Ils ont les miquettes !

Voici ce que dit Le Figaro :

Les miquettes

Ils ont les miquettes. Parce qu’ils savent bien qu’ils commettent un attentat, mais qu’ils s’en contrefichent : il faut continuer à agiter le chiffon rouge et faire oublier qu’ils grugent, extorquent, spolient. Oublier que ce sont, comme disent mes copains, « des forbans ».

Les lopettes escrolo-socialo-fascistes de l’Assemblée vont voter, en irresponsables, une loi qui débecte le peuple. Alors ils mobilisent en pagaille de la flicaille. Canons à eau ! Tu parles ! S’il y avait un million de gusses à prendre l’Assemblée et l’Élysée, c’est pas une poignée de cognes qui pourraient les en empêcher !

Té, chiche : si on leur balançait à la gueule des milliers de couches-culottes explosives ?

Bon, ils paieront un jour, ces salauds. Faut pas qu’y croient qu’ils vont s’en tirer comme ça, le hollandouille et la bite-aux-rats !

Raoul

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Une semaine en tyrannie

StatocratieSmallSoliveau sort de son trou : on ne voit plus que sa bobine sur les lucarnes télévoyeuses. Un attentat à Boston ? Vite, on va soi-même inspecter les défenses de Roissy, crogneugneu ! Un clebs écrasé ? Illico le petit roi se fend d’un commentaire compassé. Pour un peu, vous allez le trouver au guichet de la Poste à vous vendre des timbres. Ce n’est pas ce qui ranime sa cote, car le sondage IFOP-Journal du Dimanche ne lui donne plus que 25% de satisfaction contre 74% de grogne : record de Morfalou 2011 battu, après moins d’un an de tyrannie. Chapeau, monsieur l’Administrateur de la Corrèze !

IfopJdDavril13

Il est vrai que la grogne est dans la rue, aussi les Royco de la tyrannie socialiste s’en donnent à cœur-joie pour matraquer les gars de la Manif’ pour Tous qui s’insurgent contre l’infâme loi Bitaura, vrai déni de démocratie et sabotage civilisationnel. Qu’importe : le peuple aboie, la caravane socialo-fasciste passe ! Moment d’humour : eXtrême-Centre, à propos d’un crêpage de chignon entre l’idéologue de Lesbos, Fourest, et une opposante au « mariage pour tous », titre « Fourest perd les pédales » :) Oh oui, alors ! Mais la palme de la connerie fasciste revient à une complice de Bitaura, une dénommée Silhem Souid (prononcer « sous-vide ») qui tweet – c’est très socialiste, tweeter- « Pour les avoir vu (sic) devant l’assemblée nationale, la plupart des manifestants de la manif pour tous ont une tête de nazi (re-sic) ». Ben dis-donc, la Sous-vide chargée de mission chez le garde des sots ! Elle qui est carrément pro-islamiste, donc islamo-fasciste, ferait bien de se regarder ! Les tyrans sont au pouvoir, pas dans la rue.

Mais il est vrai que la calamiteuse Bitaura, si elle fait cogner les manifestants défendant la famille par ses sbires, témoigne d’une immense mansuétude pour les racailles qui attaquent les trains de banlieue et pillent les voyageurs : « On a gagné ! » ont bramé les racailles lorsque le prénommé Mohamed, le seul prévenu « adulte » dans l’attaque du RER D à Grigny a été relaxé « au bénéfice du doute ». Elle en témoigne aussi, de la mansuétude, -socialo-fascisme oblige- envers les syndicrasseux casseurs pour qui elle a concocté une loi d’amnistie. Ce qui ne plaît pas du tout aux citoyens, si l’on en juge par un sondage en ligne du Figaro :

Loi d_amnistie

Mais ces exactions ne doivent pas faire oublier l’essentiel, à savoir l’organisation du désastre économique par les socialistes. Voici un exemple : On se souvient que les forbans ont inventé la « Banque Publique d’Investissement » ou BPI. C’est une banque publique (ce qui est déjà une aberration étatique, mais on n’est plus à ça près) qui accorde des prêts aux entreprises, et peut aussi prendre des participations en investissant des fonds propres (ce qui n’est qu’une nationalisation déguisée). Bon, on a placé un président, Nicolas Dufourcq, à la tête de cet organisme. Ce président doit bien s’y connaître un peu en économie, car il vient du privé. Cependant, le socialisme, dont l’ignorance en matière économique est encyclopédique, a jugé bon d’insérer dans la BIP un « politique ». Ou plutôt « une » politique : la Dinde du Poitou. Rappel : la volaille caquetait après avoir été évincée du perchoir de l’Assemblée, et on lui a donné un lot de consolation : la vice-présidence de la BIP. Rien de mieux pour faire rater la mayonnaise, on va le voir.

gogodindeAdoncques, concernant Pétroplus et les aciéries de Florange, N. Dufourcq a estimé que renflouer ces canards boiteux n’était pas « bon business » ; ce qui est très vrai et témoigne d’une analyse lucide. La BIP perdrait beaucoup d’artiche – NOTRE oseille à nous citoyens – dans l’affaire. Oh mais ! Cela n’a pas plu au Rodomontambour qui se vante d’avoir « réprimandé » N. Dufourcq. Quant à la Dinde, elle a gloussé que Dufourcq aurait fait un « grââââve dérapââââge ». Nous voilà devant ce que la politicaillerie des forbans socio-fascistes a de plus répugnant, un mélange de croyances superstitieuses, d’ignorance et de dogmatisme marxo-keynésien. Rien d’étonnant de la part d’une énarque, socialiste étant une circonstance aggravante. Pour ces vauriens, la BIP n’est qu’un moyen supplémentaire de subventionner les canards boiteux, les maintenir sous perfusion par acharnement thérapeutique, à des fins strictement électoralistes. Autrement dit : les socialistes s’en foutent de l’efficacité économique, leur seul but est de se tenir au pouvoir, malgré leurs méfaits. Et, ce AVEC L’ARGENT DES CONTRIBUABLES. La BIP   est, pour Rodomontambour et la Dinde poitevine, un simple joujou démagogique.

Chaque jour qui passe montre davantage la malfaisance des socio-fascistes. Répétons-le : nous avons jusqu’à la fin mai pour virer ces vauriens criminels. Au-delà, ce sera trop tard.

Raymond.

 

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Nous sommes toujours là !

centralismeOui, oui ! Une mise à jour désastreuse de WordPress n’a pas effacé les données. Il y a encore quelques problèmes, mais nous allons les résoudre.

Tenez, nous avons restauré l’insertion d’images dans les articles. Cette version de WordPress a quelques bugs, mais ce n’est pas notre faute !

Hold on !

Raoul.

 

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Le dernier bastion de la démocratie

Lièvre de MarsSelon La Tribune de Genève, les Services de renseignements de l’Armée auraient fait tomber Cahuzac. Réalité, ou fable ? Peu importe, car on apprend que l’intègre ministre socialiste nourrissait des cogitations salopardes vis-à-vis de la Défense. C’est-à-dire à l’encontre de l’un des trois rôles régaliens de l’État, celui d’assurer la sécurité du pays contre les agressions étrangères.

Il faut partir d’une constatation : les effectifs de l’Armée Française, suite au démantèlement initié par les traîtres voulant toucher « les dividendes de la paix », principalement le sire de Bity, ne comptent plus guère que ceux consentis par les nazis à l’Armée d’armistice de Pétain. Armement moderne délivré au compte-gouttes, obsolescence des équipements de base, ce qu’avaient remarqué les Américains en Afghanistan qui, tout en reconnaissant la valeur de nos soldats, notaient qu’ils étaient équipés « comme des clochards », Aéronavale opérationnelle par éclipses du fait de ne disposer que d’un seul porte-avions, Forces Océaniques Stratégiques probablement sous-équipées, tout cela ne peut pas rassurer alors que le monde, dangereux, est plein de menaces.

Mais c’est un vice de la caste politique : à cause d’elle, nous sommes toujours en retard de plusieurs guerres, et aucune leçon n’a été tirée de l’effroyable défaite de 1940. Surtout pas les socialistes, pour qui le monde est peuplé de Bizounours. En tous cas, la Tribune de Genève rappelle le projet de Cahuzac, véritable trahison, de raboter le budget de l’Armée jusqu’à 1 milliard en 2014, d’autres sabotages budgétaires étant prévus dans les années suivantes. De quoi réduire notre Armée aux effectifs de la Garde Pontificale, en moins bien armés.

« Le tout aurait figuré dans la future loi de programmation militaire (LPM) couvrant la période de 2014 à 2019, commente la Tribune de Genève. La LPM aurait fait passer les dépenses de l’armée de 1,5% du PIB français à 1,1%. Un plus bas historique pour la France.

Concrètement, la taille aurait signifié la suppression de 31 régiments dans l’Armée de terre, la vente du porte-avion Charles-de-Gaulle, l’annulation de commandes d’hélicoptères Tigres et de deux sous-marins nucléaires Barracuda, l’arrêt de production des avions Rafale et des transporteurs Airbus A400M, ainsi que la suppression de quelque 51000 postes. Des bases françaises à l’étranger auraient été fermées et les budgets des renseignements intérieurs et extérieurs revus à la baisse. »

Voilà bien une politique de trahison nationale. Au profit de quoi ? Mais… du gaspillage étatique que l’on appelle vulgairement « le social ». Mettre le pays en danger pour sauver un « modèle social » absolument aberrant, pour continuer à imposer aux citoyens une solidarité étatique à grands coups d’extorsions fiscales, voilà le projet des socialistes.

Que les « sources sécuritaires » – les Services de Renseignement militaires – aient tracé l’ancien ministre du Budget (et qu’elles en tracent quelques autres !) n’aurait rien d’étonnant, et ce serait même très légitime tant il faut se méfier des politiques, quand on est militaire, néanmoins s’ils ont dénoncé le vandale et l’on fait trébucher, on n’en a pas la preuve. Enfin, si c’est le cas, les militaires ont bien fait. Et j’espère qu’ils détiennent assez de dossier sur quelques autres pour que ce pouvoir de rencontre se tienne à carreau. « Aucun hasard n’est à lire dans cet enchaînement d’événements, commente La Tribune. «L’armée a eu sa peau. On ne s’attaque pas impunément à nous. Il voulait notre mort. Nous l’avons eu. Et d’autres ministres pourraient suivre si Hollande continue sur cette voie», menace l’une des sources. » J’espère de tout cœur que c’est vrai.

Puisque le pouvoir socialiste gouverne en absolutiste et fait fi de l’opinion des citoyens, il faut bien que quelqu’un dispose de moyens pour l’empêcher de dériver trop loin. Mais il faut se méfier de l’effet boomerang. Les socialistes sont passés maîtres dans l’art de la fourberie, et ils pourraient bien exploiter la rumeur pour se faire passer pour d’innocents agneaux victimes de vilains officiers comploteurs. Regardez comme ils ont su détourner la colère légitime des citoyens à l’encontre d’un parti socialiste à l’évidence pourri jusqu’à la moelle, en lançant une opération « mains propres » (mais jusqu’à un certain point !). Chaque jour qui passe montre la nocivité de ce régime, et accroît la nécessité de s’en débarrasser au plus vite.

Or il n’existe pas de solution légale : les élections sont truquées, puisqu’elles portent au pouvoir des « majorités » qui sont en réalité des minorités dans le corps politique mais qui gouvernement tout de même. Les partis d’appareil sont divisés en apparence, unis cependant dans l’étatisme forcené. Un grand Parti National-Libéral est encore en-dessous de l’horizon. Il se pourrait bien que le dernier bastion de la démocratie soit, en fin de compte, cette Armée dont les socialistes ont si peur et qu’ils s’acharnent à démembrer. Pourvu que les services de renseignements aient des dossiers en béton… et soigneusement planqués !

Sacha.

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Scandaleuse impunité

Citons Le Figaro :

« La plus grande partie de la gauche sénatoriale – socialistes (PS), communistes (CRC) et radicaux (RDSE) – a voté pour l’article 1 (de la loi scélérate du « mariage pour tous », NDR). Nicolas Alfonsi, Jean-Pierre Chevènement, Pierre-Yves Collombat, François Vendasi, tous issus du groupe RDSE, se sont cependant abstenus. Mais les défections les plus remarquées viennent du groupe UMP, où cinq sénateurs ont voté pour (Christian Cointat, Jacqueline Ferreyrol, François Grosdidier, Fabienne Keller, Alain Milon). Deux autres élus UMP se sont abstenus (Christophe-André Frassa, Yann Gaillard). Quant au vice-président de l’UMP Roger Karoutchi, il n’a pas pris part au vote. Chez les centristes, Chantal Jouanno a voté pour, conformément à son engagement. Vincent Capo-Canellas, Muguette Dini, Pierre Jarlier, Valérie Létard se sont abstenus. »

Nous avons donc le nom des traîtres qui ont voté la dégradation de la famille, ou qui se sont couardement abstenus en dépit des protestations populaires. La preuve est administrée (mais en était-il besoin ?) de la convergence idéologique entre les facho-gauchistes et la droite d’appareil.

Le problème est que ces hurluberlus sont pratiquement assurés de l’impunité : le système est fondé sur l’irresponsabilité des vauriens qui siègent au parlement. Aussi peuvent-ils voter n’importe quoi, personne ne leur demandera des comptes.

A moins qu’un jour ils aient à en rendre compte devant les citoyens. Hypothèse, somme toute, fort invraisemblable. Qu’ils crèvent !

Raymond.

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Thatcher, we need you

Évidemment, ce sont les lecteurs du Figaro qui ont répondu :

N’empêche : Thatcher a sorti son pays du marécage où l’avaient enfermé les travaillistes depuis la fin de la guerre. Ses successeurs ne l’ont pas trahie.

Exactement l’inverse de l’incapable que nous avons au pouvoir. Pour sortir de la mouise : fin de l’État-patron, de l’État-providence, de la syndicratie. Responsabilisation des citoyens. Nous sommes loin du compte !

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La richesse n’est pas un crime !

J’ai rédigé l’article précédent, comme à mon habitude, sans avoir connaissance des réactions de la caste politique. Cela me garantit une indépendance d’esprit, n’ayant pas besoin d’une bande de crétins pour me dire ce que je dois penser. Á l’inverse des habituels bizounours, hypocrites et menteurs, il y a tout de même des élus qui ruent dans les brancards à l’annonce des « mesures » prises par Soliveau et sa bande de forbans.

Je veux apporter quelques précisions, après en avoir longuement discuté avec Vautrin. Il est évident que les « mesures » du gang à Soliveau sont du pipeau démagogique. De quoi s’agit-il ? Une fois de plus, de flatter le très bas instinct d’une frange de la populace pour qui être riche est une faute. Il est vrai, et Châteaubriand, Tocqueville aussi, l’ont très bien noté en leur temps, qu’un instinct pervers fait préférer à certains peuples l’égalité dans la pauvreté que l’inégalité dans l’abondance. C’est sur ce ressort – preuve de connerie intrinsèque- que joue la bande à Mimolette. Selon cette « logique » de fous, seul devrait être admis à légiférer que le pauvre péquenot n’ayant pas un flèche.

Mais la question n’est pas là. Contrairement à ce que raconte la connerie ordinaire, il n’est pas criminel d’être riche. Et je le dis avec d’autant de tranquillité que je suis fauché comme les blés. J’entends que nous sommes à la fois notre être et notre avoir, et que confisquer l’avoir, comme le dirait Vautrin mieux que moi, c’est porter atteinte à notre personne. J’entends que la richesse, pourvu qu’elle soit la conséquence d’un négoce ou d’une industrie honnêtes, n’a donc rien de déshonorant. Au contraire, c’est une rétribution équitable. A l’inverse, si « pauvreté n’est pas vice » en soi, lorsqu’elle est la conséquence de la paresse et de l’incompétence, elle est déshonorante. Et c’est précisément ce déshonneur qui fait aux gens sans aveu détester une richesse à laquelle, du fait de leur nullité, ils n’accèderont jamais. Et c’est bien là le levier qu’actionnent les voyous socialistes et le sinistre Jean-Cul Méchant-Con.

On dit pis que pendre des Américains. J’admets qu’ils ne sont plus dans cette magnifique démocratie qui faisait en son temps rêver Tocqueville. Que, même, sous le règne du crétin qui les gouverne, ils tombent dans les vices condamnables de chez nous. Mais tout de même, jusqu’à il y a peu, ils choisissaient leurs élus parmi les gens ayant « réussi », capables de gérer leurs affaires et donc a priori capables de gérer l’Union. Ce qui était un peu sujet à caution, d’accord. Mais chez nous, on adore l’insanité en matière d’économie, et c’est souvent le moins apte à gérer sa fortune qui est choisi, parce qu’au fond l’idiot de votant choisit de préférence le crétin qui lui ressemble. La preuve : 39% du corps électoral a élu un président qui a ruiné le département dont il avait la charge. On ne fait pas plus intelligent !

Là où il y a enrichissement criminel, c’est lorsqu’un personnage pratique la malhonnêteté, l’escroquerie, les embrouilles. Il se déshonore, et se trouve mis au ban de la richesse. Mais le pire, c’est celui qui croque de l’argent public, c’est-à-dire, puisque l’État, comme le rappelait Margaret Thatcher après bien des économistes libéraux, n’a pas d’autres fonds que NOTRE argent, qui extorque le contribuable. Et sans nul doute, d’affaires en affaires, la prévarication fait florès au sein de la caste politique. Là sont les véritables criminels, tous comme ceux qui se permettent d’être « généreux » en arrosant les fainéants et subversifs d’argent public. Ces forbans-là méritent d’être précipités du haut de quelque Roche Tarpéienne.

Alors que l’on ne fasse pas la chasse au riches, ni même à « l’évasion fiscale », à partir du moment où la prédation de Sa Bouffissure l’État devient carrément confiscatoire. Á partir d’un seuil de confiscation, la fuite des avoirs est une mesure d’auto-protection. Donc légitime, à faute d’être légale.

Alors ? Avec leurs « mesures » à la gomme, juste faites pour donner une poignée de cacahuètes aux singes hurleurs, les brigands du gouvernement ne font qu’attiser la haine des classes et préparer une terrible catastrophe. L’Histoire les jugera.

Raymond.

 

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Danger : salopards !

Les grenouillages socialistes montrent de manière éclatante que cette clique de forbans a les miquettes. On les aurait à moins, quand un président Soliveau se trouverait, selon l’IPSOS, à 26% d’opinions positives contre 70% de désaveu. Ce qui, grosso-modo, correspond aux chiffres des législatives de juin, reportés à l’ensemble du corps électoral.

Un exemple de cette panique : figurez-vous que le lundi de Pâques, une douzaine de personnes ont été verbalisées pour avoir innocemment arboré des « sweet-shirts » au logo de la Manif’, représentant une famille normale, papa-maman et deux enfants. Une vrai provocation, pensez-donc, alors que les débris siégeant au Sénat se penchaient -jusqu’à tomber dans les égouts- sur la loi cannibale de Bitaura officialisant la déchéance des familles ! Remarquons que la questure du sénat avait donné des ordres. N’empêche : les poulardins des socialistes ont été bien emmerdés pour trouver des motifs à verbaliser : « port d’une tenu contraire aux bonnes mœurs » (évidemment, une famille normale, c’est contraire au fascistement correct !), requalifiée en « organisation d’une manifestation ludique dans le jardin du Luxembourg sans autorisation spéciale » (le père de famille ayant organisé pour ses enfants une chasse aux œufs de Pâques !). Tout à l’avenant, voir les détails dans Le Figaro. Les fascistes gauchards ne manquent pas d’imagination pour faire du citoyen un abominable délictueux… et pour ficher la paix aux vrais délinquants et aux criminels, n’est-ce pas, Bitaura ?

Ce régime pourri empoisonne l’atmosphère par les miasmes de sa décomposition. Cela n’empêche pas les pitres gouvernementaux de faire « comme si de rien n’était » : Rodomontambour et Zayrault, par exemple, font du tourisme en Indre-Et-Loire. Là, les sifflets de la Manif’ les accueillent à Montlouis, ils filent vite sous un hangar, parlent d’autre chose, se vantent de « ne pas renoncer à l’essentiel, redresser le pays, sauver notre modèle social en le réformant… » Évidemment ! On sauve le pays en taxant les entreprises et le peuple, en provoquant les délocalisations. On veut absolument sauver un « modèle social » qui ne peut plus du tout fonctionner, c’est-à-dire qu’on veut continuer à utiliser l’argent extorqué aux citoyens pour nourrir des prébendiers oisifs et paresseux (quand ils ne sont pas franchement nuisibles !). Rien de nouveau sous le ciel miteux des socialistes. Mais, raconte-t-on, malgré ces rodomontades, il paraît que les deux compères avaient « la tête ailleurs ».

Mais rien n’y fait : le pouvoir des forbans se sent menacé. Alors on couine qu’on va voir ce qu’on va voir, « moraliser la vie politique » en légiférant dans l’urgence : une loi pour le 24 avril. Oh ! Soyons tranquilles, ça n’ira guère plus loin que d’exiger que les élus fassent état de leur patrimoine et soient inéligibles s’ils… Si quoi ? Il est facile de sous-estimer son patrimoine, et le monarque lui-même le fait quant à ses propres biens. En fait, comme prévu, on donne ici et là un petit coup de plumeau, on cache la merde au chat sous les tapis, et on continue comme avant, de magouilles en prévarications. Il est vrai que si une véritable règle de morale était instituée, les effectifs de la caste politique -et pas seulement dans sa composante gauchiste – seraient divisés par dix. Cela voudrait dire que des gens honnêtes, issus du corps politique, devraient prendre la place des pourris. Pas de ça, Lisette ! Donc : poudre aux yeux, on va donner des hochets à ce con de peuple, et basta.

La solution, bien entendu, serait d’effectivement renvoyer la caste politique méditer en prison sur ses turpitudes, et d’opérer une véritable révolution libérale – au sens où Bastiat entendait ce vocable de « libéral », rien à voir avec un régime de monopoles soutenus par l’État. Mais les esprits ne sont pas préparés, les citoyens étant tombés tout petits dans l’infâme marmite de l’étatisme. La preuve : les deux composantes extrémistes du fascisme semblent être confortées par la pagaille au sommet du pouvoir. La composante stalino-fasciste, notamment, hurle comme une meute de carnassiers enragés. Le grand Méchant-Con appelle à manifester en mai et à forcer Marianne à entrer en sixième. On peut imaginer ce que serait un régime sous la botte du grand admirateur de tout ce que l’humanité a engendré de putride : Mao, Pol-Pot, le hamas, Castro, Chavez… Le plus rigolo, c’est qu’au grand dam de ses complices escrolos, la gremlin Effa Cheuli, d’une voix de peloton d’exécution, appelle à soutenir la marche fasciste de l’apprenti Pol-Pot. Voilà une pavasse dans le jardin plein de ronces des escrolos, qui, ayant très probablement des tas de magouilles à se reprocher, font profil bas.

Pendant ce temps, la décroissance s’installe, le chômage grimpe dans les chiffres. Résultat d’une intoxication des citoyens par l’étatisme : il y a un an, aucune alternative n’était proposée à la double-contrainte du choix entre la peste et le choléra. D’où un système totalement bloqué, qui a conduit le pays à sa perte. Aussi, la situation politique, ainsi que nous l’avons dit, est-elle aujourd’hui extrêmement dangereuse. Au lieu d’avoir pour perspective le dégraissage drastique de l’État et son confinement dans ses rôles régaliens (défense, sécurité, diplomatie), ce qui se profile à court terme est un totalitarisme assez semblable à ceux d’Hitler ou de Staline. Éventuellement mâtiné de charia. Comment voulez-vous qu’il en aille autrement, dans un pays où deux actifs sur cinq sont fonctionnaires ?

L’Angleterre vient de perdre Margaret Thatcher, libérale qui avait  bien compris que le socialisme des Travaillistes avait ruiné son pays, et fit en sorte de redresser la situation Nous n’aurons jamais de « Dame de Fer ». Les dames qu’on nous propose, ce n’est que de la volaille hargneuse de basse-cour. Mais que faire contre cette malédiction, alors que les citoyens abrutis de propagande, endettés, gavés encore pour un temps (très court, désormais !) de sur-consommation demeurent devant leurs écrans aussi plats que leur encéphalogramme ? Puisqu’il n’y a pas de solution, les libéraux n’étant qu’une poussière infime dans le monde politique, le mieux est de dire à nos jeunes : « Quittez ce pays, il n’y a plus d’avenir pour vous ici ! ». Et à nos vieux les plus conscients : « Crevez, mais après avoir saboté autant que faire se peut la machine fasciste ! »

Raymond.

 

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En Corrèze, Zambèze

« Alfred ! me supplie Soliveau, rien ne va plus ! Que dois-je faire ? » Visiblement, le monarque n’est pas dans son assiette au beurre. Il faut dire que dès que l’avion royal s’est posé à Brive, on nous a embarqués discrètement dans des voitures banalisées, franchissant les clôtures de l’aérodrome par une issue dérobée, afin d’éviter de fâcheuses rencontres avec des citoyens en colère. On a beau dire : même en Corrèze, la soliveaumania a ses limites. Soliveau II a la pétoche, ça se voit. Après avoir échangé un coup d’œil avec La Conscience, planqué dans un porte-documents, je répondis : « La situation est pénible, Sire. Dangereuse, même. » « Dangereuse ? Je ne la crois qu’embarrassante. Explique-toi, alcidé de mes deux ! »

Habituellement, on n’évoque pas les absents, mais pour le coup : « Sphénicidé, sauf votre respect, Sire ! Il est vrai que cette affaire Crapuzac, conjointement avec celle de votre trésorier Caïman, vous met dans l’embarras. Mais c’est pire que ça ! » Le roi eut un haut-le-corps : « Pire ! Comment oses-tu ? » « Simple constatation et déduction logique, Votre Majesté. Vous prétendiez régner avec la morale, et voilà que les affaires s’emmêlent et s’en mêlent ! » « Et quelle affaires, en dehors de Crapuzac ? Ce traître a trahi ma confiance ! » s’indigna le Roi. « Sire ! Vous pouviez ignorer les tenants et aboutissants de cette histoire, ce qui ferait de vous un piètre potentat, ou alors… » « Ou alors quoi ? Parle, maraud ! » Un clin-d’œil de La Conscience me fit négliger l’affront : « Ou alors, vous avez sciemment ignoré les sagouineries de Crapuzac. Á votre décharge, et à la sienne, il est légitime de savoir planquer ses sous à la mode de chez nous, quand l’État extorque. L’ennui… » Soliveau se redressa sur son siège : « L’ennui ???… » « L’ennui, repris-je suavement, est que c’est vous-même qui avez prôné une politique fiscale confiscatoire ! »

Mécontent, le roi : « Eh quoi ! Il faut bien que les riches paient pour les pauvres ! » «Certes, répondis-je, mais qui sont vos pauvres ? Pas mieux que ceux qu’ici même, en Corrèze, on appelle des « jappes-caillade », oisifs, fainéants, immigrants clandestins attirés par « le social », bref : des personnages vivant en parasites aux crochets de la société. » Tandis que je pérorais, Soliveau tirait discrètement son doudou de la poche de sa veste. Je poursuivis : « Si vous taxez le capital, qui peut fournir les moyens de production, vous tuez le travail, qui, lui produit avec ces moyens. Personne n’y gagne ! Au contraire, vous le voyez : un flot de chômeurs, que malgré les impôts, on ne peut plus payer. » « Et alors ? glapit le roi, ces salauds de riches peuvent bien payer davantage, non ? » « Et vous aurez ainsi davantage de pauvres : moins de capital, moins de moyens de production, donc davantage de chômage et moins d’allocations à distribuer ! » « Quel beau raisonneur ! grommela le roi, Mais quel rapport avec Crapuzac ??? » « Eh bien ! Même si la raison en est idiote, quand on demande à un riche de raquer, on demande aux autres riches de raquer ! Crapuzac est passé au travers, et les méchants disent qu’il y en a d’autres dans votre entourage…Caïman, par exemple. »

Soliveau prit l’air perplexe. « Sans compter, enfonçai-je le clou, qu’il y a bien d’autres affaires : fédération socialiste des Bouches-du-Rhône… » « ASSEZ ! hurla le roi, Assez ! ». Je me tus, pendant que Soliveau se grattait le poignet gauche en chantonnant « Ah ! Les pt’it femmes, les p’tit femme de Bitty.. ». Puis un moment après : « Et quel est ton conseil ? » « Sire, dis-je solennellement, vous êtes ici dans votre terre de Corrèze, où vous étiez heureux : demeurez céans, et remettez votre mandat au Peuple ! Qu’il vous laisse en paix et élise un nouveau président ! » «Un.. nou..veau..pré..si..dent ! » balbutia le roi. Puis il tomba en catalepsie, étreignant son doudou. La Conscience se matérialisa illico sur le siège : « Bien joué, Alfred ! Précise quand-même : pourquoi la situation est-elle dangereuse ? »

« Facile, répondis-je, il n’y a pas d’alternative. Les tigres à dents de sabre guettent au coin du bois, et tu les connais ! » « Certes ! dit La Conscience, le fasciste Méchant-Con qui rêve de passer en République Démocratique Populaire. C’est une espèce de Staline mâtiné de Pol-Pot… » « Oui, dis-je, et puis à droite des gens qui ne valent pas mieux que lui, pour qui seul vaut l’État et ne compte pas le citoyen ! » «Ouais, commenta La Conscience, on est mal barrés. Évidemment, il ne voudra pas dissoudre l’Assemblée ! » « Jamais de la vie ! dis-je, si bête qu’il soit, il sait bien qu’il serait archi-minoritaire. Et puis des fois que ça soit une macédoine genre UMPS, socio-fâchos et fâchos-sociaux. Impossible de gouverner ! » « Exact ! acquiesça La Conscience,  et remanier son gouvernement…T’imagines ? «  « Parle-pas de malheur ! coupai-je, tu vois l’alcoolique islamophile, M’âme Trent’sint’ts’heures, l’Aubry, au gouvernement ? » « Calamité ! se lamenta La Conscience, et la Bertrande de Paris, et le Rebsamen de Dijon, voire la Dinde du Poitou ! Nom de Jarnac ! » « Eh oui, épiloguai-je, une fois de plus le choix entre la peste et le choléra. Ce con nous a foutus dans la mouise. Situation inextricable ! Et danger fasciste accru, à droite et à gauche ! »

Nous restâmes un moment désespérément pensif, tandis que la voiture gagnait un lieu secret, au fond de la Corrèze, par des chemins tortueux. Cependant, le Roi gisait toujours, agité de soubresauts violents, lacérant son doudou. « Tout de même, dis-je, on ne peut pas le laisser comme ça ! Rottweiler va en faire tout un plat ! » « Ouais, dit La Conscience, t’as un plan ? » « Tromondada ! », répondis-je sobrement. Heureusement, le vénérable Professeur psychiatre faisait partie de la caravane présidentielle.

Arrivés à destination, nous arrangeâmes le monarque sur un divan, tandis qu’Alonzo Tromondada nous questionnait sur les circonstances ayant entraîné un état cataleptique chez son illustre patient. « Je vois, dit le psy, il préfère nier la réalité que de lâcher la rampe ! C’est évident, Alfred : en lui suggérant d’abandonner sa présidence, vous avez rencontré son subconscient, qui rêve de repos dans les bruyères corréziennes. » « Enfin ! Ce qu’il en reste, des bruyères, dis-je, c’est tout planté en sapin ! » « Peut importe ! Lui voit des bruyères ! corrigea Tromondada. Vous m’avez, sans le vouloir, donné des mots-clés. Quand il reviendra à lui, je vais les lui soumettre. Restez-ici, mais planquez-vous, qu’il ne vous voie pas. »

Quelques minutes plus tard, Soliveau revint à lui (façon de parler) : « Ouf ! J’ai cru que mes poumons allaient éclater ! » « Mmmm ! fit Alonzo, mauvaise tirade : se trompe de film. » Puis, au Roi : « Heureux retour en ce monde, Sire ! Vous êtes en sécurité et en Corrèze, ici, et je suis votre psychiatre ! » « Je ne dé-mis-sion-nerai PAS ! » hurla Soliveau. « Personne ne vous le demande ! » « Si ! Alfred, ce gueux ! » « Votre imagination vous joue des tours, le rassura Tromondada, Alfred est tout chamboulé par ce qui vous arrive ! C’est même lui qui m’a prévenu de prendre soin de vous ! » « Brave Alfred ! » dit le monarque en tétant son doudou. « Cela dit, Sire, il faut que je détermine vos phobogènes… » « Phobo ne me gêne pas, contesta Soliveau, d’ailleurs qui c’est çui-là ? » Alonzo ignora la tirade : « On va jouer au jeu des mots vilains : je dis un mot et vous dites ce qui vous vient à l’esprit, d’accord ? » Le roi acquiesça.

J’entendais La Conscience murmurer sur un mode infra-acoustique : « Démission ! Démission ». Tromondada commença : « Montambour ? » « Rodomont ! » répondit le roi. « Terra Nova ? » « - Main occulte ! Danger ! » fit Soliveau, visiblement effrayé. « Bon, continuons, poursuivit le psy, fiscalité ? » « Miam ! » fit le roi d’un air gourmand. « Dégauchir ? » « Vous n’y pensez pas ! » glapit le monarque. Tromondada consulta ses notes : «La mère Delille ? » « Sale vieille garce poivrote ! maugréa le roi, elle veut ma peau ! » « Premier ministre ? » « Et puis quoi, encore ? s’insurgea Soliveau, cette vieille carne pour remplacer Zayrault ? Quéquêtte ! » « Écolos ? » « Emmerdeurs ! » éructa le roi. » « Méchant-Con ? » « Lâcheur ! Salaud ! » vociféra Soliveau. « Chômage ? » « S’en fout la mort ! » –  « Croissance ? » Là, le roi commença un mantra : « La croissance croîtra, la croissance croîtra, j’adore les croissants chauds.. » « Ségolène ? » « Ah ! La sale tapineuse ! , injuria le roi, elle a les dents longues, c’te vieille peau ! Et une cervelle d’oiseau ! » « Dissolution ? » « Mauvaise solution ! J’y laisserais mes plumes ! » larmoya le monarque. « Rebsamen ? » « Dira : Amen ! » « Jarnac ? » Là, Soliveau prit une voix plaintive : « Eli Eli Lama Sabachthani ! »

« Complexe du Christ en croix, commenta Tromondada, en douce à notre adresse, probablement induit par « Rebsamen »… Amen… et « Jarnac », le Nom du Père qu’il s’est donné. Oh ! Le beau cas ! Père, pourquoi m’as-tu abandonné… Oui, oui, manifestement il est crucifié et doute. Continuons. » Puis : « Sarkozy ? » « Rhââââ ! Maudit ! Maudit ! Maudit ! » fit Soliveau qui ajouta in petto : « Heureusement, nous avons des juges pour l’exorciser ! » « La manif pour tous ? » « Cause toujours ! », ricana le roi. « Référendum ? » « Côté obscur du peuple ! Pas question ! Sauf çuy à Bronx Jouissance » « Chameau ? » « Ces salauds de nègres me l’ont bouffé ! » repondit Soliveau en pleurnichant. « Crapuzac ? » « Argggggh ! Grrrriiiii ! Pas gruiiiiik ! Pas glop ! » réagit le roi, en déchirant son doudou. « Nous y sommes presque, le tranquillisa Tromondada ; Démission ? » Illico, Soliveau entra dans une sorte de transe : « Je suis un phare ! vociférait-il en tournant sur lui-même, une fois tu la vois, une fois tu la vois pas ! Je suis un phare… »

« Zut ! gronda le psy, c’est reparti pour un tour ! » puis appelant l’infirmier : « Camisole blindée ! Douche ! Utilisez la lance d’incendie ! Ensuite, Halopéridol huit unités ! Vite ! » Une fois Soliveau parti, Tromondada commenta : « C’était bien ça : son subconscient veut démissionner, son sur-moi le lui interdit, ou ses hallucinations, d’où sa réaction. Dites-donc, La Conscience, qu’est-ce que vous marmonniez ? » « Moi ? Rien ! », répondit, angélique, le petit spectre. « Ouais ! fit Alonzo, en tous cas, c’est clair : il se sent en perdition, harcelé de toutes parts, mais ne démissionnera pas, même s’il ne sait pas quoi faire ! » Ben mon colon ! Préparons-nous à des jours tristes !

Alfred.

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À prendre ou à lécher

« On dira ce qu’on voudra : si on lourde pas fissa les voyous d’haut vol qui se sont collé le pays dans les fouilles, on file recta à la chtourbe. Quand j’dis « d’haut vol », c’est façon de causer, pas vrai ? Passque c’est quoi, la bande à l’Hollandouille ? Pas plus que de petits malfrats miteux. Les plus valeureux ? Juste capables de cambrioler une charcuterie. Échantillonnage des plus pauvres malfaisances, détrousseurs de pissotières, tireurs de sacs à main, escrocs de vieillasses, bonneteurs, débragetteurs à la sortie du Lycée Racine. Pas plus ! Et en plus, même pas besoin d’aller au turf, ces caves, ils ont à leur pogne un gang de braqueurs à Bercy. Alors, tu parles ! Le Cahuzac, il s’est fait faire aux pattes, mais t’en fais pas : ça va être la grosse foire d’embrouilles, avec fumaga histoire de berlurer le locdu. Du même tabac que marider les tafioles ! Pendant c’temps, ils te piquent ton artiche dans ton larfouillet et t’y entraves que pouic ! Tu vois leur chef kapo, comment t’y appelles, déjà ?

- Bronx Jouissance ?

- Ouais, c’est ça le blaze que t’y a collé. Ben cézigue, c’est quoi ? Même pas un filou d’banlieue, un malfrat minable qu’a écopé de dix-huit marcotins avec sursis, et quatre-vingt sacs en prime. L’a jamais affuré, d’ailleurs. Bon, voilà-t-y pas que c’t’enviandé bieurle : «Nous devons donc organiser un véritable sursaut démocratique, remettre à plat tout ce qui doit l’être pour que les électeurs retrouvent confiance». Non mais ! Y s’fout d’la hure à qui, cécolle-pâte ? S’y z’avaient les burnes assez solides pour tout foutre à plat, comme y dit, y aurait pas lerche au palais Bubon, pas plus qu’à Maquignon ni à l’Alizé, tiens ! Mais tu vois, y s’cramponnent comme des morbacks à une miaoute hospitalière ! Pour les virer, faudrait la bombe à Tommy ! Non mais ! Tu vois ces caves de franchouilles ? Y s’contentent de borgnoter en rigolant, au lieu de prendre des goumis pour faire calter cette volaille ! Ben dis-donc ! C’est pas d’main l’printemps, comme aurait dit l’Yvonne ! »

Ainsi parlait l’Alphonse, citoyen du Mitant (pardon : du Centre).

Nous étions en pleine discussion chez Nénesse, un peu à cause du dernier billet de notre Vautrin. Nous étions bien d’accord avec Sacha : « Quand on te raquette, martelait Alfonse, t’as intérêt à planquer ton carbure, question de survie ». Mais quand-même, quant à dire que Crapuzac n’a pas fait de mal… Bon, mais en considérant les vociférations stalino-fascistes de Méchant-Con, l’ignoble qui veut tout mettre au système décimétrique où pas un poil ne dépasse par la vertu du Grand Tondeur, nous avions conclu que nous devrions « rather prefer the pains we have than go to others we not know of », c’est-à-dire préférer encore les emmerdements que nous avons plutôt que de courir après d’autres dont on ne sait rien. Ou plutôt : dont nous ne savons que trop, l’Histoire, qui a fait du siècle dernier le plus sanglant de l’humanité (je ne parle pas du torchon fasciste) nous l’a montré.

Au fond, cette affaire « Crapuzac », ce n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. Mais le pouvoir a tout intérêt à en faire un écran de brouillard, de brailler avec des trémolos que la « République » a été offensée, qu’il faut remettre de l’ordre. Etc..Etc… « Pure forfanterie », dit Vautrin. « Et mon zob, on va le remettre en ordre ? » renchérit l’Alphonse. Le gouvernement de rencontre,  Flamby en tête, fait semblant d’avoir été dupé. En réalité, une foule d’indices suggèrent que tout le monde était au courant, et que l’on cachait la merde au chat sous le tapis. Et surtout… La caste politicarde n’est pas suicidaire, elle se gardera bien de vraiment nettoyer les écuries d’Augias. On va donner çà et là quelques coups de balai pour amuser le citoyen, mais on ne se débarrassera pas du tas d’immondices : normal, quand les cancrelats politicards s’en repaissent, si on le leur retire, ils vont crever. Pas de ça, Lisette ! Disent-ils. Donc ils font mine d’avoir été cocus, alors qu’ils envoyaient Bobonne arpenter l’asphalte. On n’est pas plus faux-cul.

L’ennui est que le mois de Mai approche, et qu’il n’y a pas l’ombre du commencement d’une idée d’insurrection. Pourtant, les indices de la décarrade ne manquent pas. Depuis un mois, nous constatons qu’un certain magasin discount où nous achetons nos vivres hebdomadaires connaît une nette affluence, alors que le supermarché voisin devient aussi vide qu’une cervelle socialiste. Pas besoin de faire la réclame, le Lidle, les gens viennent tout seuls. Preuve que le « pouwârdacha » est en baisse vertigineuse et que dans quelques mois le nombre de crevards va augmenter bezeff. Les vieux branques du sénat, bien dans la ligne du mépris pour le vote civique, viennent de refuser un référendum sur le mariage des zomos. C’est-à-dire : « on » se fout bien des citoyens, juste bons à voter connement. Tout à lavement, comme dirait Béru. Et les citoyens, pendant ce temps-là, tournent la manivelle de leurs écrans géants, électroencéphalogramme plat, et se laissent égorger comme des cons de moutons chez les mahométans.

En fait, c’est qu’ils sont avachis, et drogués à l’idéologie. Ils ne voient pas qu’ils peuvent sortir de la double contrainte consistant à choisir entre la peste et le choléra. Car, remarquez, le choix est fixé entre étatistes de gauche et étatistes de droite : pas moyen d’échapper à ce nœud de vipères. Sauf à le trancher.

Ce n’est pas demain la veille. Merdre ! C’est con, tout de même, d’être né dans une période de décadence ! Nénesse ! T’as toujours du Châteauneuf ? Faut que j’oublie ces abrutis !

Raymond.

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