Briser ce pouvoir fasciste

HollanduxMou-Président est dur avec le peuple; ce qui signifie que c’est un connard patenté. Le voilà à Lourdes, alors que les intempéries mettent le bordel partout, exactement à l’image du socialisme dont ce crétin se targue et applique à la lettre les principes criminels :

  »Votre saison est en croix, si je puis dire« , en référence au statut de lieu de pèlerinage catholique.

Croyez-vous que ce nul aurait osé une telle connerie devant les tenants de le religion chamelière ??? NON POINT ! Car d’une part ce sont SES électeurs, et d’autre part, comme la plupart des couilles molles politiques, il tremble devant les barbus.

« l’Etat est là », serine-t-il. C’est bien là le hic ! Lorsque se pose un problème, il y a deux solutions : la bonne et celle de l’État. Hollandouille, remise ton État dans ta culotte (il est vrai qu’il risque de s’y trouver bien seul !) et ferme-la.

12,5% d’audimat dimanche dernier : c’est ta mesure, petit brimborion !

Raymond.

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Un premier prisonnier politique dans les geôles fascistes.

Bitaura smallLe fascisme est bien là, mais pas où la « bien-pensance » le place. Le fascisme est au pouvoir, avec son mou-président, son garde des sceaux ennemi de la France, son ministre de la police politique. Et avec eux toute la cohorte des chacals hurlants : redskins, mussolanchoniens, merdias.

La preuve : il y a désormais , et pour deux mois , un prisonnier politique dans les prisons de Bitaura.

Nicolas vient d’écoper de deux mois fermes, notamment pour « rébellion », devant le « tribunal » correctionnel de Paris. Nicolas est un opposant à la loi perverse du « mariage » homosexuel. Nicolas, comme tout citoyen, a parfaitement le droit de considérer comme illégitime une loi scélérate. Aussi, s’était-il rendu, comme l’ont fait 1500 personnes, dimanche dernier, devant le bunker de M6, à Neuilly, au moment où le piètre sire Soliveau le Second essayait de défendre sa politique de naufrageur à l’émission « Capital ».

Faut-il voir une relation entre le flop du tyranneau ce soir-là (audimat de 12,5% ) et l’injustice qui vient d’être faite à Nicolas ? Faut-il y voir la marque de la peur qui s’empare des fascistes au pouvoir devant la montée de la colère populaire, consécutive à une politique ignoble ? Toujours est-il que Nicolas, qui s’était joint ensuite à une manifestation dans le XVIe, a été alpagué par les flics du sieur Valls. Motif : aucune manifestation n’avait été déclarée. Donc hardi les cognes : tudez ! Décervelez ! Coupez les oneilles ! Comme aimait le répéter le Père Ubu.

Nicolas a fait de la « rébellion », c’est-à-dire qu’il a refusé de se prêter docilement au prélèvement d’empreintes et d’échantillons ADN. Je crois qu’il a eu pleinement raison d’agir ainsi : un citoyen digne de ce nom n’a pas à être complice des sbires de la tyrannie. Dans un système démocratique, le prévenu peut être plus ou moins complice de ses juges ; mais nous sommes sous un totalitarisme mou. Certes il ne tue pas encore, mais, on le voit, il emprisonne. Et bientôt il tuera. Aussi ne peut-on opposer à sa flicaille qu’une fin de non-recevoir : l’ennemi n’est pas habilité à nous juger.

D’autant moins que la question du prélèvement ADN pour tout délit (alors que cela devrait être réservé aux crimes) est carrément une atteinte aux droits de la personne. Nicolas a donc eu un comportement exemplaire, et sans doute savait-il ce qui lui pendait au nez, connaissant les voyous au pouvoir.

Audience en comparution immédiate. Quatre mois dont deux fermes, mandat de dépôt, 1000 balles d’amende. La « justice » de Bitaura et des juges rouges du SM a infiniment plus de mansuétude pour la racaille : cramez une caisse, braquez une petite vieille, vous aurez des chances de vous en tirer avec une simple admonestation et on vous relâchera aussi sec pour que vous puissiez recommencer. Mais exercez vos droit imprescriptibles de citoyen, les fascistes vous embastillerons.

On aura beau dire : peut-être que les socio-fascistes ramasseront des déculottées lors des élections à venir. Ils en ont déjà les miquettes. Mais ce n’est pas d’avoir des comptes à rendre, qu’ils ont peur. Le système est tel que les fripouilles peuvent nuire au maximum à la Nation sans jamais encourir de punition. C’est de perdre le pouvoir illégitime qu’ils tiennent d’une MINORITÉ du corps électoral, en pur déni de démocratie, qu’ils ont peur. Alors ils menacent, intimident, et maintenant emprisonnent les opposants. Qu’est-ce que les instances de l’Europe ont à dire à cela ?

Je ne cesserai jamais de le répéter : la solution n’est pas dans les urnes. Le système neOh mais nous donne jamais le choix qu’entre la peste et le choléra. La solution est dans la rébellion, et Nicolas montre la voie à suivre. Nous n’avons tout simplement pas à obéir à ce pouvoir dévastateur, corrompu et fasciste. On doit s’y opposer. Par TOUS les moyens.

Raymond.

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Philo au bac à laver

 brainlessBon, comme d’habitude, l’épreuve de philo est un terrible galimatias de confusions de rationalités. Essayons d’y mettre un ordre que les barbiquets de l’ÉduNat seraient bien incapables d’y mettre.

Série L – coefficient 7

Deux sujets de dissertation ont été proposés aux élèves de la série L : « Le langage n’est-il qu’un outil ? » et « La science se limite-t-elle à constater les faits ? »

Sur le langage, d’abord. Le sujet tel qu’il est formulé témoigne d’une confusion malheureusement trop répandue entre le Signe et l’Outil. La faute en incombe à tous ceux : philosophes, linguistes, communicologues, qui croient que le langage est un « outil » de communication.

Examinons d’abord cette confusion. « Communication » n’est pas « transmission ». Étymologiquement, dans « communication » il y a « munus », c’est-à-dire : service et, en prenant le second sens attesté dans le dictionnaire de Gaffiot, mise en commun d’intérêts ou plus exactement  réalisation commune d’un service. Ce qui signifie que la communication n’est pas de l’ordre du langage, mais une convergence sociologique négociée qui permet les échanges dans un cadre implicitement -et souvent explicitement- contractuel (voir un ouvrage intitulé « L’Usage, le Contrat et le Service », ISBN 978-2-8106218-2-8, disponible chez Amazon) permettant les échanges. La communication est donc un rapport social et n’a rien à voir avec le langage : l’aphasique a perdu le langage et communique toujours dans le soin avec son thérapeute, alors que le paranoïaque peut être un maître ès langage mais n’entre jamais dans une relation thérapeutique. Les échanges sont de trois ordres : des valeurs (l’économique), du travail (la sympractique) et des mots (l’interlocution), mais ce sont là des contenus et non des processus.

On voit où se situe l’illusion : on a privilégié l’interlocution, en oubliant qu’elle n’est qu’une conséquence de la communication. C’est une mise en partage négociée des mots, mais encore faut-il être pour cela capable de négocier… et de se traduire. Je ne développerai pas plus, car la démonstration serait trop longue. Bornons-nous à noter que le langage ne nous apparaît jamais en tant que tel, mais toujours sous les espèces des langues, c’est-à-dire des mots et syntaxes négociés, acceptés par des groupes. Et, dès lors, apparaît la barrière linguistique ! Curieux « outil » de « communication » que le langage qui fait qu’en deçà et au-delà d’une frontière linguistique on ne se comprend plus ! L’Humain ne parle jamais « homme » mais Français, Anglais, Allemand etc…

On doit donc séparer complètement le langage de la communication et la communication de la transmission. Le pire, dans la poursuite de l’illusion, est de considérer le langage comme un « outil ». L’outil relève d’une rationalité spécifique qui nous fait homo faber quand le langage nous fait homo sapiens. L’analyse technique n’est pas l’analyse logique et n’a rien cependant à lui envier. L’outil nous vêt, nous fait faire de l’habitat, nous permet d’outrepasser les limites physiques de nos sens (industries déictiques, comme la radio, la RMN etc…) et de notre force (industries dynamiques, dont un bel exemple est le moteur, ou le vérin etc…). Il est normal, alors, qu’il permette d’outrepasser la « proxémique » et d’envoyer à distance des vecteurs écrits ou sonores qui ne sont pas pour autant des « messages », tant il est vrai que le message ne se confond pas avec son vecteur et demeure toujours le produit d’une analyse proprement humaine, qu’aucune machine n’est en mesure d’opérer. Même s’il existe industriellement une différence perceptible entre le casse-noix et l’ordinateur, ils relèvent tous deux d’une même analyse en Outil. L’atechnique ne peut analyser ni l’un ni l’autre.

Si l’on peut à la rigueur dire que la « tâche » est le quoi faire, et que la « machine » est vaguement le « que faire », il n’en reste pas moins vrai que le « matériau » n’est pas la matière brute, mais la matière correspondant à des tâches (le cuivre à la conduction ou à la production de bruit), et que « l’engin » constitue du dispositif asservi à une « machine », par exemple le lieur de la botteleuse, il n’en demeure pas moins que toutes ces distinctions relèvent d’une analyse culturelle spécifique de ce qui matériellement s’offre à nous dans la nature, fût-ce cela révélé par la science. Bref : nous avons l’Outil, là où l’animal n’a que l’instrument, c’est-à-dire une relation immédiate de la fin et du moyen. Chez nous, c’est l’Outil, c’est-à-dire une analyse technique de la fin et du moyen.

Alors le langage, là dedans ? Eh bien ce n’est pas le produit d’une analyse technique, mais très exactement une rationalité fondamentale de l’humain, comme l’outil. On ne « fabrique » pas le langage, pas plus qu’on ne « fabrique » du message. Le langage n’est PAS un outil, et il faut être idiot pour imaginer le contraire. Mais qu’est-ce que c’est ?

Il faut partir du rapport du vivant au monde. Une première analyse s’opère, comme une mise en ordre du chaos des sensations (esthésie) par la gnosie ; cela donne des figures naturelles de représentation, Gestalten pour ne pas employer la traduction aberrante de « formes », dans la mesure où à la fois ça se met en forme et où l’animal sait plus ou moins ce que c’est (notion). Nous obéissons, selon notre nature, à la Gestaltung. Mais notre rapport au monde n’est pas celui du ragondin ou du coyote : la Gestalt est niée, à la représentation naturelle immédiate se substitue une représentation culturelle, médiatisée par l’analyse en Signe. Les fondements de cette analyse ont été exposés depuis Saussure, Cours de Linguistique Générale, II, chapitre IV, théorie de la valeur. Il est étrange qu’on l’ait oublié, à moins que les successeurs de Saussure aient été des imbéciles, hypothèse somme toute fort vraisemblable. Cette représentation culturelle, c’est le Signe, qui nie à la fois le bruit et la notion, et y substitue le Signifiant et le Signifié, et qui substitue à la Gestalt le CONCEPT.

C’est cela, le langage, non point un « outil » inventé pour vivre en société, comme le croyaient naïvement Bühler et les pré-saussuriens (et même, hélas, dans certains passages contraires à sa propre découverte, Saussure lui-même) mais simplement une des formes de notre rapport au monde, rapport conceptuel. Par le langage, le monde nous est « re-présenté ». Le rapport des mots se substitue au rapport immédiat des choses. Mais c’est fondamental !

Ce qui fait en fin de compte, que le langage n’est en aucun cas un « outil », et qu’il n’a pas en fait de « fonction » : il est simplement l’un des quatre modes d’être au monde, celui qui permet de faire du concept, de « dire » le monde, c’est-à-dire de mettre l’ordre de la logique dans le chaos.

Enfin… Quand je dis « chaos », c’est peut-être exagéré, mais l’ordre que nous mettons dans le monde n’est certes jamais celui du « réel ». Car celui-ci est inconnaissable si justement nous ne parvenons pas à mettre des mots dessus. Lacan, à la suite de beaucoup d’autres, l’a dit. Et cela nous conduit au second sujet, tout aussi idiot que le premier : « La science se limite-t-elle à constater les faits ? »

Là, on retrouve l’empirisme face à la science. Bon Dieu ! Mais qu’est-ce qu’un « fait » ? Qu’est-ce qu’une « donnée » ? Que l’on s’y prenne comme on voudra, il n’y a ni « faits » ni « données ». Saussure (toujours lui) avait remarqué ceci : que loin de s’imposer, l’objet dépendait de la manière dont on l’abordait, c’est-à-dire du point de vue de l’observateur. Ce qui veut dire : il y a toujours une logique sous-jacente à l’œuvre, et ce qui est observé est nécessairement CONSTRUIT.

Mais l’empirisme est naïf : il voit le phénomène global. Or le phénomène échappe à ce que Bachelard appelait « l’expérience primitive » qui le voit dans sa globalité, sans le rattacher à aucune causation – ou en le rattachant à des causations fausses. Pour reprendre un exemple de Saussure : « NU », qu’est-ce que c’est ? L’idiot dira « à poil ». Si on l’examine du point de vue du glossologue, ce sont deux phonèmes [n] et [y] qui n’existent que par leur opposition à d’autres phonèmes comme [a], [f] etc… et en même temps un signifiant parce qu’il est déterminé par un signifié précis. Pour l’ergologue, c’est de l’écriture, en majucules, qui s’oppose à « nu », par exemple. Pour le sociologue, « nu » s’oppose à « naked » ou à « nudus » ou « nackt » : cela en fait un mot français. Pour l’axiologue, cela peut marquer une licence dans l’habillement etc… Il en irait de même de n’importe quoi : l’eau n’est jamais pour le scientifique ce qu’elle est pour nous. H2O n’existe que dans le domaine du chimiste, nous buvons de l’eau et lavons avec celle-ci, et non pas avec la représentation H2O, comme molécule parmi les molécules, mais pour le physicien c’est un fluide avec une certaine viscosité, une certaine fluidité, répondant au principe d’Archimède etc…

Ce qui veut dire : Il n’y a ni fait ni donné, mais très exactement du construit. Donc l’intitulé du sujet est idiot. L’empirisme, attaché au phénomène dans sa globalité, ne parvient pas à saisir ce qui, dans une interaction de causalités multiples, relève d’une loi de causalité rationnelle. Donc la science ne constate JAMAIS des faits, mais toujours quelque que chose de construit. Le lapin de Claude Bernard ne produit de l’urine acide que parce qu’il a eu un régime carnivore et non pas herbivore : on en déduit le rôle des graisses stockées dans l’organisme quand on crève de faim. C’est donc en NIANT le fait, en allant au-delà de celui-ci, que l’on peut faire de la science.

Que « constate » donc la science ? Rien d’autre que ce qu’une théorisation préalable (pour certains, une « grille de lecture ») a prévu, et qui guide l’observation. Cette théorisation peut être très explicite voire implicite, mais elle est là, qui fait rechercher dans la diffraction du phénomène ce qui relève des causations que l’on recherche, et fait négliger les autres causations ne relevant pas de ce qui est recherché. On aura beau évoquer la « sérendipité », rien ne se découvre par hasard, et François Jacob, dans on ouvrage « La Logique du Vivant » montrait qu’une observations ne prenait sens que dans le cadre d’une théorie prête à l’intégrer. Témoin, par exemple, la cellule, observée depuis le XVIIe siècle, mais qui n’a pris sens qu’au XIXe siècle dans le cadre d’une théorie du vivant. Idem les lois de Mendel qui n’ont pris sens que dans le cadre d’une théorie de la reproduction des caractères : la génétique.

Bref : l’énoncé du sujet met les candidats sur de fausses pistes, et je doute que les profs de philo en aient conscience.

 Série ES – coefficient 4

 Les élèves de la série ES ont eu à choisir entre les dissertations : « Que devons-nous à l’Etat ? » et « Interprète-t-on à défaut de connaître ? »

Le premier sujet est en or ! Redde Caesari quae sunt caesaris !  Je ne doute aucunement que les profs attendaient des louages à l’État, c’est-à-dire à ce qu’il est actuellement. Mais il faut préciser anthropologiquement la notion d’état. D’abord, l’état, privé de sa majuscule : c’est le jugement que l’on porte sur la configuration historique d’une société, obtenue par le jeu des contrats sociaux, incluant la délégation du pouvoir d’œuvrer pour autrui intrinsèque à toute personne, ou plus exactement à tout citoyen (= celui qui est considéré comme membre de la Cité et qui, à ce titre, à voix au chapitre). Cela fait un état, et le jugement de valeur que l’on porte dessus est l’équité : cela nous satisfait ou ne nous satisfait pas. Telle est la base de l’état.

Rendons-lui maintenant la majuscule (qu’il la mérite ou non). Il s’agit cette fois d’une superstructure, c’est-à-dire d’une organisation de la délégation du pouvoir civique, dont le rôle, ainsi que le soulignaient Bastiat et Tocqueville (mais quels bacheliers les ont lus ???) est d’assurer collectivement la défense des citoyens contre les agressions extérieures (guerre) et intérieures (crimes et délits) mettant en danger le groupe dans son ensemble et les particuliers. L’État est donc, basiquement,  un pouvoir collectif consenti par contrat. Il devient alors évident qu’il doit aussi négocier avec d’autres groupes (diplomatie) et se donner les moyens financiers d’exercer son rôle (fiscalité). Et qu’il doit être contrôlé de manière à ne pas outrapasser sa mission.Tant que cet aspect contractuel est respecté par ceux qui ont reçu délégation, il n’y a pas de raison de ne pas rendre à César ce qui appartient à César : dans le contrat, si l’État a fait quelque chose pour nous, il est normal que d’une manière ou d’une autre nous le lui rendions, par la corvée ou par la fiscalité. Car c’est toujours NOTRE contribution au social qui est en jeu. On demeure là dans un système équitable.

Maintenant, et c’est ce qui fait le corps de l’argumentation de La Loi selon Bastiat, l’État peut malheureusement, dans le cadre d’une idéologie de l’égalité mal comprise et donc de la redistribution, devenir un moyen de spoliation. L’État devient alors la superstructure organisatrice de l’économie prise dans son pire sens, celui de la redistribution de la propriété. Laquelle propriété est composante intégrale de la Personne. Cette redistribution profite tantôt aux uns, tantôt aux autres. Par exemple, on peut  subventionner tel ou tel secteur de l’activité industrielle, instaurer des mesures protectionnistes, financées, en dernières analyse, par ceux qui en pâtissent, ne serait-ce que par l’augmentation indue des coûts de production et de vente lorsque la même denrée serait moins dispendieuse venue de l’extérieur. Ou l’on peut choisir de subventionner, sous couvert d’égalité, des personnes sans emploi et peu désireuses d’en trouver un quelconque, des personnes sans qualification leur permettant d’exercer une industrie utile, etc… L’État, même si nous n’avons pas d’enfants solarisés, par exemple, nous contraint à payer pour scolariser les enfants des autres. A payer pour la santé des autres si nous ne sommes pas malades nous-mêmes. Bref : l’État oblige les citoyens à une solidarité excessive, obligatoire, qui n’est en fait rien d’autre qu’une spoliation. L’autre conséquence est de mettre l’assisté en position de non-personne, puisqu’il ne contribue pas à la Cité. L’État fabrique des sous-citoyens.

Il suffit de constater que 52% du PIB est confisqué par l’État pour opérer cette redistribution : le citoyen est spolié d’une grande partie des résultats de son activité, et une minorité d’actifs fait vivre une majorité lourde d’inactifs ou de peu actifs. Dans le même temps, l’État -c’est constatable- n’assure plus la sécurité intérieure, et la part ridicule du budget alloué à la Défense ne lui permet plus d’opérer dans l’un de ses trois rôles régaliens. Nous ne rendons pas à César le service qu’il nous rend, César nous spolie.

Dans cette configuration, qui est celle de maintenant : favoritisme monopolistique et redistribution, le tout par moyens de spoliation, non seulement nous ne devons que très peu à l’État, mais encore devrions-nous nous en débarrasser. C’est à César de nous rendre ce qu’il nous a pris.

Voilà qui est vrai, mais qui me vaudrait une très mauvaise note de la part des barbiquets de l’ÉduNat. J’aimerais pourtant que bon nombre de candidats le disent !

Interpréter à défaut de connaître ! Voilà bien encore un sacré embrouillamini ! D’abord qu’est-ce que connaître ? C’est se représenter logiquement par le biais du langage. Mais cette connaissance, si elle n’est pas étayée par l’expérimentation (et non par l’expérience) demeure formelle. Elle est à cette aune formelle purement mythique, car le mythe n’est jamais dépourvu de logique, puisque ce n’est rien d’autre qu’une visée du langage, à côté de la science et de la poétique. Au lieu de se substituer à l’ordre des choses, l’ordre des mots le fait exister indépendamment de l’ordre propre des choses.

Mais pourquoi opposer interpréter et connaître ? Admettons qu’en matière politique, et en regard des excès médiatiques, l’interprétation idéologique tienne lieu de connaissance, et se donne pour telle. Inutile de souligner les excès de cette posture, ils sont connus de tous ceux qui ne s’en laissent pas conter. En dehors de ce cas extrême, interpréter et connaître ne s’opposent pas nécessairement. Scientifiquement, la connaissance, si c’est la substitution conceptuelle de l’ordre des mots à l’ordre des choses, n’est qu’une interprétation logique de l’ordre du monde, mais, encore une fois, soumise à validation expérimentale. Les phénomènes de gravitation sont diversement interprétés par la physique newtonienne et par la Relativité. Deux modèles interprètent logiquement le cosmos, et chacun d’eux est connaissance, dans son champ propre.

Autrement dit, il existe plusieurs interprétations : idéologique (sociologique aussi), logique, mais aussi, il ne faudrait pas l’oublier, axiologique. « Ne trouvez-vous pas qu’il fait un peu chaud ici ? » ne dit rien de plus que ce qui est prédiqué et énoncé. Mais on peut l’interpréter comme un ordre ou une invite à ouvrir la fenêtre ! Et là nous sommes encore dans une autre acception de l’interprétation : on décode le « non-dit » sous le « dit ». C’est peut-être (là, je serai plus réservé que précédemment) une « connaissance » logique d’un vouloir-dire qui se reformule en « Ouvrez la fenêtre ! ». L’interprétation est alors guidée par des considérations axiologiques (retenue, restriction du dire, euphémie…) et des considérations sociologiques. On voit que ce n’est pas le même statut que la connaissance précédente.

Série S – coefficient 3

Les deux dissertations proposées sont : « Peut-on agir moralement sans s’intéresser à la politique ? » et « Le travail permet-il de prendre conscience de soi ? »

Bah ! LE politique (et non la politique) et la morale n’ont pas la même origine rationnelle. Le premier est d’ordre sociologique, le second d’ordre axiologique. En somme, le Droit est hors la Loi. Ce qui veut dire : ce qui nous fait homo politicus n’est pas ce qui nous fait homo ethicus.

Mais une rationalité peut être reprise par une autre : le contrat social peut faire l’objet de deux « jugements », l’un de simple valeur, c’est l’équité, l’autre réellement médiatisé, c’est la légitimité. De même l’éthique peut être conventionnellement convertie en code, c’est la morale sociale – qui se différencie toutefois de l’éthique.

On peut toujours agir moralement sans souci du politique. Car l’éthique n’est rien d’autre que cet exercice de la liberté qui nous fait rationner notre désir, choisir non entre le « bien » et le « mal » mais très exactement entre un bien jugé moindre et un bien jugé meilleur. Et cela dépend d’une rationalité interne, laquelle n’a rien à voir avec le faux concept du « surmoi » imposé de l’extérieur par la famille, la société etc… Si jamais le politique introjecte les interdits, un surmoi, on se trouve dans un cas pathologique (névrose, par exemple). Cette rationalité se bloque chez le névrotique qui ne s’autorise rien, et n’a plus de frein chez le psychopathe condamné à rechercher une jouissance sans frein.

Mais on voit venir les barbiquets : « l’égoïsme », le manque de solidarité… bref, ils voudraient que la morale soit soumise à l’idéologie politique. Eh bien, si l’on a compris ce que je viens de dire, l’anachorète peut parfaitement se ficher du politique comme de sa première chaussette et être malgré tout très moral.

Maintenant, on peut aussi être « moral » en soumettant le ou la politique à un jugement de valeur : est-ce équitable ? Ou a un jugement éthique : est-ce légitime ? C’est ce qui se passe en ce moment, où la « légalité » socialiste est soumise au jugement de légitimité. Lorsque l’état politique ne nous satisfait pas, il est de valeur inéquitable et éthiquement illégitime. On peut tout aussi bien ne pas le juger et le subir. Bref : on peut être moral sans s’intéresser à la politique et faire de la politique tout en étant parfaitement immoral. Les exemples contemporains ne manquent pas !

Maintenant, « le travail permet-il de prendre conscience de soi » est un pont-aux-ânes. D’abord qu’est-ce-que la « conscience de soi ? Qui dit « conscience » dit « représentation ». Mais de quoi ? Et quel type de représentation ? Nous avons « gestaltiquement » représentation de notre corps (voir par exemple la proprio perception), de son environnement, bref, de notre soma. Et puis il y a le fameux « moi », dont nous savons depuis Freud et surtout Lacan qu’il n’est qu’une chimère. Je suis « moi », c’est-à-dire quoi ? Rien d’autre qu’un ensemble de représentations mythiques, le double-fond de l’être nous étant caché. Le cogito du père Descartes ne règle en rien la question, comme l’ont bien montré Berkeley et (à l’inverse du but recherché) la Phénoménologie d’Husserl.

Maintenant, le travail, c’est-à-dire cette analyse technique de production de l’outil. Admettons que l’on puisse alors se sentir homo faber, ça ne va pas très loin. Où l’on pourrait, à la rigueur, prendre « conscience » de devenir ce que l’on est (pas de coquille ici), c’est non pas en se disant adroit ou maladroit, sachant faire ou non-sachant faire, mais en remarquant que l’on met sa « griffe » sur ce que l’on produit : c’est très exactement ce qu’il convient d’appeler le style, qui est la marque propre de la Personne. On constate alors que l’on n’est pas « l’autre », c’est une épreuve négative de frontières, mais il ne s’ensuit rien de positif quant à un impossible « connais-toi toi-même ».

L’activité technique de production en soi n’est pas le métier, c’est-à-dire cette capacité sociologique d’œuvrer pour autrui. Ce n’est qu’en rapportant notre activité à ce que l’autre peut faire de ce que nous produisons que nous entrons dans une autre rationalité, non plus celle de la représentation, mais bien celle du social et de la communication… Par laquelle j’ai commencé l’épreuve !

 Sacha

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Shinto le matin

RVB de base« Izanagi, Izanami,… heu… Amaterrassier, et Toi Touskiékon, dieu de la Lune, éloignez de moi Cinzano, dieu de la tempêêêête ! ». Ainsi psalmodiait Soliveau le Second devant un petit autel shintoïste ramené en catimini de son périple au Japon. On lisait à la base de l’autel en polystyrène doré : 神道 et, en dessous, « Made in Japan ». Nous observions ces manigances à l’aide des caméras camouflées dans le royal bureau. Alonzo Tromondada m’interrogea du regard. « Oui, commentai-je, c’est sa nouvelle lubie ! Il est persuadé que les ‘kami’ l’ont casé à l’Élysée et qu’ils veillent sur lui. » « C’est bien connu, ricana La Conscience, les kami casent ! ». « Oui, mais lui a plus d’une case de vide ! » renchérit Tromondada.

Le roi continuait à ânonner ses prières : « Le Vent Divin a remonté l’Empire du Soleil Levant. Montambour l’a dit : les dogmes libéraux ont été abandonnés par le gouvernement de centre-droit de l’Abbé Shinzo. » Il marqua une pause, puis claqua trois fois des mains et reprit : « La crise de l’euro est terminée ! Amen ! ». Il fit alors cinq prosternations en éructant « Allahu snack-bar ! ». Nous nous regardâmes, consternés. « Ça ne s’arrange pas ! », dis-je. « Je dirais que nous entrons dans une nouvelle phase du délire », nota Alonzo d’un air intéressé. Alors, d’une même voix, La Conscience et moi : « Vraiment ??? »

« Vraiment ! », trancha péremptoirement le psy, « Voyez et entendez ! » ajouta-t-il en allumant la vidéo. Nous vîmes le monarque allongé sur le divan dans le cabinet d’Alonzo Tromondada. Il semblait en proie à une vive agitation. Nous comprîmes qu’il relatait un de ses rêves récurrents : « Sire ! Vous ne comptez pas traverser ce cañon ! C’est l’endroit rêvé pour un guet-apens ! Pourquoi ne pas contourner ce rocher ? » « Mmmm, mumma Tromondada, parlez-moi de ce rocher… » « Ben il s’élève sur une plaine de sable, comme une butte Chaumont…non, on dit pas comme ça, une taupinière, quoi… » « Une butte-témoin ? » proposa Alonzo. « Voilà ! Alors le rocher est fendu en deux, et la piste passe juste dans le cañon que ça fait. » « Bon, dit le psy, vous devez passer par là… Mais pourquoi ne pas le contourner ? » « Ch’peux pas ! La route directe passe par ce défilé, même le quatorze juillet. »

« Mais qui vous tend un guet-apens ? » questionna Tromondada. « EUX ! » « Qui, eux ? » « Ben les Apaches ! » « Les Apaches ? » « Voui ! La droite, Merkel, et même le peuple ! Tous des apaches ! Dès qu’on est prêt à sortir du cañon, ils nous balancent des rochers, on ne peut plus avancer ni reculer ! Alors je crie à mes ministres : ‘Hommes et bêtes à l’abri du surplomb ! Dételez les mules !’ » « Drôle de stratégie ! commenta le psy, vous pourriez vous défiler en évitant de passer dans ce défilé ! » « Bah ! fit le roi avec résignation, le règlement c’est le règlement, on ne peut que suivre la voie socialiste ! » « Ce qui nous console, reprit-il, c’est de penser que les Apaches devront remonter tous ces cailloux au sommet pour notre prochain passage ! »

Tromondada mit la vidéo en pause. « Comportement buté, syndrome du colonel O’Nollan, commenta-t-il, vous avez reconnu un épisode des aventures de Lucky Luke… » « Je vois, dis-je, cela révèle un esprit psycho-rigide et une obstination pathologique ? » « Exactement ! Voyez la suite… » Il réenclencha la lecture. Soliveau poursuivait sa narration : « …Alors, je fais une expédition punitive, je brûle le camp des Apaches…Mais pendant ce temps-là, les Apaches ont fait une expédition punitive de notre expédition punitive… brûlent mon fortin et restent  planqués sur Internet ! » « Qui dirige l’expédition punitive ? » « Le commandant Valls, chef des CRS. » « Et les représailles des représailles, qui les fait ? » questionna le psy. « C’est diabolique ! gémit le roi, Yzy sont tous ! La Manif’, les skinèdes, la droite, les Allemands, les syndicalistes, les retraités, les Anglais, les chômeurs… Je crois même que quelques uns de mes éclaireurs sont des renégats… » « Ah ? Lesquels ? » « Presque tous ! On cloue mon Sapin ! Montambour me mène en Batho et Pinel relance les guerres indiennes ! Sans parler du Méchant Con qui me traite de bourgeois ! »

Alonzo Tromondada, en faisant défiler la séquence en accéléré, expliqua : « Son inconscient lui montre la stupidité de sa stratégie politique : ce passage obligé, c’est son surmoi qui l’impose, un produit de son éducation gauchiste. Il sait confusément que le ciel va lui tomber sur la tête, mais il ne peut pas faire autrement. Contourner le rocher, éviter le funeste cañon, ce serait du libéralisme : voilà qui lui éviterait l’écrasement, mais est bloqué. » « Ouais, gouailla La Conscience, alors il fait hurler ses coyotes au fascisme ! » « Mais quel fil nous conduit du cañon Apache au Shinto ? » demandai-je. « Nous verrons… Ah ! Voilà l’autre passage intéressant… » répondit le psy.

« Alors des fois j’arrive en haut de la butte… Et je fonce sur les Apaches. Mais ils esquivent, et puis y en a un de plus vicieux que les autres. Il… Il…. » « Oui, que fait-il ? » l’encourage Alonzo. « Il me glisse subrepticement un skate-board sous les pieds ! Alors je file comme le vent, et puis… ça s’arrête. Alors… » « Alors ? » s’enquit Tromondada. «  Alors je me rends compte que je suis pile au dessus du ravin ! Je regarde en bas… et plaf ! Je me décalque au fond ! » « Avec-vous une idée du nom de l’Apache facétieux ? » « Non ! » « Et… Connaissez-vous la marque du skate-board ? » « ACMÉ ! ». Le psy arrêta la vidéo.

« Vous voyez ! Là, c’est le complexe de Vil-Coyote ! Il finit toujours par une chute vertigineuse. » « Oui, fis-je, il y a une récurrence des faits, un comique de répétition. Qu’il soit O’Nollan ou le Coyote, il s’obstine et ça se termine toujours pareil ! » « Hihi ! Obstination dans la bêtise et la malfaisance ! » compléta La Conscience. « Mais le Shinto ? » insistai-je ? « C’est un peu compliqué, dit Tromondada. Comme vous l’avez constaté, il n’a strictement rien compris de ce qui se passe au Japon. Le programme de Shinzo Abe  prône une plus grande dérégulation, une réduction du rôle de l’état pour faciliter la tâche du secteur privé. Et personne n’est sûr qu’il réussira, on dit même.. Enfin, bref… le marché financier ne fait pas la croissance. Bon… Mais tout s’articule sur un jeu de mots. On lui a parlé du Shinto et des kami… Alors sa mécanique cérébrale a fonctionné : kami… kamikaze… kamitterrand…Ça allait de soi : son « père » mythique était kami. Comme les anciens empereurs du Japon. Il se sent donc kami : c’est un aspect de sa paraphrénie. »

« Il devrait pourtant en convenir, il n’a pas que des kami, loin de là ! » conclut rigolard La Conscience. Là-dessus, ayant à rejoindre le roi pour sa séance quotidienne de maintien, je laissai deviser mes complices.

Alfred.

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La grande Manip’ du Propaganda Staffel

provocateur-victime-smallLa répression qui s’abat sur les opposants au mariage pervers et sur les patriotes est à la mesure de la peur éprouvée par ce gouvernement de rencontre. Ils savent qu’ils ont commis une forfaiture, et ils commencent à se douter que les citoyens, constatant la déconfiture de la politique du parti spoliateur en matière d’économie, d’emploi, de relations avec l’Europe, ne manqueront pas de leur demander des comptes. A l’Élysée, à Matignon, au Palais-Bourbon, au Luxembourg, le sol commence à vaciller. Oh ! Ce ne sont encore que de timides secousses, des précurseurs de ce qui pourrait bien devenir un gigantesque séisme, pour peu que le Peuple s’éveille un beau matin. Et, malgré mon pessimisme, je me mets tout doucement à y croire, à cet éveil du peuple.

Mieux encore : le site Atlantico fait état d’un sondage BVA pour le Forum « Changer d’ère ». Ce n’est qu’un sondage, et il faut prendre ce qui suit avec une extrême prudence, mais « pour sortir de la crise, (les Français) appellent de leurs vœux en priorité une grande réforme de l’État, avec une réduction drastique de la dépense publique (59 %), et une valorisation de l’innovation et de l’esprit d’entreprise (46 %). » Voilà qui ne peut que mettre mal à l’aise les spoliateurs. Je ne crois pas que les Français soient convertis au libéralisme – même pas libertarien – mais ils commencent peut-être à comprendre que le temps de Papa-État est terminé, et peut-être aussi sentent-ils confusément qu’ils vont devoir se prendre eux-mêmes en charge, en toute responsabilité. Comme il convient à un peuple de citoyens. Il y a encore pas mal de chemin à parcourir avant d’y arriver.

Mais le pouvoir du parti spoliateur est sensible à la moindre brise, que dans sa peur il prend comme annonciatrice de la tempête. Il sait qu’il risque de perdre les élections municipales de 2014, et qu’à leur suite les grand électeurs risquent de ne plus être à sa botte, et la majorité du Sénat leur filer entre les griffes. Aussi cherche-t-il à instaurer la terreur. Mais ce n’est décidément pas facile : il n’a à sa disposition que ce vieil épouvantail déplumé de l’extrême-droite, et, mon Dieu ! Il ne fait plus guère peur. Alors on en rajoute, et tirant sur une vieille corde qui n’a plus guère de torons, ils agitent le spectre du « fascisme ». Chose curieuse, de la part d’un parti totalitaire dont la démocratie est le cadet des soucis, comme il vient de le démontrer. Mais le mot d’ordre chez les spoliateurs est « antifascisme », c’est pourquoi nous rappelons cette prophétie de Sir Winston Churchill : « les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes .»

Pour ma part, je me demande où sont les Chemises Noires, les SA, les SS… Je ne vois que quelques groupuscules d’agités, des « skinheads », mais pas de fasci di combattimento ni de NSDAP. En revanche, je vois nettement des groupuscules d’agités « redskins », pro-hamas, extrémistes facho-staliniens, devant les exactions desquels la police politique est priée de fermer les yeux, et, quand les faits sont trop gros pour être cachés, la justice de Taubira est pleine de mansuétude. Il n’y a plus de doute : les vrais fascistes sont là, et le pouvoir spoliateur est leur prophète.

La douteuse affaire Méric est arrivée tellement à point nommé pour abonder dans le sens d’un chimérique « fascisme » que j’en viens à me demander si, à l’instar de la mort d’Oussekine, lors de la contestation gauchiste du projet Devaquet en 1986, une gauche manipulatrice n’aurait pas délibérément ourdi une provocation en sacrifiant éventuellement un militant de son bord. Pour ce fascisme-là, comme pour l’autre, la fin justifie les moyens : un crétin estourbi fait un excellent martyr, et les martyrs suscitent des adhésions. Ce n’est pas sans rappeler également l’ignoble exploitation de la profanation de Carpentras, sous Mitterrand : la réalité de l’enquête a démenti la fiction des politicards, Mitterrand et Joxe en tête. Je fais donc l’hypothèse qu’une officine fasciste « de gauche » pourrait tirer les ficelles en coulisse. Car il existe des tas d’autres agressions, commises par les fascistes « antifas », qui demeurent dans l’ombre, regardez par exemple ici. La gauche fasciste est experte en manipulations odieuses.

Pour ce qui est de Méric, élève de Sciences-Pot, on n’a pas affaire à un gentil bizounours. Peut-être, à l’instar des trotskystes repentis, serait-il devenu un gavé d’argent public, peut-être sénateur ou ministre socialiste ; le sort en a décidé autrement. Mais des images montrent à l’évidence que c’était un de ces petits fascistes hurlant au fascisme, un provocateur violent – à la solde de qui ??? La réponse est dans la question – qui cherchait à faire passer la Manif’ pour un mouvement d’extrême-droite. Il y a des preuves en vidéo. La séquence a été disséquée ici : ce n’est pas Bambi qui se cache derrière un foulard et manipule une chevalière bien entendu purement décoratrice. Quant à la rixe elle-même, il est plus que vraisemblable qu’elle est le fait des fascistes de gauche : une provocation de plus. Mais, je le répète, que l’on est fondé à croire ourdie par des gens de l’ombre. Il est dommage qu’un fasciste, de droite ou de gauche, étant un fasciste, c’est-à-dire un cerveau de pois-chiche, ces imbéciles de skinheads soient tombés dans le panneau.

Belle aubaine pour le parti spoliateur et toute la gauche, pervers, pères verts, mussolanchoniens et consorts. Le Propaganda Staffel s’est empressé de monter en épingle ce qui, dans un pays démocratique, n’aurait été qu’un regrettable fait divers. Belle occasion pour la meute journalistique – 95% à gauche !- Les médias se couvrent de la boue des égouts. Heureusement, l’Internet permet de trouver des renseignements alternatifs, soigneusement occultés par la presse subventionnée par l’extorsion publique. Ainsi BFM TV a-t-elle été prise en flagrant délit de manipulation de documents, comme le signale Dreuz.info. On présente comme une photo anonymisée d’un group de vilains fascistes skinheads ce qui, dans la photo d’origine, est celle d’un ramassis de fascistes de gauche, « une armée dans la rue » (un ejercito callejero).

 Skin-red-skin

© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

Manipulation ordinaire, tout comme les déformations des propos du procureur etc… dont est coutumier le Propaganda Staffel. On veut effrayer le peuple. Chiche que ça va foirer ?

En tous cas, les scrupules n’étouffent pas le Populaire du Centre, ancien organe de la SFIO devenu propriété d’un groupe Centre-France. Porte-parole en Limousin du Parti Spoliateur, cette feuille ose encore se réclamer de la devise de Jaurès : « Aller à l’idéal et comprendre le réel.» Déjà, aller à l’idéal c’est courtiser des chimères, fût-ce au prix d’un holocauste. Quand à comprendre le réel, c’est sensiblement différent de le déformer. Quoi qu’il en soit, le Popu affiche : « Pour Clément contre le fascisme ». Ce titre, à la une de la livraison de ce 9 juin, est clairement un parti-pris, une adhésion au mensonge et au complot. Sous l’image d’une bande de crétins bêlant « Ni oubli ni pardon », on lit : « Rassemblement, hier, place de la Motte, pour dénoncer la montée du fascisme et en mémoire de Clément Méric, militant antifasciste, frappé mortellement. »

Pour les plumitifs du Popu, telle est la vérité que l’on veut faire gober à ces ploucs du peuple Limousin : d’affreux fascistes ont frappé mortellement un inoffensif bizounours. Achtung fascisten ! Il faudrait être vraiment demeuré pour accorder à ce « réel » socialiste ne serait-ce que l’ombre d’une velléité de confiance.

Et, franchement, que les fascistes spoliateurs gravent ça dans le caillou qui gît entre leurs deux oreilles : pour nous aussi, il n’y aura « ni oubli ni pardon » lorsque sonnera l’heure des règlements de comptes.

Sacha.

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Antifaschistischen Sturm Abteilung

Puisque ces pourritures merdiatiques et politicardes hurlent à la mort, il est bon de montrer au peuple ce que sont les « antifas » : un ramassis de crevures facho-staliniennes complètement fanatiques. Les voici, ou du moins un de ces Antifascistischen Sturm Abteilungen dont parle Raymond. Des merdeux très modérés, on le voit, tout comme leurs adversaires aux crânes de cuir !

antifa-copie-1Remarquez, ça ne ressemble en rien à une force disciplinée, c’est au mieux une bande de malotrus armés, prêts à se débander à la première rafale, et tant mieux ! À moi, ils rappellent par leur aspect bravache et par leur idiotie les fanatiques du Hamas, pas une assemblée de démocrates bisounours. Alors, les merdiats, fermez vos gueules, ça pue !

Raoul

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ASSEZ ! Qu’on les pende !

MG42bisGrâce à Vautrin, notre Camorra a décidé de traduire le sigle PS par « Parti de la Spoliation ». Nul besoin de faire un dessin : chaque jour qui passe révèle les méfaits et les projets malfaisants de ces terroristes totalitaires. Une danse échevelée de spoliations, tout le monde y passe, les auto-entrepreneurs comme les grands capitalistes, les ouvriers et prolétaires, comme vous et moi. Tout cela en vertu d’un plan concocté dans les officines fascistes du type Terra Nova visant à la destruction de la société dans toutes ses composantes : mœurs, institutions, économie, race et ainsi de suite.

Car c’est ainsi, j’en suis bien d’accord avec Vautrin, le législateur socialiste fait des lois socialistes, c’est-à-dire des lois de spoliation. Que l’on n’essaie même pas de nous faire croire que le sieur Soliveau est déchiré entre la tentation « sociale-démocrate » et la tentation « socialiste » : il EST socialiste, donc enrôlé dans la cohorte des spoliateurs qui, de l’extrême-gauche de Méchant Con à l’extrême-droite de Murène Lapine en passant par ses complices du Parti Spoliateur et par les magouilleurs de l’UMPS. Quiconque professe ou pratique une politique caporaliste, centraliste, étatique, ruine systématiquement toutes les classes, confisque le pouvoir populaire, est fasciste.

Justement, en allant chercher mes cigarettes ce matin, je tombai sur la « une » d’une feuille socialiste, le Crapulaire du Ventre – pardon : le Populaire du Centre – qui pleurnichait qu’un « antifasciste » avait trouvé la mort dans une rixe contre des skinnèdes. En fait, il s’agit d’un guzman appartenant aux crétins d’extrême-gauche appelés « antifas ». Comprenez : des tenants du fascisme stalinien. Il semble qu’en fait le rombier faisait partie d’une escouade de fascistes de gauche – Antifascistischen Sturm Abteilungen- qui s’en était prise à des fascistes de droite : règlement de comptes entre rufians mal embouchés, simplement. De temps à autre, une brêle d’un camp ou d’un autre reste sur le carreau : on ne va quand-même pas pleurer pour ça ! Tant que les fascistes s’exterminent entre eux…

Mais bien sûr, le Propaganda Staffel a immédiatement couiné. Pensez ! Le pôv’ jeune homme était de gôche » ! Et comme il appartenait aussi (d’après…) à la mouvance des voyous du syndicat sud, le Méchant-Con y est allé de ses aboiements mussoliniens. En même temps, silence radio quasi-absolu sur l’assassinat, par un fellagha, d’un jeune homme quelconque. J’enrage, et je trouve inadmissible que l’argent que nous extorque l’état fasciste soit notamment gaspillé en subsides pour cette racaille journalistique, et que la taxe « pour » l’idiot-visuel soit prélevée afin de financer l’intox. Il est temps de s’y opposer par tous les moyens.

Le pire, dans l’affaire, c’est la monstruosité du pervers Bergé, qui a carrément clabaudé que cet « acte de violence » avait été préparé par… la Manif’ des opposants au mariage déviant ! Dans le cas du milliardaire rose, on ne peut pas dire qu’il a les couilles au cul – en tous cas pas les siennes- pour oser proférer une telle saloperie. Mais dans l’ambiance délétère de ce pays où règne la tyrannie, rien ne saurait nous surprendre. La débauche perverse allant de pair avec la spoliation, toutes les horreurs semblent permises. Jusqu’à ce que les quetsches finissent par voler bas.

En ressortant du bureau de tabac, je renaudais vilain contre ces salauds de socialistes qui vont encore et encore augmenter le prix des klops, de vingt centimes en juillet, de 20 centimes en septembre, sous le fallacieux prétexte de la santé publique. Et mon cul, c’est du poulet ? D’une part, les pourris savent très bien que le prix du tabac n’est pas dissuasif, et donc que les voraces de Bercy vont encore encaisser le fruit de la spoliation, pour le redistribuer à la fidèle clientèle des socialistes, sous forme de prébendes, subsides, « politique de la ville » etc… D’autre part, merde ! En voilà assez ! Ce n’est PAS à l’état, qu’il soit socialiste ou non, de se mêler de la santé des citoyens. L’état n’a pas à s’occuper de MA santé, ni de la manière dont je boutonne ma braguette, ni de la recette que j’emploie pour faire la soupe au chou ! C’est une intrusion inadmissible !

Gender_Theory_3Mais il y a pire. Les socio-fascistes expérimentent sur l’humain, en grand, sans même prendre des précautions éthiques (il est vrai qu’ils sont complètement amoraux, et que leur idéologie délétère leur tient lieu de morale). Ils ont commencé par marier les malades pervers, ils vont – là ils ont beau jurer-cracher que non, mon œil !-  maintenant faire adopter de malheureux enfants par des fous ou éventuellement les faire fabriquer par les Dr Frankenstein. Ignoble ! Le crime contre l’humanité ne s’arrête pas là. Ils expérimentent sur l’homme, en vraie grandeur, leurs idées insanes sur la théorie du genre, un ramassis de conneries gouinesques. Déjà des écoles maternelles, avec la bénédiction des fascistes de la pseudo-laïque « ligue de l’enseignement » font faire de la dînette aux petits garçons et leur apprennent à pisser assis, comme les musulmans. Le but est évident : fabriquer une société d’émasculés, d’androgynes. En même temps, paradoxalement, ils remplacent la population autochtone par des barbares venus des terres de cailloux et de scorpions. Encore ceux-là, au moins, ne sont-ils pas androgynes !

Bref : ces ordures sont à l’œuvre, et si l’on veut les arrêter, ce ne sera pas avec des bulletins de vote. Après tout, ils nous font subir leur violence fasciste, c’est à nous de leur répondre par la violence libertarienne. Nom de Dieu ! Pas de quartier ! Car il y a eu des holocaustes dans l’histoire humaine, des salauds ont essayé de refabriquer l’Homme à coups de massacres et d’extorsions, mais jamais encore on n’avait tenté de pervertir si complètement des nations entières. Il faut se lever, prendre les armes pour mettre fin à ces crimes innommables.

Raymond.

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La Loi pervertie

StatocratieSmall« La loi pervertie! La loi — et à sa suite toutes les forces collectives de la nation, — la Loi, dis-je, non seulement détournée de son but, mais appliquée à poursuivre un but directement contraire! La Loi devenue l’instrument de toutes les cupidités, au lieu d’en être le frein! La Loi accomplissant elle-même l’iniquité qu’elle avait pour mission de punir! Certes, c’est là un fait grave, s’il existe, et sur lequel il doit m’être permis d’appeler l’attention de mes concitoyens. »

Ainsi commence Frédéric Bastiat, en 1850, un remarquable exposé qui sera également une brillante analyse. Le lamentable exemple de la loi perverse du « mariage pour tous » incite à revenir sur ce problème de la loi, qui dépasse très largement ce méfait particulier.

La loi… Enlevons-lui sa majuscule, elle ne mérite pas cet honneur, ni non plus ce respect religieux suscité par la crainte de la coercition : dura lex sed lex semble à première vue un principe raisonnable, celui de l’observance. Mais une loi peut ne pas être légitimée, parce que pervertie ; seul le fou pourrait observer ce principe : dura lex, immo insana, sed lex (la loi, même folle, est dure, mais c’est la loi). C’est dire que légalité et légitimité sont de deux ordres de rationalité différents, et que la loi n’est pas la morale.

La loi ne précède pas la faculté humaine à faire de la société : elle en procède, au contraire. Ce qui fait que même les Dix Commandements ne sauraient avoir d’autre origine que cette faculté,  découlant de cet opérateur interne au psychisme humain que nous appelons, dans mon École, la Personne. L’émergence à la Personne nous fait entrer dans l’ordre de la loi, c’est-à-dire du contrat social. Comment cela ?

La société n’est pas la grégarité animale, et le concitoyen n’est pas le congénère. Dans l’ordre naturel, les congénères se différencient par les limites physiques du corps et de l’environnement. Bien entendu, les humains également, mais ils y ajoutent cette différenciation structurale, l’altérité, qui ne se définit pas de manière positive par une pseudo-conscience du « moi », mais par le fait de n’être pas l’autre. Aux frontières naturelles se superposent des frontières culturelles, et ces frontières structurales nous singularisent, donc nous séparent. Tel est le premier mouvement de la dialectique humaine : l’altérité instaure un conflit fondateur ; le schizophrène réifie ces frontières structurales et s’y enferme, le paranoïaque au contraire ne les instaure pas et vit en fusion perpétuelle. L’altérité institue donc en deux manières : l’autre, celui qui diffère de nous par ses statuts et sa notabilité, et l’autrui, celui à qui nous pouvons rendre un service.

Si l’on a bien compris ce que je viens d’exposer de manière très schématique, le conflit porte en lui-même sa contradiction, qui fait que dans un second mouvement nous pouvons trouver un modus vivendi avec l’autre. Ce modus vivendi est toujours implicitement ou/et explicitement négocié : c’est une sorte de paix armée, ce que l’on appelle un contrat social. Contrat toujours provisoire, toujours sujet à dénonciation, contestation, renégociation, car il n’efface en aucune façon l’altérité, qui en est paradoxalement la « force motrice », mais qui fait loi tant qu’il est respecté. Tel est le fondement anthropologique de la loi. Le code dont fait usage le légiste n’a pas d’autre origine que contractuelle : on s’entend sur la manière de limiter le conflit des altérités. Il s’ensuit que la loi n’est pas le droit. Le droit relève d’une autre faculté, celle qui fait l’homo rectus, celui qui sait réguler son désir. En somme, le droit est hors-la-loi, même s’il peut légitimer la loi, même si la loi peut légaliser le droit ; nous reviendrons sur ce point. Remarquons simplement qu’en France, la confusion est totale entre ces deux ordres de rationalité, et que nous avons des facultés de Droit là où les Anglo-saxons, moins stupides que nous sur ce point-là, n’ont pas de Faculties of Right mais des Faculties of Law.

Fondamentalement, en instaurant un modus vivendi social, le contrat, la loi, visent à protéger la Personne : contre la destruction physique, certes, mais aussi contre l’assujettissement. J’entends par          assujettissement la négation de la citoyenneté et la réduction du citoyen de culture au sujet de nature : à l’esclave. Le citoyen, c’est la Personne compo suis, qui jouit de ses biens. L’esclave n’est pas le proles, le prolétaire, même si pour celui-ci les biens se réduisent à sa famille, à son instruction et à la pauvre maison achetée à crédit. De nos jours, l’esclave (il y en a encore) ne peut participer au contrat social, alors que le proles, si. Ne pas être assujetti : cela veut dire, d’une manière ou d’une autre, être en mesure de négocier sa Personne et de déléguer son pouvoir. Quel pouvoir ? Fondamentalement, celui d’œuvrer pour autrui. C’est ce qu’anthropologiquement on appelle le métier (et non la profession), et c’est là la source intrinsèque, culturelle, de ce pouvoir qui ne peut procéder ni de Dieu ni du Peuple.

Cela posé (et éprouvable cliniquement !) la Personne ne se réduit pas à ce que la philosophie appelle, sans en saisir le concept, l’être. Ou plus exactement, malgré un stupide intitulé de film, l’être ne s’oppose pas à l’avoir mais l’intègre. Sans remonter au Déluge, Aristote l’avais déjà expliqué, sous le terme générique d’ousias. Nos biens participent de notre être, et ces biens ne sont pas nécessairement d’ordre pécuniaire, mobilier ou immobilier : le savoir, par exemple, en fait partie, entre autres composantes. Il s’ensuit nécessairement ceci : la loi protège la Personne ET les biens (c’est la même entité), et donc son principe étant de protéger la Personne, elle s’oppose au meurtre et à la spoliation. Seuls les paranoïaques du genre Rousseau, qui vivent dans la fusion, osent dire : « la propriété, c’est le vol ». Cela est si véritable que les Romains assimilaient le vol au viol. Toute spoliation, qu’elle soit le fait du larron ou de l’État, est viol de la Personne. La loi est donc, dans son principe même, le contrat qui s’oppose à la spoliation sous toutes ses formes.

Et parmi ces formes de la spoliation, la privation de cette autonomie – le pouvoir de faire sa propre loi – qui caractérise la Personne. J’ai souvent fait cette distinction entre autonomie et liberté. Là, dans nos sociétés, la confusion est totale, même chez les Anglo-saxons. L’autonomie est ce pouvoir intrinsèque d’œuvrer dans la société sans obligatoirement en référer ; la liberté, c’est la faculté de choisir entre un « bien » et un « bien-moindre » (pas entre le Bien et le Mal, ce ne sont là que fariboles métaphysiques). Une mauvaise loi, ou un attentat à une bonne loi, peuvent nous priver d’autonomie -incarcération, par exemple- mais jamais de liberté. Qui est privé de liberté ? Le psychopathe, parce qu’il n’a aucun moyen de réguler son désir, ou le névropathe, parce qu’il ne s’autorise rien. En dehors de cela, nous jouissons de cette liberté que personne ne peut nous donner ni nous enlever. Bref : la loi vise à protéger l’intégrité et l’autonomie de la Personne.

Le contrat social est donc de cet ordre. Dans une société, il existe toujours un modus vivendi généralement implicite, mais souvent explicité, qui représente les lois fondamentales sur lesquelles reposent les rapports entre citoyens. Ces lois fondamentales comprennent entre autres celles qui fournissent le cadre culturel de la reproduction de l’espèce et de la transmission de la lignée et des patrimoines : c’est le code de la famille. Un autre aspect de ces lois fondamentales a été fort bien saisi par Bastiat : « Qu’est-ce donc que la Loi? Ainsi que je l’ai dit ailleurs, c’est l’organisation collective du Droit individuel de légitime défense. (…) Si chaque homme a le droit de défendre, même par la force, sa Personne, sa Liberté, sa Propriété, plusieurs hommes ont le Droit de se concerter, de s’entendre, d’organiser une Force commune pour pourvoir régulièrement à cette défense. » Même si anthropologiquement Personne et Propriété relèvent d’une même instance, même s’il faut substituer « autonomie » à « liberté », Bastiat a vu juste.

La suite va de soi : « Ainsi, comme la Force d’un individu ne peut légitimement attenter à la Personne, à la Liberté, à la Propriété d’un autre individu, par la même raison la Force commune ne peut être légitimement appliquée à détruire la Personne, la Liberté, la Propriété des individus ou des classes. » C’est bien le principe anthropologique de la loi, et non celui du « droit naturel », qu’exprime Bastiat avec les concepts qui sont les siens. On voit ce qu’il en découle : la loi organise la sécurité des personnes, sécurité face à un spoliateur extérieur, l’ennemi, sécurité face à un spoliateur intérieur, le délinquant. Une société qui connaîtrait un État se limitant strictement à cette tâche serait non pas juste mais équitable. Bastiat emploie le concept de justice, mais le problème est que la justice est vue par lui comme une valeur transcendante. A ce titre, elle n’existe pas. En revanche, l’équité n’est rien d’autre qu’une valeur particulière, reprise « naturelle » de l’état politique par l’axiologie  : si cela nous satisfait immédiatement (c’est-à-dire sans la médiation du désir), c’est équitable. Bien entendu, cela peut aussi faire l’objet d’une légitimation, c’est-à-dire d’une satisfaction médiatisée par le désir.

Venons-en à la perversion de la loi. Toujours avec ses propres concepts, Bastiat fait ce constat : « Par malheur, il s’en faut que la Loi se soit renfermée dans son rôle. Même il s’en faut qu’elle ne s’en soit écartée que dans des vues neutres et discutables. Elle a fait pis: elle a agi contrairement à sa propre fin; elle a détruit son propre but; elle s’est appliquée à anéantir cette Justice qu’elle devait faire régner, à effacer, entre les Droits, cette limite que sa mission était de faire respecter; elle a mis la force collective au service de ceux qui veulent exploiter, sans risque et sans scrupule, la Personne, la Liberté ou la Propriété d’autrui; elle a converti la Spoliation en Droit, pour la protéger, et la légitime défense en crime, pour la punir. » Le lecteur avisé saura faire sans difficulté aucune le lien avec l’état politique que nous connaissons… depuis fort longtemps !

La spoliation a deux aspects : « L’égoïsme inintelligent » et « La fausse philanthropie ». Ces deux concepts ne sont pas d’ordre sociologique, ils sont purement axiologiques. Cela signifie -et c’est parfaitement exact- que l’hégétique n’est plus la légalisation du droit, mais celle de la valeur. Légaliser le droit, c’est simplement convenir dans le code de ce qu’une société considère comme « moral » : telle est la définition de l’hégétique. Il est alors évident que l’hégétique fait des lois protégeant la personne et la propriété. Mais si au lieu de codifier la « morale », l’hégétique s’empare des valeurs immédiates, comme l’intérêt ou encore l’égalité, la législation devient décision sur les affrontements d’intérêts. Une loi de cette sorte ne vaut rien du tout, qu’elle soit le fait du Prince ou le fait du Peuple.

Bastiat notait le phénomène : « Mais il est une autre disposition qui leur  (aux hommes) est aussi commune. C’est de vivre et de se développer, quand ils le peuvent, aux dépens les uns des autres. Ce n’est pas là une imputation hasardée, émanée d’un esprit chagrin et pessimiste. L’histoire en rend témoignage par les guerres incessantes, les migrations de peuples, les oppressions sacerdotales, l’universalité de l’esclavage, les fraudes industrielles et les monopoles dont ses annales sont remplies. Cette disposition funeste prend naissance dans la constitution même de l’homme, dans ce sentiment primitif, universel, invincible, qui le pousse vers le bien-être et lui fait fuir la douleur. » Plus loin : « L’homme ne peut vivre et jouir que par une assimilation, une appropriation perpétuelle, c’est-à-dire par une perpétuelle application de ses facultés sur les choses, ou par le travail. (…) Mais, en fait, il peut vivre et jouir en s’assimilant, en s’appropriant le produit des facultés de son semblable. De là la Spoliation. Or, le travail étant en lui-même une peine, et l’homme étant naturellement porté à fuir la peine, il s’ensuit, l’histoire est là pour le prouver, que partout où la spoliation est moins onéreuse que le travail, elle prévaut; elle prévaut sans que ni religion ni morale puissent, dans ce cas, l’empêcher. Quand donc s’arrête la spoliation? Quand elle devient plus onéreuse, plus dangereuse que le travail. Il est bien évident que la Loi devrait avoir pour but d’opposer le puissant obstacle de la force collective à cette funeste tendance; qu’elle devrait prendre parti pour la propriété contre la Spoliation. Mais la Loi est faite, le plus souvent, par un homme ou par une classe d’hommes. Et la Loi n’existant point sans sanction, sans l’appui d’une force prépondérante, il ne se peut pas qu’elle ne mette en définitive cette force aux mains de ceux qui légifèrent. Ce phénomène inévitable, combiné avec le funeste penchant que nous avons constaté dans le cœur de l’homme, explique la perversion à peu près universelle de la Loi. »

Voilà qui pourrait faire jubiler n’importe quel gauchiste, lequel s’empresserait d’assimiler la spoliation à « l’exploitation capitaliste ». Mais s’arrêter à ce constat naïf n’est pas raisonnable. La spoliation légale opérée par le petit nombre sur le plus grand nombre (« l’égoïsme inintelligent ») peut aussi être généralisée, et devenir universelle : « Jusqu’à cette époque la spoliation légale s’exerçait par le petit nombre sur le grand nombre, ainsi que cela se voit chez les peuples où le droit de légiférer est concentré en quelques mains. Mais le voilà devenu universel, et l’on cherche l’équilibre dans la spoliation universelle. Au lieu d’extirper ce que la société contenait d’injustice, on la généralise. Aussitôt que les classes déshéritées ont recouvré leurs droits politiques, la première pensée qui les saisit n’est pas de se délivrer de la spoliation (cela supposerait en elles des lumières qu’elles ne peuvent avoir), mais d’organiser, contre les autres classes et à leur propre détriment, un système de représailles. » Telle est la conséquence politique de la « fausse philanthropie », et l’on comprend alors les ressorts du socialisme : la loi au service de la spoliation généralisée.

Et le fait est que bien peu de gens trouvent cela inéquitable : « Nous avons tous une forte disposition à regarder ce qui est légal comme légitime, à ce point qu’il y en a beaucoup qui font découler faussement toute justice de la Loi. Il suffit donc que la Loi ordonne et consacre la Spoliation pour que la spoliation semble juste et sacrée à beaucoup de consciences. » Cette confusion du légal et du légitime fait la force des idées socialistes.

Dès le XIXe siècle, les libéraux comme Bastiat ou Tocqueville avaient non point la prescience, mais la capacité de prévoir rationnellement, par l’analyse, les affrontements catégoriels, ce que j’appelais plus haut les affrontements d’intérêts : « Mais que ce principe funeste vienne à s’introduire, que, sous prétexte d’organisation, de réglementation, de protection, d’encouragement, la Loi peut prendre aux uns pour donner aux autres, puiser dans la richesse acquise par toutes les classes pour augmenter celle d’une classe; tantôt celle des agriculteurs, tantôt celle des manufacturiers, des négociants, des armateurs, des artistes, des comédiens; oh! certes, en ce cas, il n’y a pas de classe qui ne prétende, avec raison, mettre, elle aussi, la main sur la Loi; qui ne revendique avec fureur son droit d’élection et d’éligibilité; qui ne bouleverse la société plutôt que de ne pas l’obtenir. » Il y a dans l’universalisation de la spoliation par la loi le principe même de cette politique ruineuse de redistribution que l’on désigne vulgairement par « le social », en France : « Puisque chacun exploite la Loi à son profit, nous voulons l’exploiter aussi. Nous voulons en faire sortir le Droit à l’assistance, qui est la part de spoliation du pauvre. Pour cela, il faut que nous soyons électeurs et législateurs, afin que nous organisions en grand l’Aumône pour notre classe, comme vous avez organisé en grand la Protection pour la vôtre. »

C’est la raison de cette dérive de l’État, jadis réservé à ses rôles régaliens, et devenu une superstructure essayant de gérer l’économique, c’est-à-dire à légiférer sur les affrontements d’intérêts. Conséquence : la loi outrepasse son rôle, et la société en pâtit tout entière. Tel est le nouvel « esprit des lois », un esprit perverti. « C’est qu’en effet on ne saurait imaginer, au sein d’une société, un fait plus considérable que celui-ci: La Loi devenue un instrument d’injustice. »  « La Loi prend quelquefois parti pour elle (la spoliation). Quelquefois elle l’accomplit de ses propres mains, afin d’en épargner au bénéficiaire la honte, le danger et le scrupule. Quelquefois elle met tout cet appareil de magistrature, police, gendarmerie et prison au service du spoliateur, et traite en criminel le spolié qui se défend. En un mot, il y a la spoliation légale, et c’est de celle-là sans doute que parle M. de Montalembert. » Madame Taubira devrait bien méditer cela !  Il faudrait pouvoir se débarrasser de cette iniquité : « Sans doute, le bénéficiaire jettera les hauts cris; il invoquera les droits acquis. Il dira que l’État doit Protection et Encouragement à son industrie; il alléguera qu’il est bon que l’État l’enrichisse, parce qu’étant plus riche il dépense davantage, et répand ainsi une pluie de salaires sur les pauvres ouvriers. Gardez-vous d’écouter ce sophiste, car c’est justement par la systématisation de ces arguments que se systématisera la spoliation légale.

C’est ce qui est arrivé. La chimère du jour est d’enrichir toutes les classes aux dépens les unes des autres; c’est de généraliser la Spoliation sous prétexte de l’organiser. Or, la spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières; de là une multitude infinie de plans d’organisation: tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. Et c’est l’ensemble de tous ces plans, en ce qu’ils ont de commun, la spoliation légale, qui prend le nom de Socialisme. »

On ne saurait mieux décrire l’imbroglio politique dans lequel nous sommes aujourd’hui empêtrés, sans espoir d’en sortir rapidement. « Or le Socialisme, ainsi défini, formant un corps de doctrine, quelle guerre voulez-vous lui faire, si ce n’est une guerre de doctrine? Vous trouvez cette doctrine fausse, absurde, abominable. Réfutez-la. Cela vous sera d’autant plus aisé qu’elle est plus fausse, plus absurde, plus abominable. Surtout, si vous voulez être fort, commencez par extirper de votre législation tout ce qui a pu s’y glisser de Socialisme, — et l’œuvre n’est pas petite. »

Car la loi a été tellement et si ordinairement détournée, qu’elle a fini par devenir doxa, ensemble d’idées reçues, seconde nature des citoyens devenus tous, à leur insu, des socialistes. À l’exception, bien sûr, des mal pensants et malpolis de notre espèce. Mais je pose la question : est-il légitime d’observer des lois illégitimes ? Un peuple qui agirait de cette sorte ne serait en somme qu’un peuple d’esclaves et non de citoyens. La solution n’est pas dans les votes : la caste politique s’est organisée de telle manière que quelle que soit notre option, nous sommes contraints de déléguer notre pouvoir à l’un ou à l’autre des législateurs qui organisent la spoliation. Le socialisme va de l’extrême-gauche à l’extrême-droite. Il n’y a pas d’autre voie, je pense, que celle de la désobéissance civile et au pire de l’insurrection.

Sacha.

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Cocoricouac !

Lièvre de MarsConneries et harengs saurs dansent et volent
Le soleil pionce encore à midi
Et les fleurs referment leurs corolles
Un matin de mai pourri
(Ndlr : sur l’air des fleurs dans Alice au Pays des Merveilles)

Le mai mythique est passé, « ils » sont toujours là. Toujours à la barre du rafiot pourri, toujours le cap sur les brisants. Trop tard : nous aurions dû nous en débarrasser en mai, maintenant ils vont pouvoir parachever la ruine en quatre, voire neuf ans.

Bien sûr, il y a eu encore un million de protestataires contre la loi perverse, bien sûr les ministres et la première concubine sont accueillis par des slogans et des quolibets chaque fois qu’ils cherchent à mettre le nez dehors. C’est normal : le roi Pétaud a beau espérer que la page du mariage pervers sera vite tournée et que ses méfaits civilisationnels seront oubliés, on dirait bien qu’une fracture de plus s’est durablement ouverte dans une société qui cherche à retrouver des repères. Alors les socialistes auront beau rappeler au « respect de la loi républicaine », leur loi n’a aucune légitimité. Et qu’ils ne s’étonnent pas qu’elle ne puisse être ni légitimée ni respectée : le sieur Hollande, debout comme toute la gauche réactionnaire contre le CPE du temps de Sarkozy, ne déclarait-il pas : « Ce n’est pas parce qu’un dispositif est légal qu’il n’y a pas de légitimité à le contester. » C’était en 2006, et la gauche fasciste s’élevait au nom de vieilles idéologies surannées – qui demeurent les siennes- contre une solution possible au chômage des jeunes, notamment. Alors, président, que dis-tu de cela ? La gauche est complètement illégitime, on te renvoie le boomerang, mon cher !

Cela n’empêche pas les « forces de l’ordre », devenues une police politique au service des fascistes de l’Élysée, Matignon et Beauvau, de procéder à des arrestations violentes de protestataires pacifiques, comme en témoigne cette vidéo : nous avons bien là le fascisme en action. Car ce n’est pas une exagération ni une clause rhétorique : cette gauche illégitime est bel et bien fasciste, et elle aura beau clabauder « république », « démocratie », « peuple », cela ne changera rien au fait que c’est un régime tyrannique. C’est pourquoi il fallait s’en débarrasser au plus vite. Le délai est passé, hélas.

Néanmoins, l’échec final et la chute sont inscrits dans un avenir relativement proche. L’Europe a donné une feuille de route à une douzaine de pays à États boulimiques et prodigues, ruinant les peuples d’extorsions fiscales et achetant la paix sociale au prix de l’endettement, sans songer un instant à restaurer la production et donc la richesse et le plein emploi. Non que je sois subitement devenu européen, au contraire : je n’admets pas les diktats d’une coterie de fonctionnaires technocrates sise à Bruxelles. Mais force est bien de reconnaître que les consignes bruxelloises rejoignent pratiquement tous les rapports qui ont été adressés depuis un demi-siècle aux gouvernements successifs. Que préconise-t-on ?

Reculer l’âge de la retraite, rendre l’emploi flexible, réduire le coût du travail, baisser l’impôt sur les sociétés, jouer plutôt sur les impôts à assiette large, à taux bas, éviter que les indemnités de chômage ne dissuadent de rechercher un emploi, revenir sur les tarifs réglementés (gaz, électricité, notamment), ouvrir les secteurs monopolistiques d’État (type SNCF) et les professions réglementées (médecins, pharmaciens) à la concurrence, rien que des mesures qui devraient être prises en urgence et que l’on préconise depuis longtemps. Rien, en fait, d’un raz de marée libéral, seulement un peu de sociale-démocratie vaguement libérale. Mais cela suffit à faire peur au gouvernement de rencontre du sieur Hollande : rien de pire pour s’attirer, s’il suivait ces préconisations, les foudres de l’extrême gauche stalinienne et des escrologistes. Au lieu de cela, de timides et traînantes velléités de réformes, un cadeau de deux ans de sursis de la part de Bruxelles, qu’on se débrouillera bien pour transformer en inaction.

Aussi Hollande a-t-il voulu, depuis Rodez, pousser un cocorico de coq châtré, une rodomontade bravache de la part d’un chef de gouvernement qui n’a ni l’envergure ni les moyens de faire autre chose que de se soumettre au bon sens -même si, pour une fois, il est du côté des eurocrates- mais qui veut en imposer par des mots, tout en continuant à psalmodier le mantra : « La croissance reviendra, le chômage baissera ». C’est sans doute une nouvelle forme de politique, celle de l’incantation, en espérant que le Ciel vous entende.

Il est fort vraisemblable que le gallinacée occasionnellement de Rodez risque de se faire sérieusement moucher lors du sommet européen fin juin. Les Allemands, notamment, en ont assez des imbécillités du gouvernement socialiste français. Ce qui veut dire : une volée de bois vert, pour le moins, l’attend, et peut-être pire. Car, faut-il le rappeler, la Grèce avait justement refusé les mesures… avant de s’écrouler et de se retrouver sous tutelle de la troïka européenne. Cela nous pend au nez.

Car on aura beau faire : il y a des évidences. Monter les impôts, c’est diminuer les recettes (trop d’impôt tue l’impôt, dit un dicton), le niveau de la dette n’est plus tenable, les dépenses structurelles d’État continuent à déraper. Par exemple : on embauche 60 000 instituteurs inutiles dans une éducation nationale qui représente plus de 17% du budget, et dont le rendement avoisine 60/00. Mais ce n’est qu’un aspect de la prodigalité ridicule de l’État socialiste qui accapare 57,2% du PIB pour financer ses folies. Il faudra bien quelque jour en finir avec le mythe ruineux du Père-État protecteur et rémunérateur et mettre les citoyens devant leurs responsabilités. Ça va faire mal !

Donc Rodomont est au pied du mur. Il peut toujours claironner : s’il ne vient pas malgré lui, malgré son idéologie, à des positions plus raisonnables, nous sommes fichus. Et il n’y a pas lieu de penser qu’il soit capable de raison, aussi aurons-nous une crise catastrophique. D’un côté, c’est bien fait : il ne fallait pas porter ce nul au pouvoir. D’un autre côté… Le pire peut arriver, avec un épouvantable renforcement de l’étatisme auprès duquel le IIIe Reich et l’URSS n’auront été que des bluettes. À moins que la majorité des citoyens soit soudain convertie au libéralisme : j’en doute beaucoup, voyez-vous !

Sacha

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Les socialistes ont la gueule de bois, mais ils sont toujours nocifs

MG42bisHier, je n’en croyais pas mes yeux. Je pensais qu’une malheureuse fois la loi perverse promulguée par le coq de village déplumé, notre Tea-Party à la française allait être démobilisé, dégoûté, relégué dans un coin à lécher ses plaies. Déjà, les pharisiens de pseudo « droite » songeaient à leur avenir électoral : Lellouche, UMPS bon teint, disait même que la droite, si elle parvenait à reprendre l’avantage, ne remettrait pas en question l’attentat fait aux fondements de la société. Même la mère Frigide, qui semble elle aussi avoir poussé de longues dents en surfant sur la vague d’indignation légitime, actionnait les rétrofusées. On avait le sentiment que les rats quittaient le navire, préoccupés uniquement de leur survie politique et se fichant complètement du sort de la Nation. Ce qui est vrai.

De leur côté, les fascistes du gouvernement en rajoutaient. Le caudillo n’avait-il pas débagoulé, au cours de son précédent laïus devant la presse du Propaganda Staffel : « Oui, la France peut aussi continuer à porter la promesse de l’égalité (…) Cela a été le sens de la loi sur le mariage pour les couples de même sexe. J’ai voulu un grand débat (…) Ce débat a eu lieu. Longtemps (…) Ce débat était légitime et toutes les opinions doivent être respectées, toutes les sensibilités ». Il ne manque pas d’air, le Franco Hollandouille ! Sa coterie fasciste, désireuse de faire un écran de fumée pour cacher la merde au chat économique et fiscardier, a, au contraire tout fait pour qu’il n’y ait pas de débat, et surtout pas de référendum. Les aboyeurs habituels, toute la voyoucratie « progressiste », les accapareurs, les prévaricateurs, les pervers, avaient mené une campagne tonitruante de propagande, agitant le vieil épouvantail de « l’extrême droite » faite de riches et de cathos réacs. Manque de pot ! Les citoyens n’ont plus peur du loup invoqué par les mauvais Bergé tondeurs de moutons !

Donc un million de citoyens, hier, sur l’esplanade des Invalides. M’est avis que le compte-fils de la police politique est un tantinet faux, puisque les sbires de Beauvau annonçaient… 150 000 pègreleux ! Il suffit de regarder les images, pour se rendre compte de l’énormité du mensonge. En réalité, les socialistes font dans leur culotte, et je rigole bien en voyant que les Identitaires ont réussi à placer une banderole « Hollande démission » au saint des saints du fascisme, à la grande fureur du repris de justice Bronx-Jouissance ! Les citoyens ont infligé un cinglant démenti à la fois aux gouvernementaux et aux couilles molles de la droite tout aussi molle. D’ailleurs, un sondage en ligne du Figaro (21895 réponses lorsque nous l’avons consulté) se prononçaient à 71,55% pour l’abrogation de la loi perverse.

La colère haineuse des facho-socialistes s’est montrée dans toute sa violence. Il suffit de consulter les chiffres : la racaille envahit le Trocadéro, les « bousculades », comme dit De l’Âne Ohé, occasionnent plus d’un million d’euros de dégâts. S’en fout la mort : l’embrayage ne demandera pas cette fois réparation aux vrais casseurs, on n’interpelle qu’une quarantaine de « défavorisés » de gauche banlieusarde. Faut quand-même pas désespérer le 9-3, ce sont des clients, on est venu au pouvoir avec leurs voix. La Manif, elle, se disperse bien en ordre, mais on se débrouille pour ourdir quelques provocations flicardes, il y a non plus des « bousculades » mais des « heurts », et la volaille de Valls alpague 300 citoyens en colère. Pas photo : la disproportion est à la hauteur de la trouille des socialistes et de leur haine du peuple, lequel est condamné à voter, payer et la fermer quand on vandalise sa société. Ils auront beau claironner, ces traîtres, qu’il faut respecter les lois de la république : ils sont les premiers à les violer, témoin la manière dont l’ignoble loi Bitaura a été imposée, témoin les combines et magouilles des fédérations socialistes poursuivies par la justice. Et cette lie voudrait nous donner des leçons de morale et de démocratie ? A d’autres !

A défaut de taper sur la clientèle vandale des socialistes, Valls se venge sur les citoyens – à mon avis trop respectueux du tabou des « lois républicaines » : in der Not frisst der Teufel fliegen , le diable bouffe des mouches quand il est dans la dèche. N’empêche : les vauriens pensaient qu’une fois leur forfait perpétré, le peuple mis devant le fait accompli, les choses allaient se tasser. Il n’y a pas d’apparence qu’il en aille ainsi : le caudillo de pacotille a ouvert une fracture durable dans la société, entre les 29% qui, la peur aux tripes, essaient de faire bloc autour de lui (il paraît qu’il aurait regagné 4 points à ne rien faire !) et les 71% d’autres qui ne souhaitent qu’une chose : qu’il foute le camp vite fait et qu’on abroge ses lois à la con.

Il aura beau faire : même si les marchés internationaux marchent à fond, même si une fausse embellie de quelques jours semble se dessiner dans la finance internationale, sans que le brimborion socialiste y soit pour quelque chose, d’énormes bulles financières gonflent : quelque jour elles vont péter, et alors la France dérouillera d’autant plus que sa dette est faramineuse et que 57,2% du PIB sont extorqués par l’obèse état socialiste pour financer les paresseux qui, à raison de 200 000 mâchoires annuelles (chiffre officiel !), viennent bouffer à la gamelle du « social ». Donc l’heure des comptes approche, sire Soliveau, et il est heureux que notre peuple commence à se réveiller. À cet égard, il est réjouissant que les jeunes Veilleurs continuent à mener la résistance, en chantant Le Chant des Partisans. C’est bien, ce n’est pas assez : le chant de guerre dit : « Montez de la mine, descendez des collines, camarades/Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.» Nous ne pourrons plus différer davantage l’affrontement violent.

D’autant moins que les adeptes du chamelier infernal lancent l’offensive, aux USA, mais aussi en Europe : Londres Stockholm, la France. Et là ces fripouilles islamistes sont bien obligées de jeter le masque : jamais la bien trop tolérante et permissive société suédoise n’a colonisé les terres de cailloux et de scorpions. Mais elle fait comme nous (ou nous suivons stupidement son exemple) : elle accueille les claque-becs fainéants, incapables de développer leurs pays d’origine, par paresse, incapacité et corruption, aux frais des contribuables locaux. Et voilà que cette société imbécile en prend plein la gueule de la part des chers « défavorisés » (tu parles ! à coups de millions de couronnes ou d’euros !). Alors qu’on ne nous emmerde plus avec cette fable idiote des pôv’ mecs qui se vengent de la colonisation : on leur a donné à bouffer, on les a soignés, sans nous ils se seraient entretués et cannibalisés, et ils osent nous emmerder ? Mais la seule réponse, c’est de leur envoyer des gnons à proportion de leur connerie outrecuidante : le djihad, ils peuvent se le foutre où je pense, et marre c’est marre !

Il y aura donc, c’est normal, c’est fatal, des réactions contre les affreux. Mais, hé ! Les « citoyens » de papiers sont des électeurs de gôche, donc, de peur que le peuple ne leur botte le cul, on protège leurs mosquées et on embarque en tôle les mécontents. Un de ces jours, gauchistes, je vous le prédis, ça va exploser, et vous en prendrez autant sur le pif que votre clientèle. Et ce sera justice. J’espère simplement qu’on n’attendra pas trop longtemps pour vous virer.

Raymond.

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