moi qu’on a arraché à sa banquise pour essayer d’enseigner le maintien à ce lourdaud de monarque. Où donc voulez-vous vous rendre ? » « Mais… Chez le Docteur Tromondada, bien sûr ! », répondit-elle. « Ah !  dit La Conscience, c’est là qu’atterrissent invariablement les habitants de cette maison ! Il se trouve qu’il est de nos amis, nous allons vous conduire chez lui sur l’heure ! » Ce que nous fîmes. Alonzo Tromondada marqua tout de même quelque surprise de devoir psychanalyser un chien, mais décida que tout et n’importe quoi pouvait arriver sous le règne de Soliveau le Second.

Le psy achevait une séance avec le Naja, comme nous pûmes le constater en nous installant dans notre salle secrète, derrière l’écran. Alonzo tentait désespérément de dissuader le reptile d’imposer aux petits garçons des maternelles de porter de  pantoufles roses et de jouer avec des poupées : rien n’y fit. « Bon… Nous reviendrons sur cette question la prochaine fois. En attendant, essayez de vous représenter en train de soulever des poids de cent kilos » lui commanda-t-il alors qu’elle sortait du cabinet. Hortense lui succéda bientôt.

« Docteur, commença-t-elle, cela peut paraître logique, mais en vérité je mène une vie de chien dans l’entourage du Roi ! » « Mmmm… Racontez-moi ça ! » « Si encore il aimait les animaux ! Mais non : il les traite comme ses sujets ! » « Oui ? » « D’abord l’entourage… Tout le monde se croit obligé de me flatter parce que je suis le chien royal. C’est d’un pénible ! Le moindre grouillot ne gratte familièrement le sommet du crâne, passe ses doigts sales sur mon dos… Au début, comme je ne réagissais pas, Soliveau m’a ordonné de frétiller de la queue en signe de contentement. Vous parlez d’une hypocrisie ! Surtout quand j’ai affaire aux gens du Noir Cabinet, j’aurais plutôt envie de leur tailler un short en prélevant une escalope au passage ! » « Saine pulsion, commenta Tromondada, et apparemment vous savez parfaitement y résister ? » « Oui, mais à quel prix ! Mais je me dis qu’après tout, mieux vaut faire semblant que de risquer d’attraper une vilaine maladie en les mordant. » « C’est pas faux ! » souligna laconiquement Alonzo.

« Et lui ! Lui !, geignit Hortense, il exige que je me conduise comme un chien ! » « Hum… Que voulez-vous dire ? » « Eh bien, par exemple, lorsqu’il y a des journalistes, je dois être sur la photo, l’air presque souriant et le regardant affectueusement. » « Et cela vous coûte ? » « Ah oui, alors ! Je le déteste ! » « Jusqu’ici, rien que de très normal, dans votre attitude, je veux dire. Mais vous conduire comme un chien… Je voudrais des exemples. » « Facile !, répondit la chienne, c’est la normalitude. Il me commande « assis ! » ; moi, je m’assois sur un tabouret, croise les jambes comme il sied. Eh bien cela ne plaît pas à monsieur : il m’oblige à m’asseoir par terre sur mon arrière-train, appuyée sur les pattes de devant. Comme un chien de la rue, quoi ! » « Je vois, dit le psy, un autre exemple ? »

« Eh bien, pour montrer qu’il est bien le patron, il me commande : « coucher ! » Moi, obéissante, revêts une chemise de nuit, me brosse les dents, puis me glisse entre les draps. Mais lui m’oblige à me vautrer de flanc sur le tapis, dans la position du chien mort. » « En effet, il est diablement prescriptif », commenta Tromondada. « Voilà ! Il ne tient aucun compte de ma bonne éducation. Pire ! Il a ordonné à l’un de ses grouillots de me montrer ce qu’est d’après lui la conduite d’un chien ! Le type s’est mis à quatre pattes, flairant bruyamment partout, levant la patte dans un coin – l’imbécile n’avait même pas remarqué que je suis une chienne ! – puis il a répété le « assis ! couché ! » un nombre incalculable de fois. Et il vaudrait que je mimasse cet individasse…heu ..du ? N’est-ce point déraisonnable ? Voyez : il me force à manger d’infâmes croquettes dans une gamelle en plastique, moi qui n’aime que la porcelaine et les couverts en argent ! Le pire ! Si encore il m’appelait par mon sobriquet, Philae, ça passerait, mais il s’obstine à me donner du Phi-phi à tout bout de champ, comme si j’étais du gibier de fourrière ! »

« Comme d’habitude : déni de la compétence des autres, tendance à les vouloir non seulement à son image, mais surtout à l’idée qu’il se fait d’eux », nota Alonzo sur son carnet. « Eh bien, mademoiselle Hortense, essayez de l’éviter autant que faire se peut. Je vous assure que vous êtes parfaitement normale, mais la pression que vous subissez est pénible et pourrait vous amener, si l’on n’y prend garde, au burn-out. Je vous prescris un sédatif léger, ça vous aidera, et vous pourrez venir me voir lorsque cela vous paraître nécessaire. De plus, je vous conseille de fréquenter mes deux joyeux drilles, Alfred et La Conscience, qui passent leur temps à jouer des tours pendables au roi. C’est très sain pour le moral ! »

La Conscience me fit un clin d’œil : « On va rigoler !  La petite Hortense aura beau porter de beaux harnais, elle deviendra un agent subversif, comme nous ! ». Je le laissai sur ces paroles, car je devais aider le roi à répéter sa ridicule prestation des vœux hypocrites à une population qui n’en a que faire.

Alfred

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Les journaleux

lavage-de-cerveau1Un article de Roger Costini sur Boulevard Voltaire (27/12/2014) relayé par lesobservateurs.ch :

Les futurs révolution-naires devront investir les radios et télés en premier avant même les mini-stères.

Auteur : Roger Costini, BdVoltaire 27 décembre 2014

Il y avait, dans le passé, hors les temps de guerre, une presse où les opinions s’exprimaient assez librement. Nous avions, en ce temps-là, les informations fausses, tronquées, orientées par un ministère de l’Information, les opinions malveillantes, voire criminelles, mais il y avait aussi sur d’autres « supports » l’information de contre-pied. Avec l’envers, il y avait aussi l’endroit. On pouvait être submergé par la rhétorique du PCF, on n’en était pas moins suffisamment libre pour trouver ailleurs un écho différent aux actualités du moment.

Les choses ont changé au cours des dernières décennies. On a découvert la langue de bois. Elle touche d’abord les mots avec un goût pour l’euphémisme. Ensuite, les discours s’y sont mis avec la volonté de tricher en noyant les réalités dans une mer de phrases creuses. Et le stade achevé est le politiquement correct, forme de discours adapté aux bobos et autres « Bisounours » qui se sont bien trouvés avec la gent politique qui nous enfume depuis 40 ans. Le plus grave étant évidemment que le politiquement correct interdit tout ce qui n’est pas lui-même. Il n’y a plus un envers et un endroit, il n’y a qu’un côté autorisé ; l’opinion autre n’est que racisme, fascisme, « nauséabondisme ».

C’est dans ce contexte que les jeunes journalistes sont entrés dans les divers médias. Ils n’ont rien connu d’autre. Dans leurs écoles, ils ont voté Hollande, ils s’entendent aujourd’hui pour exclure Éric Zemmour de leur chaîne.

Demandez, au sortir des lycées, quelle profession les élèves veulent exercer. Un grand nombre d’entre eux répondra journaliste. Correspondants de guerre ? Hemingway ? Capa ? Bien sûr que non. Mais un journalisme qui met sa binette à la télé quand on a peu de chance de percer dans le cinéma, la chanson ou le sport. En fait, on veut être un journaliste animateur qui rigole tout le temps sur la première radio de France comme sur la dernière, où rien n’est vraiment sérieux, où la météo est aux avant-postes de l’info, suivie du sport.

La génération nouvelle des journalistes sort d’écoles dont on comprend mieux à quoi elles servent, quand les grands comme les plus modestes journalistes du passé s’en passaient fort bien. Ils venaient le plus souvent de professions dont ils pouvaient parler en connaissance de cause ou étaient animés d’une irrépressible curiosité qu’ils voulaient faire partager ou d’un engagement militant qu’ils voulaient diffuser, quitte à ne pas être objectif.

Le blanc, le noir, le gris avaient leur place. L’auditeur, le lecteur, le téléspectateur étaient respectés. Aujourd’hui, il y a pléthore de radios, pléthore de chaînes, il y a tout ce qui était censé refléter la diversité des opinions. Est-ce le cas aujourd’hui?

Je crois que les futurs révolutionnaires devront investir les radios et télés en premier avant même les ministères. Ceux-ci sont, de toute façon, à Bruxelles.

Source et auteur : BdVoltaire, Roger Costini, 27 décembre 2014

Eh oui ! Lorsque j’étais universitaire, quand un étudiant me confiait vouloir devenir journaleux, je lui demandais : « avez-vous une conscience morale ? Si oui, vous n’êtes pas fait pour ce métier.« 

Sacha

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Souhaits politiques pour 2015

L’hebdomadaire Le Point publie un sondage sur les voeux politiques des Français pour 2015 :

sondage-souhait-2015

Pas mal, non ? 43% pour virer le prétendu président ! Mais c’est un leurre de croire que le départ de Flamby résoudrait les problèmes, tant qu’il ne s’agit pas de flanquer tout le régime en l’air. Le dégoût se traduit pas 11,2% de « bôf c’est fichu » (ce qui veut dire qu’il y a 89% qui croient au Père Noël), plus que le recul du chômage (11%) ou l’émergence d’une nouvelle personnalité politique (11,6%). Je me demande où nous irions la pêcher : pas dans la caste du système, en tous cas.

Raymond.

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Que 2015 ne soit pas !

pouletgrippePuisque c’est à moi que revient l’honneur douteux de clore le volume 2014 de ChezRaoul, j’aurais aimé terminer par des propos moins désespérés que ceux de notre cher vieux Raymond. Apercevoir au moins une lueur d’espoir, donner quelque note d’optimisme. Hélas : la simple analyse de la situation catastrophique du pays n’autorise que des projections pessimistes, et à moins de croire aux miracles (ce qui n’est pas mon cas), on ne peut vraiment pas trouver un motif quelconque à espérer. Bien au contraire.

Certes, deux échéances électorales se profilent : les « départementales » (ex-cantonales : nos socialistes aiment tout trafiquer) et les régionales. Il y a lieu de penser que l’opposition officielle, cette composante du système, FN inclus, gagnera encore ces campagnes, avec peut-être moins de netteté que les municipales de 2014, car les socialistes ne cessent de manœuvrer, de passer des compromis honteux et de se perdre dans des compromissions criminelles. Notamment, le redécoupage jacobin des régions, réalisé autoritairement et sans consultation des citoyens, pourtant les principaux intéressés, a été fait pour protéger le système et éviter aux socialistes et à leurs honteux alliés écolos, trotskystes, sinistro-frontistes mélanchoniens une défaite trop monumentale. Cela ne changera rien : les institutions sont telles que le gouvernement – l’exécutif – et sa chambre d’enregistrement, l’Assemblée –supposée avoir le pouvoir législatif – demeurent inamovibles, quel que soit le désaveu populaire.

De fait, les partis du système – de la caste politique si l’on préfère l’appeler ainsi- ne diffèrent que par la méthode. Sur le fonds ils sont pareils : jacobins, c’est-à-dire fascistes. Tant que le système de délégation de pouvoir sera la « représentation », on peut être assuré que le Seigneur Peuple sera appelé à délivrer un blanc-seing à une caste corrompue, dévorée d’ambitions personnelles, aveuglée par des idéologies mortifères comme le « genre » ou l’immigrophilie, puis sera prié de se taire et de laisser « ses » élus n’en faire qu’à leur tête. Ce n’est donc pas par le vote de délégation qu’une solution peut être apportée à nous maux, et en l’absence de démocratie directe, d’appel à la procédure référendaire, tout vote-adhésion ou tout vote-sanction est voué à être trahi. Or jamais la caste politique ne sera disposée à concéder la démocratie directe, sauf à y être contrainte par l’insurrection populaire.

Ce qui, à mon avis, ne se fera pas. Certes, on perçoit la grogne et la colère des citoyens frustrés, atteints dans leur vie, leurs mœurs et leurs biens, par les ahurissantes décisions de la caste. Mais, je l’ai déjà dit maintes fois, ce n’est pas la manifestation d’une aspiration à se débarrasser du système, seulement le souhait d’un retour impossible au statu quo ante : retour de l’État-providence, conservation des privilèges et prébendes. Jamais, au grand jamais, d’aspiration à la responsabilité civique, à la prise de risque, à l’autonomie. Á part quelques libéraux bien minoritaires, l’ensemble du peuple est corrompu par l’hédonisme, cette aspiration à la satisfaction immédiate de plaisirs pulsionnels. Pas de responsabilité, pas de sacrifices, une aspiration perverse au bien-être dont Tocqueville disait qu’elle est la mère de tous les maux. Sans parler d’un niveau général incroyablement bas en matière de culture. Il suffit de regarder un instant une émission de télé-réalité pour se rendre compte qu’on peut citer l’Atlantique comme une mer, contester que la Lune n’est pas un satellite sous prétexte qu’elle ne relaie pas les chaînes de télévision, et que puisqu’on voit la Lune à Paris en même temps qu’à Sidney, il y a donc deux Lunes ! Avec des sujets de cet acabit, la caste peut dormir sur ses deux oreilles.

Ce qui ne l’empêche pas, cette caste politique, de veiller par médias interposés à maintenir le peuple dans l’imbécillité. Lorsque l’on entend que des djihadistes font des attentats « indépendants » en fonçant sur des piétons avec des voitures, en poignardant des policiers avec des couteaux de cuisine, le tout en hurlant « allahu akbar », et que les séides du pouvoir parlent à leur sujet de personnes « dérangées » relevant de la psychiatrie, on comprend que le pouvoir joue avec des abrutis sans cervelle et peut se permettre de raconter n’importe quoi. Qu’un trublion comme Éric Zemmour tente de réveiller les consciences et renvoie au peuple l’image de sa propre déchéance, et de celle de son pays, les chiens de garde se déchaînent et tentent de le faire taire. La France est, paraît-il, un cancre dans l’ordre de la « liberté d’expression » : preuve d’un régime fasciste, et le traitement réservé à Zemmour est digne d’un tel régime.

Alors, il ne faut pas s’attendre à des miracles en 2015. L’impôt continuera d’ augmenter malgré les mensonges de la clique hollandienne, puisque les dispositions de la « loi » de phynance sont déjà prêtes pour accentuer le pillage et l’extorsion fiscale. La désagrégation du tissu industriel continuera, avec des fermetures d’entreprises et l’augmentation corrélative du chômage. Le sabotage des mœurs va s’accentuer avec des mesures favorables à la perversion LGBT et l’application systématique à l’école des délires du « genre ». On continuera à culpabiliser cette partie du peuple qui refuse d’être étranger en son propre pays au profit de minorités barbares venues de pays de cailloux et scorpions. Les djihadistes, encouragés par le laxisme politique, multiplieront les attentats. En somme, la guerre civile unilatérale continuera. Unilatérale, car elle est l’œuvre de criminels agissant à la faveur d’une complicité idéologique et législative de la caste politique, et dirigée contre un peuple qui ne se défend pas, à qui il est ordonné de tendre la gorge au couteau sacrificiel, alors que la logique, sinon l’honneur, commandent de riposter et de rendre œil pour œil, dent pour dent.

On continuera à œuvrer contre les intérêts de la Nation en suivant la désastreuse politique européenne de vassalité aux appétits de l’Amérique, d’agression à l’encontre de pays déclarés ennemis alors que l’ennemi est connu, identifié, dans nos murs mêmes. On continuera à subir la loi de Bruxelles, et celle d’une CEDH qui n’a d’autre but que de favoriser l’instauration de la charia en Europe.

Bref : il vaudrait mieux, en somme, le cataclysme, que 2015 ne soit pas, plutôt que de connaître une année de plus cette décadence abjecte. Car on a beau essayer de secouer les gens, il n’y a plus de répondant. Même la jeunesse, gâtée pourrie et maintenue en état d’adolescence attardée par les soixante-huitards jouisseurs, ne répond plus. Elle n’ose même plus s’expatrier, et préfère la médiocrité de la fainéantise dans la France décadente plutôt que de risquer l’aventure digne à l’étranger, sans se rendre compte que la médiocrité n’est que l’antichambre de la ruine tiers-mondiste. Soyez-en sûrs : le socialisme ne finira pas en 2017, les socialistes, nous les aurons encore. Magouilles et compromissions les maintiendront au pouvoir, sinon le PS, du moins l’un ou l’autre des partis de la caste politique. Le seul moyen de s’en débarrasser est une révolution radicale. Hypothèse inimaginable.

L’heure de la grande émigration s’annonce pour ceux qui ont encore de la dignité et des valeurs. Que le dernier citoyen véritable quittant le pays amène les couleurs en partant.

Sacha.

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RIEN

Dilem-Arabes-de-Noel (1)RIEN. On se saurait mieux résumer ce qui est à l’horizon d’une société en pleine décadence. Bien sûr, çà et là, des édiles conscients, des associations, ont maintenu l’édification de crèches malgré la fourberie islamophile (sous couvert de laïcité) de bureaucrates entièrement acquis à la cause de l’ennemi civilisationnel, en application des directives d’une bande de tarés occupant illégitimement les palais du pouvoir. C’est que ces gangsters ne voient qu’un horizon : se maintenir au pouvoir, fût-ce au prix d’une infâme trahison, en vendant leur peuple à une religion d’assassins. Le pire : ces salauds ne seront jamais punis de leurs crimes, sauf si leurs protégés, une fois au pouvoir, décident de se débarrasser des idiots utiles qui leur ont remis les clés de la Cité Ce qu’ils feront. J’espère qu’alors ces saletés crèveront dans d’atroces souffrances.

L’avenir social est définitivement compromis. Regardez : des fanatiques massacrent chez nous-mêmes en glapissant « allahu akbar ». S’il y avait vraiment un Dieu, ils seraient illico foudroyés et dispersés dans les ténèbres. Et les connards au pouvoir s’acharnent à nous faire croire que ces saletés seraient de pauvres fous « dérangés ». Á d’autres ! Vos mensonges, messieurs de la caste politique et des merdias, ne font plus guère recette. Mais le peuple, abruti par des années de propagande, ne se lève pas pour vous foutre dehors à grands coups de fourche. Peuple de larves, qui ne mérite que l’asservissement qui lui est promis ! Ah ! Que doivent penser les mânes nos grands ancêtres qui se sont levés sur les barricades pour mille fois moins que ça !

Il y a encore quelques citoyens pour essayer de réveiller les consciences. Mais les chiens galeux de la bien-pensances emploient tous les moyens à leur disposition pour les faire taire. Comme dans le cas de Zemmour. Je ne partage nullement son colbertisme-bonapartisme, mais je pense qu’il a magnifiquement analysé le suicide français, et a raison d’essayer d’éveiller les consciences. On s’efforce à la faire taire, car il dérange. Jamais la caste merdeuse ne le lui pardonnera. Du reste, il n’y a pas lieu de demander pardon à ces vers de terre : c’est la lie de l’humanité, la pire saloperie inventée par le Diable. Méprisables. Destructibles

Nous surnageons péniblement emporté dans un torrent d’abjection. Quand je dis qu’il n’y a rien à l’horizon, je le sais, parce que je le constate. Les jeunes générations sont marquées par l’abjecte propagande, les jeunes mâles quasiment énucléés, les jeunes femelles en proie aux délires de Lesbos. Une honte. Je voudrais que l’histoire biblique de Sodome et Gomorrhe soit vraie : que le feu consume ces populations perverses. Quelle responsabilité revêt devant l’Histoire une génération de merde qui a condamné ses propres enfants ! Un pays qui n’est plus une nation, qui s’est laissé ainsi pervertir, ne mérite pas de survivre. Il doit disparaître.

Et il disparaîtra. Le seul parti qui pouvait encore prétendre inverser la tendance, malgré ses tares – étatisme en premier- flirte avec les pervers LGBT et l’ennemi civilisationnel qui, tout soudain pour lui, est devenu compatible avec nos valeurs ; on ne saurait jamais imaginer pareille trahison.  Inutile, donc, de jouer le jeu imbécile des élections : c’est un piège à cons.

Méfiez-vous, gens assis, gens engraissés, gens de pouvoir : quelque jour se lèveront, par désespoir, un, deux, dix Anders Breivik qui, dans un acte sans lendemain, totalement désespéré, massacreront des dizaines de vos séides post-soixante-huitards. Ce sera bien inutile, mais bien fait ! Crevez, maudits chiens !

Soyez maudits, et que la bave d’Astaroth le glaireux  vous couvre jusqu’à la septième génération !

Raymond

(Je laisse à mes amis le soin de présenter nos vœux pour l’an de peste 2015. Moi, je ne peux plus : dis-leur, Vautrin !)

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La honte

con-comme-un-socialiste (medium)Par quelque bout que l’on prenne l’affaire, force est de reconnaître qu’en élisant par défaut le chef d’une bande de fanatiques inspirés par des officines fascistes du style Terra Nova, puis en lui donnant les moyens parlementaires pour accomplir ses forfaits, des électeurs à cervelle de colibri – 38,91% du corps électoral dans le premier cas, 26,76% dans le second – ont poussé le pays dans le gouffre et la honte.

Certes, devant l’ampleur de la catastrophe, Hollande et consorts sont désavoués, presque plus personne parmi les électeurs ayant appelé le fléau sur nos têtes n’ose avouer avoir voté pour cette camarilla corrompue qui s’accroche au pouvoir avec l’obstination du Phtirus pubis taquiné par la pyréthrine. Et, à moins d’un miracle, nous devrons les subir encore deux années et peut-être, par malheur, bien au-delà. Car ils manœuvrent : s’ils n’ont pour le moment que peu de chances de conserver l’Élysée en 2017, du moins espèrent-ils organiser le chaos aux législatives suivantes, car, en véritables paraphrènes, ils sont persuadés d’avoir raison, même si la réalité, têtue, ne cesse de les démentir.

Pour cela, il leur faut regagner cette partie de l’électorat qui a grandement contribué à l’élection de Hollande, faisant de lui l’élu des sept-cents mosquées. Le passage en force de la loi perverse portée par Taubira a sans doute réjoui une fraction – une faction, plus exactement- archi-minoritaire de la population, soutenue par des groupes de pression capables de produire sur les ondes un tintamarre hallucinant de propagande, mais stratégiquement l’affaire a dissuadé les électeurs musulmans de voter pour leurs idiots utiles : on ne vote pas pour ceux qui banalisent la perversion. Sur ce point-là, on ne saurait donner tort aux adeptes du coran.

Ce bel exploit, ajouté à beaucoup d’autres, a fait voler en éclats le système socialiste. Pour le réparer, conformément aux élucubrations terra-neuviennes, on emploie la colle palestinienne. Désolé de ne pas rendre hommage à celui qui a trouvé cette métaphore de la « colle palestinienne », je ne me souviens plus où je l’ai lue, mais elle m’a paru tellement adaptée que je me l’approprie. Donc la manœuvre ne pouvait pas ouvertement partir du gouvernement, elle eût mis celui-ci diplomatiquement dans l’embarras. Le plus sûr était d’actionner une majorité parlementaire parmi laquelle siègent bon nombre de fanatiques pro-palestiniens et anti-juifs. On jouait sur du velours, puisqu’il y avait des précédents : le parlement d’une Suède presque entièrement subvertie par une immigration provoquée, ceux du Royaume-Uni et de l’Espagne, avaient voté pour une reconnaissance de « l’état palestinien ».

Ne perdons pas de vue le but de l’opération honteuse : c’est le pseudo-dissident Hamon qui le confesse, « cette résolution (sur la Palestine) est tout à fait opportune sur le plan électoral. Il s’agit du meilleur moyen de récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers. » On ne saurait mieux démasquer involontairement l’infamie. Pour essayer d’enrayer sa déroute, le socialisme instrumente à la fois les palestiniens et les Israéliens, et manipule les hordes qui l’été dernier hurlaient « mort aux Juifs ! » dans les rues de Paris en soutenant les criminels du hamas. Qui donc parlait des « heures les plus sombres de notre Histoire » ? Les heures les plus sombres, c’est maintenant. Les ténèbres sont toujours là, à attendre de prendre les hommes.

Le vote infâme et ridicule de la gauche parlementaire est, de toute façon, inconstitutionnel : c’est au gouvernement de décider de la politique étrangère de la France. Cette assemblée-croupion ne peut que faire des « recommandations » que ce gouvernement de rencontre, n’en doutons guère, s’empressera de suivre pour les raisons que j’ai exposées. Mais on ne doit pas oublier l’autre aspect de cette outrecuidance socialiste : l’ingérence. Des députaillons français prétendent imposer à un État, menacé de destruction selon la charte palestinienne, de renoncer à discuter avec son ennemi des frontières qui doivent les séparer, de la sécurité, du problème du partage de l’eau et ainsi de suite. Autrement dit : c’est une injonction faite unilatéralement à un pays et un permis de faire n’importe quoi accordé à une entité qui n’a jamais, en dépit des efforts de ses soutiens occidentaux, réussi à constituer un État. Car ne négligeons pas ce fait : la palestine n’existe pas, elle ne rêve que d’exister sur une terre vide de Juifs, sur le territoire d’Israël devenu tabula rasa. S’il en allait autrement, cette entité « palestinienne » qui a pendant des décennies bénéficié de l’aide financière internationale la plus forte per capita serait aujourd’hui un État plein et membru. Mais tout est gaspillé en accaparement, corruption et guerres – voir les tristes exploits du hamas.

Chez les socialistes, l’imbécillité le dispute à la fourberie. Ils ne voient pas que leur vote parlementaire, loin d’appeler la paix, envenime la situation et prépare la guerre. Les socialistes, aveugles, ne voient pas qu’ils contribuent à miner le seul bastion de l’Occident face au monde musulman. La boucle est bouclée : en voulant, pour d’infâmes raisons électorales, acheter le soutien des banlieues djihadistes, les socialistes contribuent à l’avènement de la barbarie. Fous qu’ils sont ! Ils ne comprennent même pas qu’une fois maîtres de l’État, leurs actuels protégés ne les épargneront pas davantage qu’ils n’épargneront leurs adversaires.

Il reste pour nous tous, Français, la honte. Le parlement est appelé la « représentation nationale » ; quelquefois les mots tuent. Car, en dépit qu’on en ait, en dépit du fait que ces misérables n’aient dû leurs sièges qu’à moins de 27% des votes du corps électoral, les institutions les rendent légaux et les autorisent à commettre leurs forfaitures « au nom du Peuple Français ». Que nous le voulions ou non, tant que le Peuple n’a pas envahi le Palais Bourbon et défenestré ces bougres, ils nous « représentent », c’est-à-dire : leurs méfaits sont les nôtres, leur honte est nôtre. Alors j’approuve ce jeune Français de confession israélite qui a brûlé sa carte d’identité.

Sacha

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