Sa cote baisse à nouveau : et alors ?

centralisme« Il », « Moi-Président » ou « Mou-Président », « l’Enfumeur », « Soliveau », vient de redescendre à 26% d’opinions « positives » dans un sondage IFOP-JDD. Encore une fois, un sondage n’est qu’un sondage, c’est-à-dire un montage instantané, fondé sur une technique que l’on peut interroger épistémologiquement : l’échantillonnage d’un peu plus d’un millier de personnes (1865 exactement), auxquelles on demande de répondre à des questions. Lesquelles ont cette propriété de ne pas laisser place à l’appropriation, aux commentaires, c’est-à-dire qu’elles sont, très précisément, contraires au but recherché. Passons. A vrai dire, le fait que Hollande et ses ministres ne peuvent plus guère se déplacer sans une formidable protection policière – on entre chez M6 par la porte dérobée – est un indicateur de popularité autrement plus solide. Idem pour un audimat de 12,5%, deux fois moins que l’ordinaire de l’émission « Capital » au cours de laquelle le mauvais prof d’économie n’a fait qu’ânonner ses habituels mantras.

Si l’on ajoute les législatives partielles çà et là, il n’y a guère de doute : le régime tyrannique de Hollande et de son Parti Spoliateur n’a pas la cote. Cela ne veut pas dire qu’il ne perdurera pas ; ayons la mémoire un peu plus longue : Mitterrand, au cours de son premier septennat, avait perdu toutes les « partielles », mais il n’a pas moins sévi durant un second mandat. À tous ceux qui croient que le désaveu d’une politique entraînerait mécaniquement la chute d’un pouvoir délégitimé, je rappelle que la Constitution a précisément été conçue par Debré pour assurer la stabilité, voire l’inamovibilité de l’Exécutif durant son mandat. Hollande bénéficie ainsi des douteux avantages du « Coup d’État Permanent » que dénonçait le sire de Jarnac avant de le trouver fort commode. Donc, à moins que la maladie économique, fortement aggravée par les mesures socialistes, n’engendre une catastrophe telle qu’elle réduise à néant les bas de laine et affame tellement le peuple qu’il ne lui resterait d’autre solution que l’insurrection, il y a tout lieu de penser que ce pouvoir ne sera pas déchu avant terme.

De plus, si les personnes interrogées affirment manquer de repères (« on ne voit pas », « il n’y a pas d’éclaircie »), il est inquiétant de constater que, selon les dires du Figaro, « (les personnes sondées) déplorent également un manque de marquage à gauche de la politique sociale du président, qui semble encore trop semblable à celle de Nicolas Sarkozy.» N’ayant pas eu accès au détail de l’enquête (le JDD vend ses sondages…, et je ne veux pas faire gagner d’argent à une presse que je subventionne malgré moi), je ne saurais dire si cette inquiétante tendance est majoritaire, ou si simplement elle est le fait de l’extrême-gauche mélanchonienne et des écosophes. Mais en considérant l’échiquier politique, et la radicalisation de l’électorat vers les extrêmes – droite et gauche, complètement étatistes – ce résultat ne m’étonne absolument pas. Il m’étonne d’autant moins que depuis la Révolution, et avec une accélération du mouvement depuis 1945, les Français ont toujours été élevés dans la religion de l’État.

De cet État, protecteur et rémunérateur par la grâce de la Redistribution, les partis essaient, tour à tour de scrutin, de s’emparer ; en fait, il est la propriété d’une caste de fonctionnaires, les énarques, la Préfectorale, pour faire simple, qui, parfaitement au courant des procédures, ne sauraient faire autre chose que ce pourquoi ils ont été fabriqués et nommés. Les changements de régime ne les affectent guère, ils sont toujours prêts à adhérer aux idéologies dominantes : l’administration de la IIIe République à Vichy, celle de la Ve au socialisme, pourvu que leur pouvoir et leurs carrières ne soient pas mis en péril. Le résultat est qu’en fin de compte, passer d’un régime socialiste à un régime de type sarkozyste, voire à un régime de type Front-National, c’est tout un : l’État demeure dans ses prérogatives, prélève de l’impôt, le redistribue à ceux qu’il faut bien appeler, faute d’autre terme, des prébendiers, fussent-ils capitalistes monopolistiques, émigrés, chômeurs et tutti quanti.

Je ne puis que citer Tocqueville, qui écrivait, dans De La Démocratie en Amérique : « La centralisation réussit sans peine à imprimer une allure régulière aux affaires courantes ; à régenter savamment les détails de la police sociale ; à réprimer les légers désordres et les petits délits ; à maintenir la société dans un statu quo qui n’est à proprement parler ni une décadence ni un progrès ; à entretenir dans le corps social une sorte de somnolence administrative que les administrateurs ont coutume d’appeler le bon ordre et la tranquillité publique. Elle excelle, en un mot, à empêcher, non à faire. » Tel est bien, ce me semble, le problème de tous ceux qui, fort légitimement, refusent le régime actuel : ils sentent bien qu’un désordre s’est installé, mais ils souhaitent revenir au statu quo ante. C’est-à-dire : redonner à l’Administration, cette machine dont la faiblesse est devenue patente, tout son pouvoir.

Il n’y a donc pas, du moins je ne le crois pas, de recherche d’une alternative libérale réelle, celle du risque et de la responsabilité. Tout au contraire : deux cent vingt-quatre ans d’étatisme ont tellement conditionné les Français que l’État leur semble un horizon indépassable. Autrement dit, pour en revenir aux commentaires sur notre sondage, l’État ne ferait pas assez pour eux. Ils ne voient pas qu’ainsi, eux qui se réclament de mythiques « droits de l’homme », que ce système non seulement ne peut plus fonctionner, mais les asservit. Il ne peut plus fonctionner : lorsque la redistribution confisque la richesse produite, la société dans son ensemble stagne, voire régresse. Ce n’est pas seulement la régression du pouvoir d’achat qui est en cause, mais celle du produit intérieur brut. Lorsque chaque citoyen est sommé de verser une trop grosse part de sa richesse, l’investissement dépérit, et avec lui la production des biens. Et avec ce dépérissement, l’impôt ne peut plus assurer les entrées fiscales dédiées à la redistribution. Cette arithmétique n’échapperait pas à un élève de quatrième. Cela s’aggrave, bien sûr, dans un contexte de concurrence internationale, et les mesures protectionnistes, ainsi que l’expliquait clairement Frédéric Bastiat, ne font qu’envenimer la plaie.

Là est le mal : « La vérité est, vérité déplorable, que le goût des fonctions publiques et le désir de vivre de l’impôt ne sont point chez nous une maladie particulière à un parti, c’est la grande et permanente infirmité de la nation elle-même ; c’est le produit combine de la constitution démocratique de notre société civile et de la centralisation excessive de notre gouvernement ; c’est ce mal secret qui a rongé tous les anciens pouvoirs et qui rongera de même tous les nouveaux. » (Tocqueville, Souvenirs.)

Quant à l’asservissement, il est évident, mais il n’est cependant pas vécu comme tel par les citoyens. Ils voudraient retrouver cette douce et trompeuse quiétude de l’irresponsabilité, être assurés que quoi qu’il arrive, l’État sera là pour y obvier. C’est la mentalité de l’esclave. « Quand les nations sont arrivées à ce point, dit Tocqueville, il faut qu’elles modifient leurs lois et leurs mœurs ou qu’elles périssent, car la source des vertus publiques y est comme tarie : on y trouve encore des sujets, mais on n’y voit plus de citoyens. Je dis que de telles nations sont préparées pour la conquête.» Je pense que nous y sommes : périr ou réformer nos mœurs.

Nous ne manquons pas, cependant, de « réformateurs », « instituteurs du genre humain » et autres « révolutionnaires ». Et, certes, ceux-là ont des solutions clés en main pour changer la société. Mais que l’on y regarde de près : tous ces messies de pacotille ne font que nous enfoncer dans la tyrannie, comme le notait Bastiat dans La Loi. C’est là une terrible conséquence de la toute-puissance de l’État – et nos messies ne jurent que par lui - : « on ne découvre pas où pourraient se placer les limites de la tyrannie administrative, disait Tocqueville, ni pourquoi après avoir réglé les grands intérêts de l’État, elle ne parviendrait pas à régenter les affaires des familles. » Ce recours aveugle à l’État, donc, puisqu’il procure la quiétude de l’esclave, fait des peuples serfs. La ligne rouge a été depuis longtemps franchie, et l’on constate chaque jour des abus de pouvoir qui nient l’autonomie des citoyens en s’immisçant dans leur privé. Cela va de toutes les « obligations » édictées, en passant par la ceinture de sécurité, les radars fiscaux, le mariage pervers, la théorie du genre, les attaques outrées contre la gifle ou la fessée, j’en passe et des pires et des moins ostensibles.

Peu à peu, il n’y a plus de citoyens, mais seulement des sujets, et bientôt des fourmis asexuées agissant mécaniquement sous l’impulsion d’un cerveau fou, centralisé, l’État. Cet asservissement, je le désigne par un concept hérité de mon vieux maître : l’anthroponomie, cette-à-dire cette manie régulante qui vise à nous priver du principe même de la loi, lequel ne réside qu’en nous, à supprimer notre autonomie, donc, et plus loin, par l’introjection pathologique d’un surmoi idéologique, à nous priver même de notre liberté.

Ce n’est certainement pas à une telle « réforme » qu’il faut viser : tout au contraire, une visée salutaire consisterait à restaurer l’autonomie, à restaurer le citoyen. C’est-à-dire à le faire émerger à la responsabilité et aux risques qu’elle impose. Laisser le citoyen libre d’entreprendre, de jouir du fruit de son travail, de choisir librement ce qu’il peut également faire pour son concitoyen. Le laisser en toute autonomie et liberté gérer son privé, sa famille et ses biens. Cela veut dire, et je le répète ici : ramener l’État à ses rôles régaliens (défense, police, diplomatie) et laisser la société civile décider contractuellement de la manière dont, par ailleurs, elle s’organise. Tel ne me semble, hélas, pas être l’aspiration de la majorité des Français, à qui le libéralisme a toujours été représenté comme un repoussoir : le Mal absolu. De telles sociétés, « il faut qu’elles modifient leurs lois et leurs mœurs ou qu’elles périssent » : faute d’un autre horizon, notre société, je le crains, est appelée à périr. Alors, on peut toujours ergoter sur le rapport des forces entre partis étatiques : l’un ou l’autre, en fin de compte, cela ne changera rien, même si des apprentis tyranneaux y apportent l’atrocité de leur génie.

Sacha.

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Ça ne va pas mieux !

RVB de base« Et pis…Ce Thomas Sotto, c’est une brute irrespectueuse ! Je vais le faire virer ! » Soliveau le Second s’agitait sur le divan du Dr. Alonzo Tromondada.  « Comment aurait-il dû se conduire ?, demanda le psy, manqua-t-il de courtoisie ? » « Ouiiii ! miaula le roi, il a été trop… accéléré ! » « Accéléré ? » « Ou ascétique, je sais pas ! » Tromondada proposa : « acéré ? » « Voilà ! Acéré comme un scalp de chirurgien ! » « Ah ! Un scalpel… » « C’est ça ! Vous avez regardé ‘Capital’ sur M6, n’est-ce pas ? » « Bien entendu, Sire ! » mentit Alonzo avec aplomb. « J’étais bien, hein ? » « Mais certainement, ce fut un grand moment télévisuel ! » répondit le psy en faisant un clin d’œil à la caméra et en notant sur son carnet bien en vue : « Nerveux et angoissé. Syndrome du CGC(1) »

« Vous avez remarqué, docteur ? Je ne m’ai pas gratté le poignet gauche pendant l’émission ! », fanfaronna le monarque, « Mais l’autre, chaque fois que j’apportais une grande nouvelle, n’arrêtait pas de dire : ‘Oui, ça on le sait.’ Je vous demande un peu ! » « Mmmm… commenta Tromondada, dites-m’en plus .» « Bé ouais ! J’avais annoncé 200 000 emplois d’avenir, ce sagouin ose proférer : ‘Personne n’en veut, et il n’y en a que 22 000 !’ Si c’est pas de l’irrespect, ça ? » Tromondada : « Ne faisait-il pas son métier en vous donnant l’occasion… » « Quoi ??!! Mais un journaliste n’a pas à dire ça au Roi ! Un journaliste, c’est un faire-bavoir ! » « Un faire-valoir ? » « Ouais, hein, si vous aussi jouez sur les mots… Mais bon… J’ai été prof d’économie, moi ! » « Certes !, le calma le psy, veuillez néanmoins poser votre main droite sur le divan et laisser tranquille votre poignet gauche : vous ne cessez de l’égratigner ! » « Oups ! fit Soliveau, c’est plus fort que moi ! » « Retour des tendances automutilatrices », nota Alonzo.

« J’ai été prof d’économie, reprit le roi, mais on aurait dit que c’était le journaliste qu’était l’expert ! SCANDALE ! Crime de lèse-majesté ! » brailla-t-il. Soliveau demeura un moment à renifler pensivement (ou du moins donnait-il l’impression de penser), puis il reprit : « Et M6, les patrons, hein ! Ils ont été truelle avec moi ! » « Comment cela ? Ils vous ont emplâtré ? » Silence… Tromondada réfléchit un instant : « Ah ! Cruels ? » « Bi ! » pleurnicha le monarque. « Et comment ont-ils été cruels ? » « Ben j’avais exigé qu’ils fassent pas de réclame pendant l’émission. Quand le Roi parle…On le traite pas comme un paquet de serviettes périodiques » « Il semble qu’ils aient tenu parole, non ? Je parle des serviettes…» hasarda Alonzo.  « Oui, oui, mais ces salauds de capitalistes …capitalistes… m’ont fait remarquer… M’ont fait remarquer… Remarquer… » « Prenez votre temps ! lui conseilla calmement le psy, respirez fort, ça va venir ! » Soliveau s’appliqua à avaler un grand bol d’air élyséen, lâcha deux pets, puis d’une traite : « y m’ont dit qu’ils avaient perdu des sous, vu que d’habitude l’émission a le double de spectateurs ! J’ai quand-même fait 12,2% d’auditomate ! »

Évidemment ! Un flop de cette envergure, de la part d’un roi… « Mais aussi c’est la faute de ces sagouins de Français ! On dirait que je ne les intéresse pluuuuuuus ! » hulula Soliveau. « Bah ! fit hypocritement Tromondada, c’est une mauvaise passe, n’y pensez plus ! » En même temps, il nota : « Blessure narcissique » « Mais je me vengerai : la prochaine fois, ils seront obligés de m’écouter ! » « Comment comptez-vous les y contraindre ? » interrogea le psy, intéressé. « Une Loi ! Une Loi ! éructa Soliveau, je forcerai ces sagouins à regarder obligatoirement mes spectacles, faute de quoi ils paieront une énorme amende ! » La Conscience me dit « Il en serait capable, cet abruti ! ». « Mais comment pourriez-vous savoir s’ils regardent ? Certains n’ont pas la télévision… » lui fit observer Alonzo. « Les sbires de Valls y veilleront, et gare à ceux qui s’abstiendront ! ». Puis : « D’ailleurs, les autres chaînes n’auront pas le droit d’émettre pendant ce temps ! Et le téléviseur sera obligatoire ! » Alonzo Tromondada portant un récepteur en oreillette, je lui susurrai de demander au roi pourquoi il était entré dans les locaux de M6 par une porte dérobée.

« Ah mais ! Je n’ai jamais dérobé de porte, moi ! Moi- je suis un monarque normal et très honnête ! Non, non ! Votre question est blessante ! » « Patience, Sire, le calma le psy, je voulais simplement parler d’une entrée discrète, par laquelle vous avez pénétré en catimini dans les locaux de M6 ! » Le roi blêmit et se mit à trembler. « Tout petit, déjà, j’entrais à l’école par la porte donnant sur le jardin du maître… » « Et pourquoi ? » Soliveau bredouilla : « Passque… passque les autres voulaient me casser la gueule ! » « Ah ! Et y avait-il une raison ? » demanda le psy. « Oh ! Ils m’aimaient pas ! Pourtant je leur apprenais l’intrusion cycliste… » Tromondada hésita un instant : « Instruction civique ? » « Oui, c’est ça ! Je leur disais : ‘faut partager’, et leur taxais d’un peu plus de la moitié de leur goûter… Alors ils me cognaient dessus… » « Complexe du Nazaréen » nota Alonzo, puis « Et alors pourquoi cette fois vous n’êtes pas entré par la grande porte ? » « Ah bon sang,  ragea le monarque, j’étais attendu par ces misérables sodomiphobes, sodomicides et sodomictomes du diable ! La Maniiiiiif’ ! Ils me harcèlent, harcèlent mes ministres, et veulent me faire un mauvais parti ! » « Un mauvais parti ? » « Oui, un mauvais parti socialiste…heu ! Un mauvais parti tout court ! Nous ne pouvons plus mettre le nez dehors sans que Valls ne doive nous fournir une escorte de mille policiers ! »

« Cela vaut tous les sondages de popularité ! », dis-je en riant à La Conscience. Le roi demeura prostré un moment, puis : « Ils ne comprendront jamais tout le bien que je leur fais ! Je leur offre un Monde merveilleux, le mélange des jars… » «Des genres, voulez-vous dire ? » corrigea le psy « Des genres… Oyez oyez ! Leurs cacardages ont sauvé les fouilles romaines ! Oies sacrées du Périgord… Oïnnnk oïnnnnkkk ! Je suis le bon gardeur, je connais mes oies et mes oies me connaissent ! » Disant ces mots, il s’agitait et bavait. « Propos oiseux et délirants : nouvel accès paraphrénique ? » nota Tromondada. « Mais je me suis vengé ! » grinça Soliveau d’un air sadique, « j’ai fait embastiller le petit Nicolas !!! » « Votre prédéces… » « Nan ! Lui, c’est… C’est… » « C’est ? » « C’est le diable, mais je l’aurai, je l’aurai ! Là, je vous parle d’un écolier ! » « Le héros de Sempé et Goscinny ? » « Naaaaan ! Un étudiant, un des chefs de la maudite Manifff ! Qu’ils crèvent en enfer ! » Alonzo secoua tristement la tête, puis : « Et sur quels motifs ? » « Lèse-majesté, blasphème, obstination à contester une loi socialiste ! Quatre mois, dont deux fermes. A la Bastille ! Voilà ce qu’il en coûte à ne pas être d’accord avec le Roi ! » « Voilà en effet une lettre de cachet fort raisonnable ! » ne put s’empêcher de persifler Tromondada.

« Et pis d’abord ils n’arrêtent pas de me faire des misères, ces maudits Français ! Voilà-t-y pas qu’ils virent MON candidat au pays de Cahuzac ! Ça fait huit fois qu’ils me jouent ce sale tour ! Et un certain Pierrot Gerbier-Desjoncs prétend qu’un autre de mes ministres aurait mis son oseille, du jonc, à l’abri je ne sais où… ! » « Condamin-Gerbier, voulez-vous dire ? » « Ça se peut. En tous cas, Valy n’arrête pas de se moquer de moi, de me dire que je suis minable, et me fait dormir à l’H.C.T ! » « H.C.T ? commenta Tromondada, ah oui ! » Et il nota : « coïtus repulsus. Toujours dominé par la Teigne Hautaine. » Soudain, Soliveau se dressa debout sur le divan, la main droite enfoncée dans son gilet, et hurla : « Pisqu’ils veulent pas m’obéir, je les fustigerai, les taxerai, les emprisonnerai, leur ferai couper la tête, leur donnerai des étrivières. À tous ! À Tous ! Et d’abord à Tapie ! » Tromondada actionna le bouton d’alarme, et un appariteur musclé en blouse blanche fut chargé de ceinturer le dément et de le conduire sous la douche roborative (force douze) avec quinze unités d’Halopéridol. En sortant, Soliveau trouva encore la force de crier : « quel grand acteur va sous la douche avec moi ! »

« Bon, mes amis ! - Tromondada s’adressait à nous – ça ne s’arrange pas ! Je crains que ce ne soit sans espoir ! » « Ouais, dit La Conscience, il va falloir l’enfermer. Déjà qu’il ne peut plus mettre le nez dehors ! » « Toubib !  suggérai-je, ne pourrait-on pas inventer le terme de ‘démophobie’ pour désigner cette peur haineuse qu’il a du peuple ? » « Recte, Magister ! » conclut sobrement le psy.

Alfred.

CGC : Conseil Général de la Corrèze.

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Un magistrat réagit sainement.

Oh maisL’embastillement arbitraire de Nicolas par un juge rouge (donc fasciste) fait le buzz. Mais il choque également des magistrats et des fonctionnaires de police. Le Point publie la lettre d’un haut magistrat :

« Magistrats de France, réveillez-vous !

Le devoir de réserve qui s’impose à moi comme magistrat ne peut me bâillonner, il m’interdit seulement de m’exprimera visage découvert. C’est pourquoi j’ai choisi d’écrire sous le parrainage de ce grand magistrat, MALESHERBES, qui défendit le roy Louis XVI devant la Convention au cours du procès qui conduisit à sa condamnation à mort. L’histoire ajustement glorifié son nom, tandis qu’elle a rejeté dans l’oubli celui qui fut accusateur. A l’époque pourtant, c’était le contraire et personne n’aurait parié un kopeck sur la réputation de l’avocat.

Aujourd’hui, Magistrats de France, ne soyez pas impressionnés par la force que déploie un pouvoir aux abois. Aujourd’hui, le 19 juin précisément, le combat des anti mariage gay a changé de nature. Ce n’est plus un échange d’idées, c’est devenu un combat contre une dictature.

Le 19 juin 2013,un tribunal (celui de Paris) a condamné un manifestant de La Manif Pour Tous à une peine d’emprisonnement ferme en comparution immédiate. Quel était le crime commis par celui-ci justifiant cette sévérité inhabituelle alors que les agresseurs d’un train (le RER D) étaient condamnés il y a quinze jours à de simples peines assorties du sursis, alors que les casseurs du Trocadéro du mois de mai ne sont toujours ni jugés, ni a fortiori condamnés ?

Les chefs de préventions étaient rébellion et refus de se soumettre à prélèvement génétique. Les faucheurs d’OGM, qui font du refus de prélèvement ADN un de leurs combats, sont régulièrement condamnés à des peines … d’amendes. Mais cela ne vaut pas pour Nicolas, manifestant pacifique au pied d’un studio de télévision condamné à de l’emprisonnement ferme pour partie. C’est aussi pour la rébellion qu’il a été décerné mandat de dépôt par les juges. Emprisonné immédiatement pour avoir refusé de se soumettre à la dictature !

Rébellion ; mais c’est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen elle-même en son article 2 qui élève au rang de droit naturel et imprescriptible la résistance à l’oppression. Et lorsque des policiers agissent en dehors de toute légalité, (ils n’avaient pas sommé l’attroupement de se disperser à deux reprises comme la loi les y oblige – article 431 -4 du Code pénal), alors oui, la résistance devient un devoir. Et elle s’appelle rébellion dans notre droit positif. Mais ce n’est pas une infraction, c’est un devoir de l’homme libre.

Magistrats de France, ne vous faites pas les complices de l’oppression. Vous n’avez que le mot indépendance à la bouche, eh bien usez en aujourd’hui. C’est dans ce moment particulier de l’histoire de France que nous vivons que nous devons agir en magistrats indépendants, le peuple de France nous en saura gré même si le pouvoir va nous vilipender. Lorsque la police procède à des arrestations arbitraires, notre grandeur est de dire non, de libérer ceux qui ont été injustement placés en garde-à-vue, de classer sans suite les infractions qui n’existent nulle part ailleurs que dans l’esprit des dictateurs.

N’ayons pas peur des moyens immenses déployés par un pouvoir qui n’en peut mais. Quelle crédibilité accorder à la Préfecture de Police de Paris qui traque les opposants et laisse courir les délinquants ? Quelle crédibilité accorder à des services de police et de gendarmerie qui ont toujours des forces disponibles lorsqu’il s’agit de maintien de l’ordre (ou de circulation routière) mais plus personne quand il faut mener des enquêtes et procéder à des arrestations de délinquants chevronnés ?

Et vous, policiers de France, qu’attendez-vous pour poser les armes lorsque vous recevez des ordres illégaux ? Certains d’entre vous auraient dit leur dégoût lorsqu’ils sont forcés d’arrêter des veilleurs pacifiques. Honte à vous : si vous êtes dégoûtés, refusez ! Mais en agissant, vous vous faites les complices actifs et conscients de la dictature. L’expression de votre gêne est pitoyable, c’est la même qui étreignait Ponce Pilate lorsqu’il envoyait le Christ au Calvaire.

Magistrats de France, ne voyez-vous donc pas que le combat n’est plus celui de la légalité mais celui de la légitimité. Les manifestations contre le mariage de personnes de même sexe ont montré qu’une loi ne peut pas simplement être « légale » pour être appliquée, mais elle doit surtout être légitime. Ce n’est pas parce qu’un texte a été voté par les représentants du peuple en usant de ruses diverses qu’il est légitime. Tous les totalitarismes de l’histoire, toutes les dictatures du monde se sont toujours appuyés sur la légalité pour agir. Aujourd’hui, une loi a été votée et promulguée sur le mariage gay. Mais le peuple de France continue à manifester pour dire qu’elle n’est pas légitime. Et nous devrions participer à cette entreprise de négation du peuple ? Il n’en est pas question.

Nous ne serons pas comme le Procureur de Bordeaux qui a écrit aux maires de son ressort pour qui’ils fassent taire la voix de leur conscience sous peine des pires sanctions.

Nous ne serons pas comme le Procureur de Paris qui, après avoir été le zélé serviteur d’un gouvernement de droite lorsqu’il était le directeur de cabinet du ministre de la justice, se fait aujourd’hui le chantre de la répression la plus sévère contre ces horribles manifestants pacifiques.

Nous ne serons pas comme ces Procureurs Généraux, quasiment tous nommés par le gouvernement d’avant 2012, qui sont aujourd’hui les courtisans les plus pressés auprès du pouvoir en place et donnant de multiples gages de leur soumission.

Non, nous serons le rempart ultime de la liberté d’opinion, les avocats inlassables d’un peuple à qui on refuse le droit de s’exprimer. MALESHERBES est un modèle, il s’est levé pour dire non quand tout le monde disait oui.

Le 20 juin 2013 Chrétien Guillaume de MALESHERBES »

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Briser ce pouvoir fasciste

HollanduxMou-Président est dur avec le peuple; ce qui signifie que c’est un connard patenté. Le voilà à Lourdes, alors que les intempéries mettent le bordel partout, exactement à l’image du socialisme dont ce crétin se targue et applique à la lettre les principes criminels :

  »Votre saison est en croix, si je puis dire« , en référence au statut de lieu de pèlerinage catholique.

Croyez-vous que ce nul aurait osé une telle connerie devant les tenants de le religion chamelière ??? NON POINT ! Car d’une part ce sont SES électeurs, et d’autre part, comme la plupart des couilles molles politiques, il tremble devant les barbus.

« l’Etat est là », serine-t-il. C’est bien là le hic ! Lorsque se pose un problème, il y a deux solutions : la bonne et celle de l’État. Hollandouille, remise ton État dans ta culotte (il est vrai qu’il risque de s’y trouver bien seul !) et ferme-la.

12,5% d’audimat dimanche dernier : c’est ta mesure, petit brimborion !

Raymond.

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Un premier prisonnier politique dans les geôles fascistes.

Bitaura smallLe fascisme est bien là, mais pas où la « bien-pensance » le place. Le fascisme est au pouvoir, avec son mou-président, son garde des sceaux ennemi de la France, son ministre de la police politique. Et avec eux toute la cohorte des chacals hurlants : redskins, mussolanchoniens, merdias.

La preuve : il y a désormais , et pour deux mois , un prisonnier politique dans les prisons de Bitaura.

Nicolas vient d’écoper de deux mois fermes, notamment pour « rébellion », devant le « tribunal » correctionnel de Paris. Nicolas est un opposant à la loi perverse du « mariage » homosexuel. Nicolas, comme tout citoyen, a parfaitement le droit de considérer comme illégitime une loi scélérate. Aussi, s’était-il rendu, comme l’ont fait 1500 personnes, dimanche dernier, devant le bunker de M6, à Neuilly, au moment où le piètre sire Soliveau le Second essayait de défendre sa politique de naufrageur à l’émission « Capital ».

Faut-il voir une relation entre le flop du tyranneau ce soir-là (audimat de 12,5% ) et l’injustice qui vient d’être faite à Nicolas ? Faut-il y voir la marque de la peur qui s’empare des fascistes au pouvoir devant la montée de la colère populaire, consécutive à une politique ignoble ? Toujours est-il que Nicolas, qui s’était joint ensuite à une manifestation dans le XVIe, a été alpagué par les flics du sieur Valls. Motif : aucune manifestation n’avait été déclarée. Donc hardi les cognes : tudez ! Décervelez ! Coupez les oneilles ! Comme aimait le répéter le Père Ubu.

Nicolas a fait de la « rébellion », c’est-à-dire qu’il a refusé de se prêter docilement au prélèvement d’empreintes et d’échantillons ADN. Je crois qu’il a eu pleinement raison d’agir ainsi : un citoyen digne de ce nom n’a pas à être complice des sbires de la tyrannie. Dans un système démocratique, le prévenu peut être plus ou moins complice de ses juges ; mais nous sommes sous un totalitarisme mou. Certes il ne tue pas encore, mais, on le voit, il emprisonne. Et bientôt il tuera. Aussi ne peut-on opposer à sa flicaille qu’une fin de non-recevoir : l’ennemi n’est pas habilité à nous juger.

D’autant moins que la question du prélèvement ADN pour tout délit (alors que cela devrait être réservé aux crimes) est carrément une atteinte aux droits de la personne. Nicolas a donc eu un comportement exemplaire, et sans doute savait-il ce qui lui pendait au nez, connaissant les voyous au pouvoir.

Audience en comparution immédiate. Quatre mois dont deux fermes, mandat de dépôt, 1000 balles d’amende. La « justice » de Bitaura et des juges rouges du SM a infiniment plus de mansuétude pour la racaille : cramez une caisse, braquez une petite vieille, vous aurez des chances de vous en tirer avec une simple admonestation et on vous relâchera aussi sec pour que vous puissiez recommencer. Mais exercez vos droit imprescriptibles de citoyen, les fascistes vous embastillerons.

On aura beau dire : peut-être que les socio-fascistes ramasseront des déculottées lors des élections à venir. Ils en ont déjà les miquettes. Mais ce n’est pas d’avoir des comptes à rendre, qu’ils ont peur. Le système est tel que les fripouilles peuvent nuire au maximum à la Nation sans jamais encourir de punition. C’est de perdre le pouvoir illégitime qu’ils tiennent d’une MINORITÉ du corps électoral, en pur déni de démocratie, qu’ils ont peur. Alors ils menacent, intimident, et maintenant emprisonnent les opposants. Qu’est-ce que les instances de l’Europe ont à dire à cela ?

Je ne cesserai jamais de le répéter : la solution n’est pas dans les urnes. Le système neOh mais nous donne jamais le choix qu’entre la peste et le choléra. La solution est dans la rébellion, et Nicolas montre la voie à suivre. Nous n’avons tout simplement pas à obéir à ce pouvoir dévastateur, corrompu et fasciste. On doit s’y opposer. Par TOUS les moyens.

Raymond.

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Philo au bac à laver

 brainlessBon, comme d’habitude, l’épreuve de philo est un terrible galimatias de confusions de rationalités. Essayons d’y mettre un ordre que les barbiquets de l’ÉduNat seraient bien incapables d’y mettre.

Série L – coefficient 7

Deux sujets de dissertation ont été proposés aux élèves de la série L : « Le langage n’est-il qu’un outil ? » et « La science se limite-t-elle à constater les faits ? »

Sur le langage, d’abord. Le sujet tel qu’il est formulé témoigne d’une confusion malheureusement trop répandue entre le Signe et l’Outil. La faute en incombe à tous ceux : philosophes, linguistes, communicologues, qui croient que le langage est un « outil » de communication.

Examinons d’abord cette confusion. « Communication » n’est pas « transmission ». Étymologiquement, dans « communication » il y a « munus », c’est-à-dire : service et, en prenant le second sens attesté dans le dictionnaire de Gaffiot, mise en commun d’intérêts ou plus exactement  réalisation commune d’un service. Ce qui signifie que la communication n’est pas de l’ordre du langage, mais une convergence sociologique négociée qui permet les échanges dans un cadre implicitement -et souvent explicitement- contractuel (voir un ouvrage intitulé « L’Usage, le Contrat et le Service », ISBN 978-2-8106218-2-8, disponible chez Amazon) permettant les échanges. La communication est donc un rapport social et n’a rien à voir avec le langage : l’aphasique a perdu le langage et communique toujours dans le soin avec son thérapeute, alors que le paranoïaque peut être un maître ès langage mais n’entre jamais dans une relation thérapeutique. Les échanges sont de trois ordres : des valeurs (l’économique), du travail (la sympractique) et des mots (l’interlocution), mais ce sont là des contenus et non des processus.

On voit où se situe l’illusion : on a privilégié l’interlocution, en oubliant qu’elle n’est qu’une conséquence de la communication. C’est une mise en partage négociée des mots, mais encore faut-il être pour cela capable de négocier… et de se traduire. Je ne développerai pas plus, car la démonstration serait trop longue. Bornons-nous à noter que le langage ne nous apparaît jamais en tant que tel, mais toujours sous les espèces des langues, c’est-à-dire des mots et syntaxes négociés, acceptés par des groupes. Et, dès lors, apparaît la barrière linguistique ! Curieux « outil » de « communication » que le langage qui fait qu’en deçà et au-delà d’une frontière linguistique on ne se comprend plus ! L’Humain ne parle jamais « homme » mais Français, Anglais, Allemand etc…

On doit donc séparer complètement le langage de la communication et la communication de la transmission. Le pire, dans la poursuite de l’illusion, est de considérer le langage comme un « outil ». L’outil relève d’une rationalité spécifique qui nous fait homo faber quand le langage nous fait homo sapiens. L’analyse technique n’est pas l’analyse logique et n’a rien cependant à lui envier. L’outil nous vêt, nous fait faire de l’habitat, nous permet d’outrepasser les limites physiques de nos sens (industries déictiques, comme la radio, la RMN etc…) et de notre force (industries dynamiques, dont un bel exemple est le moteur, ou le vérin etc…). Il est normal, alors, qu’il permette d’outrepasser la « proxémique » et d’envoyer à distance des vecteurs écrits ou sonores qui ne sont pas pour autant des « messages », tant il est vrai que le message ne se confond pas avec son vecteur et demeure toujours le produit d’une analyse proprement humaine, qu’aucune machine n’est en mesure d’opérer. Même s’il existe industriellement une différence perceptible entre le casse-noix et l’ordinateur, ils relèvent tous deux d’une même analyse en Outil. L’atechnique ne peut analyser ni l’un ni l’autre.

Si l’on peut à la rigueur dire que la « tâche » est le quoi faire, et que la « machine » est vaguement le « que faire », il n’en reste pas moins vrai que le « matériau » n’est pas la matière brute, mais la matière correspondant à des tâches (le cuivre à la conduction ou à la production de bruit), et que « l’engin » constitue du dispositif asservi à une « machine », par exemple le lieur de la botteleuse, il n’en demeure pas moins que toutes ces distinctions relèvent d’une analyse culturelle spécifique de ce qui matériellement s’offre à nous dans la nature, fût-ce cela révélé par la science. Bref : nous avons l’Outil, là où l’animal n’a que l’instrument, c’est-à-dire une relation immédiate de la fin et du moyen. Chez nous, c’est l’Outil, c’est-à-dire une analyse technique de la fin et du moyen.

Alors le langage, là dedans ? Eh bien ce n’est pas le produit d’une analyse technique, mais très exactement une rationalité fondamentale de l’humain, comme l’outil. On ne « fabrique » pas le langage, pas plus qu’on ne « fabrique » du message. Le langage n’est PAS un outil, et il faut être idiot pour imaginer le contraire. Mais qu’est-ce que c’est ?

Il faut partir du rapport du vivant au monde. Une première analyse s’opère, comme une mise en ordre du chaos des sensations (esthésie) par la gnosie ; cela donne des figures naturelles de représentation, Gestalten pour ne pas employer la traduction aberrante de « formes », dans la mesure où à la fois ça se met en forme et où l’animal sait plus ou moins ce que c’est (notion). Nous obéissons, selon notre nature, à la Gestaltung. Mais notre rapport au monde n’est pas celui du ragondin ou du coyote : la Gestalt est niée, à la représentation naturelle immédiate se substitue une représentation culturelle, médiatisée par l’analyse en Signe. Les fondements de cette analyse ont été exposés depuis Saussure, Cours de Linguistique Générale, II, chapitre IV, théorie de la valeur. Il est étrange qu’on l’ait oublié, à moins que les successeurs de Saussure aient été des imbéciles, hypothèse somme toute fort vraisemblable. Cette représentation culturelle, c’est le Signe, qui nie à la fois le bruit et la notion, et y substitue le Signifiant et le Signifié, et qui substitue à la Gestalt le CONCEPT.

C’est cela, le langage, non point un « outil » inventé pour vivre en société, comme le croyaient naïvement Bühler et les pré-saussuriens (et même, hélas, dans certains passages contraires à sa propre découverte, Saussure lui-même) mais simplement une des formes de notre rapport au monde, rapport conceptuel. Par le langage, le monde nous est « re-présenté ». Le rapport des mots se substitue au rapport immédiat des choses. Mais c’est fondamental !

Ce qui fait en fin de compte, que le langage n’est en aucun cas un « outil », et qu’il n’a pas en fait de « fonction » : il est simplement l’un des quatre modes d’être au monde, celui qui permet de faire du concept, de « dire » le monde, c’est-à-dire de mettre l’ordre de la logique dans le chaos.

Enfin… Quand je dis « chaos », c’est peut-être exagéré, mais l’ordre que nous mettons dans le monde n’est certes jamais celui du « réel ». Car celui-ci est inconnaissable si justement nous ne parvenons pas à mettre des mots dessus. Lacan, à la suite de beaucoup d’autres, l’a dit. Et cela nous conduit au second sujet, tout aussi idiot que le premier : « La science se limite-t-elle à constater les faits ? »

Là, on retrouve l’empirisme face à la science. Bon Dieu ! Mais qu’est-ce qu’un « fait » ? Qu’est-ce qu’une « donnée » ? Que l’on s’y prenne comme on voudra, il n’y a ni « faits » ni « données ». Saussure (toujours lui) avait remarqué ceci : que loin de s’imposer, l’objet dépendait de la manière dont on l’abordait, c’est-à-dire du point de vue de l’observateur. Ce qui veut dire : il y a toujours une logique sous-jacente à l’œuvre, et ce qui est observé est nécessairement CONSTRUIT.

Mais l’empirisme est naïf : il voit le phénomène global. Or le phénomène échappe à ce que Bachelard appelait « l’expérience primitive » qui le voit dans sa globalité, sans le rattacher à aucune causation – ou en le rattachant à des causations fausses. Pour reprendre un exemple de Saussure : « NU », qu’est-ce que c’est ? L’idiot dira « à poil ». Si on l’examine du point de vue du glossologue, ce sont deux phonèmes [n] et [y] qui n’existent que par leur opposition à d’autres phonèmes comme [a], [f] etc… et en même temps un signifiant parce qu’il est déterminé par un signifié précis. Pour l’ergologue, c’est de l’écriture, en majucules, qui s’oppose à « nu », par exemple. Pour le sociologue, « nu » s’oppose à « naked » ou à « nudus » ou « nackt » : cela en fait un mot français. Pour l’axiologue, cela peut marquer une licence dans l’habillement etc… Il en irait de même de n’importe quoi : l’eau n’est jamais pour le scientifique ce qu’elle est pour nous. H2O n’existe que dans le domaine du chimiste, nous buvons de l’eau et lavons avec celle-ci, et non pas avec la représentation H2O, comme molécule parmi les molécules, mais pour le physicien c’est un fluide avec une certaine viscosité, une certaine fluidité, répondant au principe d’Archimède etc…

Ce qui veut dire : Il n’y a ni fait ni donné, mais très exactement du construit. Donc l’intitulé du sujet est idiot. L’empirisme, attaché au phénomène dans sa globalité, ne parvient pas à saisir ce qui, dans une interaction de causalités multiples, relève d’une loi de causalité rationnelle. Donc la science ne constate JAMAIS des faits, mais toujours quelque que chose de construit. Le lapin de Claude Bernard ne produit de l’urine acide que parce qu’il a eu un régime carnivore et non pas herbivore : on en déduit le rôle des graisses stockées dans l’organisme quand on crève de faim. C’est donc en NIANT le fait, en allant au-delà de celui-ci, que l’on peut faire de la science.

Que « constate » donc la science ? Rien d’autre que ce qu’une théorisation préalable (pour certains, une « grille de lecture ») a prévu, et qui guide l’observation. Cette théorisation peut être très explicite voire implicite, mais elle est là, qui fait rechercher dans la diffraction du phénomène ce qui relève des causations que l’on recherche, et fait négliger les autres causations ne relevant pas de ce qui est recherché. On aura beau évoquer la « sérendipité », rien ne se découvre par hasard, et François Jacob, dans on ouvrage « La Logique du Vivant » montrait qu’une observations ne prenait sens que dans le cadre d’une théorie prête à l’intégrer. Témoin, par exemple, la cellule, observée depuis le XVIIe siècle, mais qui n’a pris sens qu’au XIXe siècle dans le cadre d’une théorie du vivant. Idem les lois de Mendel qui n’ont pris sens que dans le cadre d’une théorie de la reproduction des caractères : la génétique.

Bref : l’énoncé du sujet met les candidats sur de fausses pistes, et je doute que les profs de philo en aient conscience.

 Série ES – coefficient 4

 Les élèves de la série ES ont eu à choisir entre les dissertations : « Que devons-nous à l’Etat ? » et « Interprète-t-on à défaut de connaître ? »

Le premier sujet est en or ! Redde Caesari quae sunt caesaris !  Je ne doute aucunement que les profs attendaient des louages à l’État, c’est-à-dire à ce qu’il est actuellement. Mais il faut préciser anthropologiquement la notion d’état. D’abord, l’état, privé de sa majuscule : c’est le jugement que l’on porte sur la configuration historique d’une société, obtenue par le jeu des contrats sociaux, incluant la délégation du pouvoir d’œuvrer pour autrui intrinsèque à toute personne, ou plus exactement à tout citoyen (= celui qui est considéré comme membre de la Cité et qui, à ce titre, à voix au chapitre). Cela fait un état, et le jugement de valeur que l’on porte dessus est l’équité : cela nous satisfait ou ne nous satisfait pas. Telle est la base de l’état.

Rendons-lui maintenant la majuscule (qu’il la mérite ou non). Il s’agit cette fois d’une superstructure, c’est-à-dire d’une organisation de la délégation du pouvoir civique, dont le rôle, ainsi que le soulignaient Bastiat et Tocqueville (mais quels bacheliers les ont lus ???) est d’assurer collectivement la défense des citoyens contre les agressions extérieures (guerre) et intérieures (crimes et délits) mettant en danger le groupe dans son ensemble et les particuliers. L’État est donc, basiquement,  un pouvoir collectif consenti par contrat. Il devient alors évident qu’il doit aussi négocier avec d’autres groupes (diplomatie) et se donner les moyens financiers d’exercer son rôle (fiscalité). Et qu’il doit être contrôlé de manière à ne pas outrapasser sa mission.Tant que cet aspect contractuel est respecté par ceux qui ont reçu délégation, il n’y a pas de raison de ne pas rendre à César ce qui appartient à César : dans le contrat, si l’État a fait quelque chose pour nous, il est normal que d’une manière ou d’une autre nous le lui rendions, par la corvée ou par la fiscalité. Car c’est toujours NOTRE contribution au social qui est en jeu. On demeure là dans un système équitable.

Maintenant, et c’est ce qui fait le corps de l’argumentation de La Loi selon Bastiat, l’État peut malheureusement, dans le cadre d’une idéologie de l’égalité mal comprise et donc de la redistribution, devenir un moyen de spoliation. L’État devient alors la superstructure organisatrice de l’économie prise dans son pire sens, celui de la redistribution de la propriété. Laquelle propriété est composante intégrale de la Personne. Cette redistribution profite tantôt aux uns, tantôt aux autres. Par exemple, on peut  subventionner tel ou tel secteur de l’activité industrielle, instaurer des mesures protectionnistes, financées, en dernières analyse, par ceux qui en pâtissent, ne serait-ce que par l’augmentation indue des coûts de production et de vente lorsque la même denrée serait moins dispendieuse venue de l’extérieur. Ou l’on peut choisir de subventionner, sous couvert d’égalité, des personnes sans emploi et peu désireuses d’en trouver un quelconque, des personnes sans qualification leur permettant d’exercer une industrie utile, etc… L’État, même si nous n’avons pas d’enfants solarisés, par exemple, nous contraint à payer pour scolariser les enfants des autres. A payer pour la santé des autres si nous ne sommes pas malades nous-mêmes. Bref : l’État oblige les citoyens à une solidarité excessive, obligatoire, qui n’est en fait rien d’autre qu’une spoliation. L’autre conséquence est de mettre l’assisté en position de non-personne, puisqu’il ne contribue pas à la Cité. L’État fabrique des sous-citoyens.

Il suffit de constater que 52% du PIB est confisqué par l’État pour opérer cette redistribution : le citoyen est spolié d’une grande partie des résultats de son activité, et une minorité d’actifs fait vivre une majorité lourde d’inactifs ou de peu actifs. Dans le même temps, l’État -c’est constatable- n’assure plus la sécurité intérieure, et la part ridicule du budget alloué à la Défense ne lui permet plus d’opérer dans l’un de ses trois rôles régaliens. Nous ne rendons pas à César le service qu’il nous rend, César nous spolie.

Dans cette configuration, qui est celle de maintenant : favoritisme monopolistique et redistribution, le tout par moyens de spoliation, non seulement nous ne devons que très peu à l’État, mais encore devrions-nous nous en débarrasser. C’est à César de nous rendre ce qu’il nous a pris.

Voilà qui est vrai, mais qui me vaudrait une très mauvaise note de la part des barbiquets de l’ÉduNat. J’aimerais pourtant que bon nombre de candidats le disent !

Interpréter à défaut de connaître ! Voilà bien encore un sacré embrouillamini ! D’abord qu’est-ce que connaître ? C’est se représenter logiquement par le biais du langage. Mais cette connaissance, si elle n’est pas étayée par l’expérimentation (et non par l’expérience) demeure formelle. Elle est à cette aune formelle purement mythique, car le mythe n’est jamais dépourvu de logique, puisque ce n’est rien d’autre qu’une visée du langage, à côté de la science et de la poétique. Au lieu de se substituer à l’ordre des choses, l’ordre des mots le fait exister indépendamment de l’ordre propre des choses.

Mais pourquoi opposer interpréter et connaître ? Admettons qu’en matière politique, et en regard des excès médiatiques, l’interprétation idéologique tienne lieu de connaissance, et se donne pour telle. Inutile de souligner les excès de cette posture, ils sont connus de tous ceux qui ne s’en laissent pas conter. En dehors de ce cas extrême, interpréter et connaître ne s’opposent pas nécessairement. Scientifiquement, la connaissance, si c’est la substitution conceptuelle de l’ordre des mots à l’ordre des choses, n’est qu’une interprétation logique de l’ordre du monde, mais, encore une fois, soumise à validation expérimentale. Les phénomènes de gravitation sont diversement interprétés par la physique newtonienne et par la Relativité. Deux modèles interprètent logiquement le cosmos, et chacun d’eux est connaissance, dans son champ propre.

Autrement dit, il existe plusieurs interprétations : idéologique (sociologique aussi), logique, mais aussi, il ne faudrait pas l’oublier, axiologique. « Ne trouvez-vous pas qu’il fait un peu chaud ici ? » ne dit rien de plus que ce qui est prédiqué et énoncé. Mais on peut l’interpréter comme un ordre ou une invite à ouvrir la fenêtre ! Et là nous sommes encore dans une autre acception de l’interprétation : on décode le « non-dit » sous le « dit ». C’est peut-être (là, je serai plus réservé que précédemment) une « connaissance » logique d’un vouloir-dire qui se reformule en « Ouvrez la fenêtre ! ». L’interprétation est alors guidée par des considérations axiologiques (retenue, restriction du dire, euphémie…) et des considérations sociologiques. On voit que ce n’est pas le même statut que la connaissance précédente.

Série S – coefficient 3

Les deux dissertations proposées sont : « Peut-on agir moralement sans s’intéresser à la politique ? » et « Le travail permet-il de prendre conscience de soi ? »

Bah ! LE politique (et non la politique) et la morale n’ont pas la même origine rationnelle. Le premier est d’ordre sociologique, le second d’ordre axiologique. En somme, le Droit est hors la Loi. Ce qui veut dire : ce qui nous fait homo politicus n’est pas ce qui nous fait homo ethicus.

Mais une rationalité peut être reprise par une autre : le contrat social peut faire l’objet de deux « jugements », l’un de simple valeur, c’est l’équité, l’autre réellement médiatisé, c’est la légitimité. De même l’éthique peut être conventionnellement convertie en code, c’est la morale sociale – qui se différencie toutefois de l’éthique.

On peut toujours agir moralement sans souci du politique. Car l’éthique n’est rien d’autre que cet exercice de la liberté qui nous fait rationner notre désir, choisir non entre le « bien » et le « mal » mais très exactement entre un bien jugé moindre et un bien jugé meilleur. Et cela dépend d’une rationalité interne, laquelle n’a rien à voir avec le faux concept du « surmoi » imposé de l’extérieur par la famille, la société etc… Si jamais le politique introjecte les interdits, un surmoi, on se trouve dans un cas pathologique (névrose, par exemple). Cette rationalité se bloque chez le névrotique qui ne s’autorise rien, et n’a plus de frein chez le psychopathe condamné à rechercher une jouissance sans frein.

Mais on voit venir les barbiquets : « l’égoïsme », le manque de solidarité… bref, ils voudraient que la morale soit soumise à l’idéologie politique. Eh bien, si l’on a compris ce que je viens de dire, l’anachorète peut parfaitement se ficher du politique comme de sa première chaussette et être malgré tout très moral.

Maintenant, on peut aussi être « moral » en soumettant le ou la politique à un jugement de valeur : est-ce équitable ? Ou a un jugement éthique : est-ce légitime ? C’est ce qui se passe en ce moment, où la « légalité » socialiste est soumise au jugement de légitimité. Lorsque l’état politique ne nous satisfait pas, il est de valeur inéquitable et éthiquement illégitime. On peut tout aussi bien ne pas le juger et le subir. Bref : on peut être moral sans s’intéresser à la politique et faire de la politique tout en étant parfaitement immoral. Les exemples contemporains ne manquent pas !

Maintenant, « le travail permet-il de prendre conscience de soi » est un pont-aux-ânes. D’abord qu’est-ce-que la « conscience de soi ? Qui dit « conscience » dit « représentation ». Mais de quoi ? Et quel type de représentation ? Nous avons « gestaltiquement » représentation de notre corps (voir par exemple la proprio perception), de son environnement, bref, de notre soma. Et puis il y a le fameux « moi », dont nous savons depuis Freud et surtout Lacan qu’il n’est qu’une chimère. Je suis « moi », c’est-à-dire quoi ? Rien d’autre qu’un ensemble de représentations mythiques, le double-fond de l’être nous étant caché. Le cogito du père Descartes ne règle en rien la question, comme l’ont bien montré Berkeley et (à l’inverse du but recherché) la Phénoménologie d’Husserl.

Maintenant, le travail, c’est-à-dire cette analyse technique de production de l’outil. Admettons que l’on puisse alors se sentir homo faber, ça ne va pas très loin. Où l’on pourrait, à la rigueur, prendre « conscience » de devenir ce que l’on est (pas de coquille ici), c’est non pas en se disant adroit ou maladroit, sachant faire ou non-sachant faire, mais en remarquant que l’on met sa « griffe » sur ce que l’on produit : c’est très exactement ce qu’il convient d’appeler le style, qui est la marque propre de la Personne. On constate alors que l’on n’est pas « l’autre », c’est une épreuve négative de frontières, mais il ne s’ensuit rien de positif quant à un impossible « connais-toi toi-même ».

L’activité technique de production en soi n’est pas le métier, c’est-à-dire cette capacité sociologique d’œuvrer pour autrui. Ce n’est qu’en rapportant notre activité à ce que l’autre peut faire de ce que nous produisons que nous entrons dans une autre rationalité, non plus celle de la représentation, mais bien celle du social et de la communication… Par laquelle j’ai commencé l’épreuve !

 Sacha

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Shinto le matin

RVB de base« Izanagi, Izanami,… heu… Amaterrassier, et Toi Touskiékon, dieu de la Lune, éloignez de moi Cinzano, dieu de la tempêêêête ! ». Ainsi psalmodiait Soliveau le Second devant un petit autel shintoïste ramené en catimini de son périple au Japon. On lisait à la base de l’autel en polystyrène doré : 神道 et, en dessous, « Made in Japan ». Nous observions ces manigances à l’aide des caméras camouflées dans le royal bureau. Alonzo Tromondada m’interrogea du regard. « Oui, commentai-je, c’est sa nouvelle lubie ! Il est persuadé que les ‘kami’ l’ont casé à l’Élysée et qu’ils veillent sur lui. » « C’est bien connu, ricana La Conscience, les kami casent ! ». « Oui, mais lui a plus d’une case de vide ! » renchérit Tromondada.

Le roi continuait à ânonner ses prières : « Le Vent Divin a remonté l’Empire du Soleil Levant. Montambour l’a dit : les dogmes libéraux ont été abandonnés par le gouvernement de centre-droit de l’Abbé Shinzo. » Il marqua une pause, puis claqua trois fois des mains et reprit : « La crise de l’euro est terminée ! Amen ! ». Il fit alors cinq prosternations en éructant « Allahu snack-bar ! ». Nous nous regardâmes, consternés. « Ça ne s’arrange pas ! », dis-je. « Je dirais que nous entrons dans une nouvelle phase du délire », nota Alonzo d’un air intéressé. Alors, d’une même voix, La Conscience et moi : « Vraiment ??? »

« Vraiment ! », trancha péremptoirement le psy, « Voyez et entendez ! » ajouta-t-il en allumant la vidéo. Nous vîmes le monarque allongé sur le divan dans le cabinet d’Alonzo Tromondada. Il semblait en proie à une vive agitation. Nous comprîmes qu’il relatait un de ses rêves récurrents : « Sire ! Vous ne comptez pas traverser ce cañon ! C’est l’endroit rêvé pour un guet-apens ! Pourquoi ne pas contourner ce rocher ? » « Mmmm, mumma Tromondada, parlez-moi de ce rocher… » « Ben il s’élève sur une plaine de sable, comme une butte Chaumont…non, on dit pas comme ça, une taupinière, quoi… » « Une butte-témoin ? » proposa Alonzo. « Voilà ! Alors le rocher est fendu en deux, et la piste passe juste dans le cañon que ça fait. » « Bon, dit le psy, vous devez passer par là… Mais pourquoi ne pas le contourner ? » « Ch’peux pas ! La route directe passe par ce défilé, même le quatorze juillet. »

« Mais qui vous tend un guet-apens ? » questionna Tromondada. « EUX ! » « Qui, eux ? » « Ben les Apaches ! » « Les Apaches ? » « Voui ! La droite, Merkel, et même le peuple ! Tous des apaches ! Dès qu’on est prêt à sortir du cañon, ils nous balancent des rochers, on ne peut plus avancer ni reculer ! Alors je crie à mes ministres : ‘Hommes et bêtes à l’abri du surplomb ! Dételez les mules !’ » « Drôle de stratégie ! commenta le psy, vous pourriez vous défiler en évitant de passer dans ce défilé ! » « Bah ! fit le roi avec résignation, le règlement c’est le règlement, on ne peut que suivre la voie socialiste ! » « Ce qui nous console, reprit-il, c’est de penser que les Apaches devront remonter tous ces cailloux au sommet pour notre prochain passage ! »

Tromondada mit la vidéo en pause. « Comportement buté, syndrome du colonel O’Nollan, commenta-t-il, vous avez reconnu un épisode des aventures de Lucky Luke… » « Je vois, dis-je, cela révèle un esprit psycho-rigide et une obstination pathologique ? » « Exactement ! Voyez la suite… » Il réenclencha la lecture. Soliveau poursuivait sa narration : « …Alors, je fais une expédition punitive, je brûle le camp des Apaches…Mais pendant ce temps-là, les Apaches ont fait une expédition punitive de notre expédition punitive… brûlent mon fortin et restent  planqués sur Internet ! » « Qui dirige l’expédition punitive ? » « Le commandant Valls, chef des CRS. » « Et les représailles des représailles, qui les fait ? » questionna le psy. « C’est diabolique ! gémit le roi, Yzy sont tous ! La Manif’, les skinèdes, la droite, les Allemands, les syndicalistes, les retraités, les Anglais, les chômeurs… Je crois même que quelques uns de mes éclaireurs sont des renégats… » « Ah ? Lesquels ? » « Presque tous ! On cloue mon Sapin ! Montambour me mène en Batho et Pinel relance les guerres indiennes ! Sans parler du Méchant Con qui me traite de bourgeois ! »

Alonzo Tromondada, en faisant défiler la séquence en accéléré, expliqua : « Son inconscient lui montre la stupidité de sa stratégie politique : ce passage obligé, c’est son surmoi qui l’impose, un produit de son éducation gauchiste. Il sait confusément que le ciel va lui tomber sur la tête, mais il ne peut pas faire autrement. Contourner le rocher, éviter le funeste cañon, ce serait du libéralisme : voilà qui lui éviterait l’écrasement, mais est bloqué. » « Ouais, gouailla La Conscience, alors il fait hurler ses coyotes au fascisme ! » « Mais quel fil nous conduit du cañon Apache au Shinto ? » demandai-je. « Nous verrons… Ah ! Voilà l’autre passage intéressant… » répondit le psy.

« Alors des fois j’arrive en haut de la butte… Et je fonce sur les Apaches. Mais ils esquivent, et puis y en a un de plus vicieux que les autres. Il… Il…. » « Oui, que fait-il ? » l’encourage Alonzo. « Il me glisse subrepticement un skate-board sous les pieds ! Alors je file comme le vent, et puis… ça s’arrête. Alors… » « Alors ? » s’enquit Tromondada. «  Alors je me rends compte que je suis pile au dessus du ravin ! Je regarde en bas… et plaf ! Je me décalque au fond ! » « Avec-vous une idée du nom de l’Apache facétieux ? » « Non ! » « Et… Connaissez-vous la marque du skate-board ? » « ACMÉ ! ». Le psy arrêta la vidéo.

« Vous voyez ! Là, c’est le complexe de Vil-Coyote ! Il finit toujours par une chute vertigineuse. » « Oui, fis-je, il y a une récurrence des faits, un comique de répétition. Qu’il soit O’Nollan ou le Coyote, il s’obstine et ça se termine toujours pareil ! » « Hihi ! Obstination dans la bêtise et la malfaisance ! » compléta La Conscience. « Mais le Shinto ? » insistai-je ? « C’est un peu compliqué, dit Tromondada. Comme vous l’avez constaté, il n’a strictement rien compris de ce qui se passe au Japon. Le programme de Shinzo Abe  prône une plus grande dérégulation, une réduction du rôle de l’état pour faciliter la tâche du secteur privé. Et personne n’est sûr qu’il réussira, on dit même.. Enfin, bref… le marché financier ne fait pas la croissance. Bon… Mais tout s’articule sur un jeu de mots. On lui a parlé du Shinto et des kami… Alors sa mécanique cérébrale a fonctionné : kami… kamikaze… kamitterrand…Ça allait de soi : son « père » mythique était kami. Comme les anciens empereurs du Japon. Il se sent donc kami : c’est un aspect de sa paraphrénie. »

« Il devrait pourtant en convenir, il n’a pas que des kami, loin de là ! » conclut rigolard La Conscience. Là-dessus, ayant à rejoindre le roi pour sa séance quotidienne de maintien, je laissai deviser mes complices.

Alfred.

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La grande Manip’ du Propaganda Staffel

provocateur-victime-smallLa répression qui s’abat sur les opposants au mariage pervers et sur les patriotes est à la mesure de la peur éprouvée par ce gouvernement de rencontre. Ils savent qu’ils ont commis une forfaiture, et ils commencent à se douter que les citoyens, constatant la déconfiture de la politique du parti spoliateur en matière d’économie, d’emploi, de relations avec l’Europe, ne manqueront pas de leur demander des comptes. A l’Élysée, à Matignon, au Palais-Bourbon, au Luxembourg, le sol commence à vaciller. Oh ! Ce ne sont encore que de timides secousses, des précurseurs de ce qui pourrait bien devenir un gigantesque séisme, pour peu que le Peuple s’éveille un beau matin. Et, malgré mon pessimisme, je me mets tout doucement à y croire, à cet éveil du peuple.

Mieux encore : le site Atlantico fait état d’un sondage BVA pour le Forum « Changer d’ère ». Ce n’est qu’un sondage, et il faut prendre ce qui suit avec une extrême prudence, mais « pour sortir de la crise, (les Français) appellent de leurs vœux en priorité une grande réforme de l’État, avec une réduction drastique de la dépense publique (59 %), et une valorisation de l’innovation et de l’esprit d’entreprise (46 %). » Voilà qui ne peut que mettre mal à l’aise les spoliateurs. Je ne crois pas que les Français soient convertis au libéralisme – même pas libertarien – mais ils commencent peut-être à comprendre que le temps de Papa-État est terminé, et peut-être aussi sentent-ils confusément qu’ils vont devoir se prendre eux-mêmes en charge, en toute responsabilité. Comme il convient à un peuple de citoyens. Il y a encore pas mal de chemin à parcourir avant d’y arriver.

Mais le pouvoir du parti spoliateur est sensible à la moindre brise, que dans sa peur il prend comme annonciatrice de la tempête. Il sait qu’il risque de perdre les élections municipales de 2014, et qu’à leur suite les grand électeurs risquent de ne plus être à sa botte, et la majorité du Sénat leur filer entre les griffes. Aussi cherche-t-il à instaurer la terreur. Mais ce n’est décidément pas facile : il n’a à sa disposition que ce vieil épouvantail déplumé de l’extrême-droite, et, mon Dieu ! Il ne fait plus guère peur. Alors on en rajoute, et tirant sur une vieille corde qui n’a plus guère de torons, ils agitent le spectre du « fascisme ». Chose curieuse, de la part d’un parti totalitaire dont la démocratie est le cadet des soucis, comme il vient de le démontrer. Mais le mot d’ordre chez les spoliateurs est « antifascisme », c’est pourquoi nous rappelons cette prophétie de Sir Winston Churchill : « les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes .»

Pour ma part, je me demande où sont les Chemises Noires, les SA, les SS… Je ne vois que quelques groupuscules d’agités, des « skinheads », mais pas de fasci di combattimento ni de NSDAP. En revanche, je vois nettement des groupuscules d’agités « redskins », pro-hamas, extrémistes facho-staliniens, devant les exactions desquels la police politique est priée de fermer les yeux, et, quand les faits sont trop gros pour être cachés, la justice de Taubira est pleine de mansuétude. Il n’y a plus de doute : les vrais fascistes sont là, et le pouvoir spoliateur est leur prophète.

La douteuse affaire Méric est arrivée tellement à point nommé pour abonder dans le sens d’un chimérique « fascisme » que j’en viens à me demander si, à l’instar de la mort d’Oussekine, lors de la contestation gauchiste du projet Devaquet en 1986, une gauche manipulatrice n’aurait pas délibérément ourdi une provocation en sacrifiant éventuellement un militant de son bord. Pour ce fascisme-là, comme pour l’autre, la fin justifie les moyens : un crétin estourbi fait un excellent martyr, et les martyrs suscitent des adhésions. Ce n’est pas sans rappeler également l’ignoble exploitation de la profanation de Carpentras, sous Mitterrand : la réalité de l’enquête a démenti la fiction des politicards, Mitterrand et Joxe en tête. Je fais donc l’hypothèse qu’une officine fasciste « de gauche » pourrait tirer les ficelles en coulisse. Car il existe des tas d’autres agressions, commises par les fascistes « antifas », qui demeurent dans l’ombre, regardez par exemple ici. La gauche fasciste est experte en manipulations odieuses.

Pour ce qui est de Méric, élève de Sciences-Pot, on n’a pas affaire à un gentil bizounours. Peut-être, à l’instar des trotskystes repentis, serait-il devenu un gavé d’argent public, peut-être sénateur ou ministre socialiste ; le sort en a décidé autrement. Mais des images montrent à l’évidence que c’était un de ces petits fascistes hurlant au fascisme, un provocateur violent – à la solde de qui ??? La réponse est dans la question – qui cherchait à faire passer la Manif’ pour un mouvement d’extrême-droite. Il y a des preuves en vidéo. La séquence a été disséquée ici : ce n’est pas Bambi qui se cache derrière un foulard et manipule une chevalière bien entendu purement décoratrice. Quant à la rixe elle-même, il est plus que vraisemblable qu’elle est le fait des fascistes de gauche : une provocation de plus. Mais, je le répète, que l’on est fondé à croire ourdie par des gens de l’ombre. Il est dommage qu’un fasciste, de droite ou de gauche, étant un fasciste, c’est-à-dire un cerveau de pois-chiche, ces imbéciles de skinheads soient tombés dans le panneau.

Belle aubaine pour le parti spoliateur et toute la gauche, pervers, pères verts, mussolanchoniens et consorts. Le Propaganda Staffel s’est empressé de monter en épingle ce qui, dans un pays démocratique, n’aurait été qu’un regrettable fait divers. Belle occasion pour la meute journalistique – 95% à gauche !- Les médias se couvrent de la boue des égouts. Heureusement, l’Internet permet de trouver des renseignements alternatifs, soigneusement occultés par la presse subventionnée par l’extorsion publique. Ainsi BFM TV a-t-elle été prise en flagrant délit de manipulation de documents, comme le signale Dreuz.info. On présente comme une photo anonymisée d’un group de vilains fascistes skinheads ce qui, dans la photo d’origine, est celle d’un ramassis de fascistes de gauche, « une armée dans la rue » (un ejercito callejero).

 Skin-red-skin

© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

Manipulation ordinaire, tout comme les déformations des propos du procureur etc… dont est coutumier le Propaganda Staffel. On veut effrayer le peuple. Chiche que ça va foirer ?

En tous cas, les scrupules n’étouffent pas le Populaire du Centre, ancien organe de la SFIO devenu propriété d’un groupe Centre-France. Porte-parole en Limousin du Parti Spoliateur, cette feuille ose encore se réclamer de la devise de Jaurès : « Aller à l’idéal et comprendre le réel.» Déjà, aller à l’idéal c’est courtiser des chimères, fût-ce au prix d’un holocauste. Quand à comprendre le réel, c’est sensiblement différent de le déformer. Quoi qu’il en soit, le Popu affiche : « Pour Clément contre le fascisme ». Ce titre, à la une de la livraison de ce 9 juin, est clairement un parti-pris, une adhésion au mensonge et au complot. Sous l’image d’une bande de crétins bêlant « Ni oubli ni pardon », on lit : « Rassemblement, hier, place de la Motte, pour dénoncer la montée du fascisme et en mémoire de Clément Méric, militant antifasciste, frappé mortellement. »

Pour les plumitifs du Popu, telle est la vérité que l’on veut faire gober à ces ploucs du peuple Limousin : d’affreux fascistes ont frappé mortellement un inoffensif bizounours. Achtung fascisten ! Il faudrait être vraiment demeuré pour accorder à ce « réel » socialiste ne serait-ce que l’ombre d’une velléité de confiance.

Et, franchement, que les fascistes spoliateurs gravent ça dans le caillou qui gît entre leurs deux oreilles : pour nous aussi, il n’y aura « ni oubli ni pardon » lorsque sonnera l’heure des règlements de comptes.

Sacha.

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Antifaschistischen Sturm Abteilung

Puisque ces pourritures merdiatiques et politicardes hurlent à la mort, il est bon de montrer au peuple ce que sont les « antifas » : un ramassis de crevures facho-staliniennes complètement fanatiques. Les voici, ou du moins un de ces Antifascistischen Sturm Abteilungen dont parle Raymond. Des merdeux très modérés, on le voit, tout comme leurs adversaires aux crânes de cuir !

antifa-copie-1Remarquez, ça ne ressemble en rien à une force disciplinée, c’est au mieux une bande de malotrus armés, prêts à se débander à la première rafale, et tant mieux ! À moi, ils rappellent par leur aspect bravache et par leur idiotie les fanatiques du Hamas, pas une assemblée de démocrates bisounours. Alors, les merdiats, fermez vos gueules, ça pue !

Raoul

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ASSEZ ! Qu’on les pende !

MG42bisGrâce à Vautrin, notre Camorra a décidé de traduire le sigle PS par « Parti de la Spoliation ». Nul besoin de faire un dessin : chaque jour qui passe révèle les méfaits et les projets malfaisants de ces terroristes totalitaires. Une danse échevelée de spoliations, tout le monde y passe, les auto-entrepreneurs comme les grands capitalistes, les ouvriers et prolétaires, comme vous et moi. Tout cela en vertu d’un plan concocté dans les officines fascistes du type Terra Nova visant à la destruction de la société dans toutes ses composantes : mœurs, institutions, économie, race et ainsi de suite.

Car c’est ainsi, j’en suis bien d’accord avec Vautrin, le législateur socialiste fait des lois socialistes, c’est-à-dire des lois de spoliation. Que l’on n’essaie même pas de nous faire croire que le sieur Soliveau est déchiré entre la tentation « sociale-démocrate » et la tentation « socialiste » : il EST socialiste, donc enrôlé dans la cohorte des spoliateurs qui, de l’extrême-gauche de Méchant Con à l’extrême-droite de Murène Lapine en passant par ses complices du Parti Spoliateur et par les magouilleurs de l’UMPS. Quiconque professe ou pratique une politique caporaliste, centraliste, étatique, ruine systématiquement toutes les classes, confisque le pouvoir populaire, est fasciste.

Justement, en allant chercher mes cigarettes ce matin, je tombai sur la « une » d’une feuille socialiste, le Crapulaire du Ventre – pardon : le Populaire du Centre – qui pleurnichait qu’un « antifasciste » avait trouvé la mort dans une rixe contre des skinnèdes. En fait, il s’agit d’un guzman appartenant aux crétins d’extrême-gauche appelés « antifas ». Comprenez : des tenants du fascisme stalinien. Il semble qu’en fait le rombier faisait partie d’une escouade de fascistes de gauche – Antifascistischen Sturm Abteilungen- qui s’en était prise à des fascistes de droite : règlement de comptes entre rufians mal embouchés, simplement. De temps à autre, une brêle d’un camp ou d’un autre reste sur le carreau : on ne va quand-même pas pleurer pour ça ! Tant que les fascistes s’exterminent entre eux…

Mais bien sûr, le Propaganda Staffel a immédiatement couiné. Pensez ! Le pôv’ jeune homme était de gôche » ! Et comme il appartenait aussi (d’après…) à la mouvance des voyous du syndicat sud, le Méchant-Con y est allé de ses aboiements mussoliniens. En même temps, silence radio quasi-absolu sur l’assassinat, par un fellagha, d’un jeune homme quelconque. J’enrage, et je trouve inadmissible que l’argent que nous extorque l’état fasciste soit notamment gaspillé en subsides pour cette racaille journalistique, et que la taxe « pour » l’idiot-visuel soit prélevée afin de financer l’intox. Il est temps de s’y opposer par tous les moyens.

Le pire, dans l’affaire, c’est la monstruosité du pervers Bergé, qui a carrément clabaudé que cet « acte de violence » avait été préparé par… la Manif’ des opposants au mariage déviant ! Dans le cas du milliardaire rose, on ne peut pas dire qu’il a les couilles au cul – en tous cas pas les siennes- pour oser proférer une telle saloperie. Mais dans l’ambiance délétère de ce pays où règne la tyrannie, rien ne saurait nous surprendre. La débauche perverse allant de pair avec la spoliation, toutes les horreurs semblent permises. Jusqu’à ce que les quetsches finissent par voler bas.

En ressortant du bureau de tabac, je renaudais vilain contre ces salauds de socialistes qui vont encore et encore augmenter le prix des klops, de vingt centimes en juillet, de 20 centimes en septembre, sous le fallacieux prétexte de la santé publique. Et mon cul, c’est du poulet ? D’une part, les pourris savent très bien que le prix du tabac n’est pas dissuasif, et donc que les voraces de Bercy vont encore encaisser le fruit de la spoliation, pour le redistribuer à la fidèle clientèle des socialistes, sous forme de prébendes, subsides, « politique de la ville » etc… D’autre part, merde ! En voilà assez ! Ce n’est PAS à l’état, qu’il soit socialiste ou non, de se mêler de la santé des citoyens. L’état n’a pas à s’occuper de MA santé, ni de la manière dont je boutonne ma braguette, ni de la recette que j’emploie pour faire la soupe au chou ! C’est une intrusion inadmissible !

Gender_Theory_3Mais il y a pire. Les socio-fascistes expérimentent sur l’humain, en grand, sans même prendre des précautions éthiques (il est vrai qu’ils sont complètement amoraux, et que leur idéologie délétère leur tient lieu de morale). Ils ont commencé par marier les malades pervers, ils vont – là ils ont beau jurer-cracher que non, mon œil !-  maintenant faire adopter de malheureux enfants par des fous ou éventuellement les faire fabriquer par les Dr Frankenstein. Ignoble ! Le crime contre l’humanité ne s’arrête pas là. Ils expérimentent sur l’homme, en vraie grandeur, leurs idées insanes sur la théorie du genre, un ramassis de conneries gouinesques. Déjà des écoles maternelles, avec la bénédiction des fascistes de la pseudo-laïque « ligue de l’enseignement » font faire de la dînette aux petits garçons et leur apprennent à pisser assis, comme les musulmans. Le but est évident : fabriquer une société d’émasculés, d’androgynes. En même temps, paradoxalement, ils remplacent la population autochtone par des barbares venus des terres de cailloux et de scorpions. Encore ceux-là, au moins, ne sont-ils pas androgynes !

Bref : ces ordures sont à l’œuvre, et si l’on veut les arrêter, ce ne sera pas avec des bulletins de vote. Après tout, ils nous font subir leur violence fasciste, c’est à nous de leur répondre par la violence libertarienne. Nom de Dieu ! Pas de quartier ! Car il y a eu des holocaustes dans l’histoire humaine, des salauds ont essayé de refabriquer l’Homme à coups de massacres et d’extorsions, mais jamais encore on n’avait tenté de pervertir si complètement des nations entières. Il faut se lever, prendre les armes pour mettre fin à ces crimes innommables.

Raymond.

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