Novum Papam habent

C’est marrant : Chez Raoul, nous n’avons rien à secouer des affaires de l’Église Catholique – en revanche nous détestons franchement l’église cathodique- mais « on » nous fait remarquer : « Ben alors, vous ne dites rien du nouveau Pape ?». Ben que voulez-vous qu’on en dise ? Ce n’est pas nos oignons. Non que nous n’ayons quelque notion de la Perfection, mais disons que c’est davantage une notion de la Mèrfection lorsque nous écoutons et regardons une merveilleuse jeune danseuse et violoniste prénommée Lindsey. Encore pensons-nous ça parce qu’elle est, comme une divinité, inaccessible : l’admiration s’use au quotidien. Qu’elle reste au ciel des artistes, et nous resterons sur la Terre qui, du moins en France, est bien loin d’être jolie.

Bon, le Pape, donc. Ben bon… Puisque notre Camorra me demande de résumer nos idées, hein ? Allons-y ! On nous en raconte tant et plus sur lui dans les pages des canards et les boîtes à conneries. Qu’il aurait été un peu compromis avec je ne sais quelle dictature en Argentine : on s’en fout, nos gouvernants ont bien été trotskystes à un moment ou à un autre, n’est-ce pas ? C’est pas mieux, et ils ont beau jouer aux bons pères socialistes, ce sont de sinistres fripouilles, je ne sors pas de là. On dit aussi -là, les merdiastres ne sont pas à une contradiction près- tantôt que Jorge Maria Bergoglio est un vieux réac, tantôt qu’il est progressiste. Question de point de vue : qu’est-ce qu’un « réactionnaire » ? Pour nous, un réac c’est un gusse qui croit en l’omnipotence d’un État redistributeur et « organisateur » de l’économie, un socialiste, quoi, et la palette est large qui va de Méchant-con à Dupont-Gnan-Gnan. Autrement dit, l’ensemble de notre caste politique.

Ce qui est amusant, et regrettable tout autant, c’est que les « progressistes » sont très exactement des réacs, c’est-à-dire qu’ils essaient de ramener l’humanité à un stade animal d’avant la station bipède, comme s’y acharnent une bande de haschischins appartenant à Urope-Escrologie, ou au bon vieux hitléro-stalinisme de nos… J’allais dire « grands-pères », mais non, le ventre est toujours fécond d’où est sortie la bête immonde. Revenons-en à Bergoglio. On nous dit qu’il tient aux dogmes et n’aime pas trop le tournant pervers des mœurs de maintenant : nous ne saurions lui en tenir rigueur, puisque nous pensons de même. Pas sur la question des dogmes, on s’en fout, c’est affaire de curés, mais pour les mœurs d’accord avec lui.

On nous dit aussi qu’il serait contre  la prétendue mondialisation : « nous ne pouvons ignorer la culture de nos peuples. » Ben c’est assez sain de penser comme ça : on a trop tendance à confondre le libre-échangisme avec le dynamitage des frontières. L’idée d’un « gouvernement mondial » ne pouvait naître que dans la tête paranoïaque de crânes d’œufs demeurés ; le jour où un Chinois penserait et vivrait comme un Américain, un Européen, un Arabe etc…, l’humanité serait bien proche de sa fin. Heureusement, nous sommes tous séparés par l’altérité, sinon nous serions une humanité de pauvres types. Les Nations marquent les frontières sociologiques entre les peuples, et on a beau essayer de leur tordre le cou, elles ne cessent de renaître, comme naissent pour la même raison des clans de quartiers ou de familles. C’est juste une loi anthropologique.

Il s’ensuit que la chicorne va de pair avec le marché : commerce et belligérance sont le lot des hommes. C’est pour cela qu’il ne faut pas confondre le libre-échange, même à l’échelle planétaire (ce qui sera toujours loin d’être le cas) avec une mythique « mondialisation ». Nos libéraux ordinaires, demi-habiles, honnissent les nations. S’ils étaient un peu plus habiles, ils verraient qu’il n’y a pas de contradiction entre protéger sa culture (et donc faire ses propres lois) et ne pas faire de protectionnisme économique. Les véritables « libertariens » ne font pas cette erreur.

En revanche, pour en revenir au Pape, on nous dit aussi que son idée est, en matière de gouvernement, complètement opposé au libéralisme : « À l’image du communisme, perdu par ses propres contradictions, le libéralisme va également s’effondrer par ses contradictions.» On rigole, Chez Raoul, car le souverain pontife – qui n’a rien des souverains pompistes de l’Arabie, par ailleurs – confond la contradiction logique (en termes de logique formelle) qui fonde les élucubrations socialo-communistes, avec les contradictions dialectiques qui fondent les rapports sociologiques. Il n’est pas de contrat sans contradictions, et c’est même celles-ci qui amènent à renégocier les contrats, à faire de l’histoire. Ce qui veut dire : l’économie libérale, au lieu d’être l’application mécanique d’axiomes, est appelée à changer constamment de tronche, au gré des contrats sociaux, du commerce et de la belligérance.

Alors, on nous dit : « La vision de l’économie qui ressort du Vatican depuis le Concile Vatican II se limite souvent à la vision des démocrates-chrétiens et des sociaux-démocrates de l’Europe de la deuxième moitié du XXe siècle (et pas par hasard, c’est de ce contexte que sont issus la plupart des penseurs économiques actuels de l’Eglise) : un peu de libre-entreprise, mais pas trop ; un peu de syndicalisme, mais pas trop ; un peu de redistribution fiscale, mais pas trop. » Je ne sais pas si c’est en accord avec la pensée du Pape, mais c’est un bouya-bouya peu différent de ce que propose l’union uropéenne : un étatisme « modéré ». Comme si un État n’était pas par nature une machine boulimique, gaspilleuse et confiscatoire. Bien sûr, on m’objectera : « Et les pauvres ? »

Soyons clair, au risque de fâcher. A) La pauvreté naît du dirigisme sous toutes ses formes, non du libéralisme. B) Sans confondre un processus anthropologique avec la thermodynamique, l’égalité économique (en fin de compte dans une pauvreté universelle) paralyse la production et l’échange. Au-delà des lois de la physique, mais comme pour elles, le déséquilibre fait marcher la machine. La production de biens ne naît que de l’effort conjoint du capital et du travail. C) La pauvreté est quelque chose de relatif : suivant les pays et les époques de l’histoire, on n’est pas « pauvre » selon les mêmes critères et de la même manière. D) Il est des pauvres par les coups du destin (maladies, accidents, dévastations…), et à ceux-là il est légitime d’apporter une aide pour les maintenir dans le flux des activités sociales, et il en est qui le sont par bêtise et par paresse. A ceux-là (lecteur, tu vois qui je vise) il est démagogique et immoral de donner des subsides. La charité doit être sélective, et la parabole des « ouvriers de la onzième heure » montre que le dénommé Jésus était un vrai démago doublé d’un mauvais économiste.

En plus, c’est bien beau de dire qu’il faut que l’Église soit celle de la pauvreté. Qu’elle essaie, et ses centaines de millions d’adeptes se trouveront in petto sans protection, sans armes et sans chefs devant l’ennemi religieux. Ce n’est même pas pensable, à moins que ce Pape-là ne soit suicidaire pour sa chapelle. Car les imâms et autres ayatollahs la guettent au tournant. L’œcuménisme de Vatican II était évidemment une ânerie, étant entendu que a) Juifs, Chrétiens et musulmans ne croient pas au même dieu, et que b) ce sont justement ces dissensions fondamentales qui ont fait exister ces trois calamiteux monothéismes. Alors quand on confond tout, il n’est pas étonnant que les sectateurs de Mahomet, qui eux ne confondent pas, collent des pains sur la gueule des sectateurs de Jésus et que ces ânes-là tendent la joue droite pour la stéréo. Bref : ce n’est pas nos oignons, mais ça l’est quand-même dans la mesure où l’ennemi religieux des chrétiens est en même temps un ennemi civilisationnel : c’est pour cela que les musulmans espèrent que ce Pape fera lui aussi des mimi au coran. Or c’est d’un Pape de croisade dont la civilisation a besoin, pas d’un cire-babouches.

Oh Bonne Mère ! Ces religions sont une vraie calamité !

Raymond.

 

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Le Pingouin a chaud aux plumes

La Conscience est un petit spectre malin : il a réussi à bricoler les lunettes du Roi, en les équipant d’un micro-récepteur FM dont l’écouteur, camouflé dans les branches, est un système à conduction osseuse. Cela lui permet, lorsque Soliveau est à portée suffisante de l’émetteur, de lui susurrer des sagouineries. Ce matin même, j’appris que la leçon de maintien était une fois de plus remise, au motif que Soliveau II devait se rendre au cabinet du professeur Alonzo Tromondada, son psy attitré. Je m’empressai de conter la chose à La Conscience, et de conserve nous nous faufilâmes en avance par les voies que vous connaissez bien à présent, afin d’observer la faune curieuse encore sur le divan.

S’y tenait pour l’heure Rottweiler. « …et même qu’un  libertin a porté plainte contre moi pour détournement de fonds publics ! » geignait-elle, «un rombier nommé Guichard – j’ai froid – je crois, qui joue tout le temps au Casino… » «Huuuummmm … dites-m’en davantage » murmura Alonzo. « Ben y dit texto que impôts ‘ne peuvent servir à loger, nourrir, blanchir, vêtir, payer les voyages ainsi que le personnel d’une dame avec qui la nation n’a aucun lien juridique’ … Bref, que je suis une catin entretenue par l’argent du peuple et que… ». Elle fut inopinément interrompue par l’ouverture fracassante de la porte et une voix pleurnicharde : « Ah ! Docteur ! Au secours ! »

Alonzo Tromondada fut interloqué une fraction de seconde, puis : « Madame, vous m’en voyez désolé, mais Sa Majesté a la préséance. Je vous prie donc de nous quitter, mais demeurez en salle d’attente, je vous verrai dès que j’en aurai fini avec ce din… heu, avec le Roi ». Rottweiler quitta le divan, non sans décocher un regard noir au monarque, tout en grinçant entre ses dents : « Je te revaudrai cet affront. Ce soir, l’Auberge… ». Elle sortit en claquant la porte. « Étendez-vous sur le divan, Sire, et parlez-moi de vos tourments. » « Point donc ! dit le roi, considérez plutôt ma démarche ! » « Mais… Je ne cesse de la considérer, Sire, vous êtes le plus beau cas que je n’aie jamais rencontré ! » « Alors regardez bien ! » commanda Soliveau. Là-dessus, sifflotant d’une manière désespérément cacophonique la Marche Consulaire, il esquissa un pas martial : « De quoi ai-je l’air, Professeur ? » Tromondada réfléchit une seconde, puis le verdict tomba : « Aptenodytes patagonicus .»

Soliveau II parut soulagé : « Ouf ! J’ai cru un instant que vous auriez dit ‘un pingouin’ ! » « Ah ! Non ! commenta Alonzo, « le pingouin est appelé ‘Pinguinus impennis’ autrefois ‘Alca impennis’. Rien à voir ! » « Voilà qui me comble d’aise ! jubila le roi, ce cher Alfred n’y est pour rien ! ». Nous échangeâmes un regard complice, La Conscience et moi. Soliveau s’étendit enfin sur le divan : « Cependant… » « Cependant ? s’enquit Tromondada, ne vous sentiriez-pas un peu… comment dirais-je… privé de quelque chose ? » Le monarque demeura un moment à balbutier : « Pinguinus impennis, Pinguinus impennis, Pinguinus impennis… c’est drôle ! » La Conscience chuchota quelque chose dans le micro, et aussitôt : « Vous avez entendu, Professeur ? » « Quoi donc ? » « M’enfin ! ‘On’ a dit : ‘sans-pénis’ !!! » « Je vous assure, Sire, jura Alonzo, que je n’ai rien entendu ! » « Oh ! Alors, ce sont les Voix ! se lamenta Soliveau, depuis deux jours elles n’arrêtent pas de me tracasser ! »

« Ah ! » fit simplement Tromondada, en notant sur son carnet : « Hallucinations auditives. Confirme paraphrénie. ». Puis : « Nous reparlerons de ces voix. Pour le moment, pourquoi ‘sans pénis’ ? ». Soliveau se recueillit : « Je ne sais pas ! » « Mais souffriez-vous de quelque… disons… impuissance ? » « Ce n’est pas ça… à proprement parler… Quand je peux pas, Valy a recours à la stratégie du maître-chien. » « Vous m’en direz tant ! s’exclama le psy, vous voulez dire… » « Qu’elle me fait mettre à quatre pattes, muni d’un collier et d’une laisse, et qu’elle me puniiiiiiiiiiit ! » « Je vois ! » coupa Tromondada. Qui nota in petto : «Petit pénis et absence de phallus ; c’est elle qui a le phallus. Complexe de castration. » Puis : « Parlez-moi de pingouins ! »

Soliveau prit un air désespéré : « C’est la faute à la brune… », puis il se mit à chantonner : « Ce soir à la brume, nous irons ma brune, croquer des serpents… ». « Hummm…, fit le psy, voyons… brume…brune… serpents… dites-m’en davantage ! ». Tout de go, le monarque demanda : « Croyez-vous, docteur, que même dans la brume, Carla brunit ? » Un tantinet estomaqué, Alonzo murmura à part soi : « Oh ! Le beau cas ! » puis : « Vous venez de prononcer un nom… » « Ah ? Lequel ? » « Celui de l’épouse de votre prédéces… » « Ah ! La misérable ! rugit le roi, elle me ridiculise ! » « Comment cela ? » « Ce serpent me traite de pingouin !!!! » Tromondada eut de la peine à garder son impassibilité. La Conscience susurra : « Et si tu chantais ? » et aussitôt, le monarque : « Je DOIS chanter… » puis d’une voix de fausset :
« Il prend son petit air souverain
Mais je le connais, moi, le pingouin n’a pas de manière de châtelain.
Eh, le pingouin, si un jour tu recroises mon chemin,
Je t’apprendrai, le pingouin,
Je t’apprendrai à me faire le baisemain (…)
Ni laid ni beau, le pingouin,
Ni haut ni bas, ni froid ni chaud, le pingouin, ni oui ni non (…)
Tiens le pingouin t’as l’air tout seul dans ton jardin…»

Tromondada nota : « Chante très faux. Dérive identificatoire » puis : « Et vous pensez qu’il s’agit de vous ? » « Et comment ! » se lamenta Soliveau, « Qui est châtelain, hein ! Qui est dans un grand jardin ? Qui est insignif… ». Il se tut, cependant que le psy notait : « Délire raisonnant, complexe de persécution. » « Donc… Vous vous prenez pour un alcidé ? » « Ben… depuis cette maudite chanson, les Voix ne cessent de murmurer : ‘Alcide, acide, le Cid… » « Et ? » demanda Tromondada. « Eh bien, des fois… Je me vois comme le pingouin de Linux, assis sur mon cul, à côté des paroles de la chanson ! ». Le psy nota : « Délire du logiciel bricolé. »

« Je vois… Et ces voix ? » demanda le psy. « C’est infernal ! » gémit le monarque. Puis, sur une idée subreptice de La Conscience : « Ou divin, allez savoir ! » « Mmmmm…. Dites-m’en plus… Y a-t-il des moments privilégiés où s’expriment ces voix ? Le jour ? La nuit ? » « Pas la nuit, la voix de Valy suffit à emplir l’âme, dit Soliveau d’un ton piteux, non, le jour, quand je suis au bureau avec quelqu’un de mes ministres… » « Bon ! Et que vous disent-elles ? » La Conscience murmura, et le roi : « Que je suis un roi d’Yvetot, peu connu dans l’histoire, se levant tard se couchant tôt, dormant fort bien sans gloire… » puis : « Elles viennent de parler ! » « Les Voix ? Pour sûr ! tremblota Soliveau, j’ai peur ! » « Rassurez-vous, le consola Alonzo, si elles sont divines, elles ne peuvent faire l’objet de vos projets ! » « Heu.. ? » « Oui, du mariage gay, car les voix du Seigneur sont impénétrables… », susurra La Conscience. « Oh ! Professeur ! » s’insurgea le monarque. « Qu’ai-je dit ? » s’étonna Alonzo . « Vous parliez du mariage des… » « Erreur !, corrigea le psy, je suis resté coi. »  « Vous êtes resté… Quoi ? » «Je veux dire : je n’ai rien dit ! », asséna le psy péremptoire.

« Elles me bassinent, ces voix venues des faisceaux de rayons des âmes en examen… » « Ah ! Ce sont des personnes arrêtées ? » demanda Tromondada. « Non ! On n’arrête plus les délinquants, depuis Bitaura. Sauf les opposants ! » « Je vois ! » Et Alonzo nota : «  Syndrome de Schreber. Fou à lier. » « Continuez ! » « Eh bien ! A Dijon, elles m’ont dit que je perdais mon temps, que personne ne m’aimait sauf les socialistes ! » « Vous êtes sûr que c’était des voix ? » « Pour sûr, les manifestants, c’était des ‘personnes faites à la six-quatre-deux’, des gens virtuels, quoi, passque personne de réel ne dirait ça ! » « Je vois, commenta Alonzo, c’est des âmes diaboliques. » « Voilà ! » fit Soliveau en une magnifique euréquation. Le psy nota : « Confirmation : paraphrénie. » Puis : « Dites-m’en plus ! »

« Eh bien ! Je fais la guerre avec guère de moyens ! Au Mali soit qui Mali pense. Bon, maintenant que je veux armer les fellouzes de Syrie, les voix chicanent ! » « Ah ? » fit Alonzo. « Oui, elles disent que faudrait être logique ! » « Et cela vous inquiète ? demanda le psy, comment ça ? » «Ben.. Elles disent qu’y vaudrait mieux s’occuper d’abord des Français. Je vous demande un peu ! Qu’on peut pas botter le cul des islamistes au Mali et les armer en Syrie… » « M’oui… proféra Tromondada pensif, cela ne manque pas de logique… » « Ah ! Professeur ! Ne vous y mettez pas vous aussi ! Vous me torturez ! » « Point du tout, sire, je ne suis pas Flechsig ! »,  le raisonna le psy. « Oh Mais, si ! hurla le roi, vous voulez me transformer ! Vous êtes complice de la Grande Déesse ! » « Qui donc ? » demanda Alonzo éberlué. « Celle qu’on appelle ici Rottweiler ! » Puis, mettant la main droite dans son gilet : « Je suis L’Empereur, et mon aigle volera de clocher en clocher jusqu’aux tours de Bamako ! »

Tromondada appela discrètement l’infirmier, lequel s’empressa de faire une piqûre au roi. « Traitement : hydrothérapie force douze, huit unités d’Halopéridol… » commanda le psy. Et à Soliveau : « Ça ira, sire ! Revenez demain, c’est important ! ». Alonzo demeuré seul nota : « Diagnostic confirmé. Psychothérapie s’annonce désespérée. » Puis il alla vers la porte : « Madame, nous pouvons continuer ! » « Grrrrr ! fit Rottweiler, il ne perd rien pour attendre ! »

La Conscience me donna une claque dans le dos : « Ben dis-donc, l’Alfred ! T’as eu chaud aux plumes ! »

Alfred

Ndr :  Lire  Mémoires d’un Névropathe de D.P. Schreber, éd. Du Seuil. Vous comprendrez la tournure de l’entretien… et de la politique socialiste.

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Soliveau II aux commandes… du chasse-neige !

Peut-on dire qu’au gouvernement, les congères ?

L’épisode neigeux tardif ne manque pas de faire la une des boîtes à conneries. Alerte rouge, orange, mordorée, partout des congères où nos congénères enlisent leurs misérables chariotes, trains bloqués, avions retardés, lignes électriques qui déclarent forfait : jolie pagaille !

Je remarque, goguenard, que c’est chaque année la même chose. Sa Bouffissure l’État, qui prétend régir jusqu’au nombre de boutons à la braguette et la recette de la soupe aux poireaux, fait preuve en l’occurrence d’une désinvolture remarquable lorsqu’il s’agit de gérer les inconvénients, à vrai dire minimes, des intempéries. Incapable de tirer des leçons, ce machin-là. La chaîne internet BFMTV interviewait un voyageur aéronautique venant d’un pays de l’est; cet honorable passager avait l’étonnement du Huron de Voltaire devant l’inconséquence d’un pays même pas capable de se dépatouiller de dix ou quinze malheureux centimètres de cochonnerie blanche et froide. Il s’étonnait, et bien vite les médiastres lui ont coupé le sifflet, des fois que les cherzauditeurs aient entendu une fois de plus une vérité que connaissent tous nos voisins mais que la bien-pensance se refuse à entendre.

Qu’à cela ne tienne : comme le déclare solennellement la speakerine de BFMTV, le gouvernement est « aux manettes ». Diantre ! On va voir ce qu’on va voir ! Devant cette offensive de l’hiver que l’on croyait en retraite – en fait, il a dû la différer parce qu’il n’avait pas assez de trimestres de cotisation – le gouvernement a réuni une cellule de crise. Il paraît qu’on va mobiliser même ce qu’il reste de l’Armée, probablement pour équiper les chars Leclerc avec des lames de chasses-neiges ? En fait, notre espion Alfred nous a transmis ce scoop : « Il a été décidé de munir chacun des ministres et des secrétaires d’État de pelles à neige afin d’exercer un effort citoyen (sic) de dés-enneigement des principales voies publiques. » Il serait attendu de chacun des 54 bras-cassés parfaitement inutiles de dégager chacun un mètre-cube de congère dans un rayon de 15 mètres autour de l’Élysée et de l’hôtel Maquignon (pardon… Matignon). Bien entendu, signale Alfred, la plupart tentent de se défiler.

En tous cas, faire croire qu’on est « aux manettes », c’est bien utile pour Soliveau le Second. Sa tournée de propagande, destinée à lui rallier l’adoration de foules, semble bien mal partie. A Dijon, ce n’est pas vraiment l’enthousiasme, et au lieu de la marée humaine chaleureuse attendue, ce ne sont que quelques impénitents militants socialistes récitant des slogans qui ont attiré l’oeil des caméras merdiatiques. Lesquelles caméras ont évité au mieux les mécontents hurlant menaces et quolibets. Tout de même ! Reprocher à ce brave monarque sa gestion désastreuse – ou plutôt sa gestion volontairement désastreuse- c’est tout de même du culot. Heureusement, le service d’ordre était là pour empêcher que le roi ne soit écharpé.

Donc, avec son air de con..ponction habituel, Soliveau a fait entendre que oui, le gouvernement était aux commandes et qu’on allait faire une loi interdisant les chutes de neige. Ou quelque chose d’approchant. Voilà de quoi réjouir les foyers privés d’électricité faute de mesures techniques préventives, et les automobilistes prisonniers sur l’A1 bloquée par la neige. Enfin, hein ! On fait flèche de tout bois, quand la déconfiture est là et que se lève le spectre de la Déroute, « Géante à la face effarée » comme disait Totor Hugo.

Pour sûr, il y a un timonier à la barre du rafiot, il est d’ailleurs très efficace, puisqu’il le conduit avec application, selon une route tracée par ses officines idéologiques, droit sur les brisants. Comme les Français sont un petit peu moins idiots qu’il l’espérait, Soliveau devrait se douter qu’ils ont remarqué que quelque chose clochait. À sa place, moi, j’annulerais ma tournée de propagande dans les provinces; un accident est si vite arrivé !

Enfin, pour en finir avec l’hiver socialiste, souhaitons qu’au printemps le peuple se réveille de sa torpeur, qu’il brûle les fausses roses en papier et fasse fleurir le bouquet de France.

Raymond.

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On n’a que les admirateurs qu’on mérite.

On sait que notre malheureux pays est gouverné par des forbans et des oligophrènes. Aussi entend-on jusqu’à la nausée des louanges déversées sans retenue pour glorifier, voire canoniser, de très douteux personnages.

ChezRaoul a déjà évoqué le procès en canonisation lancé par la gauche et relayé par le sieur Hollande au profit d’un imposteur sénile ayant déclaré, sans que personne ne l’accuse de révisionnisme, que l’occupation de la France par les nazis avait été « relativement inoffensive » puisqu’ « Il était permis à Paris de jouer des pièces de Jean-Paul Sartre ou d’écouter Juliette Gréco… » etc… En fin de compte, les SS, la Gestapo, ce n’étaient, n’est-ce pas MM. les « zindignés », que des broutilles. Que n’eût-on entendu si ces âneries eussent été proférées par un Le Pen !

La gauche continue à jeter le masque, en béatifiant l’individu Chavez, tyranneau castriste qui a durablement créé les conditions de la ruine du peuple Vénézuélien, ainsi que l’a expliqué Raymond dans un article précédent. Dans ce contexte de glorification castriste, le dénommé Victorin Lurel, ministre des danseuses d’Outre-mer, ne pense pas que le pharaon embaumé fût en quelque endroit un dictateur. Écoutez-le :

«Toute chose égale par ailleurs, Chavez c’est de Gaulle plus Léon Blum. De Gaulle parce qu’il a changé fondamentalement les institutions et puis Léon Blum, c’est-à-dire le Front populaire, parce qu’il lutte contre les injustices». Je ne le contesterai pas sur ce point : Lurel compare un étatiste féroce à deux autres étatistes, et de ce point de vue il y a quelque ressemblance. Nationalisations, dirigisme, bureaucratie, sont les composantes de l’étatisme, et l’on pourrait aussi songer à tous les régimes caporalistes qui ont empoisonné la planète et continuent de le faire. Là s’arrête, cependant, la comparaison. Blum n’a pas édifié de régime, il n’a fait que précipiter la fin de la IIIe République, et son Front Populaire a dû rapidement mettre de l’eau dans son vin avant de sombrer dans la défaite de 1940. De Gaulle a certes édifié un régime autoritaire, mais qui de son vivant n’était pas un monument de corruption, et dont les institutions laissaient une telle chance à un brin de démocratie que précisément nous avons subi dix-huit ans de socialisme échevelé depuis la disparition du Général et que nous avons à en subir encore au moins quatre. Rien de tout cela chez Chavez, qui à l’aide de ses amis cubains s’est employé à bétonner les institutions vénézuéliennes et s’apprêtait à devenir caudillo pour la vie.

Ah ! Si un caudillo de droite avait agi de la même manière que Chavez, toute la bien-pensance gauchiste aurait hurlé à la dictature, car selon que la tyrannie vient de gauche ou de droite, même si elle revêt en fin de compte les mêmes aspects hideux, la dictature « de gauche » n’est pas dictatoriale, puisqu’elle vise au bien-être du peuple et donc part de bons sentiments. La preuve :  «Moi je dis, et ça pourra m’être reproché, (…) que le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu’on prétend que c’est un dictateur. Il a pendant ces 14 ans respecté les droits de l’Homme», clame Lurel. Mais naturellement ! L’expropriation n’est pas une violation des droits de l’homme, puisque selon l’incontinent paranoïaque Rousseau « la propriété, c’est le vol. » L’assistanat démagogique et son corollaire, l’asservissement de tout un peuple rendu incapable de responsabilité et de prise de risques, donc privé de véritable citoyenneté, n’est pas contraire aux droits de l’homme.

C’est clair, c’est très clair ! Les dictateurs socialistes détiennent le secret du bonheur des peuples-enfants, et eux-seuls savent ce qu’il convient d’imposer à ceux-ci pour les conduire au Meilleur des Mondes. « Nous vous contraindrons à la félicité ! » hurlent les tyrans, « obéissez et taisez-vous ! » Bien sûr, il est très ennuyeux que la réalité regimbe, que la richesse des nations en pâtisse : il vaut mieux ne pas en tenir compte, car la réalité est fasciste, et continuer à appliquer les programmes sans esprit de recul. Les peuples, n’est-ce pas, sont trop bêtes pour savoir d’eux-mêmes ce qui est bon pour eux. Ainsi ont raisonné MM. Staline, Mao Tsé Toung, Pol-Pot etc… Ainsi que MM. Chavez et Hollande.

Eh bien ! Monsieur le ministre, nous n’avons pas besoin du socialisme qui n’amène que ruine et dévastation, non plus que de dictateur, qu’il soit de gauche ou de droite. Les Suisses, sans doute la Nation la plus intelligente et démocratique d’Europe, ne cessent de nous le montrer : les citoyens savent ce qui est bon pour eux et décident d’eux-mêmes ce qu’il convient d’instituer et de réformer pour que tout fonctionne. Il n’y a pas besoin de caudillo ni de monarque prétendument républicain pour en décider à leur place ou pour les persuader par des assauts démagogiques qu’ils ont eux-mêmes agréé des décisions déjà prises par des camarillas politico-idéologiques.

Cet hymne d’un ministre de Hollande à un tyranneau momifié révèle en fait la nature profonde de la tyrannie socialiste qui aujourd’hui opprime notre Pays. C’est en cela que la comparaison avec le régime de Chavez est instructive : même démagogie, même autoritarisme, même politique économique dévastatrice, mêmes objectifs d’asservissement à moyen terme. Autrement dit : même assujettissement des citoyens voués à devenir des sous-hommes.

Et même corruption. Non que la Ve République n’ait été exempte de corruption depuis 1969, tous les partis et gens de pouvoir ont barboté dans les caisses, singulièrement le Parti Socialiste sous Mitterrand (affaires Carrefour Développement, Urba-Gracco…). Mais le régime « normal », qui se veut parangon de vertu et grand Moralisateur n’est pas mal non plus en matière de corruption. Je ne referai pas toute la chronique des enquêtes et procès concernant la vénérable institution gauchiste, ce serait allonger abusivement cet article. Tenons-nous à une parcelle de l’emporium socialiste, la fédération des Bouches-du-Rhône. Le vieux procédé consistant à créer des associations fictives – facile, puisque les socialistes adorent les « zassoc’s » – a permis d’extorquer 740 000 euros de subventions au Conseil Régional et, par le biais de 85 dossiers, de tenter d’en dérober encore 300 000 au département et à la région. Un député socialiste, Sylvie Andrieux, comparaîtra dans cette affaire de détournement de fonds publics, peut-être à des fins de propagande électorale. Ce qui en dit long… Le sénateur Guérini  a été mis en examen pour prise illégale d’intérêt, trafic d’influence et association de malfaiteurs dans l’affaire des marchés présumés truqués des Bouches-du-Rhône. Le premier secrétaire de la fédération socialiste départementale, Jean-David Ciot, a été mis en examen cette semaine pour recel de détournement de fonds publics. L’ancien maire de Fos-sur-Mer est définitivement condamné pour corruption passive, trafic d’influence et favoritisme. Ce n’est pas mal pour un seul département !

Si l’on cherchait bien, l’on verrait que les mêmes entreprises de corruption qui ont conduit les « quarante voleurs » de Mitterrand en prison prospèrent toujours. Il n’est donc pas étonnant qu’un ministre d’un gouvernement socialiste fasse le panégyrique d’un dictateur latino-américain qui a institué la corruption dans son propre pays. Je dirais même que c’est presque un hommage du Vice à la Vertu, car la France socialiste est en-dessous d’une déplorable république bananière.

Señor Commandante Hugo Chavez, ¡ Tenemos sólo los admiradores a los que merecemos ! On n’a que les admirateurs que l’on mérite !

Sacha.

 

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Un tuto très tato

Lorsque j’étais gamin, dans mon coin de campagne, un « tuto » désignait un « tabanard », c’est-à-dire un demeuré pas très fûté. Il se trouve fort à propos que « tuto » est l’anagramme du nom d’un conseiller d’état ayant très peu de chances d’obtenir quelque jour un prix Nobel, qui vient de remettre à Zayrault un rapport ignoble intitulé : « La Grande Nation pour une Société Inclusive ». C’est Valeurs Actuelles qui a levé le lièvre et vous pouvez télécharger l’intégralité du poulet du sieur Tuto – pardon, Tuot ici.

Lisez : les plus attentifs trouveront dans ce scribouillage les thèses fascistes des officines genre Terra-Nova qui « inspirent » la politique opiniâtre de destruction de la nations française par la clique socialo-salafiste, notamment le remplacement de population voulu et systématiquement organisé. La mise en œuvre d’une seule des idées du tuto justifierait à elle seule une insurrection nationale. En tous cas, cela vérifie ce que nous disons : la politique du chien crevé au fil de l’eau du brimborion élyséen et de sa bande de forbans n’est qu’une apparence ; en réalité, c’est un sabotage concerté qu’en d’autres temps le peuple eût stoppé avec la guillotine.

Tuto se prend sans doute pour un grand esprit et un poète, il fait volontiers dans le style socialiste fleuri à la Jack Lang : « Il se peut qu’on s’étonne […] d’un ton, d’un style et de formes qui manquent au devoir de grisaille sinon de réserve.[…] Il est permis de penser que l’affichage d’un peu de lyrisme, le retour d’un peu de rêve, les échos joyeux d’une grandeur qui ne serait plus martiale, mais sociale pourraient s’avérer plus efficaces que la compassion digne […]. En ce qui concerne les immigrés et l’intégration, on l’a compris, la République nous appelle. »

Bien voyons ! Ce « conseiller » (rayez les deux syllabes finales) manque effectivement de réserve, puisqu’il énonce carrément le credo raciste actuel : l’autochtone est vilain et méchant, l’allochtone, surtout s’il est musulman, est beau et gentil. Alors le tuto peut allègrement laisser s’épancher un lyrisme où le barbare pourrait joyeusement se livrer à ses pratiques tribales, sans contrainte, sans responsabilité, dans un « melting-pot » totalement déstructuré. Un chaudron de sorcière, quoi. Il n’est pas étonnant que les « zassoc’s » fascistes du style France terre d’asile, sos-machin, mrap etc… grassement subventionnées par les fonds publics extorqués au contribuable aient impatiemment attendu la remise de ce brûlot aux voyous du gouvernement.

Car le tuto-tato recommande de les combler, ces associations de malfaiteurs, et d’en faire les leviers de la politique de destruction nationale. Si pour le moment encore l’État tient (très lâchement, il faut le dire) les rênes de la ganache pompeusement baptisée « politique d’intégration », notre prix Nobel du pauvre estime carrément que les ligues racistes parées du masque de l’anti-racisme devraient désormais être chargées de mettre en œuvre cette politique, avec à la clé un formidable apport d’argent public. J’imagine déjà les nuisibles du style Sopo se pourlécher les babines et se frotter les mains crochues. Le citoyen, déjà grugé par les subventions octroyées malgré lui à ces officines stalino-nazies devra encore payer pour sa propre expropriation et son assujettissement aux barbares.

Malika Sorel, femme intelligente et clairvoyante, a perçu le danger : «  déléguer aux acteurs locaux – ce qui sera la conséquence de ce qui est recommandé – la gestion d’un sujet aussi capital, puisqu’il touche à la cohésion sociale et nationale, est porteur de très gros risques. Parmi ces risques, citons celui de la distorsion des moyens qui créerait une rupture d’égalité entre les territoires, ainsi que la fragilisation des acteurs locaux, qui se retrouveraient inéluctablement à la merci des pressions communautaires. (…) Surtout, [l’intégration] ne peut être réduite à sa seule dimension socio-économique, en laissant de côté les composantes les plus concernées que sont l’éducation, l’instruction, la famille, les affaires intérieures, l’emploi, les affaires étrangères et les armées. » Sages paroles !

Le tuto n’en a cure. Cet oligophrène n’a certainement jamais quitté le confort douillet des bobos pour se frotter à la réalité de la France « Orange-Mécanique », des fanatiques musulmans et des racailles, pour oser écrire que « La “question musulmane”, pure invention de ceux qui la posent, ne cesse d’enfler et de soucier [sic], de polluer le débat public. » Pardine !  Le déni de réalité va tellement loin que l’abruti ose ceci : « Au pourfendeur effarouché du statut qu’il pense diminué de la femme en islam, rappelons que les églises […]avaient, il y a cinquante ans, […] une idée de la femme assez peu égalitaire. » Et aussi : « Les vieux sont une urgence sociale, pourquoi tout focaliser sur les jeunes délinquants ? » En effet, en effet, puisque le tuto vous le dit, tous les problèmes que vous rencontrez au quotidien, affreux sous-chiens comme dit la harpie Bouteldja, n’existent pas, ils sont dans votre tête. Comme le Petit Cabessou de la blague.

Et, dans un bel élan de haine anti-nationale, dans un chorus de traîtrise et de bassesse, notre tuto s’écrie : « Droits et devoirs ! Citoyenneté ! Histoire ! Oeuvre ! Civilisation française ! Patrie ! Identité ! France ! […] Dans quel monde faut-il vivre pour croire un instant opérante la frénétique invocation du drapeau ? ». Après ce beau péan, on oubliera Doriot et Laval, des amateurs complètement dépassés, à côté de tuto conseiller d’État et démon tentateur des socialistes. Je le répète : en d’autre temps, la prison, sinon l’exécution, auraient sanctionné de tels propos.

Fort de ces beaux raisonnements, le tato aligne ses propositions. Je cite Valeurs Actuelles qui les a fort bien résumées :

«  Elles vont de la régularisation automatique des clandestins en mesure de prouver qu’ils vivent en France depuis plus de cinq ans à la naturalisation de tous les immigrés ayant suivi une scolarité en France, mais aussi de tous les parents d’étrangers nés en France pourvu que lesdits parents y soient installés depuis plus de vingt ans. Son programme passe aussi par une concentration de tous les moyens financiers du ministère de la Culture sur les quartiers “défavorisés”. Au point d’aboutir à cette recommandation étonnante : « Interdire par la loi et pour une période donnée la création de toute nouvelle institution culturelle ailleurs que dans les quartiers de la politique de la ville, sauf pour les formes d’expression culturelles elles-mêmes issues de ces quartiers. » Bientôt du hip-hop à l’Opéra de Paris ? »

On a peine à croire que les objectifs de la gauche soient aussi clairement énoncés. Mais cela n’a rien d’étonnant, puisque les socialistes et les brigands qui leurs sont alliés tiennent la totalité des institutions françaises, chose qui ne s’était pas vue depuis deux siècles. La tyrannie totale, où le tyran détruit son propre peuple. Peu importe l’effondrement économique avec son cortège de chômage et de misère, peu importe que le citoyen devienne étranger sur la terre de ses ancêtre : ce qui compte, pour ces infâmes, c’est le Grand Œuvre diabolique. Or ces monstres en ont les moyens de l’accomplir : n’oublions pas que le conseil d’État est l’institution d’arbitrage de la République. Avec des conseillers comme le tuto et des conseillés comme la secte Soliveau-Zayrault, il n’y a aucune chance pour qu’une quelconque pétition de saisine émanant des citoyens puisse aboutir. Les socio-salafistes, très minoritaires dans l’opinion publique, gouvernent sans partage et sans contrôle.

C’est la preuve que nous ne sommes plus du tout en démocratie. Nous n’avons plus guère de temps devant nous : si dans  les six mois qui viennent cette clique de forbans est encore aux commandes du pays, tout sera consommé. Il est indispensable que le printemps qui vient soit celui d’une insurrection populaire : non seulement notre liberté, mais encore notre survie, sont à ce prix !

Raymond.

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Un de moins !

Le bien-pensance en général, et la gauche en particulier, lance un nouveau procès en béatification, après celui de l’imposteur Hessel : celui du tyranneau Chavez. Partout ce ne sont que louanges et pleurnicheries pour regretter la disparition de ce « grand homme » ami des tyrans iraniens, soutien sans faille du marxisme castriste. Fort bien : pleurnichez, bande d’oligophrènes.

Car l’apôtre était un grand spécialiste de la manipulation. Évidemment, certains, pour des raisons géostratégiques évidentes, adulaient son anti-américanisme primaire. Courte vue, car l’Amérique d’Obama n’est certes pas un modèle, mais c’est aussi un pays où tout de même la démocratie est un peu plus active qu’en France. Même si l’on déteste « l’impérialisme américain », il ne fallait pas perdre la guerre en 1940, un point c’est tout. Facile de critiquer, après !

Bon, là n’est pas la question. On dit que Chavez a favorisé les pauvres et fustigé les riches. Belle rhétorique de gauche ! Nous verrons tout à l’heure pourquoi. Mais faisons d’abord le bilan économique de quinze années de démagogie chavéziste.

Le pays est mal parti : il est assis sur une rente pétrolière, et l’expérience prouve que c’est une catastrophe, car qui gagne de l’argent sans rien faire est enclin à l’avachissement et à la fainéantise. L’Arabie pétrolière en est un bel exemple. Sans parler de l’activisme totalitaire vis-à-vis des autres pays. Les principales réserves prouvées de pétrole de la planète (295 milliards de barils) s’avèrent  désastreuses quant à leurs conséquences à moyen et long terme. Cela a entraîné la naissance d’une nouvelle bourgeoisie gauche-bobo issue de la révolution socialiste bolivarienne, les « boligarques ». En fait, l’institution étatisée contrôlant le pétrole, le PDVSA, est le « banquier » des socialistes locaux, et même Chavez et sa famille ont profité très largement de la manne : 2 milliards de dollars dans leurs poches et des milliards pour arroser les pays alliés comme Cuba, modèles de démocratie, comme on l’imagine. Sans compter les « groupes sociaux méritants », milice du régime.

Quant aux « infrastructures » nées du volontarisme marxisto-chavézien, c’est de la pure fantaisie. On planifie, au Vénézuela, comme au bon vieux temps du stalinisme, avec la cohérence propre à toute planification étatique : d’où, paraît-il des tas de chantiers abandonnés ou bâclés parce que les départements ministériels ne cessent de se mettre mutuellement et en toute fraternité les bâtons dans les roues. Le socialisme ordinaire, quoi ! On dit que, selon Les Échos, le régime se vante ainsi d’avoir construit 13 hôpitaux depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez en 1998 mais que personne n’a jamais réussi à se procurer l’adresse de plus de deux d’entre eux. Il y a peut-être un peu d’exagération là-dedans, mais c’est conforme au bilan « globalement positif » de tout socialisme.

L’industrie a connu en quinze ans une baisse comparable à celle de la France en trente ans : 50% d’entreprises en moins, d’une part à cause de la pression bureaucratique (comme chez nous), d’autre part parce que la manne pétrolière permet des importations massives, soit 70% de la consommation du pays. Et quand je dis que la manne pétrolière favorise la fainéantise, on s’en rend compte quand on sait que les terres agricoles expropriées selon la réforme agraire sont en friche (j’ai connu cela dans l’Algérie de Boumédienne), que le raffinage du pétrole sur place est ridiculement bas ( tous les carburants sont importés !) etc…La crainte des expropriations socialistes fait que les entrepreneurs vénézuéliens n’investissent plus. L’inflation, malgré un contrôle des changes inimaginable, est encore de plus de 30% l’an, la balance des paiements encore plus dans le rouge que celle de la France.

Le plus amusant (pas pour le peuple vénézuélien, mais il est encore aveuglé par la chavezmania) est que le fournisseur de devises, le secteur pétrolier, 96% des exportations, est passé de 3,1 millions de barils par jour à 2,4 millions. Et il n’y a guère de perspectives, car les expropriations et la loi  imposant une participation de 51 % de PDVSA dans toutes les « joint ventures » font fuir les entreprises occidentales.

Bref : le tyranneau laisse un pays en déconfiture, et les pleurnicheries des aficionados de Chavez que nous montrent a satiété les merdias gauchistes n’y changeront rien : même avec la meilleure volonté du monde (et je doute de la bonne volonté du Chavez), tout étatique est une ordure.

Évidemment, son successeur est prêt ; il y a lieu de parier qu’on a fait comme pour Boumédienne : on a attendu longtemps auprès de sa carcasse mise au congélo qu’un modus vivendi apparaisse entre les rats qui veulent de partager la galette. C’est pour cela que la camarilla gouvernementale du Vénézuela a précipité l’élection, pour bénéficier des pleurnicheries d’un peuple devenu idiot et empêcher l’opposition. Donc ce sera Maduro. Il sera aussi con et aussi tyrannique que Chavez, n’en doutons point, et le peuple n’aura que ce qu’il mérite. Belle leçon de démocratie, en tout cas !

Bon. Mais dites-vous bien que la situation n’est pas très différente de celle de la France socialiste, et que la nôtre est encore pire parce que nous n’avons pas de pétrole comme prétexte pour ne rien faire. La preuve : tout le monde, de l’imbuvable Méchancon à Dupont-Aignant, tout le monde déplore la mort d’un tyran ! Et pour cause : lorsqu’un étatiste clabote, les étatistes clabaudent à la mort. Aucun n’a même le tiers de la moitié du commencement de l’idée que la démagogie qui consiste à donner sans contrepartie, c’est-à-dire à assister, fabrique très exactement des peuples émasculés, fainéants et irresponsables, c’est-à-dire des sous-hommes ? Ou plutôt : n’est-ce pas très exactement le projet de ces charlatans vendeurs de rêves où toutes les rues sont dans le bonne pente, où les rivières remontent à leur source, que de fabriquer des peuplades abruties et dociles ? Le Meilleur des Mondes. Heureusement, la réalité vient donner de salutaires coups de pied au cul ! Souhaitons vivement au peuple vénézuélien et au peuple français que ce  traitement salvateur arrive au plus vite !

Raymond

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Réagir avant qu’il ne soit trop tard

Un administrateur de site de nos connaissances vient de nous communiquer un message de son hébergeur, nous demandant d’actionner le buzzz, ce que je fais volontiers :

« Nous venons d’être informés que l’AFNIC (organisme responsable de l’extension .fr en France) fait des vérifications sur 300 noms de domaine. À 4h27 du matin, les noms de domaine ont été désactivés. Cela implique que les domaines ne pointent plus sur les serveurs de XXXXXXX. Ainsi, il y a une interruption du site web, des courriels et tous les services connexes. XXXXXX n’est en aucun cas responsable de la situation et nous n’avons rien à nous reprocher. Nous négocions avec toutes les autres extensions dans le monde sans problème. Seule l’AFNIC effectue des vérifications de ce type. Nous travaillons actuellement avec eux afin de résoudre le problème. Nous comprenons parfaitement qu’il s’agit d’une situation critique pour les utilisateurs et les sociétés.« 

Curieux, non ? Si l’on situe cela dans le contexte politique actuel, et notamment avec l’infâme proposition de loi de deux sénateurs (pro-gouvernementaux, qui en douterait ?), on ne s’étonnera pas qu’un organisme étatique s’arroge le droit de piétiner les droits et intérêts des propriétaires de sites. Preuve qu’en quelques mois, le socialisme nous a fait basculer dans un système totalitaire.

Car il ne faut pas s’y tromper : ce serait une erreur d’accuser les socialistes et leur pupazzo Hollande de faire de l’amateurisme en pratiquant une politique du chien crevé au fil de l’eau. NON ! En réalité, ils poursuivent avec constance, opiniâtreté et patience l’instauration du totalitarisme socialiste inspiré de toutes les Terreurs du siècle dernier. Voyez : ils s’attaquent à tout, absolument tout, à la famille, à l’industrie, à toutes les structures de la société. Le fait qu’ils n’aient été élus que par une minorité ne les gêne pas : ils se contentent d’une fausse légalité, en usent et abusent.

Il n’est donc pas étonnant que les organismes dont ils se sont emparés, et singulièrement de ceux qui prétendent contrôler l’internet, se conduisent comme de vulgaires gestapistes. L’espace de libre parole de l’internet les gêne : qu’à cela ne tienne, ils vont le faire taire.

Citoyens, il ne nous reste plus beaucoup de temps : dans six mois, tout sera consommé, le pays ruiné, et une bande de satrapes triomphera. Il est URGENT qu’un soulèvement populaire jette à bas ces fascistes ! NOM DE DIEU ! RÉVEILLEZ-VOUS !

Sacha

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Psychanalyse d’un roi de pacotille

« Arrive Alfred ! me dit la Conscience l’air guilleret, on va bien rigoler ! » « Tiens tiens ! fis-je, Sa Majesté se serait-elle encore livrée à d’inexplicables turpitudes ? » « Comme d’hab’, mais Elle a le bourdon ! » « Et alors ? » « Eh bien il a filé chez Alonzo Tromondada, le psy du Palais ! » Le Docteur Alonzo Tromondada est psychiatre-psychanalyste, et du fait qu’il réside un grand nombre de dérangés à l’Élysée, il a jugé plus commode de carrément ouvrir un cabinet dans l’aile gauche du palais. Nous convînmes, le petit spectre et moi, de nous faufiler dans le labyrinthe des canalisations pour gagner un poste d’observation propice.

Lorsque nous arrivâmes dans le baffle d’aération, nous vîmes entrer Soliveau II, la mine déconfite, soutenu par Bronx-Jouissance. « Quel nouvel ennui conduit-il céans le plus illustre de mes patients ? » s’étonna le praticien. « Deux fois rien ! répondit en hâte Bronx en tapotant la main du roi, ça va aller mieux, n’est-ce pas, Sire ? » « Bon, monsieur Jouissance, le tança Alonzo Tromondada, c’est un entretien entre le Roi et son psy, par conséquent je vous prie de sortir. À propos… Il faudra que je vous reçoive très bientôt, je compte sur vous, n’est-ce pas ? » Le drôle se leva en maugréant, tandis que Tromondada comptait à part soi : « Voyons… Rottweiler, Duflotte, Bitaura, Montambour… quatre agités en salle d’attente… » Puis tout haut : « Et dites en partant aux autres dingues… heu malades, que leurs rendez-vous sont reporté à cet après-midi ! » Exit Bronx Jouissance.

Tromondada contempla un instant le monarque avachi dans un fauteuil, puis : « État voisin de la catatonie… Semi-comateux… » « Oh pire ! Complètement comme ma queue ! » gémit le Roi. « Je vois, je vois… accès de coprolalie, syndrome de La Tourette… » murmura le psy, « dites-m’en davantage ! » Alors Soliveau, en un sanglot : « Beueueueueh ! On ne m’aime paââs ! » « Mmmm… Qui donc ne vous aime pas ? » « Les Français ! Soixante-huit pour cent disent que je ne vaux rien et que je gouverne comme une patate ! » gémit le monarque. « Je vois, métaphore potagère qui n’est pas sans rapport avec… Bon, étendez-vous sur le divan et relaxez-vous ! »

Le roi demeura de longues minutes à sucer son pouce sans rien dire, ce que voyant, le docteur Tromondada commenta : « Frustration de plaisir oral, sevrage prématuré… » Soudain, Soliveau parla : « Et dire que je voulais faire plaisir aux électeurs comme à Mamère en mariant les tarl… » « Faire plaisir à votre mère ? » « Non, corrigea le roi, à Noël… » « Je vois, je vois, votre mère c’est le Père Noël, un biberon pour objet transitionnel… Substitut oral… » « Oh ! Je n’ai jamais été bon à l’oral, bieurla Soliveau, yaka voir mes discours. Pas comme Ségo qui a réussi le grand oral… » « Ah oui, reprit Alonzo, pour entrer à l’ENA… » « Nôôôn ! glapit le monarque, au Kama-Sutra ! » Une seconde décontenancé, le praticien reprit : « Bon, il n’y a pas mord-homme, c’est déjà ça… Continuez… » « Et pis ya Valy… se plaignit Soliveau, c’est une dominatrice ! » « Et ça vous plaît ? » « Bheueueueu ! Nan ! Ha m’a piqué ma collection de Pokémons ! »

Alonzo Tromondada resta pensif un instant, puis : « Vous sentez-vous frustré ? » « Oh là là ! Oui ! pleurnicha le roi, j’aime pas être volé ! » « Ah ! Et elle aime inverser les rôles ? » « Voilà ! conclut le souverain, normalement, c’est moi qui aime carotter ! » « Ce n’est pas exactement ce que vous demandais, mais puisqu’on en revient au potager, dites-m’en plus ! » « Tout petit, déjà… dit nostalgiquement Soliveau, j’aimais taxer une part du goûter de mes petits camarades. Comme y m’foutaient des trempes, j’allais le dire à la maîtresse et z’étaient punis. Bien fait ! » «Je vois, je vois… Continuez … » « Eh bien quand un marginal me demande si j’ai pas dix balles, je les prends dans la poche d’un passant pour les lui refiler… expliqua Soliveau tout fier …c’est plus fort que moi ! Tenez ! Je vais taxer les diésélistes, les tabagistes, les pompistes, les caméristes,  les buveurs de bière, les tailleurs de lierre, les faucheurs de bruyère, les épandeurs de litière, les marchands de capotes, les vendeurs de kapok, les anti-fiottes, les retraités, les maltraités, les mal-têtés, les…enfin tous, quoi ! » « Mmmm… murmura Alonzo, il faudra que je pense à changer mon A6 pour une Prius… puis, haut : et que faites-vous de ces milliards ? » « Ah ! Je les distribue aux pauvres. » « Et qui sont ces pauvres ? » s’enquit le psy. « Ben… des oisifs, fainé… enfin, je veux dire… gens sans aveu ni feu ni lieu.. Enfin c’est pas ça ! Je suis Robin Des Bois , quoi ! » « Bon, je vois, commenta Tromondada, kleptomanie compulsive, prodigalité, dérive identificatoire… » « Alors pourquoi, docteur, pourquoi « ils » ne m’aiment pas ? » geignit-il.

Après quelque réflexion, le psy demanda : « N’avez-vous jamais songé à résilier votre mandat ? » « Si, si ! répondit le roi, un peu honteux, mais Valy s’oppose à ce que je porte des bas résille ! C’est pourtant si seyant ! » « Mmmm.. » fit Alonzo. « Faut dire que mon père aussi m’interdisait formellement cet accoutrement ! » « Ah ! Votre père ! Parlez-m’en ! » « Duquel ? demanda Soliveau, le nourricier ou l’Autre ? » « Les deux ! ». Tromondada nota sur son carnet : « Syndrome de Jésus ??? » puis : « Votre père nourricier… » « Beurk ! Il était de drwââââte ! proféra Soliveau d’un ton dégoûté, y confisquait mes poupées offertes par ma môman, qui était de gauche, elle, et il m’obligeait à jouer avec des petits soldats et des tanks Dinky-Toys ! Même pas pu choisir mon genre ! » « Fixation au stade du narcissisme primaire, commenta le praticien, tendances perverses : un grand classique chez les politiques, ne vous en faites pas ! Et votre père bio ? »

« Pas bio ! » contra le roi. « Pas beau ? » « Non : pas biologique ! » « Ah ! Synthétique, alors ? » demanda malignement Alonzo. « Non : C’est Dieu ! » « Dieu-le-Père ? » « Nan ! On l’appelle des fois « Monsieur de Jarnac », mais c’est même pas vrai ! C’était un mythe errant… » « Je vois, je vois : Gabriel, Annonciation ? » s’enquit Tromondada. « Meuh non ! reprit Soliveau, j’ai été transformé ! » « Racontez-moi ça ! » « Facile : un ange vint me chercher et me transporta à l’Élysée… » « Logique ! » dit le psy. « Là, il ouvrit ma poitrine, en extirpa le cœur, le lava… » Tromondada nota : « Syndrome de Mahomet ???? » « Puis Dieu l’exposa à ses rayons bienfaisants et le remit lui-même en place. Je me sentis illico Fils de Dieu ! »

Alonzo Tromondada esquissa un sourire : « C’est lumineux ! Vous n’auriez pas là-haut croisé un dénommé Schreber, président de la cour d’appel de Dresde ? » « Ben non ! Pourquoi ? » « Oh, c’est sans importance… Ensuite ? » « Ah ben ! J’ai tout de suite compris que j’étais appelé à… préempter… non, rédempter … ??? » « Rédimer ? » suggéra le psy. « Voilà ! Sauver la France en la transformant ! » « Mmmm… Et.. ? » « Oui, passque les Gaulois sont un peuple capitaliste, homophobe et raciste… Alors je dois les transformer ! » dit fièrement le monarque. « De quelle manière ? » « D’abord, en élevant qui s’abaisse et en abaissant qui s’élève : je prends aux uns pour donner aux autres.. » Alonzo nota : « Complexe des vases communicants ??? » puis : « Et quand tout le monde sera au même niveau ? » « Ce sera l’harmonie du communisme primitif : quand Ève filait et Adam semait, hein, où étaient les riches ? » « Je vois, la sainte misère… remarqua le psy. Et l’autre transformation ? » « Facile : il faut éradiquer génétiquement la gauloiserie. On va donc les hybrider avec des populations saines venues du tiers-monde ! » « Délire messianique, avec une forte composante mendélienne », nota Tromondada sur son carnet. « Et donc, ils vous reprochent vos bienfaits ? » demanda-t-il, doucereux.

Soliveau se remit à pleurnicher : « Ouiiiii ! Les salauds ! Je dois être dur avec eux, les dépouiller, les ruiner, les griser… » « Griser ? » « Oui, les mulâtrer, quoi ! Il faut qu’ils souffrent. Beaucoup ! Je peux même les faire crever de faim, les tuer…C’est pour leur bien ! » asséna le monarque d’un ton menaçant. Alonzo hocha la tête : « On va mieux, on dirait ! » et il actionna un bouton discrètement placé sous son bureau. « Vous allez suivre le monsieur en blanc qui va venir. Il n’est pas méchant et va vous donner des bonbons, après quoi vous pourrez travailler. Mais n’oubliez pas : revenez me voir dès demain ! » « Voui ! » renifla le roi. Un infirmier taillé en malabar entra : « Traitement hydrothérapique niveau douze, d’urgence ! » commanda Tromondada qui ajouta : « Purge avec six grains d’ellébore d’Anticyre, puis  Halopéridol, cinq unités. Exécution ! » L’infirmier poussa gentiment mais fermement Soliveau vers la sortie.

Demeuré seul, le psychiatre récapitula à voix haute : « Voyons… Syndrome de La Tourette, narcissisme secondaire entraînant des pulsions perverses, kleptomanie, prodigalité, paraphrénie caractérisée, bouffée délirante avec composante messianique et épisode sadomasochiste à-peine refoulé… En même temps… instabilité de l’image du « moi » spéculaire.  Oh le beau cas ! » Il compléta sa fiche, puis décrocha le téléphone. « Allô ! La Chase-Manhattan Bank Paris ? … Ah ! Mademoiselle Moinpénible ? Ici le professeur Tromondada.. Dites, c’est pour virer tous mes avoirs sur votre succursale de Zürich… Ou aux Caïmans ? Oui, carrément ! … Non, non, je ne peux pas vous en dire davantage, ce serait un délit d’initié ! »

Alfred.

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Le club des chansonniers

Bonne nouvelle : la côte de confiance de Soliveau le Second a encore baissé, comme en témoigne le dernier sondage du Figaro- TNS SOFRES. Même plus 1/3 des citoyens lui font confiance ! Rien à faire, il est fait comme un rat, et malgré les chiffons rouges de l’adoption homo et du vote des étrangers, on dirait bien que les citoyens n’oublient pas, mais pas du tout, l’affreux pétrin économique et social dans lequel ils sont plongés. Et qu’ils savent que le monarque va devoir soit poursuivre la politique imbécile que nous connaissons, à grands coups d’extorsion fiscale, soit imposer une sévère crise d’amaigrissement à l’État. Jusqu’à l’os !

A vrai dire, je crains un peu que ce fascisme « soft » des socialistes ne soit remplacé par un fascisme plus « hard », tant l’État Père-Noël (une ordure !) est révéré dans ce pays : les gens ne sont pas prêts à affronter les aléas de la vie avec responsabilité, puisqu’on les a déresponsabilisés depuis des décennies. Mais enfin, ce sont des règlements de comptes pour demain : l’important est qu’à brève échéance ce pouvoir de rencontre soit appelé à disparaître.

En attendant, j’ai trouvé chez un de nos plus talentueux chansonniers (espèce que l’on croyait disparue depuis Le Grenier de Montmartre) la parodie suivante, sur l’air de « Oh les filles ! » par Au Bonheur des Dames :

j’suis sorti avec Valérie
Dans un café on s’est assis
Quand je lui ai dit que je l’aime
Elle m’a dit « Ségolhaine aussi »
Le lendemain j’lui téléphone
Elle me dit que tout est fini

[Refrain] :

Hollandouille, Hollandouille
Je suis une pauvre nouille
Hollandouille, Hollandouille
A tous je brise les couilles.

je suis sorti avec Marianne
Au cinéma on est allé
Et au moment le plus tragique
J’ai bien essayé d’la baiser
Mais comme ma rose a des épines
Elle m’a envoyé m’rhabiller

[Refrain]

ter :
Je suis sorti avec Marcel
Il est sorti avec Marcel

Au Bourget on s’est rencontré
Il vendait des camions poubelles
Alors je l’ai raccompagné
Arrivé devant son H.L.M.
Il m’a dit j’aime pas les fêlés

[Refrain]

Je suis sorti avec Poutine
Jusqu’au Kremlin on est allé
On a avalés des tartines
Puis l’Armée Rouge a défilé
J’aurais toujours peur d’Poutine
Et rien n’pourra m’en empêcher

Ah Poutine, Ah Poutine
Il m’a rendu marteau
Ah poutine, ah Poutine
Il m’impressionne trop !

Pas mal, non ?

 

Raymond.

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Enfer

L’enfer est, dit-on un  lieu de souffrance éternelle. Admettons, même si l’on ne croit pas à ces fariboles religieuses. Mais ce n’est pas cela : en fait l’enfer est le lieu où sont concentrés les fous pour leur insanité et les imbéciles pour leur bêtise. Telle est la France qui persiste malgré l’évidence à se draper encore dans les guenilles des « drwâââ de l’ohm ». L’actualité minable nous en inflige à chaque instant la preuve.

Parlons d’abord de ce que masque toute la comédie socialiste du mariage et de l’adoption par des altérés : la déconfiture économique, qu’accélère dramatiquement l’incompétence encyclopédique des idiots et forbans qui gouvernent ce pays sans aucune légitimité. Là, chaque foyer français -en dehors de la caste bobotique, pour le moment – l’éprouve au jour le jour, et curieusement je ne trouve personne, chez mes interlocuteurs, pour défendre les brigands qui nous gouvernent. Étonnant, car si 61% du corps électoral n’a PAS élu le misérable brimborion de l’Élysée, même si celui-ci se vêt de légalité candide et de lin blanc sale, il y a tout de même 39% d’abrutis qui l’ont porté au pouvoir, par un pur déni de démocratie et de légitimité. L’idiot et sa bande de rufians régissent ce pays et le conduisent au néant. Où sont passés ces 39% de crétins ? Quelque chose leur aurait-il ouvert les yeux ? Qu’est-ce qui explique que selon un sondage en ligne du Figaro portant sur quelque 30 000 réponses, à 92,10% les gens ne croient pas du tout que Molle-Hand pourra inverser la courbe du chômage ?

Les citoyens prennent la mesure de l’incompétence économystique des socialistes. Mais reconnaissons -non pas à leur décharge, mais à la charge de toute la secte politicarde- que le choix des candidats élyséens était d’entrée de jeu grevé par un vice fondamental : l’étatisme. Par cette curieuse inversion des facteurs qui voudrait que l’État soit la solution, alors qu’il n’est rien d’autre que LE problème. Ce qui fait que le citoyen conscient et intelligent n’avait le choix qu’entre l’abstention, la peste ou le choléra. Dans tous les cas, le « double-bind » qui enferme dans un cercle vicieux, ne pouvait que produire des effets désastreux. Nous y sommes !

Alors on amuse le peuple non plus avec du pain -il n’y en aura bientôt plus- mais avec les jeux du cirque. Premier jeu : l’ajustement habituel des paramètres de machines obsolètes, bricolages idiots destinés à foirer dès le commencement : le système de sécurité sociale, les retraites, les allocations familiales. Personne n’ayant encore compris qu’il fallait dynamiter ces biglotrons débiles, les socialistes ont beau jeu de jouer les durs en ajustant un peu plus les paramètres, comme sans doute on a essayé de le faire pour la centrale de Tchernobyl. Paf dans la gueule ! C’est ce qui va se passer, et il n’y a pas besoin d’être devin pour le prédire. Ils ont beau jeu : abrutis d’étatisme, les Français n’imaginent même pas qu’ils pourraient avoir l’entière responsabilité de leur santé et de leur avenir. Pire : évoquer même cette responsabilité leur flanque une trouille bleue, tellement ils sont conditionnés par le Tout-État. Alors ils raquent, acceptent de payer toujours tant et plus. Jusqu’à la ruine totale. Et même à ce stade final, réagiraient-ils ?

Second jeu : les guignols. On ressort l’idiote dinde du Poitou-Charentes dont on fait un responsable de la stratégie de la Banque Publique d’investissements. Un stratège, cette endive ? Mais à côté d’elle, le général Gamelin était Napoléon ! Mais, bon, hein, il faut bien que Soliveau le Second place ses anciennes maîtresses, l’une à la BPI, l’autre à la Mairie de Paris, la troisième, carrément, dans sa carrée élyséenne. C’est ce qu’on appelle une présidence « normale ». Autre guignol : l’incontinent don-juan DSK dont on nous régale des démêlées judiciaires avec une de ses anciennes conquêtes. Ce qui fait dire à mon fils : « Hollande, c’est une huître, DSK une tortue ». Pas mal vu ! Encore que je me demande si une tortue peut être sexuellement incontinente… Troisième jeu : un Montambour outré de la lettre du PDG de Titan, qui lui balance la réalité en pleine gueule, et qui trouve le moyen de dire bêtement : « t’a’r’ta gueul’ à la récré ! » en brandissant la menace des gabelous. Pitoyable !

Quatrième jeu, carrément ignoble : on rend (et disons que c’est justifié) un hommage national aux deux malheureux policiers tués par des ordures banlieusardes et trafiquantes. En temps « normal » (pas dans le temps de Normal 1er !!!) ce serait digne et sain. Mais quand on voit les véritables responsables de cet état de fait, cette gauche et ce gouvernement de rencontre, jouer les pleureuses, on a envie de hurler : « pas vous ! » Quand on a un garde des sceaux ultra-tolérant envers cette frange allochtone et criminelle et prompte à remplacer la population carcérale par les patriotes, on se dit qu’on est dans une véritable tyrannie, et qu’à côté le régime de Pétain était de la petite bière. C’était au Peuple de rendre hommage à ces agents morts dans l’accomplissement de leur devoir, face à l’ennemi intérieur, pas aux fauteurs de troubles !

Cinquième jeu : voilà les merdias pleurnichant la mort du dénommé Hessel, et l’inévitable Hollande, ainsi que le non moins inévitable Zayrault, célébrant ce vieux gâtochant, pro-palestoche-hammassiste et tout heureux d’une notoriété usurpée grâce à un poulet excitant d’imbéciles zindignés (tous de gôsh), héros d’une passivité et d’un gandhisme pour fumeur de shit,  on a envie de rire. Ou de vomir. Qu’est-ce qu’a apporté ce vieux guignol ? Peut-être fut-il en son temps un Résistant, je l’admets, mais, selon le mot du Général, « la vieillesse est un naufrage », et le pire naufrage est de sombrer dans l’idéologie gauchiste. Ce gusse-là a une responsabilité morale, au même titre que Brasillach en son temps : quand les écrits d’un crétin entraînent à mal faire, il y a crime.

Sixième jeu : il est tellement intéressant d’agiter le chiffon rouge du mariage et de l’adoption homos que, contrairement à la Constitution et à la loi, les lavettes du Conseil Économique, Social et de l’Environnement ont refusé la recevabilité de la pétition civique signée par 700 000 citoyens, visant à faire réexaminer le projet de loi. Les pleutres avaient des instructions et des menaces précises venant de Matignon, on le sait, et ont préféré leur gentil plaçou financé par l’argent public plutôt que de prendre le risque d’agacer les salauds qui gouvernent. Il y a là évidemment un déni de démocratie, une violation des lois, bref : une forfaiture de plus, et je me plais à imaginer trois millions de citoyens prenant d’assaut l’assemblée, matignon et l’élysée (pas de majuscule pour ces officines pourries) et jetant par les fenêtres cette caste décadente. Las ! Ce n’est qu’un rêve. On a châtré les Français, et les seuls couillus, on veut les jeter en prison. Méfiance, tas de salopards, un jour il y aura retour de bâton, car on ne peut pas châtrer tout un corps électoral. L’ennui est que le bâton risque de ne pas être celui qu’il faudrait.

Le prochain chiffon rouge sera, on s’en doute, le vote des allochtones. Mais d’ici-là, la catastrophe sera peut-être arrivée, et les vauriens auront des comptes à rendre. Si nous pouvons les attraper, car il y a lieu de penser qu’ils auront pris la poudre d’escampette, de peur de payer leurs forfaits.

Bref : nous vivons une tyrannie (pas une dictature !). Soliveau est trop petit pour être Néron ou Caligula, mais il en a les principes et les vices. Et puisque le Peuple est encore en-deçà de l’horizon, en attendant, je conseille à mes propres enfants, et à tous ceux de nos jeunes qui voient bien que les carottes sont cuites dans cet enfer socialiste, de quitter ce pays dévasté et d’aller chercher ailleurs par le monde les conditions favorables pour exercer leurs talents. Il n’empêche : désormais, il n’y a aucun motif d’obéir aux voyous qui martyrisent ce pays, ce sont des hors-la-loi. Quiconque respecte la loi socialiste est un traître.

Finissons par le futur Pape. Mon vœu est qu’il soit parfaitement anti-islamique et que ce soit un Pape de Croisade.

Et j’emmerde la gauche, le prophète et la bien-pensance.

Raymond.

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