Faire face sur tous les fronts

La Manif pour Tous de dimanche a été un immense succès, et elle a permis de démasquer les socialistes : en interdisant la manifestation directe de la démocratie, en envoyant ses flics gazer une foule pacifique qui exigeait l’autonomie d’expression, le gouvernement des forbans a montré ce qu’il est. C’est-à-dire un ramassis de fascistes, ainsi que le sont tous les « instituteurs du genre humain » comme le disait Vautrin.

Cette affaire du mariage des homosexuels, et bien davantage celle de l’adoption d’enfants par des paires homosexuelles, est une sorte de laboratoire où s’éprouvent à la fois la tyrannie socialiste et la volonté du peuple. Nous avons eu tort de parler de « chiffon rouge » à ce propos, car si en apparence tout cela n’a rien à voir avec les problèmes économiques, l’islamisation galopante, la dictature européenne, en réalité cela fait partie d’un tout. Car il y a, malgré les incohérences apparentes, un véritable plan de destruction de la Nation, avec la dénégation concomitante de la souveraineté populaire. Les citoyens voient confisquer leur pouvoir par une caste dont le chef n’a été élu que par un peu plus de 38% d’entre eux, et les parlementaires par guère plus de 26%. Les forbans ne peuvent donc PAS s’abriter derrière le paravent-Potemkine de « la majorité » : ils sont archi-minoritaires, mais ils gouvernent, comme savent gouverner les tyrans.

Aussi n’existe-t-il AUCUN domaine dévasté par les socialistes qui doive être sacrifié pour défendre un autre. Nous sommes assaillis sur tous les fronts, et il serait stupide de ne pas les défendre tous, car céder sur un point, c’est ouvrir une brèche. Par conséquent, le combat de la Manif pour Tous est tout aussi nécessaire que ceux que l’on doit mener sur les fronts de l’économie et de la souveraineté. Ici on se bat pour le fondement même de la société, la famille, comme ailleurs bien trop peu se battent pour la laïcité et contre la charia.

Voilà ce que ne semble plus comprendre le responsable du site « Enquêtes et Débats » qui écrit : « Ce pays est de plus en plus désespérant. Les Français ne sont plus des veaux, comme au temps du Général, ils sont des moutons, ni plus ni moins. Devant (ou plutôt derrière) leur télévision, qui fait la pluie et le beau temps, ou écoutant le dernier gourou à la mode. Les religieux ne font pas exception, et au moment où le socialisme ruine le pays, ils ne trouvent rien de mieux que de manifester contre… le mariage gay !  Oskar Freysinger avait bien raison : ce pays est foutu. » (Jean Robin in « Opinion patriote et libérale sur la manif pour tous »). Qu’arrive-t-il à Jean Robin ? Depuis quelques mois, il s’acharne à détruire les gens qui combattent contre l’islam (affaire Soral), dénoncent l’ensauvagement de la France (affaire Obertone), et voilà qu’il attaque la Manif pour Tous. Il y a bien un virage à gauche de sa part. Est-ce parce qu’il subit des pressions ? Ou est-ce parce qu’il a réellement viré à gauche ? Ou tout simplement parce que, pratiquement seul à essayer de faire tourner son site de journalisme « libre », il est victime d’un « burn-out » ?

Nous ne saurions le dire. En tous cas, il est complètement à côté de la plaque lorsqu’il cite l’admirable Oskar Freysinger. Écoutez ce que dit Oskar dans la vidéo dont Robin indique le lien : il n’est question que de l’islamisation de la France -et de l’Europe-, de la confiscation de la volonté populaire face à cette invasion, au multiculturalisme. Oskar insiste sur le fait qu’un homme a des racines, défend sa culture. En même temps, il explique les avantages de la démocratie directe, la seule qui puisse selon nous être valable. Rien à voir avec la Manif et le mariage homo qui, en 2009 (date de l’interview) était bien dans les cartons des officines fascistes genre Terra Nova mais n’était pas encore à l’ordre du jour.

Guerre sur tous les fronts, donc, il n’y a pas un pan de la vie nationale qui ne soit violemment assailli par les forbans. Et si je parlais plus haut de « laboratoire », c’est parce que de toute évidence la clique fasciste de Soliveau le petit ne fera jamais machine arrière, si les citoyens ne la contraignent pas à la faire. Et cette contrainte ne peut PAS s’exercer par les voies de la « démocratie » de façade, par les urnes. Nous l’avons souvent répété : c’est par des millions de personnes dans la rue, voire par l’insurrection, que nous pourrons contraindre les tyrans. Ils le savent, d’ailleurs, et la charge de leurs flics contre des femmes et des enfants montre que, fondamentalement, ils ont peur.

Pour finir, j’aime à citer un article du site « Les observateurs.ch » qui met du baume au cœur :

Leur vrai visage

« L’heure est aux effets de manche, à la “communication”, Manuel Valls se congratule, Christine Boutin, qui a fini dans le gaz, demande sa démission; retour à la normale au pays du verbe haut et de la politique gesticulante. Cependant, quelque chose s’est brisé.

Les titulaires des vertus de tolérance et d’ouverture ont montré, l’espace d’une seconde, dans un réflexe, leur vrai visage; un masque est tombé. Depuis hier, la France n’est plus une République, c’est un régime. L’imagerie inspirée de la tolérance d’Etat, les députés au regard clair, les couples héroïques, main dans la main, à la Marche des Fiertés, tout cela a volé en éclat sous le coup des matraques; le vrai visage de ces “libertés” des uns qui ne laissent plus aux autres que l’espace vital qui les sépare d’un jet de gazeuse lacrymogène. Policiers agressés, vitres brisées, voitures incendiées ? Non ! Hier, en France, on a gazé un peuple venu demander le droit de voter. On a gazé des enfants.

L’Etat ne se relèvera pas, ne doit pas se relever, de ces images de gamins en larmes, sous assistance respiratoire. La force tranquille est bien morte ce jour-là, le vernis de respectabilité officielle a craqué sous l’effet de la réalité et la violence de l’Etat socialiste n’est plus que la preuve de sa peur. Or, s’il a peur, c’est qu’il peut tomber.

Depuis ce jour, le combat de la “Manif pour tous” n’est plus celui d’une improbable arrière-garde de cathos conservateurs contre une modernité en marche, c’est celui d’un peuple pour la démocratie, pour son sacro-saint “droit à l’autodétermination”. Depuis hier, la tutelle morale et politique de la gauche n’est plus supportable. Si les socialistes doivent  charger des femmes et des enfants à grands coups de CRS pour se maintenir au pouvoir, le constat est simple, ils doivent partir. Les manifestants, eux, doivent tenir, jusqu’au bout, sinon leur lutte est vaine et tout est perdu.

700 ans d’histoire suisse le démontrent, la démocratie c’est la paix, le contraire c’est la guerre. Nous autres Suisses avons ce devoir moral, non pas de faire la leçon aux autres, mais de soutenir tout homme qui cherche sa liberté comme s’il était de nos Confédérés.

Frère de France, nous sommes pour toujours avec toi ! »

Tout est dit. Le Nullissime va tenter une fois de plus de jeter de la poudre aux yeux des citoyens par le biais d’un minable talk-show télévisuel : comme d’habitude, rodomontades, mensonges, démagogie. J’espère que personne ne sera dupe.

Raymond.

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Bizounours criminels

Nul doute que le livre d’Obertone, La France Orange Mécanique, succès en librairie à tel point que la très socialiste FNAC l’a retiré de ses étals de « best-sellers », met profondément en rage les professionnels de l’amalgame ethnique et les « bizounours », c’est-à-dire les oligophrènes – de gauche, bien entendu. Car c’est bien un réquisitoire sans faille contre cette idéologie qui cache l’insécurité, la délinquance, sous des prétextes hautement « moraux », et qui intoxique jusqu’à la droite politique.

A vrai dire, pour moi comme pour mes camarades de ChezRaoul, ce livre n’a rien apporté de nouveau ; tout ce qui y est dit, nous le savions déjà. Au moins a-t-il l’avantage de regrouper en compendium des faits épars, essentiellement les délits et crimes que l’on cherche à camoufler, surtout à excuser, le laxisme de la justice – excepté celui de la XVIIe chambre, qui persécute les patriotes – et l’incapacité des gouvernements successifs, l’actuel étant certainement l’acmé du processus décadent. Mais pour ceux qui ne « savent » pas, pour les intoxiqués de propagande bizounours instillé dans les cerveaux depuis l’école et via les médias, la lecture de cet ouvrage ne saurait trop être recommandée : c’est un contre-poison.

Aussi, si la hargne des bizounours ne saurait étonner, puisqu’elle est dans l’ordre des choses, nous ne comprenons pas les attaques du site « Enquêtes et Débats » contre Laurent Obertone. Lorsque la réalité est démasquée, l’important est qu’elle le soit, et peut importe que celui qui la révèle soit hors des clous du politiquement correct. Du reste, la réalité ne peut, de nos jours, qu’être politiquement incorrecte, et peu nous chaut si l’incorrect pourrait être un « Pélicastre » quelconque. Jean Robin, vous faites un mauvais procès à Obertone. C’est regrettable.

En tant qu’anthropologue, cependant, j’aurais quelques critiques à faire à ce livre, non point sur les faits, qui sont incontestables, mais sur les ressorts qu’Obertone prête au fonctionnement humain en matière d’ethnique, c’est-à-dire de capacité à faire de la société, comme en matière d’éthique, c’est-à-dire la capacité à réguler son désir.

Ethniquement, d’abord. Obertone part de conceptions naturalistes et raisonne en termes  darwiniens d’espèce. Il nous dit, par exemple, que « ne pas frapper les femmes, ce n’est pas une décision consciente, l’aboutissement d’une réflexion philosophique ou religieuse. C’est une inhibition biologique commune à de nombreuses espèces, que nous nommons « morale ». Pourquoi ne pas les frapper ? Tout simplement parce que ce sont les femelles qui choisissent les mâles (sélection sexuelle) dans l’intérêt évolutif de l’espèce toute entière » (page 89). Ou encore : « Comme l’a montré le biologiste Dawkin, ce sont nos gènes égoïstes qui commandent, et qui nous manipulent selon leur intérêt. Nous ne sommes que leurs véhicules » (page 91). C’est carrément ignorer que notre rapport au monde n’est jamais le même que celui des animaux, que la sexualité de culture n’est pas la sexualité de nature, que l’alliance prend le pas sur l’accouplement. Certes nous participons à la fois de la nature et de la culture, mais notre rapport à l’autre n’est pas le rapport animal au congénère. Ou pour le dire simplement : l’accouplement est dans nos gènes, c’est la relation d’espèce, l’alliance dans nos conventions. Et l’alliance, c’est précisément la négation de l’accouplement de nature, là est toute la problématique de l’inceste (totalement inconnue des animaux), étudiée par Lévi-Strauss. Lequel Lévi-Stauss est curieusement, d’ailleurs, cité par l’auteur page 161 : « l’interdiction du viol au sein du groupe, comme l’inceste, est biologique (Westermarck). Ce sont les mâles qui font la roue et c’est la femelle qui les sélectionne, d’où sa « valeur » culturelle d’échange instituant le mariage (Lévi-Strauss). » Tout de même ! L’anthropologue français insistait bien (voir Structures Élémentaires de la Parenté), au contraire, sur le fait que l’inceste est précisément la négation culturelle de la sexualité biologique.

Il est, dans ce contexte, vain d’invoquer les travaux de Konrad Lorenz sur la théorie de l’agression (page 95). En fin de compte, nous aurons beau faire, notre rapport médiatisé au monde fait que nous ne sommes pas des rats de Skinner. Le biologisme et son épigone, le darwinisme social, ne peuvent pas, en aucun cas, expliquer le fonctionnement humain, et surtout pas les aberrations morbides de celui-ci. Cela conduit malheureusement Laurent Obertone à accepter sans examen la notion de QI. Je n’entends pas nier que les humains diffèrent, parce que précisément l’altérité, produite par la structure, nous singularise, et aussi parce que d’évidence nous n’avons pas tous développé les mêmes capacités au sein des mêmes facultés humaines. Et ce qui vaut pour les sujets vaut aussi pour les … vous voyez quoi, j’espère. Mais le QI, lorsqu’on examine à partir de quoi il est calculé, ne mesure en aucun cas une intelligence qui, du reste, ne se réduit pas à la seule capacité logique. Les tests de QI sont un méli-mélo qui, en fin de compte, ne donnent qu’une indication sur l’éducation reçue, pas sur « l’intelligence ».

Ce socio-darwinisme naïf est bien ennuyeux, parce qu’il interdit à l’auteur d’analyser le pouvoir en termes anthropologiques, et ne le lui fait aborder qu’en termes d’espèce, par le fait des gènes dominants. Or ce pouvoir que confisquent les bizounours est en fait à appréhender en termes de délégation, laquelle délégation peut être dévoyée : on signe un chèque en blanc, et le malhonnête en fait ce qu’il veut, c’est-à-dire confisque et viole les contrats sociaux. C’est ce que font, en règle générale, tous ceux qui se veulent messies, sauveurs, instituteurs du genre humain. Les ennemis de l’humanité, en somme.

En revanche, il est amusant de filer la métaphore animale pour conserver de l’humour dans l’exposé d’une calamité, ce que ne manque pas de faire Laurent Obertone lorsqu’il décrit les sous-groupes criminels en termes de « rhinocéros » spoliateurs des « hippopotames ».

Sur la question de l’éthique, même biologisme, et un « axio-darwinisme » qui ne sont pas de mise. Mais reconnaissons quand-même que l’approche est tempérée par des remarques que l’anthropologie ne saurait désavouer : « Le plaisir est éphémère et le désir durable » (page 226). L’ennui est que le désir est vu par l’auteur comme une pulsion et non comme un vide structural, un manque : « La télévision fait miroiter des désirs que notre société fabrique à l’infini.. » Certes, la publicité relayée par la télévision s’adresse au désir, mais elle ne le fait pas naître, elle ne fait que lui désigner des objets. Ce qui fait que  dire que « la satiété n’existe plus : le seuil du désir augmente, le seuil de satisfaction baisse » ne vaut pas : le désir est un, il n’a pas de seuil, quant à la satisfaction, elle n’est que la balance entre le « prix » consenti et le « bien » éprouvé, et en tous cas elle n’efface pas le désir. Bien plutôt il eût fallu parler de la demande, ce comportement infantile qui vise à une satisfaction immédiate sans frustration, c’est-à-dire sans régulation. De plus, prétendre que « les hommes sont davantage menés par le désir que par le plaisir » est ambigu : c’est vrai si l’on s’en tient au plan axiologique, c’est faux si l’on prend en compte l’ensemble des quatre capacités humaines. Maintenant, il est juste de dire que le désir ait quelque chose à voir avec la délinquance, dans la mesure où un désir non transféré ou non régulé (ce qui est le cas de la psychopathie) génère des passages à l’acte prédateur, souvent violents. Et c’est vrai aussi que « avoir envie, ça devient exiger sans agir. Les gens [les délinquants, mais il n’y a pas qu’eux !] font des caprices. Ils condamnent ceux qui agissent ou qi veulent agir. Les bons élèves sont persécutés par les envieux » (page 229). Signalons aussi que chaque rationalité pouvant « reprendre » les autres, le pouvoir peut aussi faire l’objet du désir, et le taux de testostérone n’y est pour rien !

Au fond, ces remarques ne sont là que pour montrer que l’auteur aurait pu donner une assise scientifique solide à des observations, relations et hypothèses qui ne manquent ni de pertinence ni d’intelligence. Il faudra bien que quelque jour on puisse démonter le mécanisme de confiscation du pouvoir par le biais à la fois de l’idéologie, patiemment et systématiquement instillée, et de la répression de toute contestation politique. Obertone décrit de manière très précise -et, je trouve, juste et intelligente – l’idéologie des bizounours et la psychopathie des voyous qu’ils excusent et protègent parce qu’ils font désordre et qu’à tout prendre, leur désordre peut bien devenir l’ordre nouveau des bizounours.

Peut importe : Obertone a fait un très bon travail, qui récapitule presque tous les aspects de «l’ensauvagement d’une nation ». A lire !

Les bizounours sont des criminels.

Sacha

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Le retour du refoulé

« Et donc ? » demandait le Pr. Alonzo Tromondada à son patient recroquevillé sur le divan. « Ils veulent ma peau ! » se lamentait Soliveau. « Qu’est-ce qui vous fait dire cela ? « Oh ben ! Vous ne les avez pas entendus hier ? Soliveau démission ! Soliveau démission ! » «Bah ! Ce sont les aléas de la politique ! » tenta de le rassurer le psy. « Non ! Non ! Ils me persécutent ! geignit le roi, tenez : ils ont réussi à introduire un sceptre à l’Élysée ! » La Conscience, planqué avec moi dans le tuyau, pouffait de rire. « Quoi de plus anodin qu’un sceptre dans un palais ? » demanda Alonzo.

« Mais c’est qu’il me suit partout ! Il traverse les murailles, sort de mes tiroirs comme une diable de sa boîte, se moque de moi et ne cesse de répéter que je suis nuuuuuul ! » « Ah ! Je vois, fit Tromondada d’un ton bénin, un sPECtre, un banal fantôme, quoi ! » « Le pire c’est qu’il veut se faire appeler ‘Monsieur Ma Conscienceet qu’il prend systématiquement le contrepet de ce que je décrète ! » « De quel genre ? demanda le psy, intéressé, comme dans ‘l’organisme a mal’ ? Ou : ‘vous avez la trouille d’un kyste’ ? » Les points d’interrogation buissonnèrent sur la tête du roi, ce que voyant, Alonzo corrigea : « Ah ! Vous vouliez dire ‘prendre le contrepied’ ? » « Oui, enfin, il dit tout le contraire de Moi ! » « Par exemple ? » « Eh bien… rechercha un instant le monarque, quand je parle du mariage des messieurs-dames, et que j’évoque le droit des lesbiennes à vivre par paires, La Conscience dit ‘C’est idiot, car ça peut se gourer, les fouines !’ » Le professeur dissimula un rire derrière son carnet.

« Dites-moi… reprit Tromondada, en quelles occasions cet ectoplasme se manifeste-il ? » « Tout le temps, par exemple en conseil des sinistres, en réunion restreinte dans mon bureau… » « Mmmm… fit le psy, songeur, et naturellement, vos interlocuteurs le voient ? Il les effraie ? » « Que nenni ! corrigea le Roi, moi seul le vois! » Puis il ajouta, comme à regret : « Alors, bien sûr, mes interloques ne comprennent pas pourquoi je jette tout d’un coup ma pantoufle, au lustre par exemple… Mais c’est au fantôme que je la balance ! » Tromondada nota : « hallucinations » puis : « Et ce spectre est seul ? » « Ben… Y a des fois le Général – il se fait appeler ‘le Commandeur’ – mais là, c’est une voix ! Et tout le monde l’entend, même que ça nous flanque la frousse ! » Alonzo nota : « Dire à Alfred de ne pas trop exagérer. »

« Donc un spectre, hein ? reprit-il, vient-il également la nuit ? » « Je ne crois pas, Valie a le Pouvoir ! » « On le dit, commenta Alonzo, et d’ailleurs… Vous pensez qu’elle est dominatrice, m’avez-vous dit. » « Oui, oui, elle a le Pouvoir, ça c’est mauvais pour les esprits malins ! » Puis, après une longue hésitation, le roi avoua d’une petite voix : « Et puis il y a les cauchemars ! Depuis des mois, ça revient, des rêves… des rêves… Vous savez, qu’on s’en sert à nettoyer les casseroles ! » Note sur le carnet : « complexe de Monsieur Propre ? » Le roi reprit : « Vous voyez, comme des freins pour un vélo d’ecclésiastique ! » « Heu… fit Tromondada, voyons… frein = arrêt, ecclésiastique = curé … C’est clair : des rêves récurrents ! » « C’est ça ! répondit le roi. Des rêves arrêt curants ! »

Le professeur se frotta les mains, en disant à part soi : « Comme l’Homme Aux Loups ! C’est la gloire ! » Soliveau a beau être sourd aux remontrances que lui fait le peuple, il a l’ouïe fine : « Lomolou ? Non, non ! Connais pô ! » « Ce n’est pas très important, dit le psy, c’est toujours le même rêve ? » « Oh ben… oui et non, hein ! Y a des variantes.. » « Dites m’en plus ! » l’encouragea Tromondada. « Ben c’est-à-dire… Ça se passe toujours ici, au Palais… Sauf qu’au bout du jardin, on a placé la Roche de Solutré ! Quand je regarde en bas, c’est un à-pic vertigineux ! » « Ah ! fit Alonzo, et qu’y a-t-il en bas ? » Le Roi blêmit : « des esquelettes de lazagnes, par millions ! » Un instant décontenancé, le psy reprit : « Ah ! Je vois, des chevaux ? » « Oui, oui ! » Tromondada nota : « mythe de la chasse des Solutréens = symbole du gaspillage socialiste » puis : « Et qu’arrive-t-il ? » « Je me promène tranquillement dans le jardin, et voilà qu’une foule furieuse me poursuit, alors… Je cours jusqu’à la Roche, mais ils me rattrapent, et me jettent en bas… Et je me réveille sur la descente de lit ! »

« Bon, je vois… Et cette foule, c’est toujours la même ? » s’enquit le psy. Soliveau commençait à donner les signes d’une vive agitation, se grattant le poignet gauche : «Des fois c’est des syndicalistes d’Arcélor… de GoodYear… Avant, c’étaient des nuées de pigeons, les Geonpis, qu’ils s’appellent… Des fois, une armée de clones de Depardieu, d’autres fois des gens de partout, des prolos, des ménagère, des retraités, des épargnants… Tous terriblement menaçants, acharnés à me précipiter de la Roche… Vous croyez que ce sont des rêves présuppositoires ? » Tromondada agita la main d’un air perplexe, puis : « Et que crient tous ces gens ? » « Oh ben, comme je l’ai dit : « démission ! » « démission ! » Tout en parlant, Soliveau s’empara d’une feuille de papier sur laquelle, comme en transes, il écrivit : « Arx Tarpeia Capitoli Proxima ». « Montrez-moi ça ! » lui commanda Alonzo. « Savez-vous ce que cela veut dire ? » « Ben non, c’est ce qui s’écrit dans le ciel quand ils me jettent ! Mais ce que ça veut dire… J’en sççççais rien ! »

« Bon, de quand date votre dernier rêve de cette sorte ? » l’interrogea le psy. « De cette nuit, j’en ai encore le postérieur endolori ! On avait vu à la télé la Manif pour Tous… Effrayant, c’étaient les légions diaboliques ! Alors… » Il égratigna son poignet gauche : « Alors tous ces maudits se sont précipités dans le jardin, comme le 13 janvier… » « Et ils vous ont jeté ? » « Attendez, je me souviens… dit le monarque, il y avait trois spectateurs : Jack Lang, Michel Bergé et… » « Et ? » « Une silhouette… À peu-près de ma taille, un manteau et un chapeau noirs, un cache-nez rouge, une rose au poing… Papa ! » Tromondada sursauta : « Lequel, le nourricier ? » « Non : Dieu ! Le Dieu de Jarnac ! Celui de qui je tiens ma mission ! » Note : « Poursuite du délire messianique ». « Il me parlait pendant que je tombais ! » « Vous souvenez-vous de ses paroles ? » s’enquit Alonzo. « Quelque chose comme ‘ Je les ai dupés quatorze ans, et toi le temps d’une élection’ et je crois qu’il a ajouté : ‘ Amateur !’ ». Soliveau prit l’air désespéré d’un garnement corrigé.

Au bout d’un temps, le roi ajouta : « En fait, la foule… Elle s’est transformée ! » « Comment cela ? » « Ben au lieu de grands, c’étaient des millions de bébés en couches-culottes, avec de petits chaussons verts, qui me poursuivaient, agitant des drapeaux représentant des familles ringardes, tout  en hurlant : ‘ un papa, une maman nous voulons, pas calculer en cent leçons !’ ». Le psy hocha la tête et nota : « retour du refoulé ! » puis il expliqua : « Votre inconscient vous travaille, il vous dit par ces rêves que vous vous conduisez mal ! » « Comment ça ! » grinça Soliveau. « Facile : votre dernier rêve et celui du 13 janvier… Vous refoulez une culpabilité, que vous n’acceptez pas, peut-être par peur de Bitaura, Duflotte, votre concubine, est-ce que je sais ? Vous savez inconsciemment que votre loi est mauvaise, et vous craignez le châtiment… » Il ne put en dire davantage, car Soliveau se mit à sauter pieds joints sur le divan en hurlant : « Je suis innocent ! Je suis un Bisounours ! Je ne fais que le bien ! Et ils auront beau faire, je ne cèderai sur rien ! Ni sur cette loi ni sur une autre ! Je m’accrocherai au pouvoir… ! » Je pris la voix du Commandeur : « Comme un morpion, Soliveau, comme un morpion ! » Hébété, le roi se laissa choir sur le divan, tandis que Tromondada éructa un « Hum ! Hum ! » puis, à l’adresse du monarque : « L’inscription dans le ciel, elle veut dire : ‘la Roche Tarpéienne est proche du Capitole’ ; vous demanderez à Alfred de vous l’expliquer ! »

Cette fois, Soliveau fut privé d’hydrothérapie, mais dut subir une injection aiguë de neuroleptiques atypiques à dose de cheval. Lui parti, Tromondada signifia tout haut : « Alfred ! N’aggrave pas son état, son État est déjà dans un état désespéré ! Enfin… On rigole bien quand-même ! »

Alfred.

 

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Casse-toi, Soliveau !

Je ne croyais pas trop à la mobilisation contre l’adoption par des paires homosexuelles. Mais en regardant dès le début les images de BFMTV, j’ai dû constater : mieux que la dernière fois. Évidemment, les flics du parti socialiste disent 300.000 personnes. Ils se foutent de la gueule du monde ! Non seulement toute l’avenue de la Grande Armée était archi-comble, mais il a encore fallu ouvrir l’avenue Foch, tant la foule était dense. Les organisateurs disent 1,4 millions. Peut-être.

En tous cas, les sbires du gouvernement de rencontre, à la Préfecture, ont bien obéi aux ordres des fascistes : rassemblement contenu, pas d’accès Place De Gaulle, pas de Champs-Élysées. Preuve que les forbans ont peur du peuple. Qu’il y ait eu quelques échauffourées, c’était inévitable, puisque les fascistes le souhaitaient, afin de déconsidérer la Manif.

Moi, je me dis : quand on est un million, on fonce, ce ne sont pas quelques compagnies de flics, cordon ténu, qui pourraient empêcher de prendre d’assaut vous-savez-quoi. Évidemment, ce n’était pas à l’ordre du jour, et les gens sont encore trop respectueux d’institutions dépassées et de la prétendue « légalité » d’un pouvoir totalitaire. Mais prenez-y garde : il n’est pas impossible qu’un beau jour, ça vire à l’insurrection, tant ce pouvoir est illégitime et se fout ostensiblement du peuple.

En tous cas, en tant que spécialiste, j’ai pu suivre comment BFMTV -et indubitablement les autres merdiats – ont techniquement bricolé les prises de vue. Il semble que beaucoup de gens leur aient fait remarquer qu’ils mentaient. Au départ, une prise de vue sur l’avenue de la Grande Armée, avec une foule immense; puis progressivement, des centrages sur une place De Gaulle avec quelques centaines de manifestants ayant réussi à franchir le barrage des flics, puis quelques images de castagne, puis des vues cadrées sur les reporters soigneusement séparés des démonstrateurs, bref : tout pour embrouiller et donner l’impression que le chiffre RIDICULE donné par les sbires de Hollandouille sur le nombre de manifestants était vrai. Manip technique sur instructions, accompagnée de l’évolution des commentaires des « reporters », ayant visiblement reçu des ordres. Ainsi, un certain Crottin (pas bien entendu son nom) s’est permis de dire que tous ces gens étaient là pour empêcher que « les homosexuels aient les mêmes droits que les autres« . Question timing des intervenants, on a eu droit à un maximum de commentaires de la part du porte-parole du parti des forbans… Bel exemple de la manipulation à laquelle leurs merdiats sont astreints.

Et pour vacciner les télévoyeurs, en prime, un entretien à 18 heures avec le plus imbécile des ministres après Débile Duflotte, le sieur Montambour, qui roule les mécaniques en couinant « c’est la faute à Sarkozy » et claironnant que bon gu ! Je te vais me réindustrialiser la pays vite fait ! Mais faut-il être complètement perché, à l’ouest, idiot pour tenir de tels propos alors que le gouvernement de rencontre fait tout pour casser l’économie ! Pauvre con !

On a bien entendu des « Hollande démission !« , ce qui est bien la moindre des choses. Les bavards de BFMTV n’ont jamais manqué de faire observer que la loi Bitaura avait été votée par l’Assemblée, laissant penser que les démonstrateurs violaient la démocratie. Désolé, bande d’abrutis, mais les 26% du corps électoral qui ont élu cette majorité de traîtres ne représentent qu’un citoyen sur quatre, et ne sont PAS qualifiés pour décider de ce qui touche l’ensemble de la société, dans ses lois fondamentales. Seul un référendum est acceptable.

Mais bien entendu, Soliveau, bête comme une valise sans poignée, n’en démordra pas. Il fera passer sa maudite loi, parce que ce que peut penser le Peuple, il s’en tamponne le coquillard. Il y en a marre, et les citoyens n’ont plus aucune raison de continuer à obéir à cette bande de branquignoles en les laissant gouverner. INSURRECTION, NOM DE DIEU !

Raymond.

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Chiffon rouge et déni de justice

« Gentil » : se disait, dans les terres de cailloux et scorpions, des polythéistes qui n’avaient pas voulu se convertir aux religions d’un dieu unique et totalitaire. Au Moyen-Age, le mot s’employait plus ou moins comme synonyme de « noble », ou à la rigueur de « bien élevé ». De nos jours, c’est le patronyme d’un auxiliaire de la politique tyrannique de Soliveau le petit.

Il faut dire que les choses ne vont pas sur des roulettes en buis, pour l’incompétent élyséen et sa bande de forbans. Désamour total, des citoyens demandent de plus en plus souvent et hautement qu’il débarrasse le plancher, ce président par défaut. Et comme le « pouvoir » n’entend pas changer d’un iota sa politique scélérate, il devient évident que les choses pourraient mal tourner pour lui quelque jour. On agite donc, comme je l’ai dit, des chiffons rouges. Évidemment, cette association de malfaiteurs est rattrapée par les « affaires »; rien d’étonnant pour des gens qui ont constamment croqué et escroqué de l’argent public et dont le chef du parti – nommé par le triste sire de l’Élysée – est lui-même repris de justice.

Alors évidemment, quand un sondage dit que 52% des sondés estiment que Sarkozy ferait nettement mieux que le brimborion, il y a péril en la demeure, d’autant plus que Morfalou laisse entendre que, ma foi, si l’intérêt supérieur de la France l’exigeait, il se ferait violence pour redevenir président. Là, c’est dangereux : « haro sur Sarkozy !« , car le coup minable du « s’qui s’passe c’est la faute à Sarko » ne fait plus du tout recette après dix mois de tyrannie socialiste. Et comble de calamité, le pickpocket de Bercy (copain de Moscou-Vichy) est contraint à la démission pour une affaire de gros sous planqués. Ben voilà le contre-feu : on va « mettre en examen » Morfalou, en veillant bien à ce que les merdiats en fassent les gorges chaudes. Manipulation proprement défécatoire, mais rien ne doit nous étonner tant ce régime de vauriens est immoral.

L’exécuteur des basses oeuvres est un juge d’instruction totalement inféodé aux idées totalitaires. Il a des comptes personnels à régler avec Morfalou. On apprend, par exemple, que le vilain (par opposition au « gentil » médiéval) a cosigné une tribune torchonnesque parue dans l’Immonde du 28 juin .Tiens ! Tiens ! Dans une feuille gauchiste, six jours avant de perquisitionner chez  Morfalou. Comme c’est bizarre ! Les 82 pleutres -tous magistrats rouges -estiment que «La décennie qui s’achève a vu se déliter les dispositifs de prévention et de répression de la corruption, comme si les exigences de probité et d’égalité de tous devant la loi s’étaient dissoutes dans la crise.» On tremble ! Comme s’il n’y avait jamais eu d’abominables affaires sous le triste sire de Jarnac ! Comme si les députés n’avaient pas voté une loi d’amnistie pour faits de corruption ! Allons-donc, un peu de décence, messieurs les chats-fourrés !

Il y a aussi la hargne d’un juge d’instruction, qui craignait pour sa situation si la réforme engagée par Morfalou, visant à changer les procédures d’instruction eût abouti. Pourtant, l’affaire d’Outreau n’était pas la seule à montrer que la machine de l’instruction est gangrenée. Passons… Même si le projet allait vers  une procédure à l’anglo-saxonne, plus contradictoire, sous l’autorité d’un juge superviseur, les juges d’instruction ont fait semblant de comprendre que Morfalou voulait supprimer… l’instruction elle-même! Ces personnages-là sont malhonnêtes. Enfin bref : avec un juge totalement inféodé au pouvoir, on peut être sûr que Morfalou ne bénéficiera pas d’une instruction objective.

Et, obéissant probablement à une instruction de Bitaura, la vieille harpie qui s’emploie à détruire les réformes de Morfalou, le juge rouge a carrément fait passer Morfalou du statut de témoin assisté à celui de criminel mis en examen. Ben pardi, c’est ainsi que se fait l’instructions sous Soliveau le second ! Quant au motif… Alors que l’on enquête sur une éventuelle indélicatesse financière (aujourd’hui prescrite !!!) dans la campagne de Morfalou en 2007, on emmerde Morfalou au prétexte « d’abus de faiblesse  » : on voit bien que les juges -ils sont trois, dont deux rombières – sont de parti-pris (socialiste).

Car de quoi s’agit-il ? Mémère Betancourt, gâtochante peut-être, mais nullement déclarée irresponsable ni mise sous tutelle, aurait refilé quelques millions pour la campagne de Morfalou. Comme ça se passe souvent dans les familles, au manoir de Gros-Friqué, fi-fille, rombiasse à l’appétit démesuré pour le picaillon, crie au charron. Comme si Morfalou avait braqué la vieille, p’têt’ bien pour se  carrer l’oseille dans les fouilles, allez savoir. Il y a du louche, là-derrière, probablement de la manipulation socialiste. En tous cas, le juge rouge utilise ce procédé minable, infâme même, pour « examiner » Morfalou. Procédé merdeux, bien dans la ligne des hitléro-staliniens qui squattent le pouvoir.

Nul doute qu’on va pousser à la roue, côté Bitaura-Brimborion : il faut coûte que coûte éliminer un rival potentiel pour 2017… Ou pour avant, des fois on ne sait jamais. Parallèlement, Bitaura se chargera de « blanchir » Crapuzak qui a téléphoné sa démission. On se fout ouvertement des citoyens. Il est vrai que cette bande de larves demeurent amorphes, alors qu’ils devraient prendre d’assaut l’Élysée, Matignon, l’assemblée et le sénat.

Je n’ai pas de tendresse pour Morfalou, j’ai assez – et mes amis ont fait de même – critiqué sa politique étrangère, sa dhimmitude, la frilosité de ses « réformes » consistant au mieux à ajuster des paramètres au lieu de dynamiter des machines obsolètes comme le système de retraites ou la sécu. Je hais les radars, la halde et l’hadopi. Je ne lui pardonne pas le déni de démocratie sur la question du traité de Lisbonne, ni son acharnement européâstre. Mais je n’oublie pas qu’il était infiniment loin de pratiquer l’extorsion fiscale, contrairement aux gangsters qui gouvernent aujourd’hui, et que les heures supplémentaires défiscalisées, outre qu’elles dopaient l’économie, ont permis à beaucoup de survivre malgré la crise. Faute d’arguments politiques on use contre lui de procédés de basse police.

Mais que les tyrans se méfient : à un moment ou à un autre, il y aura des retours de bâton. Et il y a à coup sûr des squelettes dans les placards, qui ressortiront en temps et en heure. S’imaginent-ils qu’ils pourrons demeurer au pouvoir ad vitam aeternam et que jamais ils n’auront à rendre compte, ne serait-ce que devant l’Histoire, de leurs méfaits ? Parfois, je rêve de guillotines…

Raymond.

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Pas de printemps libéral pour l’intoxiqué Dupont

Le soleil est de retour au point vernal, c’est le printemps. Pour les astronomes et le calendrier. Car si l’astre a timidement pointé son nez chez nous au lever du jour, bien vite les nuées l’ont caché, tandis que sifflait un vent aigre venu des océans. Mais nous sommes pour longtemps encore dans l’hiver socialiste. Notre pays tremble de froid dans la glaciation idéologique et les timides feux que la raison peut allumer ici et là sont bien vite éteints.

Je rêvais d’un Printemps de France, où les citoyens, enfin réveillés de leur torpeur, auraient pris leur courage d’une main, un solide bâton de l’autre, et auraient chassé la bande de coquecigrues qui accapare leur autonomie et leur pouvoir. Las ! À peine si quelques uns foncent sur le chiffon rouge agité par les idéocastres, celui de l’adoption perverse. Bien sûr, les citoyens témoignent dans les sondages d’un dégoût profond envers les alcidés qui tyrannisent le pays. Bien sûr, çà et là des syndicalistes brûlent des pneus et cassent l’appareil productif. Mais j’ai bien conscience que tout cela ne résume qu’une aspiration au status quo ante : la perduration d’un État-Léviathan, extorqueur, redistributeur, directeur de pensée.

Ce pays vit depuis des siècles sous l’autocratie de personnages qui font mine de garantir un « bonheur » clés en mains, où toute responsabilité est de force déléguée à des castes politiques. Je fais remonter cette peste politique à Philippe IV dit « Le Bel », d’autres au colbertisme du XVIIe siècle, d’autres à la Terreur. La lecture assidue de Tocqueville et de Bastiat montre en tous cas que c’est dans les âneries paranoïaques d’un Rousseau – entre autres – puis dans les errances intellectuelles des socialistes dits « utopiques » de l’acabit de Fourrier, dans le marxisme, bien évidemment, dont l’idéologie délétère a contaminé à l’échelle mondiale même la pensée dite « de droite », que l’on peut trouver l’origine du mal.

En somme, dès l’enfance, les Français ne connaissent pas autre chose que ce monstre étatique, de telle manière que majoritairement ils sont conditionnés à l’obéissance passive, à l’irresponsabilité aussi. Le monstrueux système en a fait des sous-hommes. Aussi est-il vain d’espérer un sursaut de conscience, une insurrection libératrice : les gredins peuvent dormir tranquilles.

En parlant de contamination idéologique, je devrais dire « intoxication ». Il existe, bien sûr, des « libéraux ». Certes, mais de quelle espèce ? La tentative d’extorsion perpétrée par l’Eurogroupe à l’encontre des déposants des banques chypriotes aurait dû chez ces gens-là provoquer une formidable levée de boucliers, ils auraient dû hurler à l’attentat au droit de propriété. Or qu’ai-je relevé dans les réactions ? « Qui sont les vrais gangsters ? Pour moi ce sont les chypriotes qui pleurent pour un plan de sauvetage de 10 milliards quand ils accueillent plusieurs centaines de milliards d’argent sale dans leur banques. Argents des mafias, des oligarques russes, des grecs qui échappent à l’impôt, etc. » Voilà comment on dédouane l’Eurogroupe. Eh bien ! Je dis aux faux libéraux que leur Europe n’est PAS une entité libérale. Ce cas du hold up chypriote en est la preuve. Mais enfin ! Ne voit-on pas les États, obéissant à l’entité européenne, légiférer à leur guise pour sauver l’argent du Diable, ce désastreux euro ? N’est-ce pas au nom de cette politique que l’on s’apprête à récidiver le coup de Chypre en violation du droit de propriété ? Un certain Christophe Barbier n’a-t-il pas déclaré dans l’émission « C dans l’air » : « Oui les séniors vont devoir payer car ils ont le patrimoine, on leur dira que c’est pour le futur de leur petits enfants. » N’est-ce pas l’entité bureaucratique de Bruxelles qui édicte des milliers de directives iniques, stupides et contradictoires, qui viennent se surajouter aux mesures anthroponomiques des États, et sans que les peuples puissent protester ? N’est-ce pas cette Europe qui a donné de l’argent public aux banques pour renflouer les dettes ? La politique des « libéraux » européens n’a rien à envier à celle des socio-démocrates et des marxistes. Toute intervention d’un État dans l’économie est très précisément un acte anti-libéral, qui loin de régler les problèmes ne fait que les aggraver. Ne l’oublions pas : il est chez nous des monopoles privés, mais sachons aussi que ces monopoles ne peuvent exister qu’avec la complicité active des États qui les nourrissent d’argent public.

Cette situation est immorale, car inique, mais nos pseudo-libéraux font mine de ne pas s’en rendre compte. J’ai avec plaisir découvert récemment le site des authentiques libéraux. Plaisir, car enfin j’ai vu que nous n’étions pas les seuls à démasquer à la fois le socialisme tyrannique et les faux libéraux. Plaisir aussi de découvrir chez eux une affiche qui résume mon propos :

Pour finir, afin que chacun comprenne où je veux en venir, je vous cite Frédéric Bastiat, un extrait du tome IV de ses œuvres : « Jetez les yeux sur le globe. Quels sont les peuples les plus heureux, les plus moraux, les plus paisibles? Ceux où la Loi intervient le moins dans l’activité privée; où le gouvernement se fait le moins sentir; où l’individualité a le plus de ressort et l’opinion publique le plus d’influence; où les rouages administratifs sont les moins nombreux et les moins compliqués; les impôts les moins lourds et les moins inégaux; les mécontentements populaires les moins excités et les moins justifiables; où la responsabilité des individus et des classes est la plus agissante, et où, par suite, si les mœurs ne sont pas parfaites, elles tendent invinciblement à se rectifier; où les transactions, les conventions, les associations sont le moins entravées; où le travail, les capitaux, la population, subissent les moindres déplacements artificiels; où l’humanité obéit le plus à sa propre pente; (…) ; ceux, en un mot, qui approchent le plus de cette solution: dans les limites du droit, tout par la libre et perfectible spontanéité de l’homme; rien par la Loi ou la force que la Justice universelle.

Il faut le dire: il y a trop de grands hommes dans le monde; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au-dessus de l’humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s’occuper d’elle. » Voilà qui résume ma pensée.

Hélas, pour en arriver à une telle prise de conscience, il faudra encore bien des malheurs, bien des misères, bien des luttes intestines, et peut-être, malheureusement, la fin de cette société envoûtée par les malfaiteurs déguisés en sauveurs et bons pasteurs. Nous sommes des hommes, pas des moutons !

Sacha.

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Déboires, trompe-l’oeil et gangstérisme

Certes, il fait un temps de m…ars, mais ne voit-on pas quelques signes annonciateurs du printemps ? En tous cas, nous tenons à féliciter le président Hollandux pour avoir battu le record de vitesse dans l’épreuve de descente de la popularité : désormais, presque 7/10 des citoyens trouvent qu’il est nul. Pas mal en dix mois de confiscation de la souveraineté populaire !

Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, on peut aussi se réjouir de la déculottée de la candidate socialiste lors de la législative partielle dans la première circonscription du Val d’Oise : la donzelle a perdu 61% de son électorat. Il est notable que 67% du corps électoral ne s’est pas déplacé pour l’affaire. Il est facile de dire que ce sont de fainéants irresponsables : et si ce chiffre incroyablement élevé ne faisait que refléter l’idée qu’ont désormais les Français (ou du moins les électeurs de la circonscription concernée), à savoir : le jeu des partis n’est qu’un attrape-couillons, puisqu’il ne donne jamais sa chance à un vrai changement ? Quoi qu’il en soit, les pourcentages rapportés à l’ensemble du corps électoral impliqué dans cette partielle sont parlants : le candidat UMPS, avec 40,61% des exprimés, ne représente que 13,401% du corps électoral, la frontiste 8,771% avec 26,58% des exprimés, et la socialiste seulement 7,39% avec 22,18% des exprimés. Ce qui, si je compte bien, fait tout de même 3,507% de bulletins blancs ou nuls. Pas mal : la caste politique me semble recueillir les fruits de plus de trente ans de trahisons, et aucun parti de cette caste qui va de Méchant-con à Dupont Gnan-Gnan ne peut se targuer de légitimité. On ne peut pas continuer ce jeu de cons !

Mais goûtons aussi la discorde chez l’ennemi ! L’ineffable Peillon, conformément à l’idéologie socialiste, vient de faire deux conneries. La première portant sur la fin des apprentissages dès l’âge de 14 ans. Pour une fois, nous sommes presque d’accord avec la Dindasse Poitevine, qui écrit sur « Tweeter » (décidément, ce réseau est apprécié à gauche, n’est-ce pas Valérie ?) que la mesure tenait d’une « idéologie dépassée, vu la gravité de l’échec scolaire. » Pour sûr, c’est dépassé, car est-il nécessaire de demander à des gamins qui s’en tamponnent le coquillard de perdre leur temps sur les bancs de l’école ? Mieux vaut qu’ils apprennent le travail. MAIS : Ségolhaine oublie qu’elle porte une part de responsabilité dans l’échec scolaire ; n’a-t-elle pas été secrétaire d’État à l’École dans le ministère Allègre (lâchement désavoué par Jospin) ? La seconde ânerie, c’est la semaine scolaire de 4 jours et-demi. Pas de quoi s’élever au pinacle : de mon temps, nous allions à l’école cinq jours. Mais la mère Delille, à la tête de la première ville musulmane de France, a décidé que oui, elle est d’accord, mais pas avant 2014. Il y a un paquet de municipalités socialistes qui font de même. On dirait que ça grogne, héhé !  :)

Sale temps, donc, pour Soliveau le Petit. Il paraît qu’il s’apprête à balancer aux citoyens un discours télévisé via les boîtes à conneries. Parions qu’il va encore nous faire le coup de l’annonce pas suivie d’effets, comme lorsqu’il prétendait, juré craché, qu’il allait changer de cap. C’était il n’y a pas si longtemps. On aura de la poudre aux yeux du même acabit, même s’il se murmure qu’il pourrait y avoir un remaniement ministériel. Mais à quoi bon changer le personnel, certes gravement incompétent, si c’est pour continuer autrement la même politique ? Changer l’étiquette n’a jamais amélioré le produit, c’est encore un piège à gogos. Car le socialisme est psychorigide. En bons citoyens, les membres de notre Camorra conseillent de se débarrasser de quarante ministres et secrétaires d’État, dont la calamiteuse Bitaura : si ça n’améliore pas les choses, au moins ça allègera les dépenses.

Mais il faut bien se targuer de quelques succès. On clame que nos troupes quitteront le Mali fin avril : tu parles ! Il faudrait pour cela qu’il ne reste aucun islamiste en vie dans l’Adrar des Iforas ! Et puis… Il faudra que Hollandux s’étende une fois de plus sur le divan du Pr Alonzo Tromondada,  afin que le digne psychiatre explique un incroyable détournement de réalité : en regardant, sur BFMTV, la signature du contrat d’achat des Airbus par la compagnie Lyons, j’ai failli tomber sur le cul ! Cela se passait chez Soliveau, avec un aréopage de politiques et d’industriels, et tout fut suivi d’une déclaration auto-satisfaite du monarque amateur. Ah ! On sauve 5000 emplois dans le secteur de la construction aéronautique, et on en fera encore 20 000 pour honorer le contrat : hourrah ! Cornes au cul ! Vive le Père Hollandux ! Le pire est que des gogos vont croire que c’est dû au mérite de ce gouvernement de rencontre.

Or examinons ci-contre la répartition du capital d’EADS, propriétaire à 100% d’Airbus Industries : la France et l’Allemagne disposent respectivement de 22,46%, l’Espagne de 5,48%, et 45,15% sont des capitaux flottants. SI ce marché était en quelque endroit une victoire gouvernementale, la chancelière Angela Merkel et le Premier Ministre Mariano Rajoy auraient dû légitimement pavoiser au même titre que notre brimborion de service. OR ils ne l’ont pas fait. En vérité, le contrat tient à l’excellence des machines, à l’habileté des négociateurs d’Airbus, et aussi à la baisse de compétitivité de Boeing. Hollande n’y est pour rien, mais cela ne l’empêche pas de pavoiser, dans une minable opération de propagande à l’intention d’une opinion qui le tient très majoritairement pour un incapable. Ce n’est pas beau !

En suivant les mauvais conseils de la Commission européenne (ou de quelque officine de ce machin), le gouvernement chypriote vient de donner une très mauvaise idée à nos kleptomanes socialistes, en capturant les dépôts effectués dans les banques de l’île afin de les taxer. Il s’agit d’une atteinte très grave à la propriété, d’une véritable opération de gangstérisme. Comme on le sait, la réaction de la rue ne s’est pas fait attendre, les gens ont retiré autant qu’ils on pu d’argent liquide, précipitant une crise à laquelle réagissent les places financières internationales. Il se peut bien que ce hold-up perpétré pour une fois de plus sauver un pays prodigue et surtout pour sauver l’uro, monnaie de singe, n’ait déclenché une grave crise du capital financier. On a beau essayer de rassurer l’opinion, dire que faire la même extorsion en France est inimaginable, il faut ici citer notre cher Fernand : « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Pour rassurer les gogos, dans cette histoire de hold-up chypriote, nos merdias se montrent une fois de plus petits, petits…Les Russes ont des sommes considérables déposées dans les banques de Chypre, oui, mais, n’est-ce pas, c’est de l’argent sale, celui de la Mafia Russe, alors on peut bien les taxer, hein ! En oubliant aussi au passage les petits déposants, bien sûr. Un tel argument est abject, bien à la hauteur du Propaganda Staffel merdiatique. Le plus hallucinant dans l’affaire est que la Russie avait été « humblement » sollicitée pour aider à résoudre l’épineuse question de la dette de Chypre. Je pense que la punition doit être à la hauteur de l’affront : bloquer les dépôts Russes à Chypre, c’est carrément un casus belli, et la meilleure réponse, une fois l’embargo levé, serait encore de retirer tous les avoirs Russes et de laisser Chypre se casser la gueule, et avec elle la zone uro.

La réponse Russe, selon La Voix de la Russie, n’a pas boité : « La Russie révisera sa participation à la solution du problème de la dette chypriote étant donné les recommandations de l’Eurogroupe d’introduire une taxe sur les dépôts bancaires, a déclaré le ministre russe des Finances, Anton Silouanov.

Selon le ministre, la Russie avait des accords avec Chypre et les pays d’UE sur les actions concertées visant l’aide à Chypre. A présent, l’Eurogroupe prend une décision indépendante sans la concerter avec la Russie, mais s’attend à la participation de cette dernière à la restructuration des crédits. « Nous allons procéder à l’étude complémentaire de notre participation compte tenu de la situation », a dit M. Silouanov.

Le président de Russie Vladimir Poutine avait qualifié aujourd’hui cette taxe d’injuste et dangereuse. »

L’Urope joue avec le feu. Mais si d’aventure – chose très possible – les socialistes français, pour continuer à nourrir leur État boulimique, s’avisaient d’un attentat de ce calibre, les conséquences nationales et mondiales seraient d’autre mesure !

Bref : je me plais à espérer que le printemps sera chaud.

Raymond.

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Novum Papam habent

C’est marrant : Chez Raoul, nous n’avons rien à secouer des affaires de l’Église Catholique – en revanche nous détestons franchement l’église cathodique- mais « on » nous fait remarquer : « Ben alors, vous ne dites rien du nouveau Pape ?». Ben que voulez-vous qu’on en dise ? Ce n’est pas nos oignons. Non que nous n’ayons quelque notion de la Perfection, mais disons que c’est davantage une notion de la Mèrfection lorsque nous écoutons et regardons une merveilleuse jeune danseuse et violoniste prénommée Lindsey. Encore pensons-nous ça parce qu’elle est, comme une divinité, inaccessible : l’admiration s’use au quotidien. Qu’elle reste au ciel des artistes, et nous resterons sur la Terre qui, du moins en France, est bien loin d’être jolie.

Bon, le Pape, donc. Ben bon… Puisque notre Camorra me demande de résumer nos idées, hein ? Allons-y ! On nous en raconte tant et plus sur lui dans les pages des canards et les boîtes à conneries. Qu’il aurait été un peu compromis avec je ne sais quelle dictature en Argentine : on s’en fout, nos gouvernants ont bien été trotskystes à un moment ou à un autre, n’est-ce pas ? C’est pas mieux, et ils ont beau jouer aux bons pères socialistes, ce sont de sinistres fripouilles, je ne sors pas de là. On dit aussi -là, les merdiastres ne sont pas à une contradiction près- tantôt que Jorge Maria Bergoglio est un vieux réac, tantôt qu’il est progressiste. Question de point de vue : qu’est-ce qu’un « réactionnaire » ? Pour nous, un réac c’est un gusse qui croit en l’omnipotence d’un État redistributeur et « organisateur » de l’économie, un socialiste, quoi, et la palette est large qui va de Méchant-con à Dupont-Gnan-Gnan. Autrement dit, l’ensemble de notre caste politique.

Ce qui est amusant, et regrettable tout autant, c’est que les « progressistes » sont très exactement des réacs, c’est-à-dire qu’ils essaient de ramener l’humanité à un stade animal d’avant la station bipède, comme s’y acharnent une bande de haschischins appartenant à Urope-Escrologie, ou au bon vieux hitléro-stalinisme de nos… J’allais dire « grands-pères », mais non, le ventre est toujours fécond d’où est sortie la bête immonde. Revenons-en à Bergoglio. On nous dit qu’il tient aux dogmes et n’aime pas trop le tournant pervers des mœurs de maintenant : nous ne saurions lui en tenir rigueur, puisque nous pensons de même. Pas sur la question des dogmes, on s’en fout, c’est affaire de curés, mais pour les mœurs d’accord avec lui.

On nous dit aussi qu’il serait contre  la prétendue mondialisation : « nous ne pouvons ignorer la culture de nos peuples. » Ben c’est assez sain de penser comme ça : on a trop tendance à confondre le libre-échangisme avec le dynamitage des frontières. L’idée d’un « gouvernement mondial » ne pouvait naître que dans la tête paranoïaque de crânes d’œufs demeurés ; le jour où un Chinois penserait et vivrait comme un Américain, un Européen, un Arabe etc…, l’humanité serait bien proche de sa fin. Heureusement, nous sommes tous séparés par l’altérité, sinon nous serions une humanité de pauvres types. Les Nations marquent les frontières sociologiques entre les peuples, et on a beau essayer de leur tordre le cou, elles ne cessent de renaître, comme naissent pour la même raison des clans de quartiers ou de familles. C’est juste une loi anthropologique.

Il s’ensuit que la chicorne va de pair avec le marché : commerce et belligérance sont le lot des hommes. C’est pour cela qu’il ne faut pas confondre le libre-échange, même à l’échelle planétaire (ce qui sera toujours loin d’être le cas) avec une mythique « mondialisation ». Nos libéraux ordinaires, demi-habiles, honnissent les nations. S’ils étaient un peu plus habiles, ils verraient qu’il n’y a pas de contradiction entre protéger sa culture (et donc faire ses propres lois) et ne pas faire de protectionnisme économique. Les véritables « libertariens » ne font pas cette erreur.

En revanche, pour en revenir au Pape, on nous dit aussi que son idée est, en matière de gouvernement, complètement opposé au libéralisme : « À l’image du communisme, perdu par ses propres contradictions, le libéralisme va également s’effondrer par ses contradictions.» On rigole, Chez Raoul, car le souverain pontife – qui n’a rien des souverains pompistes de l’Arabie, par ailleurs – confond la contradiction logique (en termes de logique formelle) qui fonde les élucubrations socialo-communistes, avec les contradictions dialectiques qui fondent les rapports sociologiques. Il n’est pas de contrat sans contradictions, et c’est même celles-ci qui amènent à renégocier les contrats, à faire de l’histoire. Ce qui veut dire : l’économie libérale, au lieu d’être l’application mécanique d’axiomes, est appelée à changer constamment de tronche, au gré des contrats sociaux, du commerce et de la belligérance.

Alors, on nous dit : « La vision de l’économie qui ressort du Vatican depuis le Concile Vatican II se limite souvent à la vision des démocrates-chrétiens et des sociaux-démocrates de l’Europe de la deuxième moitié du XXe siècle (et pas par hasard, c’est de ce contexte que sont issus la plupart des penseurs économiques actuels de l’Eglise) : un peu de libre-entreprise, mais pas trop ; un peu de syndicalisme, mais pas trop ; un peu de redistribution fiscale, mais pas trop. » Je ne sais pas si c’est en accord avec la pensée du Pape, mais c’est un bouya-bouya peu différent de ce que propose l’union uropéenne : un étatisme « modéré ». Comme si un État n’était pas par nature une machine boulimique, gaspilleuse et confiscatoire. Bien sûr, on m’objectera : « Et les pauvres ? »

Soyons clair, au risque de fâcher. A) La pauvreté naît du dirigisme sous toutes ses formes, non du libéralisme. B) Sans confondre un processus anthropologique avec la thermodynamique, l’égalité économique (en fin de compte dans une pauvreté universelle) paralyse la production et l’échange. Au-delà des lois de la physique, mais comme pour elles, le déséquilibre fait marcher la machine. La production de biens ne naît que de l’effort conjoint du capital et du travail. C) La pauvreté est quelque chose de relatif : suivant les pays et les époques de l’histoire, on n’est pas « pauvre » selon les mêmes critères et de la même manière. D) Il est des pauvres par les coups du destin (maladies, accidents, dévastations…), et à ceux-là il est légitime d’apporter une aide pour les maintenir dans le flux des activités sociales, et il en est qui le sont par bêtise et par paresse. A ceux-là (lecteur, tu vois qui je vise) il est démagogique et immoral de donner des subsides. La charité doit être sélective, et la parabole des « ouvriers de la onzième heure » montre que le dénommé Jésus était un vrai démago doublé d’un mauvais économiste.

En plus, c’est bien beau de dire qu’il faut que l’Église soit celle de la pauvreté. Qu’elle essaie, et ses centaines de millions d’adeptes se trouveront in petto sans protection, sans armes et sans chefs devant l’ennemi religieux. Ce n’est même pas pensable, à moins que ce Pape-là ne soit suicidaire pour sa chapelle. Car les imâms et autres ayatollahs la guettent au tournant. L’œcuménisme de Vatican II était évidemment une ânerie, étant entendu que a) Juifs, Chrétiens et musulmans ne croient pas au même dieu, et que b) ce sont justement ces dissensions fondamentales qui ont fait exister ces trois calamiteux monothéismes. Alors quand on confond tout, il n’est pas étonnant que les sectateurs de Mahomet, qui eux ne confondent pas, collent des pains sur la gueule des sectateurs de Jésus et que ces ânes-là tendent la joue droite pour la stéréo. Bref : ce n’est pas nos oignons, mais ça l’est quand-même dans la mesure où l’ennemi religieux des chrétiens est en même temps un ennemi civilisationnel : c’est pour cela que les musulmans espèrent que ce Pape fera lui aussi des mimi au coran. Or c’est d’un Pape de croisade dont la civilisation a besoin, pas d’un cire-babouches.

Oh Bonne Mère ! Ces religions sont une vraie calamité !

Raymond.

 

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Le Pingouin a chaud aux plumes

La Conscience est un petit spectre malin : il a réussi à bricoler les lunettes du Roi, en les équipant d’un micro-récepteur FM dont l’écouteur, camouflé dans les branches, est un système à conduction osseuse. Cela lui permet, lorsque Soliveau est à portée suffisante de l’émetteur, de lui susurrer des sagouineries. Ce matin même, j’appris que la leçon de maintien était une fois de plus remise, au motif que Soliveau II devait se rendre au cabinet du professeur Alonzo Tromondada, son psy attitré. Je m’empressai de conter la chose à La Conscience, et de conserve nous nous faufilâmes en avance par les voies que vous connaissez bien à présent, afin d’observer la faune curieuse encore sur le divan.

S’y tenait pour l’heure Rottweiler. « …et même qu’un  libertin a porté plainte contre moi pour détournement de fonds publics ! » geignait-elle, «un rombier nommé Guichard – j’ai froid – je crois, qui joue tout le temps au Casino… » «Huuuummmm dites-m’en davantage » murmura Alonzo. « Ben y dit texto que impôts ‘ne peuvent servir à loger, nourrir, blanchir, vêtir, payer les voyages ainsi que le personnel d’une dame avec qui la nation n’a aucun lien juridique’ … Bref, que je suis une catin entretenue par l’argent du peuple et que… ». Elle fut inopinément interrompue par l’ouverture fracassante de la porte et une voix pleurnicharde : « Ah ! Docteur ! Au secours ! »

Alonzo Tromondada fut interloqué une fraction de seconde, puis : « Madame, vous m’en voyez désolé, mais Sa Majesté a la préséance. Je vous prie donc de nous quitter, mais demeurez en salle d’attente, je vous verrai dès que j’en aurai fini avec ce din… heu, avec le Roi ». Rottweiler quitta le divan, non sans décocher un regard noir au monarque, tout en grinçant entre ses dents : « Je te revaudrai cet affront. Ce soir, l’Auberge… ». Elle sortit en claquant la porte. « Étendez-vous sur le divan, Sire, et parlez-moi de vos tourments. » « Point donc ! dit le roi, considérez plutôt ma démarche ! » « Mais… Je ne cesse de la considérer, Sire, vous êtes le plus beau cas que je n’aie jamais rencontré ! » « Alors regardez bien ! » commanda Soliveau. Là-dessus, sifflotant d’une manière désespérément cacophonique la Marche Consulaire, il esquissa un pas martial : « De quoi ai-je l’air, Professeur ? » Tromondada réfléchit une seconde, puis le verdict tomba : « Aptenodytes patagonicus

Soliveau II parut soulagé : « Ouf ! J’ai cru un instant que vous auriez dit ‘un pingouin’ ! » « Ah ! Non ! commenta Alonzo, « le pingouin est appeléPinguinus impennis autrefoisAlca impennis’. Rien à voir ! » « Voilà qui me comble d’aise ! jubila le roi, ce cher Alfred n’y est pour rien ! ». Nous échangeâmes un regard complice, La Conscience et moi. Soliveau s’étendit enfin sur le divan : « Cependant… » « Cependant ? s’enquit Tromondada, ne vous sentiriez-pas un peu… comment dirais-je… privé de quelque chose ? » Le monarque demeura un moment à balbutier : « Pinguinus impennis, Pinguinus impennis, Pinguinus impennis… c’est drôle ! » La Conscience chuchota quelque chose dans le micro, et aussitôt : « Vous avez entendu, Professeur ? » « Quoi donc ? » « M’enfin ! ‘On’ a dit : ‘sans-pénis’ !!! » « Je vous assure, Sire, jura Alonzo, que je n’ai rien entendu ! » « Oh ! Alors, ce sont les Voix ! se lamenta Soliveau, depuis deux jours elles n’arrêtent pas de me tracasser ! »

« Ah ! » fit simplement Tromondada, en notant sur son carnet : « Hallucinations auditives. Confirme paraphrénie. ». Puis : « Nous reparlerons de ces voix. Pour le moment, pourquoi ‘sans pénis’ ? ». Soliveau se recueillit : « Je ne sais pas ! » « Mais souffriez-vous de quelque… disons… impuissance ? » « Ce n’est pas ça… à proprement parler… Quand je peux pas, Valy a recours à la stratégie du maître-chien. » « Vous m’en direz tant ! s’exclama le psy, vous voulez dire… » « Qu’elle me fait mettre à quatre pattes, muni d’un collier et d’une laisse, et qu’elle me puniiiiiiiiiiit ! » « Je vois ! » coupa Tromondada. Qui nota in petto : «Petit pénis et absence de phallus ; c’est elle qui a le phallus. Complexe de castration. » Puis : « Parlez-moi de pingouins ! »

Soliveau prit un air désespéré : « C’est la faute à la brune… », puis il se mit à chantonner : « Ce soir à la brume, nous irons ma brune, croquer des serpents… ». « Hummm…, fit le psy, voyons… brume…brune… serpents… dites-m’en davantage ! ». Tout de go, le monarque demanda : « Croyez-vous, docteur, que même dans la brume, Carla brunit ? » Un tantinet estomaqué, Alonzo murmura à part soi : « Oh ! Le beau cas ! » puis : « Vous venez de prononcer un nom… » « Ah ? Lequel ? » « Celui de l’épouse de votre prédéces… » « Ah ! La misérable ! rugit le roi, elle me ridiculise ! » « Comment cela ? » « Ce serpent me traite de pingouin !!!! » Tromondada eut de la peine à garder son impassibilité. La Conscience susurra : « Et si tu chantais ? » et aussitôt, le monarque : « Je DOIS chanter… » puis d’une voix de fausset :
« Il prend son petit air souverain
Mais je le connais, moi, le pingouin n’a pas de manière de châtelain.
Eh, le pingouin, si un jour tu recroises mon chemin,
Je t’apprendrai, le pingouin,
Je t’apprendrai à me faire le baisemain (…)
Ni laid ni beau, le pingouin,
Ni haut ni bas, ni froid ni chaud, le pingouin, ni oui ni non (…)
Tiens le pingouin t’as l’air tout seul dans ton jardin…»

Tromondada nota : « Chante très faux. Dérive identificatoire » puis : « Et vous pensez qu’il s’agit de vous ? » « Et comment ! » se lamenta Soliveau, « Qui est châtelain, hein ! Qui est dans un grand jardin ? Qui est insignif… ». Il se tut, cependant que le psy notait : « Délire raisonnant, complexe de persécution. » « Donc… Vous vous prenez pour un alcidé ? » « Ben… depuis cette maudite chanson, les Voix ne cessent de murmurer : ‘Alcide, acide, le Cid… » « Et ? » demanda Tromondada. « Eh bien, des fois… Je me vois comme le pingouin de Linux, assis sur mon cul, à côté des paroles de la chanson ! ». Le psy nota : « Délire du logiciel bricolé. »

« Je vois… Et ces voix ? » demanda le psy. « C’est infernal ! » gémit le monarque. Puis, sur une idée subreptice de La Conscience : « Ou divin, allez savoir ! » « Mmmmm…. Dites-m’en plus… Y a-t-il des moments privilégiés où s’expriment ces voix ? Le jour ? La nuit ? » « Pas la nuit, la voix de Valy suffit à emplir l’âme, dit Soliveau d’un ton piteux, non, le jour, quand je suis au bureau avec quelqu’un de mes ministres… » « Bon ! Et que vous disent-elles ? » La Conscience murmura, et le roi : « Que je suis un roi d’Yvetot, peu connu dans l’histoire, se levant tard se couchant tôt, dormant fort bien sans gloire… » puis : « Elles viennent de parler ! » « Les Voix ? Pour sûr ! tremblota Soliveau, j’ai peur ! » « Rassurez-vous, le consola Alonzo, si elles sont divines, elles ne peuvent faire l’objet de vos projets ! » « Heu.. ? » « Oui, du mariage gay, car les voix du Seigneur sont impénétrables… », susurra La Conscience. « Oh ! Professeur ! » s’insurgea le monarque. « Qu’ai-je dit ? » s’étonna Alonzo . « Vous parliez du mariage des… » « Erreur !, corrigea le psy, je suis resté coi. »  « Vous êtes resté… Quoi ? » «Je veux dire : je n’ai rien dit ! », asséna le psy péremptoire.

« Elles me bassinent, ces voix venues des faisceaux de rayons des âmes en examen… » « Ah ! Ce sont des personnes arrêtées ? » demanda Tromondada. « Non ! On n’arrête plus les délinquants, depuis Bitaura. Sauf les opposants ! » « Je vois ! » Et Alonzo nota : «  Syndrome de Schreber. Fou à lier. » « Continuez ! » « Eh bien ! A Dijon, elles m’ont dit que je perdais mon temps, que personne ne m’aimait sauf les socialistes ! » « Vous êtes sûr que c’était des voix ? » « Pour sûr, les manifestants, c’était des ‘personnes faites à la six-quatre-deux’, des gens virtuels, quoi, passque personne de réel ne dirait ça ! » « Je vois, commenta Alonzo, c’est des âmes diaboliques. » « Voilà ! » fit Soliveau en une magnifique euréquation. Le psy nota : « Confirmation : paraphrénie. » Puis : « Dites-m’en plus ! »

« Eh bien ! Je fais la guerre avec guère de moyens ! Au Mali soit qui Mali pense. Bon, maintenant que je veux armer les fellouzes de Syrie, les voix chicanent ! » « Ah ? » fit Alonzo. « Oui, elles disent que faudrait être logique ! » « Et cela vous inquiète ? demanda le psy, comment ça ? » «Ben.. Elles disent qu’y vaudrait mieux s’occuper d’abord des Français. Je vous demande un peu ! Qu’on peut pas botter le cul des islamistes au Mali et les armer en Syrie… » « M’oui… proféra Tromondada pensif, cela ne manque pas de logique… » « Ah ! Professeur ! Ne vous y mettez pas vous aussi ! Vous me torturez ! » « Point du tout, sire, je ne suis pas Flechsig ! »,  le raisonna le psy. « Oh Mais, si ! hurla le roi, vous voulez me transformer ! Vous êtes complice de la Grande Déesse ! » « Qui donc ? » demanda Alonzo éberlué. « Celle qu’on appelle ici Rottweiler ! » Puis, mettant la main droite dans son gilet : « Je suis L’Empereur, et mon aigle volera de clocher en clocher jusqu’aux tours de Bamako ! »

Tromondada appela discrètement l’infirmier, lequel s’empressa de faire une piqûre au roi. « Traitement : hydrothérapie force douze, huit unités d’Halopéridol… » commanda le psy. Et à Soliveau : « Ça ira, sire ! Revenez demain, c’est important ! ». Alonzo demeuré seul nota : « Diagnostic confirmé. Psychothérapie s’annonce désespérée. » Puis il alla vers la porte : « Madame, nous pouvons continuer ! » « Grrrrr ! fit Rottweiler, il ne perd rien pour attendre ! »

La Conscience me donna une claque dans le dos : « Ben dis-donc, l’Alfred ! T’as eu chaud aux plumes ! »

Alfred

Ndr :  Lire  Mémoires d’un Névropathe de D.P. Schreber, éd. Du Seuil. Vous comprendrez la tournure de l’entretien… et de la politique socialiste.

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Soliveau II aux commandes… du chasse-neige !

Peut-on dire qu’au gouvernement, les congères ?

L’épisode neigeux tardif ne manque pas de faire la une des boîtes à conneries. Alerte rouge, orange, mordorée, partout des congères où nos congénères enlisent leurs misérables chariotes, trains bloqués, avions retardés, lignes électriques qui déclarent forfait : jolie pagaille !

Je remarque, goguenard, que c’est chaque année la même chose. Sa Bouffissure l’État, qui prétend régir jusqu’au nombre de boutons à la braguette et la recette de la soupe aux poireaux, fait preuve en l’occurrence d’une désinvolture remarquable lorsqu’il s’agit de gérer les inconvénients, à vrai dire minimes, des intempéries. Incapable de tirer des leçons, ce machin-là. La chaîne internet BFMTV interviewait un voyageur aéronautique venant d’un pays de l’est; cet honorable passager avait l’étonnement du Huron de Voltaire devant l’inconséquence d’un pays même pas capable de se dépatouiller de dix ou quinze malheureux centimètres de cochonnerie blanche et froide. Il s’étonnait, et bien vite les médiastres lui ont coupé le sifflet, des fois que les cherzauditeurs aient entendu une fois de plus une vérité que connaissent tous nos voisins mais que la bien-pensance se refuse à entendre.

Qu’à cela ne tienne : comme le déclare solennellement la speakerine de BFMTV, le gouvernement est « aux manettes ». Diantre ! On va voir ce qu’on va voir ! Devant cette offensive de l’hiver que l’on croyait en retraite – en fait, il a dû la différer parce qu’il n’avait pas assez de trimestres de cotisation – le gouvernement a réuni une cellule de crise. Il paraît qu’on va mobiliser même ce qu’il reste de l’Armée, probablement pour équiper les chars Leclerc avec des lames de chasses-neiges ? En fait, notre espion Alfred nous a transmis ce scoop : « Il a été décidé de munir chacun des ministres et des secrétaires d’État de pelles à neige afin d’exercer un effort citoyen (sic) de dés-enneigement des principales voies publiques. » Il serait attendu de chacun des 54 bras-cassés parfaitement inutiles de dégager chacun un mètre-cube de congère dans un rayon de 15 mètres autour de l’Élysée et de l’hôtel Maquignon (pardon… Matignon). Bien entendu, signale Alfred, la plupart tentent de se défiler.

En tous cas, faire croire qu’on est « aux manettes », c’est bien utile pour Soliveau le Second. Sa tournée de propagande, destinée à lui rallier l’adoration de foules, semble bien mal partie. A Dijon, ce n’est pas vraiment l’enthousiasme, et au lieu de la marée humaine chaleureuse attendue, ce ne sont que quelques impénitents militants socialistes récitant des slogans qui ont attiré l’oeil des caméras merdiatiques. Lesquelles caméras ont évité au mieux les mécontents hurlant menaces et quolibets. Tout de même ! Reprocher à ce brave monarque sa gestion désastreuse – ou plutôt sa gestion volontairement désastreuse- c’est tout de même du culot. Heureusement, le service d’ordre était là pour empêcher que le roi ne soit écharpé.

Donc, avec son air de con..ponction habituel, Soliveau a fait entendre que oui, le gouvernement était aux commandes et qu’on allait faire une loi interdisant les chutes de neige. Ou quelque chose d’approchant. Voilà de quoi réjouir les foyers privés d’électricité faute de mesures techniques préventives, et les automobilistes prisonniers sur l’A1 bloquée par la neige. Enfin, hein ! On fait flèche de tout bois, quand la déconfiture est là et que se lève le spectre de la Déroute, « Géante à la face effarée » comme disait Totor Hugo.

Pour sûr, il y a un timonier à la barre du rafiot, il est d’ailleurs très efficace, puisqu’il le conduit avec application, selon une route tracée par ses officines idéologiques, droit sur les brisants. Comme les Français sont un petit peu moins idiots qu’il l’espérait, Soliveau devrait se douter qu’ils ont remarqué que quelque chose clochait. À sa place, moi, j’annulerais ma tournée de propagande dans les provinces; un accident est si vite arrivé !

Enfin, pour en finir avec l’hiver socialiste, souhaitons qu’au printemps le peuple se réveille de sa torpeur, qu’il brûle les fausses roses en papier et fasse fleurir le bouquet de France.

Raymond.

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