Capitalisme, étatisme et éthique.

Il se trouve qu’ExtrêmeCentre a signalé un article très intéressant, dont je vous livre la traduction (libre, comme toute traduction) :

« Pour la défense du capitalisme, le système le plus vertueux jamais conçu

Par Daniel Hannan (Politics Last updated: January 19th, 2012)

L’avidité n’est pas bonne, mais convenablement canalisée, elle peut faire du bien.

Le capitalisme n’est pas égoïste en soi. Comme tout modèle économique, c’est un cadre dans lequel chaque acteur individuel peut se comporter de manière morale ou immorale. Mais il est un fait à signaler : personne n’a encore jamais inventé de système qui récompense à ce point les conduites convenables.

Dans un marché ouvert, fondé sur le droit de propriété et le libre contrat, on devient riche en offrant aux autres un service honnête. J’écris ces mots sur une machine développée par feu Steve Job. Il a gagné à l’échange (en augmentant son bénéfice net) et moi de même (c’est plus commode d’écrire ainsi).

Par contraste, dans le cadre des diverses formes de corporatisme essayées par les régimes fascistes et socialistes, quelqu’un d’autre – généralement un agent de l’État – va vous allouer des petits cadeaux : favoritisme et corruption garantis.

Cela ne veut pas dire, bien entendu, que les pratiques fautives sont inconnues dans le capitalisme. L’homme est un être déchu et, sous quelque système que ce soit, certains succomberont à la tentation. Simplement, dans une économie étatique, la corruption est systématique et à demi légale. De fait, les formes les plus évidentes d’inconduite dans nos économies occidentales sont plutôt celles qui impliquent les gouvernements : pressions pour obtenir des faveurs inappropriées, renflouement et immunité de certains contribuables, et ainsi de suite.

L’avidité – je veux dire, le désir de possession matérielle – n’est pas produite par le marché, c’est un produit du génome humain qui se développe dans un environnement où règne la concurrence. Le capitalisme la canalise vers des fins productives. La manière de s’enrichir dans une économie libre est de donner aux autres ce qu’ils veulent, et non de les asservir à son pouvoir.

Il est encourageant d’entendre David Cameron faisant la morale au marché libre. Trop de gens se représentent vaguement  l’éventail gauche-droite comme un parcours de la décence vers l’efficacité : les socialistes sont ineptes mais pleins de bons sentiments, les conservateurs capables mais cruels.

En fait, il est difficile de penser une relation éthiquement plus satisfaisante que celle née d’un contrat librement consenti. Chaque partie ajoutera au bien-être de l’autre en faisant exactement ce que l’on attend d’elle. C’est rarement vrai dans les rapports entre individus pris dans d’autres contextes, si bonnes soient leurs intentions. Même de très proches amis – même époux et épouse – pourront rater les attentes de l’autre. Si jamais il vous prenait l’envie de vous embarquer dans une relation d’affaire avec quelqu’un que vous aimez, je vous conseille de protéger votre amitié en signant un contrat : cela évite les  malentendus.

Maintenant, vous pourriez objecter que ce que je viens d’écrire est plutôt moyen et quelque peu mécanique. Il n’y a pas de problèmes avec les contrats, diriez-vous : payer vos employés à la date convenue, livrer les biens que veut votre client, c’est tout bon. Mais ce n’est pas comparable avec le mode de comportement que l’on peut avoir lorsqu’il n’y a pas de rémunération matérielle : travailler à la soupe populaire, visiter les prisonniers, envoyer des dons en argent dans les pays frappés par la famine – ou tout bonnement être un bon parent, un bon voisin, un bon ami.

Et bien sûr, vous auriez tout à fait raison. Mais là n’est pas la question. Nous ne sommes pas en train de discuter si la générosité et la charité sont louables ou non. Nous nous demandons si le tout-puissant gouvernement les encourage. Et c’est là où j’en viens au fondement de ma réflexion.

Il y a deux ans, Jonah Goldberg a publié un certain nombre d’études suggérant que les gens se disant de sensibilité de droite ont tendance à consacrer une plus grande proportion de leurs revenus à des oeuvres de charité que ceux qui s’estiment de sensibilité de gauche.

Maintenant, je ne veux pas outrepasser les conclusions de ces enquêtes. Je connais des tas de gens de gauche qui consacrent beaucoup de temps aux nécessiteux. De même, cependant, j’ai noté une tendance apparemment plus commune à gauche qu’à droite : la tendance à placer la moralisation (le fait de détenir l’opinion juste) au-dessus de la morale (le fait de bien faire).

Passez quelques minutes sur un forum de discussion par Internet, ou sur Twitter. Regardez ce que les gens de gauche entendent par ‘haïssable’, ‘mauvais’, ‘détestable’. Ils visent rarement ceux qui ont abusé d’un enfant, ou menti à leurs amis, ou fraudé l’impôt. Le plus souvent ils visent celui qui a exprimé une opinion incorrecte à propos de l’immigration ou des multi-nationaux. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, le plus frappant dans cette attitude est le narcissisme. Le mal, qui a perdu le sens que lui donnaient les religions monothéistes, a fini par signifier  : « quelqu’un qui ne pense pas comme moi ».

Une fois que l’on a établi sa propre moralité en désapprouvant les bonnes actions, pourquoi aller plus loin ? Une fois que l’on a demandé d’augmenter les taxes, pourquoi faire la charité ?

Est-ce qu’il ne serait pas plutôt peu honorable d’être généreux avec l’argent des autres ? J’ai déjà raconté comment les  députés européens ont réagi au tsunami dans l’océan Indien. Orateur après orateur on a proposé des sommes sans limite pour venir en aide. Mais lorsqu’un vieux gars, un catholique italien doué d’un naturel doux, se leva pour suggérer que l’on pourrait faire un geste personnel en donnant une journée de l’indemnité  que perçoit chaque député, un silence glacial s’installa dans la salle. Ceux qui avaient promis d’énormes sommes de la part de leurs électeurs lancèrent des regards noirs et maussades au pauvre vieux. On refusa sa proposition d’un ton glacial, et la séance continua.

Non que cette double mesure ne s’applique qu’aux seuls gouvernements. Elle est vraie aussi pour l’ensemble de la « responsabilité sociétale ». Quand on creuse un peu,  elle aussi signifie que l’on est généreux avec l’argent des autres.  Les affairistes ménagent leur bien-être en faisant supporter les coûts par leurs actionnaires, leurs clients et leurs fournisseurs. Ne serait-il pas mieux qu’ils cherchent ouvertement à augmenter leur profit et qu’ils décident, en tant qu’individus, à en rendre quelque chose ?

On ne le repètera jamais assez : lorsqu’on donne pour une bonne cause, on fait un choix moral. Mais lorsque le gouvernement vous prélève une somme équivalente par le biais de la taxation, et la dépense en votre nom, vous n’êtes plus dans ce cas de figure. Cela ne veut pas dire que toute taxe est mauvaise : il y a des choses qui doivent être payées par la collectivité. Mais l’argument de l’intervention étatique est pratique, mais non éthique.

Qu’en est-il, alors, des défauts dont a parlé le Premier Ministre (David Cameron) ? Eh bien, c’est vrai : le capitalisme est souvent rabaissé par les pratiques du lobbying, du copinage et de la subvention. Comme je l’ai déjà montré, il y a des moyens pour s’en prémunir, par exemple en réformant la gouvernance des entreprises de telle manière que les actionnaires se pensent en tant que propriétaires plutôt qu’en actionnaires.

Il est bien que le Premier Ministre lise encore ce blog, mais il y a certaines conséquences qui découlent de ce qu’il dit. La distorsion du système capitaliste la plus offensante – et, donc, contraire à l’éthique – commise ces dernières années a été le décision de renflouer les banques. En plus d’avoir récompensé l’échec ( exactement le contraire de gagner de l’argent en fournissant un service), on a transféré la richesse des pauvres vers les riches.

Aussi, pourquoi diable proposer de recommencer ? Car, il ne faut pas s’y tromper, c’est à cela que sont destinées toutes ces contributions croissantes au FMI. On nous raconte après coup que ce n’est pas pour renflouer la zone euro. Ah bon ? Pour qui c’est, alors ? Pour la Norvège ? Pour le Koweit ?

Quand on parle de renflouer l’eurozone, en fait on veut dire recommencer à exonérer les banques et les obligataires des conséquences de leurs errors. Ce n’est pas moral, monsieur le premier ministre. Et ce n’est pas de jeu. »

Je n’ai pas grand chose à ajouter : pour une fois que je trouve quelqu’un qui – à part dans notre Camorra – pense à peu-près comme moi, je suis satisfait. Ce billet devrait être envoyé à MM. Hollande et Ayrault, pour leur expliquer par exemple qu’ils n’ont pas à renflouer les banques qui font des conneries, et plus généralement à nourrir des monopoles, ni à faire la charité en notre nom avec l’assistanat étatique. Les deux procédés nous ruinent.

Sacha.

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Propagande ou honnêteté ?

Le rapport Gallois a dû procurer quelques séances d’insomnie à l’Elysée et à Matignon. Il y a de quoi. Citons :

« Le décrochage de l’industrie française, qui s’est amorcé dans les années 1970 s’est accéléré au cours de la dernière décennie, notamment par rapport à l’Allemagne, mais aussi par rapport à la Suède ou l’Italie. Toutes les analyses récentes convergent vers un même constat: l’industrie française atteint aujourd’hui un seuil critique, au-delà duquel elle est menacée de déstructuration.

La part de l’industrie (hors construction) dans la valeur ajoutée totale, en France, est passée de 18 %, en 2000, à un peu plus de 12,5 %, en 2011, nous situant désormais à la 15e place parmi les 17 pays de la zone euro, bien loin de l’Italie (18,6 %), de la Suède (21,2 %) ou de l’Allemagne (26,2 %).

L’emploi industriel (hors construction) s’est également continuellement dégradé : il est passé de plus de 26 % de l’emploi salarié total en 1980 (5,1 millions de salariés) à 12,6 %, en 2011 (3,1 millions de salariés), la France perdant ainsi plus de 2 millions d’emplois industriels en 30 ans. L’accroissement de la concurrence étrangère, celle des pays européens comme celle de plus en plus présente des pays émergents, expliquerait entre un tiers et la moitié de ces destructions d’emplois sur la période récente (2000-2007).

L’affaiblissement de l’industrie française se traduit par des pertes de parts de marché considérables à l’exportation : en Europe, premier débouché commercial de la France (58,4 % des exportations en 2011), la part de marché des exportations françaises est passée de 12,7 %, en 2000, à 9,3 %, en 2011. Sur la même période, les exportations intracommunautaires de l’Allemagne ont progressé de 21,4 % à 22,4 %. Globalement, le solde de la balance commerciale est passé d’un excédent de 3,5 milliards d’euros en 2002 à un déficit de 71,2 milliards d’euros (soit 3,5 points de PIB), en 2011.

La balance hors énergie était de + 25,5 milliards d’euros en 2002, elle est de –25,4 milliards d’euros, en 2011.

Cette situation se répercute sur le déficit public et l’endettement de notre pays. La perte de compétitivité a ainsi des conséquences majeures sur l’économie française.

Les drames industriels, que la presse évoque tous les jours, émeuvent à juste titre l’opinion publique et lui donnent le sentiment que l’industrie « fout le camp » et, pire, que c’est irrémédiable. »

Certes, l’économique n’est pas le fondement du contrat social, ce n’est qu’un aspect particulier des échanges, au même titre que l’interlocution et la collaboration technique. Certes on exagère sans doute trop son importance, en occultant d’autres phénomènes comme le remplacement de population – ainsi que le fait remarquer Renaud Camus – mais tout de même, ça a à voir avec le pain quotidien. Produire, bien sûr, mais échanger aussi. Le gros problème est que l’économie, objet hétérogène où jouent à la fois le métier (composante sociologique) et le désir (composante axiologique) n’est pas une science, en dépit des prix Nobel. Mais il y a tout de même des principes de bon sens à respecter.

Principes que jusqu’ici le gouvernement de ce pays n’a pas pris en compte. Il leur a même, au cours des six premiers mois de la présidence Hollande, ostensiblement tourné le dos. Sans doute a-t-on essayé de rendre prégnant le principe de ne pas dépasser les 3% du PIB en déficit, mais cela au prix non d’une recherche de la compétitivité des entreprises, mais à celui d’un accroissement colossal de la pression fiscale et des charges sociales, une poursuite de la folle dépense publique – prébendes et assistanat compris. Au prix également d’un emprunt forcé auprès des banques – une aberration voulue par l’Urope qui a interdit l’emprunt auprès des banques centrales.

Mais voilà : le gouvernement vit dans la crainte d’un incident de crédit. Que les taux d’intérêt des emprunts viennent à augmenter, et c’est la catastrophe. Cet évènement critique peut survenir très rapidement et le pays se retrouver en trois semaines dans la situation de la Grèce. Voilà Hollande et Ayrault forcés de faire le grand écart entre les options idéologiques, qui ont fait élire le président et sa majorité, et la réalité du délitement économique. De là, peut-être, l’impression de volte-face donnée par Hollande lors de sa conférence de presse du mardi 13 novembre. Si l’on voulait l’en croire, ce qu’il annonce – sans grande conviction, semble-t-il – c’est exactement l’inverse de la loi de phynance pour 2013 et du collectif phynancier de juillet dernier.

Un tabou est certes fait pour être violé, avec toutes les précautions d’usage et force gestes averuncateurs pour conjurer la transgression. Un dogme peut un jour ou l’autre être renversé. En apparence, c’est la fin des tabous et des dogmes gauchistes qui empoisonnent l’atmosphère politique depuis des dizaines d’années. Dogme de la croissance reposant sur la consommation. Dogme de l’hypertrophie de l’État. Dogme de la sacro-sainte dépense publique, y compris celle des collectivités locales. La TVA devrait (conditionnel) être assumée, il y aurait probablement de la CSG (mais est-ce là le rôle de l’État ???) en contrepartie de la diminution des charges sociales. Bref : en apparence, du sarkozysme. Marine Le Pen ne s’y est pas trompée.

Nous non plus, la différence avec Le Pen est que nous estimons que ce ne sont que des demi-mesures, la véritable mesure étant de remettre l’État dans ses véritables rôles régaliens, qu’il ne se mêle plus d’assistanat ni d’économie. En fait, ce qui serait valable, ce serait la fin du capitalisme monopoliste d’État (j’emprunte l’appellation aux marxistes des années 1970), c’est-à-dire de la connivence entre l’État et de très grosses banques et de très grosses entreprises (voyez Alsthom, Bouygues, entre autres) qui vivent de la consommation d’État. Autrement dit : l’instauration d’un véritable libéralisme économique, tant il est vrai, comme le dit Friedmann, que les monopoles ne peuvent pas survivre sans l’État, c’est-à-dire sans argent public. Le retour à l’entrepreunariat et à la responsabilité individuelle et non le maintien de l’asservissement collectif.

Nous en sommes loin, très loin. De plus, Hollande reste dans le flou à propos du détestable projet de fédéralisme uropéen : une Urope fédérale centralisée et gouvernée « à la française » par des poignées de technocrates apatrides non-élus, très peu pour nous ! Nous n’en voulons pas davantage que n’en veulent les « nationaux-socialistes » qui constituent le noyau dur des souverainistes. Nous sommes nationaux-libéraux, il y a une sacrée différence ! C’est normal : on peut être patriote tout en restreignant strictement le rôle de l’État.

Mais bref : je pense que la prétendue volte-face de Hollande n’est rien d’autre que de la propagande (en novlangue : « du marketing politique »). Car, franchement, pourquoi avoir attendu d’être au bas des sondages, après six mois, pour prendre conscience des problèmes ? Pourquoi dire qu’il y a urgence alors qu’on appliquera en 2013 une loi de finance confiscatoire et ruineuse ? Pourquoi reporter à 2014 des mesures qu’il faudrait prendre maintenant ? Des catastrophes se passeront d’ici là. Et puis il demeure le gros tabou, l’emploi des fonctionnaires. On plante du fonctionnaire, mais est-il encore supportable de les employer à vie ? En a-t-on tant besoin que cela, alors qu’il y a pléthore ? Le statut de la fonction publique demeure tabou. Et puis, quel naïf croira que la dépense publique baissera alors qu’elle aura considérablement augmenté en 2013 ?

De deux choses l’une : ou bien Hollande est sincère -ce que je ne crois pas – et il aura à compter avec son parti de vieilles lunes socialistes et son électorat de naïfs, ou bien il ne fait que jeter de la poudre aux yeux. S’il est sincère, les socialistes vont hurler à la trahison. Mais écoutons Bronx-Jouissance (puisque c’est ainsi qu’on l’appelle ici) : on a un président responsable qui essaie de remettre de l’ordre là où la droite aurait mis la pagaille. On ne saurait être plus servile et plus idiot de recourir encore et toujours au bouc-émissaire. Et surtout, la Mère Delille, Aubry : « François Hollande a su, avec force et pédagogie, montrer le nouveau cap de la France depuis son élection, celui de la réorientation européenne vers la croissance, celui du redressement national par la compétitivité associée au sérieux budgétaire et celui de la justice fiscale et sociale. » Outre qu’elle continue à nous infantiliser avec la « pédagogie » (elle n’a toujours rien compris du sens de ce mot), elle tourne, girouette hypocrite, dans le sens du vent. A mon avis, c’est une preuve de la duplicité du président.

Bref : nous ne sommes pas près de sortir de l’auberge, avec un président de cette trempe, et la catastrophe nous pend toujours au nez.

Sacha.

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Putréfaction

Cette société est en pleine décomposition, et la putréfaction s’est accélérée depuis que les bactéries nécrophages socialistes ont envahi le cadavre.

Enfin, bon… J’y reviendrai tout à l’heure. Pour le moment, le vous transmet le message d’Oscar Freysinger à la manif’ anti-islamofasciste du 10 novembre :

« Le combat contre le dogme islamique n’est pas un combat contre une religion, mais contre un totalitarisme qui s’est revêtu d’oripeaux religieux pour mieux asservir les esprits. Combattre l’Islam, c’est se battre pour le droit des individus à la remise en question de toute idée, aussi dogmatique soit-elle. Combattre l’islam, c’est se battre pour la liberté de conscience et d’expression. Refuser le dogme patriarcal d’un autre âge que représente l’Islam, c’est se battre pour la dignité et l’égalité des femmes. Se battre contre une loi prônant la soumission sans concessions, c’est permettre à l’humanité de relever la tête et se « moucher dans les étoiles », comme disait Brel, plutôt que de mordre la poussière en mettant la tête dans le sable. S’ériger contre les préceptes moyenâgeux d’une nouvelle forme de barbarie, c’est contribuer à libérer tous les musulmans qui aimeraient se défaire du joug idéologique que leur imposent les fondamentalistes.

Que nous soyons bouddhistes, chrétiens, juifs ou musulmans, la première victime de l’islamisme, c’est notre humanité. Cette humanité qui nous recommande de ne jamais jeter la première pierre. Qui nous incite au pardon et à l’amour universel. C’est sans haine pour les musulmans, premières victimes de leur propre dogme, que nous nous érigeons contre la propagation d’une idéologie qui cherche à étouffer notre esprit critique et à nous asservir. Il en va de la survie d’une culture millénaire qui, en partant de l’étincelle allumée jadis en Grèce antique a abouti au siècle des lumières, nous permettant d’émanciper notre raison du carcan qui l’enfermait. Permettre à l’islam de prendre en otage nos sociétés démocratiques, c’est faire descendre à jamais la nuit sur nos têtes. C’est étouffer la flamme du logos. C’est sacrifier la liberté. Quelle que soit notre condition humaine, il est de notre devoir de relever la tête et d’utiliser notre raison pour sauver la diversité culturelle, politique et philosophique qui fait la richesse du monde. Que ce jour marque le début d’une « reconquista » intérieure, spirituelle. Si nous gagnons les têtes et les cœurs de nos frères humains, si des multitudes se lèvent à notre appel, nous sauverons notre dignité, nos droits, notre humanité!

Voilà ce que nous devons à nos enfants et à nous-mêmes !  Vive la liberté ! »

Cela vaut proclamation aux citoyens. Mais, comme je le disais, cette lutte ne pourra pas être légale et pacifique. Car, à l’inverse de la Suisse, nous n’avons pas de démocratie directe. Pas même de démocratie. Maintenant, parlons un peu de cette « chance pour la France » qu’est l’immigration et la diversité communautariste. La bande à Soliveau, Valls en premier, a quelque motif de se ronger les sangs. Le chiffre de la criminalité a augmenté de manière significative, comme nous le montre la statistique publiée aujourd’hui par Le Figaro :

Mais ce qui est accablant pour la bien-pensance, soigneusement caché par les merdiats à la botte et autres lèches-babouches, c’est l’étrange coïncidence de trois cartes montrant la répartition des mosquées, de l’immigration islamique et de la délinquance :

(source)

Les brigands qui nous gouvernent et tous les valets de la charia peuvent nous raconter ce qu’ils voudront : les faits sont têtus, ou alors la réalité est fââââschiste !

Bon, maintenant, on veut « le mariage pour tous » et du coup le principe d’adoption pour les messieurs-dames. Soit. Deux faits – pas si divers ! – vont vous permettre de juger de l’affaire. Le premier est relaté ici par LifeSite News : deux lesbiennes sid-africaines tuent leur « fils » de quatre ans parce qu’il refusait d’appeler « papa » l’une d’entre elles. Le second est relaté ici par le Daily Mail : deux lesbiennes américaines « permettent » à leur « fils » de devenir une fille par traitement hormonal et ablation du pénis. Cela se passe en Floride, où la loi permet ce genre d’adoption. L’enfant souffre d’une carence du langage, mais d’après ses bourreaux, il aurait appris la langue des signes et aurait dit signifié en premier « je suis une fille ». On va les croire ! « At age seven, after threatening genital mutilation on himself, psychiatrists diagnosed Thomas with gender identity disorder. By the age of eight, he began transitioning. » À sept ans, après une dangereuse tentative de mutilation génitale, les psychiatres ont diagnostiqué un trouble de l’identité sexuelle sur ce petit Thomas. Vers l’âge de huit ans, il aurait commencé à muter. Lorsqu’on sait – Vautrin l’a montré maintes fois – que les psychiatres ne savent même pas ce qu’est réellement la sexualité, il y a lieu de s’inquiéter. En tous cas, l’hôpital de Berkeley a accepté de faire subir à l’enfant un « traitement » hormonal. Une monstruosité des docteurs Frankeinstein. Car cet enfant n’a pas encore accédé à la responsabilité sociale : c’est un artefact parental. Inadmissible.

Voilà, c’est tout. Vautrin a raison de souligner qu’il y a bien altération, donc folie. Mais la folie est aussi dans la tête des Diafoirus. Les législateurs socialistes, écervelés comme tous ceux que nous connaissons depuis trente ans, feraient bien de réfléchir à ces deux cas. Mais ils sont trop prisonniers d’une idéologie délétère, trop bêtes en somme, pour penser.

Enfin, je veux signaler que notre Armée, déjà impayée, aura des effectifs inférieurs à ceux de l’armée d’armistice concédée par l’occupant allemand. La nouvelle est ici, chez <forcesoperations.com>. Voici le texte :

« En 2012, l’armée de terre comptera moins de 100 000 soldats

Le seuil est symbolique. En 2012, l’armée de terre passera sous la barre des 100 000 soldats. Un palier jamais franchi par l’armée française depuis sa création en tant qu’armée professionnelle et permanente par… louis XIV! Même sous l’occupation en 40, désarmée, l’armée avait été contrainte de réduire ses effectifs à… 100 000 militaires! En 2012, l’armée de terre va perdre entre 6 000 et 7 000 soldats, puis, à partir de 2013, de l’ordre de 1000 à 1500 militaires par an… Cette dernière vague de réduction des effectifs des armées, résulte d’une réforme annoncée en 2008 par le précédent ministre de la défense et formalisée en 2008 par le livre blanc. Cette tendance à la réduction de format est constante depuis le lendemain de la guerre froide. Il est vrai que le contexte géostratégique n’est plus le même, la France n’a plus de menace directe à ses portes. Puis la crise budgétaire est passée par là. Il est aussi vrai que les équipements aujourd’hui permettent plus, voir beaucoup plus, avec moins de soldats. Et la grande partie des opérations extérieures se réalisent le plus souvent dans un cadre multinational. Espérons que cette situation perdure…

Mais le plus inquiétant est sans doute les tensions vécues par l’armée de terre. Comme le rappelait récemment le Chef d’état major de l’armée de terre (CEMAT), le général Ract-Madoux lors de son audition devant les parlementaires, l’armée de terre n’a jamais connu un aussi fort déploiement de forces outre-mer: 36 000 hommes, soit plus d’un tiers de ses effectifs.

Tout aussi inquiétant, les coupes budgétaires contraignent à supprimer des exercices et des manœuvres, pourtant essentiels à la préparation des soldats. En 2012, le nombre de jours de préparation et d’activités opérationnelles devrait être de 110 contre 120 jours en 2010, soit 60 millions de journées d’activités. Ce dernier seuil annuel étant considéré comme celui nécessaire pour une bonne préparation opérationnelle. « Nous craignons d’atteindre les 105 jours en 2013″, s’alarmait le CEMAT fin octobre. D’autant plus que, d’après nos informations, les unités de retour d’Afghanistan, ne sont pas comptabilisées dans ces journées d’exercices. Il va donc falloir les ré-inclure dans le cycle des exercices. Mais à quel prix? »

Seuls les cons nous diront que nous n’avons pas de menaces aux frontières ! Seuls les traîtres espèrent toucher les « dividendes de la paix ». De quelle paix, alors que nous sommes – objectivement – en guerre ? Sa bouffissure l’État n’assure plus son premier rôle régalien, qui est la défense de la patrie. Il n’assure plus son second devoir, celui de police et de sécurité. Il viole les principes fondamentaux de l’alliance.  Il préfère nourrir les prébendiers, mendiants, vagabonds, gens sans aveu, coureurs de nuit, joueurs de balle sur les places publiques, oisifs et fainéants. Et pour cela nous écrase d’impôts.

Têtebleu ! Je vous rappelle, citoyens : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs« . C’est dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793. Oubliez-vous ce que furent nos Anciens ?

Raymond.

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Vaine manif’

Bien sûr… La marche contre le fascislamisme, animée le 10 novembre par Riposte Laïque a connu un certain succès. Bien sûr, la presse à la botte de l’ennemi a pudiquement tu l’affaire, sauf l’Alsace qui a, en bon cireur de babouche, couiné à « l’extrêêêême droite », idem une chaînicule de télévoyeurisme (I-Télé), idem l’AFP, organisme source des âneries et mensonges de la bien-pensance.

Il n’y a rien de nouveau sous le ciel de plomb du socialisme. Aussi est-il vain de protester contre l’étouffoir merdiatique : il joue le rôle pour lequel les traîtres qui nous gouvernent l’ont adoubé. Comme il est vain de manifester à 1000 ou 2500 en braillant « résistance à l’islamisation », car le pouvoir illégitime s’en fout comme de l’an quarante : « cause toujours ! » est la devise de la « démocratie » à la française. Ce ne sont pas là les vrais moyens d’action, ce n’est qu’une petite parade tenant lieu de stratégie globale.

Il y a une assise populaire solide au rejet de l’islamisation rampante – voire galopante – ainsi que le montre le dernier sondage IFOP- Le Figaro : 43% pensent que c’est une menace pour l’identité du pays, mais 40% n’ont pas d’idée sur la question. En revanche, 67% pensent que les islamiques ne sont pas bien intégrés, dont 68% pensent que c’est par refus d’intégration. 63% constatent que les islamiques rejettent les valeurs occidentales, 57% qu’ils sont fanatiques. 60% pensent que l’influence et la visibilité de l’islam sont trop importantes (je dirais excessives !). Mais seulement 43% sont opposés à l’édification de mosquées dans le pays, 34% s’en fichant complètement. 63% sont opposés au port du torchon islamique dans les lieux publics.

Bref : une forte majorité se défie de la religion chamelière. Mais il ne suffit pas d’avoir une assise populaire. Si ce rejet était mobilisateur, c’est un million de personnes qui aurait défilé le 10 novembre, pas 2500. Il y a plusieurs raisons au fait qu’un tout petit nombre de citoyens aient manifesté. La première est que les gens sont certes agacés, parfois courroucés par les musulmans, quand ils ne sont pas agressés, mais que fondamentalement ils ne savent rien des principes antidémocratiques d’une religion qui ne fait jamais le départ entre le « spirituel » (soumission à une idole inventée de toutes pièces, comme spiritualité on fait mieux) et le « temporel » (loi de la charia). Le peuple ignore les textes et pratiques de l’ennemi. La seconde est que les brigands au pouvoir font tout pour vendre une « religion d’amour de tolérance et de paix », exactement le contraire de ce qu’est réellement l’islam. La troisième est qu’ils ignorent le poids croissant de la démographie – les musulmans pratiquent le lapinisme militant – conjugué à la volonté politique de remplacement de population mise en actes par les traîtres. La quatrième est que la gauche vomitive ne cesse de faire peur avec un fantoche, vrai épouvantail à étourneaux : « l’extrêêêême droiââââte » qui n’existe qu’à l’état de groupuscules mais dont elle fait un monstre en tous points semblable aux dragons du Moyen Age.

En bref, les gens éprouvent le choc civilisationnel, réprouvent les empiètements, mais sont incapables d’analyser le danger mortel qui menace leur autonomie. Les citoyens bougeront d’autant moins qu’ils ont peur. Peur d’un pouvoir totalitaire que la fraction la moins intelligente de la population a installé dans les communes, les départements, les régions, au parlement, au gouvernement et qui pratique la politique fasciste de poursuite de la libre expression au moyen d’un appareil judiciaire entièrement couché devant l’exécutif. Peur de remettre en question le caporalisme étatique dans lequel ils ont été élevés – déformés, meurtris sans le savoir.

Car tout est lié. Il est bien évident qu’il existe une volonté de détruire et d’asservir, qu’elle se lit dans les textes des officines fascistes qui inspirent les socialistes (voir notre tête de Turc Terra Nova, mais il y en a une poignée d’autres), qu’elle inspire les politiques religieuse, sociale, économique des brigands au pouvoir. Mais tout a été fait, et tout est fait pour émasculer le peuple.

Nous, nous disons : « Ayez plutôt peur du sort qui vous est promis, si vous ne réagissez pas. Ayez peur de la barbarie, ayez peur de l’esclavage, mais n’ayez pas peur des vauriens qui vous asservissent. Vous êtes la Foule, vous êtes la Masse, vous êtes le Peuple ! Vous ne légitimez pas ceux qui vous pressurent d’impôts, qui vous assurent que leur règne est le couronnement de la démocratie, mais qui sont en réalité d’abominables totalitaires. Vous ne pouvez pas légitimer ceux qui vous privent de votre Patrie et de votre culture. Mais paradoxalement vous les légalisez en ne les jetant pas au caniveau. Si vous avez peur de la révolte individuelle, sachez que le soulèvement populaire, violent, irrésistible, est la seule solution. Ce n’est pas dans des votes truqués, par le choix entre la peste et le choléra, que vous trouverez votre salut. C’est dans l’insurrection. Qu’avez-vous à perdre ? Votre reste de confort ? Vos téléviseurs à écrans géants ? Vos vaines espérances de toucher le gros lot à l’euromillion ? Foutaises : ce sont quelques unes de vos chaînes.

Les tyrans vous condamnent à la mort lente par le socialisme. Les tyrans vous condamnent à la charia. Êtes-vous abrutis au point de les laisser faire ? DEBOUT ! Nom de dieu !

Raymond.

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Le cancre (zéro en calcul)

« Alfred ! Je m’ennuie ! » se plaignait le Roi. « Mais, Sire, n’avez-vous pas chaque instant le poids de l’État sur les épaules ? Voilà qui devrait vous occuper et éloigner de vous l’ennui ! » répondis-je. « Tout de même, Alfred ! Le rôle du Monarque est de monarquer. Le travail, c’est aux ministres de le faire ! » Imparable. « Il est vrai, Sire ! Vous avez trente-sept ministres en titre et quelque dix-sept secrétaires d’État. Cela vous laisse des loisirs. » « Certes, commenta Soliveau, et Valie est partie en courses place Vendôme… Et puis après avoir joué aux dames quelque cent quatre-vingt fois tous les soirs avec elle, regardé ensemble cent vingt fois Plus Belle la vie, consommé cent trente-huit fois de conserve le café du pauvre, pris seize bains, c’est un peu monotone, à force ! » Je fis mine de compatir. Le roi ajouta dans un soupir : « Et cet Élysée ! C’est d’un triste ! Ah ! Que le château de mon ami Bity est plaisant, à côté ! »

« Sire, de grands savants et philosophes, Pascal, Descartes, se divertissaient aux jeux des mathématiques. Que n’en faites-vous autant ? » suggérai-je sans rire. « Haque non point ! Pascal Descartes était un sagouin et de plus j’ai toujours été fort moyen en calcul ! » coupa Soliveau. « Je ne puis le croire, votre Majesté ! Je suis sûr que vous en remontreriez… » « Ah oui ! J’en remontrerais à un horloger, même à un prix Nobel de mathématiques ! » se vanta le Roi, oublieux de son aveu précédent. « Certes, vous triompheriez d’un prix Nobel, puisqu’il n’y en a pas en cette discipline, mais très sûrement tout aussi bien vous écraseriez  un médaillé Field ! » flattai-je fort hypocritement. « Ah ! Field a eu une médaille ? C’est au triple saut, si je me souviens bien ! » « Vous voyez, Majesté, vous pourriez fort bien, vous aussi, gagner la médaille du triple sot ! »

« Et comment ! pigeonna-t-il, pose-moi seulement un problème, tu verras comment je sais le résoudre ! » Ouais mon gaillard, me dis-je à part moi, pour résoudre les problèmes tu te poses un peu là. Je dirais même que tu es Le Problème. Je résolus de commencer simplement et énonçai : « Un escargot doit escalader depuis le pied un mur d’un mètre de hauteur. Il avance de 50 centimètres par jour, puis se rendort ; mais la nuit, il redescend de 30 centimètres. Combien de jours lui faudra-t-il pour parvenir en haut du mur ? » Soliveau II se gratta le crâne, rajusta ses lunettes, puis énonça triomphalement : « Cinq jours ! » « Sauf votre respect, Sire, il le fera en moins de quatre jours ! » « Et pourquoi, je vous prie, mon pingouin contestataire ? se fâcha le Roi, l’animal progresse de 20 cm par jour, puisqu’il recule de 30 cm tous les 50 parcourus. Donc ça fait bien 5 jours, soit 20 x 5 = 100 cm = 1 mètre. Que répondras-tu à cela ? » « Je répondrai que Votre Majesté oublie qu’au troisième jour, le mollusque est à 60 cm du parcours, et qu’au quatrième jour, s’il parcourt 50 cm avant la nuit, il aura atteint le sommet, car 60+50 = 110 cm » Un rire sardonique éclata de l’autre côté de la cloison. « Ah ! Valie est de retour ! Elle est cause que je suis bête ! ronchonna le monarque, mais ce n’était qu’un tour d’échauffement, ça ne vaut pas. Pose-m’en un autre ! »

Je ne pus résister à l’envie de le titiller. « Eh bien, Sire, vous avez projet de recruter soixante-mille enseignants dans la durée de votre mandat… » « Si fait ! coupa-t-il, il faut bien éduquer les petits immigrés et accessoirement les rejetons des indigènes. » « Je n’en disconviens pas, répondis-je, cependant vous avez annoncé un recrutement de 12 000 maîtres par an sur cinq ans.. » « Ce qui fait bien soixante-mille ! C’est incontestable, Alfred ! » « J’avoue, j’avoue, dis-je, et vous avancez un chiffre d’un demi-milliard par an pour financer l’embauche. D’où ma question : combien cela coûtera-t-il au contribuable, sur cinq ans, pour enrôler soixante-mille fonctionnaires ? » Le visage de Soliveau II s’illumina de son sourire tellement contagieux qu’il provoque assez généralement le fou-rire, et m’asséna (duc de Rivoli, 1758-1817) : « Deux milliards et demi, pardi ! » Je pris un air faussement éberlué : « Ah, tu vois, je t’en bouche un coin, non ? » « Hum… C’est en effet ce que vous avez dit à vos électeurs. Vous envisagez donc d’embaucher chaque année douze-mille nouveaux fonctionnaires et d’en licencier le même nombre ? C’est donc cela, la flexibilité de l’emploi ? » Le Roi se fâcha tout rouge : « Impertinent batracien croisé de léporide ! Bien entendu que je garde tout le monde ! A-t-on jamais vu un président de gauche licencier des fonctionnaires ? Malotru ! » « Que votre Majesté ne se mette pas en colère, mais plutôt qu’elle considère que la seconde année, vous allez dépenser 0,5 milliards pour les nouveaux recrutés et 0,5 pour les anciens, soit 1 milliard. Comme le calcul est récurrent… » « Voilà que tu me parles vaisselle et récurage des marmites ! » bêla-t-il.

« Je veux dire que le même raisonnement s’applique chaque année, regardez ! » Je fis sur le papier un rapide schéma. « Voilà, Sire, quel est le montant de la dépense sur la durée de votre mandat ? » « De mon PREMIER mandat, corrigea-t-il, les gens m’aiment tellement qu’ils ne pourront plus se passer de moi ! Eh bien, pour répondre à ta question incongrue, cela fait… » Il se mit à compter les rectangles : « Quinze demi-briques, soit hum… je pose tout et ne retiens rien… 7 virgule 5 milliards ! » « Voilà, fis-je, vous êtes très fort ! » Le monarque était un tantinet déconfit, et j’entendis un « Oh ! Le cancre ! » venu de la pièce d’à-côté. « Oui, mais ensuite, ça ne coûtera plus que 2,5 milliards par an ! » conclut-il joyeusement. « Je l’admets, mais en attendant vous allez augmenter la dépense publique de 7,5 milliards en cinq ans. » « Oh bien ! Je ne pouvais tout de même pas dire ça aux électeurs ! Heureusement, presque personne ne vérifie mes chiffres. Et puis au diable l’avarice ! Les dépenses, c’est maintenant, les économies pour plus tard. C’est ça, le changement ! » rétorqua-t-il. « Allez ! Un dernier, commanda-t-il, l’heure du thé approche et Madame n’aime pas attendre ! »

« Votre prédécesseur… » commençai-je. « Ah ! Le gredin ! » continua-t-il. J’ignorai l’interruption. « … se payait 19 331 euros mensuels. Il avait en tout 20 ministres et secrétaires d’État à 11 029 euros mensuels par tête de pipe. Votre Majesté a décidé de réduire Sa liste personnelle de 30%  du montant de celle de son prédécesseur, ainsi que la liste de chacun de ses ministres et secrétaires. Vous avez 37 ministres et 17 secrétaires d’État. Première question : a) lequel des deux gouvernements coûte le plus cher par année ? b) Et sur le quinquennat ? Seconde question : quelle est, en pourcentage, la différence de dépense entre les deux gouvernements ? »

Le monarque eut l’air outré : « Mais c’est MOI qui coûte le moins cher ! 30% de moins ! » Une voix en coulisse : « Doucement, Cochonnet, pose les opérations et applique-toi ! » « M’agace, celle-là, m’agace ! » ronchonna le Roi. Néanmoins, il posa les opérations, à la suite de quoi : « Pour la question un petit a, c’est moi qui coûte le plus cher par an : 4 887 358, 22 euros contre 2 879 018,4 à l’autre agité. Soit sur le quinquennat, petit b, 24 436 791,10 contre 14 395 092. » « Parfait ! dis-je, et pour les pourcentages ? » Alors, d’une toute petite voix : « Ch’me rappelle pus comment qu’on fait ! » « Ah ! Ah ! Ah ! claironna la voix de Rottweiller, il faudra revenir en 4eme, mon ami ! »

Je bichais. « Sire, quelle somme prenez-vous pour le 1% ? » « Ben celle de l’autre sagouin, pardi ! Le 1% ; ça fait 143 950 , 92. Je sais encore diviser par cent, tout de même ! » « Bon, alors si vous divisez votre somme à vous par le 1%, ça donne ? » Il s’appliqua à calculer : « Houlà ! Ça fait 169,75% ! Je coûte 69,75% de plus que le gouvernement de l’ennemi ! Peste et baste ! » CQFD. Il demeura songeur puis : « D’un autre côté, c’est normal, y a des jeunots dans le gouvernement Zayrault, et puis plus on est de fous plus on rit. Un ministre compétent qui cumule n’est pas disponible, mais beaucoup de ministres moins compétents égale plus de disponibilité ! » J’admirai le raisonnement ! « Et puis j’avais des gens à caser, hein ! Il faut bien des amis, parce que des ennemis, au Parti, hein, il y en a plein ! » Enfin, philosophe « Bah ! Moscou-Vichy y pourvoira, et le contribuable paiera. » J’avais envie de lui jeter au nez qu’on veut bien payer pour un service, mais payer pour des tracasseries et du vent… Je me retins à temps.

« Cochonnet ! Le thé est servi ! » s’impatienta Rottweiller. En me quittant, Soliveau me prit par l’aileron « Alfred ! Tu connais maintenant deux secrets d’État ! » « Sire, je ne sais lesquels ! » « Allons, hypocrite ophidien ! Le premier secret est que nous roulons le peuple avec des chiffres faux… » « C’est en effet ce que l’on murmure en ville », dis-je. « Les ingrats sagouins ! C’est pour leur bien ! Le second secret est que je suis mauvais en calcul. Mais, sur tes plumes, ne le répète pas ! Motus et bouche cousue ! » « Je serai muet comme la tombe du Commandeur ! » promis-je. La preuve !

Alfred

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A bâtons rompus

« Ah ! Les ptit’femmes, les ptit’ femmes de Bity… » Primesautier, ce matin, le Sire. Il dansait sur cet air un mambo vaguement jerké. Je me retins de rire. « Sire, lui dis-je, c’est du French can-can ! Au moins tâchez d’accorder votre pas au rythme ! » Il tâcha si adroitement qu’il chut platement sur son séant. Se relevant : « Alfred ! Espèce de batracien emplumé ! C’est ta faute ! Tu es cause que je suis bête ! » ronchonna-t-il. « Mille regrets, Votre Majesté ! Pardonnez-moi d’avoir eu l’idée saugrenue de vous mettre au pas de danse. Mieux eût valu vous laisser guider par votre dis… heu… grâce naturelle ! » Soliveau II se gratta le poignet gauche, en faisant sa célèbre moue de contrariété.

« Aussi bien, poursuivit-il, je me demande pourquoi Donzère s’est mis dans la tête que j’avais besoin de prendre des leçons de maintien. Ne suis-je pas assez gracieux de nature ? » « Si fait, Sire ! N’y aurait-il pas en cette affaire quelque malice de ce Donzère ? C’est un membre de votre cabinet, je présume, cestuy Donzère ? » « Que nenni, répondit le monarque, Donzère, c’est mon dragon domestique ; c’est le tendre sobriquet qu’en mon fort intérieur je donne à Valie ! » « Ah oui ? grinça une voix proche, eh bien ! Mon bonhomme, ce soir tu auras droit à la discipline ! » Le Roi me fit signe : « Parlons bas, mon bon Alfred, ELLE entend tout ! » Je fis mine de m’inquiéter : « La discipline ? Veut-elle dire le fouet ? » « Oh, ce n’est qu’un tout petit fouet, après tout ! répondit-il penaud. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat ! »

Je le sentais en veine de confidences, aussi décidai-je de le faire parler. « Mais, Sire, que nous vaut le plaisir de votre royal entrain, ce matin ? » «Comment, Alfred, ne sais-tu pas ? Mon cher confrère et néanmoins ami Baraque Aux Bahamas vient d’être réélu monarque de la lointaine Amérique ! » « Je ne l’ignorais point, votre Majuscule.. heu… Majesté. Ainsi donc, il y a lieu de s’esjouir de la nouvelle ? » « Voilà bien les pingouins ! me tança-t-il en martelant du poing mon blanc plastron, complètement indifférents à la chose publique ! Tout le monde est en liesse, et, toi, sagouin des prairies australes, tu t’en tamponne le coquillard ! » « J’en suis bien marri, répliquai-je l’air bénin, il est vrai qu’en Arctique peut nous chaut le train du monde. Mais, puisque vous le commandez, je jubile, je jubile. Jubilissmus je suis ! » « Voilà qui est bien ! Tu finiras par t’acclimater aux mœurs de ces lieux ! » dit-il en me tapotant l’épaule.

« Voilà une belle et brillante réélection, appâtai-je. Presque aussi triomphale que votre avènement… » « Tu ne crois pas si bien dire ! Comme pour Moi, le suffrage de nos chères minorités visibles a été déterminant. » « Quelle merveille ! mentis-je, ils ont des musulmans ! » « Oh ! Si peu ! Ils ne sont pas si avancés que nous, se lamenta-t-il, mais ils ont beaucoup d’affreux…heu, je veux dire d’afro-américains. Ils ont voté pour Barque-Hussein comme un seul homme ! Et puis il y a les latinos.. » « Les Chicanos ? » demandai-je innocemment. « Fi, Alfred ! Quel langage raciste ! On ne parle pas ainsi des étrangers que l’on accueille ! » « Je vois, dis-je, les pauvres traine-savates… » « Exactement ! Prolifiques comme des lapins, ils vont bientôt supplanter les populaces auto… auto… » « Autochtones ? » hasardai-je. « C’est ça, autochromes ! Quand un peuple ne vote pas pour nous, les Bons, à Gauche, il faut changer de peuple, » triompha-t-il. « Oui, mais alors… Nous courons à la loi islamique ? » avançai-je, ingénu comme un pape Borgia. « Eh ! C’est l’avenir ! Il faut être de son temps ! » dit-il l’air satisfait.

J’eus quelque peine à dissimuler mon agacement. Dommage, je ne pouvais céans susciter le fantôme du Commandeur. Mais j’avais dans la poche un certain hebdomadaire, dont je fis prestement ressortir la manchette. Le Roi l’aperçut et blêmit. « France-Dimanche ! Que lis-tu-donc-là, pendard ! » « Ne vous méprenez point, de grâce, Sire ! Je l’ai confisqué à un de vos clercs qui en faisait les gorges chaudes ! » « Le voyou ! » « Tout de même ! Livrer en pâture à la populace la querelle des vos Dames ! » « Ah ! Mon bon Alfred ! se lamenta le monarque, plût à Allah que je n’eusse jamais rencontré ni l’une ni l’autre ! Ce ne sont que harpies ! Frédégonfle et Brune-Halde… » « Et chie le père Hic ? » gazouillai-je. « C’est cela même ! Elles se font la guerre et il en résulte grand désordre. » « Oui, ce n’est point bon pour l’image de marque d’un monarque de marque normale, commentai-je, mais vous êtes tout-puissant, ne pourriez-vous pas faire cesser cette querelle ? » «Valie se vengerait, autant ferait Ségo. A part les ptit’ femmes de Bity… Ah ! L’heureux homme ! dit-il, nostalgique. Et encore cette Brochen qu’on traîne au tribunal… »

« Oh, fis-je, sera-t-elle jugée responsable ? » « Peut-être, mais pas coupable ! Bitaura y veillera » « Oui, dis-je, la culpabilité, c’est un sentiment inconnu dans votre milieu. » « Heureusement ! Sinon, nous n’oserions pas gouverner ! Pour diriger, il faut être sans scrupules », confessa Soliveau. « Et être irresponsable ? » « Pour sûr ! Il ne manquerait plus qu’on nous demande des comptes ! » Puis, se reprenant : « Mais Alfred ! Que me fais-tu dire ? Margoulin ! Cela suffit, morbleu ! Marchons ! » 

Et nous marchâmes.

Alfred.

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Gremlin still stuck at White House

Les jeux sont faits. White House remains the Black Spot. C’est un fait indéniable de décadence ! Laissons de côté les soupirs de jouissance de notre caste politico-merdiatique et les delanoëniaiseries : ce déballage impudique de satisfaction imbécile est tout simplement vomitif.

En tout cas, la reconduction du pire président des États-Unis ouvre une ère de catastrophes, car il est bien évident que la baraque-aux-bahamas est parfaitement incapable de maîtriser l’imbroglio mondial, et notamment les nuisances qui vont inévitablement découler de la rivalité entre les ayatollahs et les turcomans pour la conquête de la Méditerranée et du Proche-Orient. Sans parler du reste ! Les USA vont continuer la politique du chien névrotique, incapable de distinguer le cercle de l’ellipse, et ne sachant si saliver ou mordre.

Mais il est un fait remarquable : la réélection du petit nul américain est une resucette de l’élection de Soliveau le Minuscule. Les idiots ont beau parler d’un « président post-racial », c’est bel et bien d’un type élu sur des critères raciaux qu’il s’agit. Idem Soliveau, l’élu des sept-cents mosquées. Considérez les données ethniques de l’élection d’ob’hammas :

Origine % population % pro Obama % score Obama
Blacks 13 93 12,09
Hispaniques 10 71 7,1
Asiatiques 3 73 2,19
Blancs 72 39 28,08

( la dernière colonne représente l’apport en pourcentage de chaque ethnie dans la victoire du sire, en considérant l’ensemble des citoyens américains)

Je m’étonne tout de même qu’une telle proportion d’asiatiques ait voté pour le pantin. Habituellement on considère que ce sont des gens brillants, donc il est bizarre que 73% d’entre eux aient voté si connement. Mais tous les asiatiques ne sont pas des lumières, ils viennent d’ethnies différentes, et parmi eux il y a des « gooks », comme partout. Enfin bref : les minorités ethniques ont contribué, en faisant le total des trois lignes de non-blancs de la 4e colonne, pour 21,38% à la réélection du sire.

Il n’y a pas de différence fondamentale avec l’élection ridicule de Soliveau II. Soliveau et Obambi sont de la même eau. Et vous voyez le topo : les minorités ethniques, assez généralement assistées votent à gauche. Compte tenu de leur taux de fécondité, rapporté à celui des blancs, il n’y a pas de doute : mathématiquement, la droite n’a plus de chances de reconquérir le pouvoir. L’Occident tombe bel et bien dans la chausse-trappe ethnique; le remplacement de population, voulu par des traîtres à leur civilisation, est en train de réussir.

Avec lui, l’avènement mathématiquement inéluctable de la charia. Chez nous, probablement avant l’Amérique, mais c’est ainsi. Ça commence avec la tyrannie étatique – déjà chez nous depuis le sire XIV – et ça finit par le totalitatisme chamelier. Bien sûr, les projections mathématiques ne se vérifient pas toujours : guerres, famines, épidémies les contrarient parfois. Mais voyez : les prévisions de Malthus sur une croissance exponentielle de la population humaine tendent à se vérifier. Jusqu’à ce que les ressources viennent à manquer.

Il y aurait bien des mesures à prendre, d’urgence, mais l’humanisme chrétien répugne à les adopter. Nous sommes dans la situation de la Rome antique, ruinée à la fois par l’idéologie imbécile de la secte du poisson, importée des terres de cailloux et de scorpions, et par une série d’invasions paradoxalement paisibles venues des forêts de l’Europe Centrale. Il a fallu quatre siècles pour que les Romains comprennent que Rome n’était plus dans Rome. Et seuls les idiots ne voient pas que Washington n’est plus dans Washington ni Paris dans Paris.

Devrons-nous nous réfugier chez les Scythes ?

Raymond.

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Irresponsable mais pas innocente

Lu sur un site :

« Une affaire bien pourrie qui rappelle étrangement celle du sang contaminé, qui avait un petit peu éclaboussé l’incontournable Fabius en son temps. Lequel avait coupé à toute condamnation, au grand dam des familles des victimes à qui l’on a laissé que les yeux pour pleurer.
La Brochen (Mais qui donc s’y retrouve dansles noms variables de cette vieille rigide? Elle est fille d’un certain Delors, marié à un Brochen, et se fait appeler Aubry. Comprenne qui peut – Essayez, vous, d’avoir trois noms différents! ) est donc mise en examen.La vieille haineuse du Parti Stupide a annoncé qu’elle «  »demanderait l’annulation de cette décision »". A qui ? A la vieille Bitaura bien sûr! C’est qu’entre gens de bonne compagnie, on ne va pas se tirer dans les pattes tout de même! A quoi sert d’avoir le pouvoir si ce n’est pas pour en abuser, hein ?Nul doute que Monsieur de Maintenant, l’ineffable Mollande, ainsi que son âme damnée Bitaura vont faire des pieds et des mains pour que la dame (?) soit épargnée.
Après tout, les socialistes sont les inventeurs du concept « responsable mai pas coupable », n’est-ce pas ?
Un concept qui soit dit en passant est réservé à une certaine élite. Essayez, vous, de dire que vous êtes responsable d’un accident de la route mortel par exemple, mais que vous n’êtes pas coupable de l’avoir causé. Vous verrez bien si la Justice aura autant de mansuétude à votre égard, elle qui n’hésite pas à vous cloquer en taule pour des broutilles.
Extrait de l’article de l’Immonde : »"[./.] lorsque Martine Aubry arrive en 1984, elle est « convaincue », explique-t-elle en 2010, « que [la] réglementation sur les valeurs limites d’exposition (…) protégeait efficacement la santé des travailleurs ». «  »
Voici bien le problème. Qu’elle fut convaincue, nul n’en doutera. Après tout, avant que la première locomotive ne roule, des attestés savants prétendaient qu’ils étaient convaincus que cela ne serait jamais possible. Et pourtant, elles roulent !
Mais cela soulève un énoooorme problème en France, celui de la totale incompétence des politiques. Nous confions nos intérêts, nos vies, à des gens qui ne savent même pas que l’eau bouillante ça brûle. Savent -ils au moins que l’on cuit les pâtes dans de l’eau, et non à la poêle dans de l’huile?
Et bien sûr, tous les chanteurs à crête, coqs emplumés aux allures de dindons à caroncules rouges, de brailler qu’elle n’a jamais trempé dans quelques collusions avec les industriels. C’est possible. Mais sachant qu’en France un jeu national est très prisé, le lobbyisme, on est en droit de douter d’une telle affirmation.
Bref. On va assister une fois de plus à une série de tours de magie visant à laisser courir des gens qui se foutent éperdument du peuple, n’étant intéressés que par les prébendes et autres avantages généreusement octroyés à ceux qui font de la politique un métier, se croyant plus aptes que le garçon coiffeur ou le boulanger à savoir ce qui est bon pour eux.
Après tout, c’est la fifille à papa Delors, alors hein, on ne touche pas ! Fragile! Verboten!
Excusez-moi, je retourne vomir. »

Il ne l’envoie pas dire, le gars ! Et il a parfaitement raison : notre caste politique est un club de pourris.

Raoul.

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La presse française dans la veillée d’armes obamaniaque

Nous y sommes : les États-Unis vont-ils enfin revenir sur Terre et se débarrasser d’Obama ? Ce n’est pas gagné ! Ce serait pourtant souhaitable, pour les États-Unis en premier lieu, mais pour nous aussi, puisque la défaite de 1940 nous a remis à la remorque.

Naturellement, « notre » caste politique « vote » pour Obama, ce qui se reflète dans la manière partiale dont les « médias » ont couvert la campagne électorale américaine. L’obamania de 2008 n’a point cessé chez nos folliculaires. J’avoue que je serais très heureux si par bonheur leur poulain était battu : quels commentaires acerbes, quels monceaux de bassesses ne trouverait-on pas ? J’imagine la tête des commentateurs télévisuels nous racontant ce qu’il faut en penser ! Et celle des bobos, donc !

JC Durbant, sur le site ExtrêmeCentre, signale un article – en anglais- de Michel Gurfinkiel, qui fustige non seulement nos médias, mais toute la classe politique et l’étatisme dont nous souffrons – mais avec une anosognosie déplorable. Je n’ai pas l’habitude de citer les auteurs américains, mais cette fois j’ai choisi de traduire un extrait, dont vous retrouverez ici en anglais la version complète originale.

« En fait, le fond du problème est que presque tout le monde en France est convaincu qu’Obama est bon et Romney mauvais. Selon un sondage GlobeScan/PIPA effectué dans 21 pays et publié en octobre, 22,72% des français soutiennent Obama pour (l’élection du) 6 novembre, la plus grande proportion parmi l’ensemble (international) des supporters d’Obama. La sympathie pour Obama s’enracine dans les couches les plus profondes du psychisme collectif français, à droite et à gauche. Il est supposé représenter une Amérique insipide, moins dominatrice, moins affirmée ; et la France, comme beaucoup d’anciennes grandes puissances – de la Russie à la Chine, du royaume d’Espagne à la Umma islamique, est mue par un large ressentiment à l’encontre de la domination anglo-saxonne, et en particulier de la grande puissance de l’Amérique. (…) Et là, on touche un autre point. Les français sont probablement la nation occidentale dont on peut laver le cerveau le plus aisément. Non que la France soit précisément un État policier ou un régime à parti unique. C’est simplement un État étatique, où la plupart des médias (y compris ceux qui sont supposés privés ou privatisés) sont  sous la surveillance soit directe, soit indirecte, de la nomenklatura étatique (ou « noblesse d’État », comme l’appelait le philosophe d’extrême-gauche Pierre Bourdieu), c’est-à-dire de la classe dirigeante de la nation : un Léviathan à visages de Janus avec à la fois une face gaulliste conservatrice et une face gaulliste de gauche. La plupart des journalistes apprennent qu’afin de survivre et réussir dans un tel environnement, ils doivent se conformer  aux codes non écrits, culturel et politique : correction politique, bien sûr, au moins jusqu’à un certain point ; loyauté corporatiste ; et, surtout,  acquiescement bien sage à la domination de la noblesse d’État, à ses préoccupations du jour, à sa géopolitique. Lorsque, de plus, on n’a que des universités et des instituts de recherche publics, régis par des coteries, et presque pas de fondations indépendantes, on est proche d’un  système de contrôle omniprésent de type orwellien. (…) Les leçons de l’Ancien Régime n’ont pas été oubliées par les législateurs autoritaires qui ont dominé la France par la suite, de Napoléon, le dictateur militaire, à la dynastie gaulliste élue des « monarques républicains ». Ils ont compris qu’un brin de « chanson », de liberté apparente, rendrait leurs lois acceptables. La vraie liberté, c’est l’habeas corpus, la propriété et  les droits proclamés (Bill of Rights. Intéressant : nous n’avons pas le terme équivalent en français ! ndt). La liberté à la française respecte essentiellement les normes des romanciers du XVIIIe siècle, du Marquis de Sade aux Liaisons Dangereuses : liberté de ne pas aller à l’église le dimanche et liberté  de tromper sa femme ou son mari. Élargissez la « liberté à la française » – l’Église n’ayant plus d’importance, le sexe étant seul en jeu – et personne ne vous ennuiera avec la véritable liberté. »

Oublions un moment l’anti-américanisme – qui peut parfois se justifier – et réfléchissons sur ce que nous dit Gurfinkiel. Bien sûr, la fin du passage est caricaturale : ce n’est ni Sade ni Laclos qui ont inspiré les législateurs de la République, mais des philosophes élevés dans le giron de la société post-féodale, relevant d’une frange supérieure du Tiers-État exerçant depuis Louis XIV des fonctions régaliennes et entièrement marqués par le centralisme étatique. Mais pour le reste… Gurfinkiel décrit très exactement ce caporalisme étatique dont nous souffrons, cette absence non de liberté, mais d’autonomie, camouflée sous l’apparente licence des moeurs. Il ne fait que reprendre, sans doute à son insu, les critiques que Tocqueville en son temps adressait à notre configuration politique. Comme j’ai sensiblement la même position critique à l’encontre de nos institutions, je ne puis qu’approuver.

Et en matière de médias, il décrit assez exactement la situation : une caste médiatique asservie à la caste politique, servant de relais à une idéologie totalitaire sous des dehors libertins. Nous avons vu, dans un article précédent de Raymond, combien cette agence de propagande que sont « les médias » était en symbiose avec l’État qui la nourrit largement.

Notre système politique est tellement orweillien que même un observateur regardant de Sirius en serait étonné, désappointé, choqué. C’est ce qui arrive à Gurfinkiel, même s’il a beaucoup d’arrières-pensées et ne nous porte pas dans son coeur.

Sacha

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« Captain Wreck ! Iceberg droit devant ! » – « S’en fout la mort ! »

Le dénommé Sapin (Coniferophyta Pinopsida), ministre du chômage et du mésemploi, est tout de même un tantinet effrayé par la progression du nombre de chômeurs dans ce pays. Soliveau le Minuscule a beau faire des rodomontades et prétendre inverser la courbe l’an prochain, rien n’y fera. Ce n’est pas en écrasant d’impôts les classes moyennes (réduction de la consommation, donc des marchés) et les entreprises (réduction de la compétitivité, donc de la production) tout en maintenant le gaspillage étatique (on plante du fonctionnaire et l’on récolte de l’impôt) que l’on peut espérer régler le problème. Tout au contraire : ce gouvernement de rencontre ne peut que l’amplifier.

Ledit Conifère a proféré une parole malheureuse, mais prophétique, en parlant du phénomène : « c’est un navire lancé à pleine vitesse« . On ne saurait mieux dire. Ce n’est pas le France, c’est le Titanic, ou, si l’on préfère, La Nef des Fous (tableau de Hiéronymus Bosch). Avec au commandement un irresponsable assisté d’officiers dont les 9/10 sont de parfaits amateurs soudain improvisés ministres, suivant des Instructions Nautiques antédiluviennes relevant du Cambrien industriel. La nef insane fonce donc droit devant, à toute vapeur, pile vers l’iceberg. Nous le savions depuis toujours : Soliveau II est le capitaine du naufrage, Captain Wreck. Ledit capitaine est sorti de HEC, et a été professeur… d’économie (!!!) à Sciences-Po. Ce qui montre deux choses : HEC est très certainement Hautes Études pour Crétins, et Sciences-Po une pépinière d’incompétents. Former des « décideurs » à l’école de l’économie socialiste, c’est de la démence. C’est même criminel, lorsque l’on voit appliquée pour de vrai cette doctrine.

L’iceberg, donc, se profile à l’horizon, et la barcasse dingue ne résistera pas au choc. Mais la dialectique socialiste est telle que vous verrez : ils finiront par persuader les naïfs que c’est l’iceberg qui a tort. Ils sont ainsi, les socialistes.

Il y aurait pourtant des moyens pour éviter le naufrage. Par exemple, ne pas confondre la protection sociale et la « solidarité ». La première relève normalement de la cotisation des travailleurs et des employeurs. Le système de répartition-redistribution est bien évidemment stupide, doit être complètement changé, mais là n’est pas la question. La seconde relève de l’impôt. Oui, mais la « solidarité », sans doute nécessaire pour soutenir ceux qui ne peuvent pas vivre normalement, faute d’emploi ou par suite d’incapacité, s’applique à n’importe qui, y compris les illégaux qui envahissent le pays pour le subvertir. Si l’on refoulait ces indésirés indésirables, et si l’on fermait pour eux le robinet des prébendes, on ferait des économies. Hors de question, pour nos têtes de crevettes pourries : humanitarisme de pacotille et xénophilie orientée obligent. Pire : ces idiots nocifs envisagent maintenant de faire payer la « solidarité » par la protection sociale. On atteint un haut pic de crétinisme, depuis le sommet duquel ils ne peuvent même plus voir le trou de la Sécu.

Un autre exemple : les punaises vertes font chanter le gouvernement. On se demande bien pourquoi, car les imbéciles lui ont donné la majorité absolue au parlement, donc il n’a pas besoin des voix d’une poignée de fascistes écolos pour mal faire. N’empêche : on pourrait diminuer la facture énergétique et gagner 0,5 point de PIB en exploitant les gisements abondants de gaz de schiste. C’est déjà opérationnel en Pologne, après les États-Unis, le Canada, l’Australie et l’Ukraine. Mais les punaises répandent des mensonges : cette ressource naturelle abondante polluerait les nappes aquifères, mettrait le feu au robinet etc… Vision apocalyptique et mensongère. Admettons – admettons – qu’il y ait suspicion légitime concernant la technique de fracturation hydraulique de la roche-mère. Mais il existe des techniques alternatives, comme la fracturation sèche à l’hélium (Extraction Exothermique Non hydraulique) normalement non polluante. Mais nos socialistes, décidément imbéciles, ont cédé aux punaises, refusé d’examiner scientifiquement et techniquement la question : le ministre amateur de l’Escrologie, de la Récession permanente et de la Molesse, Delphine Batho,  a évoqué un « désaccord net » avec Louis Gallois (qui recommande l’exploitation du gaz de schiste) et affirmé : « Certains tenteront en permanence de remettre le sujet sur la table mais, d’un point de vue politique, le débat sur les gaz de schiste est clos. » On décide, comme ça, sur le coin du buffet, de renoncer à une richesse énergétique. Nous avons donc bien affaire à des imbéciles. Drôles de gaziers, ces socialistes ! En tous cas les rois fainéants d’Arabie et d’ailleurs peuvent dormir sur leurs deux esgourdes : ce n’est pas Soliveau II qui va les ruiner.

Il y a bien d’autre moyens encore pour éviter la catastrophe, mais, pour cela, il faudrait changer de cap à 180 degrés et éviter les mers où prolifèrent les icebergs. Impensable pour un socialiste qui ne peut navigues qu’avec des œillères.

Ce pays, par la faute d’une minorité d’idiots (n’oublions pas : 61% du corps électoral n’ont PAS voté pour Soliveau le Minuscule, 74% n’ont PAS voté pour la gôche aux législatives) qui ont cru au père Noël (c’est pour cela qu’il y a un Sapin au gouvernement), court à la ruine. Il ne faut pas que cela dure, citoyens ! Il n’est pas question d’attendre la fin du quinquina, ou du quinquennat, car c’est DEJÀ la fin des haricots. Il faut descendre dans la rue et chasser ces dangereux idéologues néfastes. Ils sont là par déni de démocratie et n’ont aucune légitimité : il n’y a aucune raison de les respecter et de leur obéir. La légalité, lorsqu’elle conduit à la ruine, n’existe plus.

Mais tant qu’il y aura, malgré le prix astronomique des carburants, des bouchons sur les autoroutes les jours de départ en vacances, tant qu’il y aura encore une ration dans les assiettes, il y a peu de chances que le peuple ne bouge. Patience : au train où vont les désastres, l’hiver sera rude et le printemps explosif !

Raymond.

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