Le dernier bastion de la démocratie

Lièvre de MarsSelon La Tribune de Genève, les Services de renseignements de l’Armée auraient fait tomber Cahuzac. Réalité, ou fable ? Peu importe, car on apprend que l’intègre ministre socialiste nourrissait des cogitations salopardes vis-à-vis de la Défense. C’est-à-dire à l’encontre de l’un des trois rôles régaliens de l’État, celui d’assurer la sécurité du pays contre les agressions étrangères.

Il faut partir d’une constatation : les effectifs de l’Armée Française, suite au démantèlement initié par les traîtres voulant toucher « les dividendes de la paix », principalement le sire de Bity, ne comptent plus guère que ceux consentis par les nazis à l’Armée d’armistice de Pétain. Armement moderne délivré au compte-gouttes, obsolescence des équipements de base, ce qu’avaient remarqué les Américains en Afghanistan qui, tout en reconnaissant la valeur de nos soldats, notaient qu’ils étaient équipés « comme des clochards », Aéronavale opérationnelle par éclipses du fait de ne disposer que d’un seul porte-avions, Forces Océaniques Stratégiques probablement sous-équipées, tout cela ne peut pas rassurer alors que le monde, dangereux, est plein de menaces.

Mais c’est un vice de la caste politique : à cause d’elle, nous sommes toujours en retard de plusieurs guerres, et aucune leçon n’a été tirée de l’effroyable défaite de 1940. Surtout pas les socialistes, pour qui le monde est peuplé de Bizounours. En tous cas, la Tribune de Genève rappelle le projet de Cahuzac, véritable trahison, de raboter le budget de l’Armée jusqu’à 1 milliard en 2014, d’autres sabotages budgétaires étant prévus dans les années suivantes. De quoi réduire notre Armée aux effectifs de la Garde Pontificale, en moins bien armés.

« Le tout aurait figuré dans la future loi de programmation militaire (LPM) couvrant la période de 2014 à 2019, commente la Tribune de Genève. La LPM aurait fait passer les dépenses de l’armée de 1,5% du PIB français à 1,1%. Un plus bas historique pour la France.

Concrètement, la taille aurait signifié la suppression de 31 régiments dans l’Armée de terre, la vente du porte-avion Charles-de-Gaulle, l’annulation de commandes d’hélicoptères Tigres et de deux sous-marins nucléaires Barracuda, l’arrêt de production des avions Rafale et des transporteurs Airbus A400M, ainsi que la suppression de quelque 51000 postes. Des bases françaises à l’étranger auraient été fermées et les budgets des renseignements intérieurs et extérieurs revus à la baisse. »

Voilà bien une politique de trahison nationale. Au profit de quoi ? Mais… du gaspillage étatique que l’on appelle vulgairement « le social ». Mettre le pays en danger pour sauver un « modèle social » absolument aberrant, pour continuer à imposer aux citoyens une solidarité étatique à grands coups d’extorsions fiscales, voilà le projet des socialistes.

Que les « sources sécuritaires » – les Services de Renseignement militaires – aient tracé l’ancien ministre du Budget (et qu’elles en tracent quelques autres !) n’aurait rien d’étonnant, et ce serait même très légitime tant il faut se méfier des politiques, quand on est militaire, néanmoins s’ils ont dénoncé le vandale et l’on fait trébucher, on n’en a pas la preuve. Enfin, si c’est le cas, les militaires ont bien fait. Et j’espère qu’ils détiennent assez de dossier sur quelques autres pour que ce pouvoir de rencontre se tienne à carreau. « Aucun hasard n’est à lire dans cet enchaînement d’événements, commente La Tribune. «L’armée a eu sa peau. On ne s’attaque pas impunément à nous. Il voulait notre mort. Nous l’avons eu. Et d’autres ministres pourraient suivre si Hollande continue sur cette voie», menace l’une des sources. » J’espère de tout cœur que c’est vrai.

Puisque le pouvoir socialiste gouverne en absolutiste et fait fi de l’opinion des citoyens, il faut bien que quelqu’un dispose de moyens pour l’empêcher de dériver trop loin. Mais il faut se méfier de l’effet boomerang. Les socialistes sont passés maîtres dans l’art de la fourberie, et ils pourraient bien exploiter la rumeur pour se faire passer pour d’innocents agneaux victimes de vilains officiers comploteurs. Regardez comme ils ont su détourner la colère légitime des citoyens à l’encontre d’un parti socialiste à l’évidence pourri jusqu’à la moelle, en lançant une opération « mains propres » (mais jusqu’à un certain point !). Chaque jour qui passe montre la nocivité de ce régime, et accroît la nécessité de s’en débarrasser au plus vite.

Or il n’existe pas de solution légale : les élections sont truquées, puisqu’elles portent au pouvoir des « majorités » qui sont en réalité des minorités dans le corps politique mais qui gouvernement tout de même. Les partis d’appareil sont divisés en apparence, unis cependant dans l’étatisme forcené. Un grand Parti National-Libéral est encore en-dessous de l’horizon. Il se pourrait bien que le dernier bastion de la démocratie soit, en fin de compte, cette Armée dont les socialistes ont si peur et qu’ils s’acharnent à démembrer. Pourvu que les services de renseignements aient des dossiers en béton… et soigneusement planqués !

Sacha.

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Scandaleuse impunité

Citons Le Figaro :

« La plus grande partie de la gauche sénatoriale – socialistes (PS), communistes (CRC) et radicaux (RDSE) – a voté pour l’article 1 (de la loi scélérate du « mariage pour tous », NDR). Nicolas Alfonsi, Jean-Pierre Chevènement, Pierre-Yves Collombat, François Vendasi, tous issus du groupe RDSE, se sont cependant abstenus. Mais les défections les plus remarquées viennent du groupe UMP, où cinq sénateurs ont voté pour (Christian Cointat, Jacqueline Ferreyrol, François Grosdidier, Fabienne Keller, Alain Milon). Deux autres élus UMP se sont abstenus (Christophe-André Frassa, Yann Gaillard). Quant au vice-président de l’UMP Roger Karoutchi, il n’a pas pris part au vote. Chez les centristes, Chantal Jouanno a voté pour, conformément à son engagement. Vincent Capo-Canellas, Muguette Dini, Pierre Jarlier, Valérie Létard se sont abstenus. »

Nous avons donc le nom des traîtres qui ont voté la dégradation de la famille, ou qui se sont couardement abstenus en dépit des protestations populaires. La preuve est administrée (mais en était-il besoin ?) de la convergence idéologique entre les facho-gauchistes et la droite d’appareil.

Le problème est que ces hurluberlus sont pratiquement assurés de l’impunité : le système est fondé sur l’irresponsabilité des vauriens qui siègent au parlement. Aussi peuvent-ils voter n’importe quoi, personne ne leur demandera des comptes.

A moins qu’un jour ils aient à en rendre compte devant les citoyens. Hypothèse, somme toute, fort invraisemblable. Qu’ils crèvent !

Raymond.

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Thatcher, we need you

Évidemment, ce sont les lecteurs du Figaro qui ont répondu :

N’empêche : Thatcher a sorti son pays du marécage où l’avaient enfermé les travaillistes depuis la fin de la guerre. Ses successeurs ne l’ont pas trahie.

Exactement l’inverse de l’incapable que nous avons au pouvoir. Pour sortir de la mouise : fin de l’État-patron, de l’État-providence, de la syndicratie. Responsabilisation des citoyens. Nous sommes loin du compte !

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La richesse n’est pas un crime !

J’ai rédigé l’article précédent, comme à mon habitude, sans avoir connaissance des réactions de la caste politique. Cela me garantit une indépendance d’esprit, n’ayant pas besoin d’une bande de crétins pour me dire ce que je dois penser. Á l’inverse des habituels bizounours, hypocrites et menteurs, il y a tout de même des élus qui ruent dans les brancards à l’annonce des « mesures » prises par Soliveau et sa bande de forbans.

Je veux apporter quelques précisions, après en avoir longuement discuté avec Vautrin. Il est évident que les « mesures » du gang à Soliveau sont du pipeau démagogique. De quoi s’agit-il ? Une fois de plus, de flatter le très bas instinct d’une frange de la populace pour qui être riche est une faute. Il est vrai, et Châteaubriand, Tocqueville aussi, l’ont très bien noté en leur temps, qu’un instinct pervers fait préférer à certains peuples l’égalité dans la pauvreté que l’inégalité dans l’abondance. C’est sur ce ressort – preuve de connerie intrinsèque- que joue la bande à Mimolette. Selon cette « logique » de fous, seul devrait être admis à légiférer que le pauvre péquenot n’ayant pas un flèche.

Mais la question n’est pas là. Contrairement à ce que raconte la connerie ordinaire, il n’est pas criminel d’être riche. Et je le dis avec d’autant de tranquillité que je suis fauché comme les blés. J’entends que nous sommes à la fois notre être et notre avoir, et que confisquer l’avoir, comme le dirait Vautrin mieux que moi, c’est porter atteinte à notre personne. J’entends que la richesse, pourvu qu’elle soit la conséquence d’un négoce ou d’une industrie honnêtes, n’a donc rien de déshonorant. Au contraire, c’est une rétribution équitable. A l’inverse, si « pauvreté n’est pas vice » en soi, lorsqu’elle est la conséquence de la paresse et de l’incompétence, elle est déshonorante. Et c’est précisément ce déshonneur qui fait aux gens sans aveu détester une richesse à laquelle, du fait de leur nullité, ils n’accèderont jamais. Et c’est bien là le levier qu’actionnent les voyous socialistes et le sinistre Jean-Cul Méchant-Con.

On dit pis que pendre des Américains. J’admets qu’ils ne sont plus dans cette magnifique démocratie qui faisait en son temps rêver Tocqueville. Que, même, sous le règne du crétin qui les gouverne, ils tombent dans les vices condamnables de chez nous. Mais tout de même, jusqu’à il y a peu, ils choisissaient leurs élus parmi les gens ayant « réussi », capables de gérer leurs affaires et donc a priori capables de gérer l’Union. Ce qui était un peu sujet à caution, d’accord. Mais chez nous, on adore l’insanité en matière d’économie, et c’est souvent le moins apte à gérer sa fortune qui est choisi, parce qu’au fond l’idiot de votant choisit de préférence le crétin qui lui ressemble. La preuve : 39% du corps électoral a élu un président qui a ruiné le département dont il avait la charge. On ne fait pas plus intelligent !

Là où il y a enrichissement criminel, c’est lorsqu’un personnage pratique la malhonnêteté, l’escroquerie, les embrouilles. Il se déshonore, et se trouve mis au ban de la richesse. Mais le pire, c’est celui qui croque de l’argent public, c’est-à-dire, puisque l’État, comme le rappelait Margaret Thatcher après bien des économistes libéraux, n’a pas d’autres fonds que NOTRE argent, qui extorque le contribuable. Et sans nul doute, d’affaires en affaires, la prévarication fait florès au sein de la caste politique. Là sont les véritables criminels, tous comme ceux qui se permettent d’être « généreux » en arrosant les fainéants et subversifs d’argent public. Ces forbans-là méritent d’être précipités du haut de quelque Roche Tarpéienne.

Alors que l’on ne fasse pas la chasse au riches, ni même à « l’évasion fiscale », à partir du moment où la prédation de Sa Bouffissure l’État devient carrément confiscatoire. Á partir d’un seuil de confiscation, la fuite des avoirs est une mesure d’auto-protection. Donc légitime, à faute d’être légale.

Alors ? Avec leurs « mesures » à la gomme, juste faites pour donner une poignée de cacahuètes aux singes hurleurs, les brigands du gouvernement ne font qu’attiser la haine des classes et préparer une terrible catastrophe. L’Histoire les jugera.

Raymond.

 

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Danger : salopards !

Les grenouillages socialistes montrent de manière éclatante que cette clique de forbans a les miquettes. On les aurait à moins, quand un président Soliveau se trouverait, selon l’IPSOS, à 26% d’opinions positives contre 70% de désaveu. Ce qui, grosso-modo, correspond aux chiffres des législatives de juin, reportés à l’ensemble du corps électoral.

Un exemple de cette panique : figurez-vous que le lundi de Pâques, une douzaine de personnes ont été verbalisées pour avoir innocemment arboré des « sweet-shirts » au logo de la Manif’, représentant une famille normale, papa-maman et deux enfants. Une vrai provocation, pensez-donc, alors que les débris siégeant au Sénat se penchaient -jusqu’à tomber dans les égouts- sur la loi cannibale de Bitaura officialisant la déchéance des familles ! Remarquons que la questure du sénat avait donné des ordres. N’empêche : les poulardins des socialistes ont été bien emmerdés pour trouver des motifs à verbaliser : « port d’une tenu contraire aux bonnes mœurs » (évidemment, une famille normale, c’est contraire au fascistement correct !), requalifiée en « organisation d’une manifestation ludique dans le jardin du Luxembourg sans autorisation spéciale » (le père de famille ayant organisé pour ses enfants une chasse aux œufs de Pâques !). Tout à l’avenant, voir les détails dans Le Figaro. Les fascistes gauchards ne manquent pas d’imagination pour faire du citoyen un abominable délictueux… et pour ficher la paix aux vrais délinquants et aux criminels, n’est-ce pas, Bitaura ?

Ce régime pourri empoisonne l’atmosphère par les miasmes de sa décomposition. Cela n’empêche pas les pitres gouvernementaux de faire « comme si de rien n’était » : Rodomontambour et Zayrault, par exemple, font du tourisme en Indre-Et-Loire. Là, les sifflets de la Manif’ les accueillent à Montlouis, ils filent vite sous un hangar, parlent d’autre chose, se vantent de « ne pas renoncer à l’essentiel, redresser le pays, sauver notre modèle social en le réformant… » Évidemment ! On sauve le pays en taxant les entreprises et le peuple, en provoquant les délocalisations. On veut absolument sauver un « modèle social » qui ne peut plus du tout fonctionner, c’est-à-dire qu’on veut continuer à utiliser l’argent extorqué aux citoyens pour nourrir des prébendiers oisifs et paresseux (quand ils ne sont pas franchement nuisibles !). Rien de nouveau sous le ciel miteux des socialistes. Mais, raconte-t-on, malgré ces rodomontades, il paraît que les deux compères avaient « la tête ailleurs ».

Mais rien n’y fait : le pouvoir des forbans se sent menacé. Alors on couine qu’on va voir ce qu’on va voir, « moraliser la vie politique » en légiférant dans l’urgence : une loi pour le 24 avril. Oh ! Soyons tranquilles, ça n’ira guère plus loin que d’exiger que les élus fassent état de leur patrimoine et soient inéligibles s’ils… Si quoi ? Il est facile de sous-estimer son patrimoine, et le monarque lui-même le fait quant à ses propres biens. En fait, comme prévu, on donne ici et là un petit coup de plumeau, on cache la merde au chat sous les tapis, et on continue comme avant, de magouilles en prévarications. Il est vrai que si une véritable règle de morale était instituée, les effectifs de la caste politique -et pas seulement dans sa composante gauchiste – seraient divisés par dix. Cela voudrait dire que des gens honnêtes, issus du corps politique, devraient prendre la place des pourris. Pas de ça, Lisette ! Donc : poudre aux yeux, on va donner des hochets à ce con de peuple, et basta.

La solution, bien entendu, serait d’effectivement renvoyer la caste politique méditer en prison sur ses turpitudes, et d’opérer une véritable révolution libérale – au sens où Bastiat entendait ce vocable de « libéral », rien à voir avec un régime de monopoles soutenus par l’État. Mais les esprits ne sont pas préparés, les citoyens étant tombés tout petits dans l’infâme marmite de l’étatisme. La preuve : les deux composantes extrémistes du fascisme semblent être confortées par la pagaille au sommet du pouvoir. La composante stalino-fasciste, notamment, hurle comme une meute de carnassiers enragés. Le grand Méchant-Con appelle à manifester en mai et à forcer Marianne à entrer en sixième. On peut imaginer ce que serait un régime sous la botte du grand admirateur de tout ce que l’humanité a engendré de putride : Mao, Pol-Pot, le hamas, Castro, Chavez… Le plus rigolo, c’est qu’au grand dam de ses complices escrolos, la gremlin Effa Cheuli, d’une voix de peloton d’exécution, appelle à soutenir la marche fasciste de l’apprenti Pol-Pot. Voilà une pavasse dans le jardin plein de ronces des escrolos, qui, ayant très probablement des tas de magouilles à se reprocher, font profil bas.

Pendant ce temps, la décroissance s’installe, le chômage grimpe dans les chiffres. Résultat d’une intoxication des citoyens par l’étatisme : il y a un an, aucune alternative n’était proposée à la double-contrainte du choix entre la peste et le choléra. D’où un système totalement bloqué, qui a conduit le pays à sa perte. Aussi, la situation politique, ainsi que nous l’avons dit, est-elle aujourd’hui extrêmement dangereuse. Au lieu d’avoir pour perspective le dégraissage drastique de l’État et son confinement dans ses rôles régaliens (défense, sécurité, diplomatie), ce qui se profile à court terme est un totalitarisme assez semblable à ceux d’Hitler ou de Staline. Éventuellement mâtiné de charia. Comment voulez-vous qu’il en aille autrement, dans un pays où deux actifs sur cinq sont fonctionnaires ?

L’Angleterre vient de perdre Margaret Thatcher, libérale qui avait  bien compris que le socialisme des Travaillistes avait ruiné son pays, et fit en sorte de redresser la situation Nous n’aurons jamais de « Dame de Fer ». Les dames qu’on nous propose, ce n’est que de la volaille hargneuse de basse-cour. Mais que faire contre cette malédiction, alors que les citoyens abrutis de propagande, endettés, gavés encore pour un temps (très court, désormais !) de sur-consommation demeurent devant leurs écrans aussi plats que leur encéphalogramme ? Puisqu’il n’y a pas de solution, les libéraux n’étant qu’une poussière infime dans le monde politique, le mieux est de dire à nos jeunes : « Quittez ce pays, il n’y a plus d’avenir pour vous ici ! ». Et à nos vieux les plus conscients : « Crevez, mais après avoir saboté autant que faire se peut la machine fasciste ! »

Raymond.

 

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En Corrèze, Zambèze

« Alfred ! me supplie Soliveau, rien ne va plus ! Que dois-je faire ? » Visiblement, le monarque n’est pas dans son assiette au beurre. Il faut dire que dès que l’avion royal s’est posé à Brive, on nous a embarqués discrètement dans des voitures banalisées, franchissant les clôtures de l’aérodrome par une issue dérobée, afin d’éviter de fâcheuses rencontres avec des citoyens en colère. On a beau dire : même en Corrèze, la soliveaumania a ses limites. Soliveau II a la pétoche, ça se voit. Après avoir échangé un coup d’œil avec La Conscience, planqué dans un porte-documents, je répondis : « La situation est pénible, Sire. Dangereuse, même. » « Dangereuse ? Je ne la crois qu’embarrassante. Explique-toi, alcidé de mes deux ! »

Habituellement, on n’évoque pas les absents, mais pour le coup : « Sphénicidé, sauf votre respect, Sire ! Il est vrai que cette affaire Crapuzac, conjointement avec celle de votre trésorier Caïman, vous met dans l’embarras. Mais c’est pire que ça ! » Le roi eut un haut-le-corps : « Pire ! Comment oses-tu ? » « Simple constatation et déduction logique, Votre Majesté. Vous prétendiez régner avec la morale, et voilà que les affaires s’emmêlent et s’en mêlent ! » « Et quelle affaires, en dehors de Crapuzac ? Ce traître a trahi ma confiance ! » s’indigna le Roi. « Sire ! Vous pouviez ignorer les tenants et aboutissants de cette histoire, ce qui ferait de vous un piètre potentat, ou alors… » « Ou alors quoi ? Parle, maraud ! » Un clin-d’œil de La Conscience me fit négliger l’affront : « Ou alors, vous avez sciemment ignoré les sagouineries de Crapuzac. Á votre décharge, et à la sienne, il est légitime de savoir planquer ses sous à la mode de chez nous, quand l’État extorque. L’ennui… » Soliveau se redressa sur son siège : « L’ennui ???… » « L’ennui, repris-je suavement, est que c’est vous-même qui avez prôné une politique fiscale confiscatoire ! »

Mécontent, le roi : « Eh quoi ! Il faut bien que les riches paient pour les pauvres ! » «Certes, répondis-je, mais qui sont vos pauvres ? Pas mieux que ceux qu’ici même, en Corrèze, on appelle des « jappes-caillade », oisifs, fainéants, immigrants clandestins attirés par « le social », bref : des personnages vivant en parasites aux crochets de la société. » Tandis que je pérorais, Soliveau tirait discrètement son doudou de la poche de sa veste. Je poursuivis : « Si vous taxez le capital, qui peut fournir les moyens de production, vous tuez le travail, qui, lui produit avec ces moyens. Personne n’y gagne ! Au contraire, vous le voyez : un flot de chômeurs, que malgré les impôts, on ne peut plus payer. » « Et alors ? glapit le roi, ces salauds de riches peuvent bien payer davantage, non ? » « Et vous aurez ainsi davantage de pauvres : moins de capital, moins de moyens de production, donc davantage de chômage et moins d’allocations à distribuer ! » « Quel beau raisonneur ! grommela le roi, Mais quel rapport avec Crapuzac ??? » « Eh bien ! Même si la raison en est idiote, quand on demande à un riche de raquer, on demande aux autres riches de raquer ! Crapuzac est passé au travers, et les méchants disent qu’il y en a d’autres dans votre entourage…Caïman, par exemple. »

Soliveau prit l’air perplexe. « Sans compter, enfonçai-je le clou, qu’il y a bien d’autres affaires : fédération socialiste des Bouches-du-Rhône… » « ASSEZ ! hurla le roi, Assez ! ». Je me tus, pendant que Soliveau se grattait le poignet gauche en chantonnant « Ah ! Les pt’it femmes, les p’tit femme de Bitty.. ». Puis un moment après : « Et quel est ton conseil ? » « Sire, dis-je solennellement, vous êtes ici dans votre terre de Corrèze, où vous étiez heureux : demeurez céans, et remettez votre mandat au Peuple ! Qu’il vous laisse en paix et élise un nouveau président ! » «Un.. nou..veau..pré..si..dent ! » balbutia le roi. Puis il tomba en catalepsie, étreignant son doudou. La Conscience se matérialisa illico sur le siège : « Bien joué, Alfred ! Précise quand-même : pourquoi la situation est-elle dangereuse ? »

« Facile, répondis-je, il n’y a pas d’alternative. Les tigres à dents de sabre guettent au coin du bois, et tu les connais ! » « Certes ! dit La Conscience, le fasciste Méchant-Con qui rêve de passer en République Démocratique Populaire. C’est une espèce de Staline mâtiné de Pol-Pot… » « Oui, dis-je, et puis à droite des gens qui ne valent pas mieux que lui, pour qui seul vaut l’État et ne compte pas le citoyen ! » «Ouais, commenta La Conscience, on est mal barrés. Évidemment, il ne voudra pas dissoudre l’Assemblée ! » « Jamais de la vie ! dis-je, si bête qu’il soit, il sait bien qu’il serait archi-minoritaire. Et puis des fois que ça soit une macédoine genre UMPS, socio-fâchos et fâchos-sociaux. Impossible de gouverner ! » « Exact ! acquiesça La Conscience,  et remanier son gouvernement…T’imagines ? «  « Parle-pas de malheur ! coupai-je, tu vois l’alcoolique islamophile, M’âme Trent’sint’ts’heures, l’Aubry, au gouvernement ? » « Calamité ! se lamenta La Conscience, et la Bertrande de Paris, et le Rebsamen de Dijon, voire la Dinde du Poitou ! Nom de Jarnac ! » « Eh oui, épiloguai-je, une fois de plus le choix entre la peste et le choléra. Ce con nous a foutus dans la mouise. Situation inextricable ! Et danger fasciste accru, à droite et à gauche ! »

Nous restâmes un moment désespérément pensif, tandis que la voiture gagnait un lieu secret, au fond de la Corrèze, par des chemins tortueux. Cependant, le Roi gisait toujours, agité de soubresauts violents, lacérant son doudou. « Tout de même, dis-je, on ne peut pas le laisser comme ça ! Rottweiler va en faire tout un plat ! » « Ouais, dit La Conscience, t’as un plan ? » « Tromondada ! », répondis-je sobrement. Heureusement, le vénérable Professeur psychiatre faisait partie de la caravane présidentielle.

Arrivés à destination, nous arrangeâmes le monarque sur un divan, tandis qu’Alonzo Tromondada nous questionnait sur les circonstances ayant entraîné un état cataleptique chez son illustre patient. « Je vois, dit le psy, il préfère nier la réalité que de lâcher la rampe ! C’est évident, Alfred : en lui suggérant d’abandonner sa présidence, vous avez rencontré son subconscient, qui rêve de repos dans les bruyères corréziennes. » « Enfin ! Ce qu’il en reste, des bruyères, dis-je, c’est tout planté en sapin ! » « Peut importe ! Lui voit des bruyères ! corrigea Tromondada. Vous m’avez, sans le vouloir, donné des mots-clés. Quand il reviendra à lui, je vais les lui soumettre. Restez-ici, mais planquez-vous, qu’il ne vous voie pas. »

Quelques minutes plus tard, Soliveau revint à lui (façon de parler) : « Ouf ! J’ai cru que mes poumons allaient éclater ! » « Mmmm ! fit Alonzo, mauvaise tirade : se trompe de film. » Puis, au Roi : « Heureux retour en ce monde, Sire ! Vous êtes en sécurité et en Corrèze, ici, et je suis votre psychiatre ! » « Je ne dé-mis-sion-nerai PAS ! » hurla Soliveau. « Personne ne vous le demande ! » « Si ! Alfred, ce gueux ! » « Votre imagination vous joue des tours, le rassura Tromondada, Alfred est tout chamboulé par ce qui vous arrive ! C’est même lui qui m’a prévenu de prendre soin de vous ! » « Brave Alfred ! » dit le monarque en tétant son doudou. « Cela dit, Sire, il faut que je détermine vos phobogènes… » « Phobo ne me gêne pas, contesta Soliveau, d’ailleurs qui c’est çui-là ? » Alonzo ignora la tirade : « On va jouer au jeu des mots vilains : je dis un mot et vous dites ce qui vous vient à l’esprit, d’accord ? » Le roi acquiesça.

J’entendais La Conscience murmurer sur un mode infra-acoustique : « Démission ! Démission ». Tromondada commença : « Montambour ? » « Rodomont ! » répondit le roi. « Terra Nova ? » « - Main occulte ! Danger ! » fit Soliveau, visiblement effrayé. « Bon, continuons, poursuivit le psy, fiscalité ? » « Miam ! » fit le roi d’un air gourmand. « Dégauchir ? » « Vous n’y pensez pas ! » glapit le monarque. Tromondada consulta ses notes : «La mère Delille ? » « Sale vieille garce poivrote ! maugréa le roi, elle veut ma peau ! » « Premier ministre ? » « Et puis quoi, encore ? s’insurgea Soliveau, cette vieille carne pour remplacer Zayrault ? Quéquêtte ! » « Écolos ? » « Emmerdeurs ! » éructa le roi. » « Méchant-Con ? » « Lâcheur ! Salaud ! » vociféra Soliveau. « Chômage ? » « S’en fout la mort ! » –  « Croissance ? » Là, le roi commença un mantra : « La croissance croîtra, la croissance croîtra, j’adore les croissants chauds.. » « Ségolène ? » « Ah ! La sale tapineuse ! , injuria le roi, elle a les dents longues, c’te vieille peau ! Et une cervelle d’oiseau ! » « Dissolution ? » « Mauvaise solution ! J’y laisserais mes plumes ! » larmoya le monarque. « Rebsamen ? » « Dira : Amen ! » « Jarnac ? » Là, Soliveau prit une voix plaintive : « Eli Eli Lama Sabachthani ! »

« Complexe du Christ en croix, commenta Tromondada, en douce à notre adresse, probablement induit par « Rebsamen »… Amen… et « Jarnac », le Nom du Père qu’il s’est donné. Oh ! Le beau cas ! Père, pourquoi m’as-tu abandonné… Oui, oui, manifestement il est crucifié et doute. Continuons. » Puis : « Sarkozy ? » « Rhââââ ! Maudit ! Maudit ! Maudit ! » fit Soliveau qui ajouta in petto : « Heureusement, nous avons des juges pour l’exorciser ! » « La manif pour tous ? » « Cause toujours ! », ricana le roi. « Référendum ? » « Côté obscur du peuple ! Pas question ! Sauf çuy à Bronx Jouissance » « Chameau ? » « Ces salauds de nègres me l’ont bouffé ! » repondit Soliveau en pleurnichant. « Crapuzac ? » « Argggggh ! Grrrriiiii ! Pas gruiiiiik ! Pas glop ! » réagit le roi, en déchirant son doudou. « Nous y sommes presque, le tranquillisa Tromondada ; Démission ? » Illico, Soliveau entra dans une sorte de transe : « Je suis un phare ! vociférait-il en tournant sur lui-même, une fois tu la vois, une fois tu la vois pas ! Je suis un phare… »

« Zut ! gronda le psy, c’est reparti pour un tour ! » puis appelant l’infirmier : « Camisole blindée ! Douche ! Utilisez la lance d’incendie ! Ensuite, Halopéridol huit unités ! Vite ! » Une fois Soliveau parti, Tromondada commenta : « C’était bien ça : son subconscient veut démissionner, son sur-moi le lui interdit, ou ses hallucinations, d’où sa réaction. Dites-donc, La Conscience, qu’est-ce que vous marmonniez ? » « Moi ? Rien ! », répondit, angélique, le petit spectre. « Ouais ! fit Alonzo, en tous cas, c’est clair : il se sent en perdition, harcelé de toutes parts, mais ne démissionnera pas, même s’il ne sait pas quoi faire ! » Ben mon colon ! Préparons-nous à des jours tristes !

Alfred.

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À prendre ou à lécher

« On dira ce qu’on voudra : si on lourde pas fissa les voyous d’haut vol qui se sont collé le pays dans les fouilles, on file recta à la chtourbe. Quand j’dis « d’haut vol », c’est façon de causer, pas vrai ? Passque c’est quoi, la bande à l’Hollandouille ? Pas plus que de petits malfrats miteux. Les plus valeureux ? Juste capables de cambrioler une charcuterie. Échantillonnage des plus pauvres malfaisances, détrousseurs de pissotières, tireurs de sacs à main, escrocs de vieillasses, bonneteurs, débragetteurs à la sortie du Lycée Racine. Pas plus ! Et en plus, même pas besoin d’aller au turf, ces caves, ils ont à leur pogne un gang de braqueurs à Bercy. Alors, tu parles ! Le Cahuzac, il s’est fait faire aux pattes, mais t’en fais pas : ça va être la grosse foire d’embrouilles, avec fumaga histoire de berlurer le locdu. Du même tabac que marider les tafioles ! Pendant c’temps, ils te piquent ton artiche dans ton larfouillet et t’y entraves que pouic ! Tu vois leur chef kapo, comment t’y appelles, déjà ?

- Bronx Jouissance ?

- Ouais, c’est ça le blaze que t’y a collé. Ben cézigue, c’est quoi ? Même pas un filou d’banlieue, un malfrat minable qu’a écopé de dix-huit marcotins avec sursis, et quatre-vingt sacs en prime. L’a jamais affuré, d’ailleurs. Bon, voilà-t-y pas que c’t’enviandé bieurle : «Nous devons donc organiser un véritable sursaut démocratique, remettre à plat tout ce qui doit l’être pour que les électeurs retrouvent confiance». Non mais ! Y s’fout d’la hure à qui, cécolle-pâte ? S’y z’avaient les burnes assez solides pour tout foutre à plat, comme y dit, y aurait pas lerche au palais Bubon, pas plus qu’à Maquignon ni à l’Alizé, tiens ! Mais tu vois, y s’cramponnent comme des morbacks à une miaoute hospitalière ! Pour les virer, faudrait la bombe à Tommy ! Non mais ! Tu vois ces caves de franchouilles ? Y s’contentent de borgnoter en rigolant, au lieu de prendre des goumis pour faire calter cette volaille ! Ben dis-donc ! C’est pas d’main l’printemps, comme aurait dit l’Yvonne ! »

Ainsi parlait l’Alphonse, citoyen du Mitant (pardon : du Centre).

Nous étions en pleine discussion chez Nénesse, un peu à cause du dernier billet de notre Vautrin. Nous étions bien d’accord avec Sacha : « Quand on te raquette, martelait Alfonse, t’as intérêt à planquer ton carbure, question de survie ». Mais quand-même, quant à dire que Crapuzac n’a pas fait de mal… Bon, mais en considérant les vociférations stalino-fascistes de Méchant-Con, l’ignoble qui veut tout mettre au système décimétrique où pas un poil ne dépasse par la vertu du Grand Tondeur, nous avions conclu que nous devrions « rather prefer the pains we have than go to others we not know of », c’est-à-dire préférer encore les emmerdements que nous avons plutôt que de courir après d’autres dont on ne sait rien. Ou plutôt : dont nous ne savons que trop, l’Histoire, qui a fait du siècle dernier le plus sanglant de l’humanité (je ne parle pas du torchon fasciste) nous l’a montré.

Au fond, cette affaire « Crapuzac », ce n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. Mais le pouvoir a tout intérêt à en faire un écran de brouillard, de brailler avec des trémolos que la « République » a été offensée, qu’il faut remettre de l’ordre. Etc..Etc… « Pure forfanterie », dit Vautrin. « Et mon zob, on va le remettre en ordre ? » renchérit l’Alphonse. Le gouvernement de rencontre,  Flamby en tête, fait semblant d’avoir été dupé. En réalité, une foule d’indices suggèrent que tout le monde était au courant, et que l’on cachait la merde au chat sous le tapis. Et surtout… La caste politicarde n’est pas suicidaire, elle se gardera bien de vraiment nettoyer les écuries d’Augias. On va donner çà et là quelques coups de balai pour amuser le citoyen, mais on ne se débarrassera pas du tas d’immondices : normal, quand les cancrelats politicards s’en repaissent, si on le leur retire, ils vont crever. Pas de ça, Lisette ! Disent-ils. Donc ils font mine d’avoir été cocus, alors qu’ils envoyaient Bobonne arpenter l’asphalte. On n’est pas plus faux-cul.

L’ennui est que le mois de Mai approche, et qu’il n’y a pas l’ombre du commencement d’une idée d’insurrection. Pourtant, les indices de la décarrade ne manquent pas. Depuis un mois, nous constatons qu’un certain magasin discount où nous achetons nos vivres hebdomadaires connaît une nette affluence, alors que le supermarché voisin devient aussi vide qu’une cervelle socialiste. Pas besoin de faire la réclame, le Lidle, les gens viennent tout seuls. Preuve que le « pouwârdacha » est en baisse vertigineuse et que dans quelques mois le nombre de crevards va augmenter bezeff. Les vieux branques du sénat, bien dans la ligne du mépris pour le vote civique, viennent de refuser un référendum sur le mariage des zomos. C’est-à-dire : « on » se fout bien des citoyens, juste bons à voter connement. Tout à lavement, comme dirait Béru. Et les citoyens, pendant ce temps-là, tournent la manivelle de leurs écrans géants, électroencéphalogramme plat, et se laissent égorger comme des cons de moutons chez les mahométans.

En fait, c’est qu’ils sont avachis, et drogués à l’idéologie. Ils ne voient pas qu’ils peuvent sortir de la double contrainte consistant à choisir entre la peste et le choléra. Car, remarquez, le choix est fixé entre étatistes de gauche et étatistes de droite : pas moyen d’échapper à ce nœud de vipères. Sauf à le trancher.

Ce n’est pas demain la veille. Merdre ! C’est con, tout de même, d’être né dans une période de décadence ! Nénesse ! T’as toujours du Châteauneuf ? Faut que j’oublie ces abrutis !

Raymond.

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Stupeur hypocrite et chuchotements

Gênés, qu’ils sont, les petits singes socialistes dont le comportement consiste généralement à ne rien entendre, ne rien voir, ne rien dire. Il a suffi que Cahuzac avoue pour qu’une énorme pavasse tombe dans le jardin en friche du Parti Stupide. Pour le coup, les singes se mettent à glapir et s’agiter dans tous les sens. Malheur à celui par qui le scandale arrive : contrairement à l’Église qui admet la confession, le repentir et le pardon, les socialistes excommunient.

Ces abrutis s’imaginent sans doute que la décision léonine du dénommé Bronx-Jouissance – repris de justice, ne l’oublions pas – va redonner le plus blanc que blanc à une bande de malfrats magouilleurs, constamment crottés par des « affaires » comme celles de leurs fédérations des Bouches-du-Rhône ou du Nord, ou encore dans l’exploitation abusive, n’est-ce pas Hidalgo, Royal et toute la clique ? Or c’est dans la nature même du Parti Stupide de barboter dans les affaires louches, copinages, extorsions de fonds. Ce n’est tout de même pas un scoop, depuis les embrouilles de l’Urba-Graco ! Ce régime de gauchistes est corrompu jusqu’à la moelle.

Mais là, je vais prendre la défense de Cahuzac. On l’accuse de « blanchiment de fraude fiscale » davantage que d’avoir un compte en Suisse. Oh, il n’est certainement pas le seul à risquer l’inculpation, dans son ex-parti ! Il y a des milliers de gens ayant des comptes à l’étranger, soit pour diversifier leurs avoir, soit pour se mettre à l’abri du fisc. L’affaire chypriote montre qu’il est nécessaire de mettre ses avoirs hors de portée des voleurs étatiques.

Et puisqu’on en est aux aveux : personnellement, si j’avais quelque avoir, je m’empresserais de l’exporter, afin de ne pas être spolié par l’État. S’il est admissible qu’il faille contribuer à la vie sociale, il est admissible de payer l’impôt. Mais il est aussi nécessaire d’avoir un droit de regard sur la manière dont MON argent est employé par l’État. S’il est gaspillé, si en conséquence l’État confisque une part de plus en plus importante de MON avoir pour le gaspiller en prodigalités qu’il baptise « politique sociale », je considère qu’il y a extorsion. Et donc qu’il est de mon salut, de l’intégrité de ma personne, de mettre cet avoir hors de portée des griffes gauchistes. Et cela devient nécessaire lorsqu’un pouvoir fou, devenu parfaitement tyrannique, ne peut plus être défait par la voie « démocratique » de l’élection. Nous y sommes !

En conséquence de quoi, j’estime que Cahuzac n’a pas mal fait. Il est à la fois intéressant et regrettable qu’il se soit « effondré ». Intéressant, parce que ça met les socialistes, voleurs et hypocrites, dans un sacré embarras. Cela montre l’étendue de l’hypocrisie du régime « normal » du président « normal » qui a nommé Cahuzac à un poste où il faisait la politique des socialistes, dérobait en leur nom l’argent des citoyens et fustigeait…la fraude fiscale. Regrettable, parce qu’il n’y a pas à se reprocher d’avoir combattu pour son compte mais en douce par des mesures d’auto-défense les extorsions fiscales. Regrettable aussi, parce que Cahuzac était, avec Moscovici, un des très rares socio-libéraux de ce gouvernement de rencontre. La voie est désormais libre pour les voyous gauchistes et leurs idées calamiteuses. Sauf si le régime ne passe pas le mois de mai (on peut toujours rêver !)

Bref, le seul tort de Cahuzac, à mes yeux, est d’avoir été socialiste. Il ne l’est plus : donc on le lapide, pour essayer de faire diversion. Vauriens !

Sacha.

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Monsieur Bricolage

« Alfred, La Conscience ! Puisque vous êtes deux sagouins facétieux, je m’en vais vous montrer une vidéo tournée ce matin même ! », nous dit le Dr Alonzo Tromondada d’un ton de conspirateur. « Suivez-moi ! » Nous emboitâmes le pas au vénérable analyste, qui nous expliqua en chemin : « J’ai entendu hier au soir mon patient : il a nommément évoqué une boite à outils lors de sa prestation télévisuelle… » La Conscience ne décocha en rigolant un coup de coude. « … Je me doutais bien que c’est vous deux qui, une fois de plus, lui avez suggéré cette métaphore grotesque pour faire rire le peuple ! » Comment ne pas plaider coupable, puisque nous avons bien rigolé en apprenant que Soliveau le second venait d’être affublé du sobriquet de « Monsieur Bricolage » par les mal pensants ?

« Toujours est-il que cela m’a donné une idée, reprit Tromondada, étant donné que les séances sur le divan, où Sa Majesté est censée parler jusqu’à l’anamnèse, finissent très généralement par une agitation extrême, je me suis demandé si je ne pourrais pas avoir recours aux techniques utilisées pour les jeunes enfants… » « Recte, l’interrompis-je, puer insanus est, c’est un enfant dérangé ! » « Vous n’imaginez pas à quel point ! », soupira le psy, « Toujours est-il que je l’ai persuadé de demeurer une heure dans une salle de relaxation attenante à mon cabinet. Sur une moquette confortable gisent des jouets et quelques accessoires puériles, le patient y demeure, libre de jouer à sa guise, sous l’œil d’une caméra cachée. »

Alonzo démarra la lecture du disque de la caméra. Seul dans la pièce, Soliveau commença à arpenter la moquette, la main droite dans son gilet, l’avant-bras gauche passé sur les reins, avec un sourire sardonique. « Je suis l’Empereur de tous les Français ! » énonça-t-il à l’adresse d’un nounours gisant dans un coin. Comme la peluche ne bronchait pas, il s’empara d’une figurine Playmobil – Combattant du Dragon Rouge – qu’il brisa tout net, projetant les morceaux vers le nounours : « Je suis en ordre de bataille ! ». « Il se prend pour une armée ? » demanda La Conscience. « Je pense qu’il poursuit sa dérive identificatoire, commenta Tromondada, et qu’il est victime d’un délire mégalomaniaque. » « Paraphrénie ? » hasardai-je. « Incontestablement ! répondit le psy, le diagnostic est confirmé. Mais en l’occurrence, il vient de détruire un jouet symbolique de la virilité que son père a vainement tenté de faire émerger chez lui. »

Un moment après, Soliveau découvrit un short, une paire de grosses basquettes, un gilet rouge rayé de noir. Illico, il se dévêtit puis se para de cet accoutrement. Puis, avisant sa veste, il retira d’une poche un chiffon pelucheux et sale, qu’il porta à sa joue : « Doudou ! Doudouououou ! » couina-t-il. « Nette régression ! remarqua Alonzo, complexe de Linus… » « Certes, dis-je, cela aurait-il un rapport avec le pingouin de Linux ? » « Probablement, il joue sur les signifiants… répondit le psy, … signifiant transféré vers un autre par votre intervention, mon cher Alfred ! » J’évitai de rétorquer, La Conscience n’en pouvant plus de rire. Soliveau s’assit, suçant son pouce, le doudou toujours sur la joue. Longtemps on n’entendit que le bruit de la succion, tandis que le roi demeurait le regard vide. « Électroencéphalogramme plat ! » ricana La Conscience.

Le monarque contempla les vestiges du guerrier, puis éclata en sanglots : « Ha cassé le jouet ! Ouiiiiinnnn ! ». Il se remit sur pieds, sans lâcher le doudou, et entreprit d’explorer le tas des jouets. Il y découvrit une splendide boite à outils qu’il traîna au milieu de la pièce. Assis, il ouvrit le couvercle, déplia les godets, puis du regard en inventoria le contenu, avec un air de jubilation complète. « Nous y sommes ! commenta Tromondada, regardez bien ce qui suit ! » Le roi rampa sur la moquette et rassembla les pièces éparses du guerrier Dragon Rouge, ainsi que des débris de jouets divers. « Ce n’est pas possible !, dis-je, il ne fait pas la différence ? » « Il faut croire que non, répondit Alonzo, regardez ! » Soliveau tâchait d’enfoncer une énorme vis en plastique en lieu et place du bras droit de la figurine. Comme il n’y parvenait pas, il fouina dans la boîte à outils : « Ah ! Oui ! Fan-Fan a besoin d’un outil ! » commenta le patient. Il hésita longtemps avant de choisir une clé à molette, une seringue et un tournevis. Constatant qu’à l’expérience la clé était de piètre usage, le roi s’empara de la seringue, qu’il tenta d’actionner comme un tournevis, sans plus de succès. « Faut modifier les paramètres ! Faut… para…mètres, nom de Jarnac ! », hurla-t-il en projetant les deux premiers outils à travers la pièce.

Soliveau prit le tournevis par la lame, et tenta de visser, mais évidemment cela ne marcha pas. « Bouououh ! Sale jouet ! », explosa-t-il, et il entreprit de pulvériser la cuirasse du petit guerrier. « Vous constatez, commenta Tromondada, que le sujet souffre, en plus de sa psychose, d’une apraxie idéomotrice – votre ami Vautrin parlerait, lui, d’atechnie. » « Ce qui veut dire ? » demandai-je. « Ce qui veut dire qu’il est inapte à toute activité technique ! Oh ! Le beau cas ! » « Finalement, épilogua La Conscience, le coup de la boite à outils, c’était bien vu ! » « Et comment !, dis-je, mais je le savais maladroit, pas atechnique. Est-ce que la boite à outils est symbolique ? » « Oui…Et non ! expliqua le psy, je crois qu’il y a chez lui un désir inconscient de réparation, et que la boîte à outils le tranquillise. En cela, elle est symbolique. »

« Ben oui, rétorquai-je, mais s’il ne sait pas travailler ? » « Regardez la fin, vous allez comprendre ! » dit Alonzo. Soliveau explorait fébrilement le contenu de la boite à outils. Soudain, son visage s’illumina, et il lâcha son doudou : il tenait en main une pince à dénuder d’électricien. « Une épince ! Une épince ! » glapit-il. Puis, chantonnant, tout en manipulant l’outil en tous sens : « Un lapin… la lapin ça lingeueue… la pince à lingeueueue… la pince Bruxelleueueue… la pince à découper.. la pince à dénuder… à dénuder ! » Puis dans un eurêka retentissant : « Je vais dénuder les contribuables, et pis tout l’monde ! » Là-dessus, il reprit son doudou, se coucha sur la moquette et s’endormit. « Vous voyez !, commenta Tromondada, il dort comme ein bédit bébé (aurait dit mon confrère Freud), car il a achevé sa régression, ayant découvert l’objet pour assouvir son fantasme ! »

« Donc, risquai-je, ce n’est pas la boite en soi qui l’intéresse, ce sont les outils de domination qu’elle contient ? » « Exactement ! approuva le psy, son délire mégalomaniaque devait rencontrer ses moyens d’action. Et là, la pince à dénuder n’est pas un symbole, c’est vraiment un outil ! » « L’ennui, philosopha La Conscience, est que de cet outil-là, il sait se servir ! » « Disons… que ses sbires savent s’en servir, parce que lui-même… », fis-je observer. « Sélakélos ! » conclut sobrement Alonzo Tromondada. « Bon, assez ri, décréta-t-il, je dois recevoir Bitaura, maintenant. » « Encore un cas désespéré ? » demandai-je. « Oui, et en pleine crise ! Hier, à Lyon, sans les CRS les gens de La Manif l’auraient rudoyée. La pauvre vieille en est toute retournée ! » « Bah, dis-je désabusé, même retournée, une vieille peau reste une vieille peau ! » Là-dessus, nous laissâmes le Dr. Tromondada à son art.

Alfred.

 

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En avant toute ! Droit sur les brisants !

Soliveau le petit a donc fait son talk-show. Je n’ai pas perdu mon temps, ni agacé ma colère, à regarder cet hurluberlu dégoiser ses rodomontades ; refusant farouchement de posséder une boîte à conneries télévoyeuriste, je me contente de compiler, à des fins d’analyse, les comptes-rendus de la presse du matin. C’est bien assez pour se faire une opinion.

Une certitude se fait jour : le petit monarque nous fait une crise subite d’autorité : « Je suis le chef ! Le chef ! Le chef ! » Preuve qu’il ne l’est pas. Une seconde certitude : le naufrageur ne changera pas de cap.

Il n’est pas question de dégraisser l’État-mammouth : le roitelet par défaut n’entend pas lui imposer l’austérité « à l’allemande ». Ce qui veut dire, pour qui sait lire entre les lignes, que le gaspillage d’État ne sera en rien diminué. On va continuer à servir des prébendes à seaux, histoire de se faire bien voir des parasites qui font sa clientèle. Aucun doute là-dessus.

Le problème de M. Soliveau n’est donc pas la dette astronomique du pays, c’est d’abord de disposer de moyens d’extorsion fiscale pour continuer d’alimenter le monstre. Pour cela, la mesure phare de la confiscation de 75%, primitivement infligée aux grandes fortunes, sera infligée… aux entreprises ! Il est évident que ce brimborion veut accélérer le processus de désindustrialisation du pays en déclenchant une vague de délocalisations. Et avec ça, sa majesté fumeuse entend inverser les courbes de la décroissance et du chômage ! Laissez-moi rire ! Il est enfermé dans sa logique socialiste, véritable paraphrénie :video meliora, proboque, deteriora sequor.

La seconde méthode en complément de la première, c’est l’habituel ajustement des paramètres, comme l’ont fait ses prédécesseurs. Hausse de la durée des cotisations pour les retraites, alors qu’il faudrait dynamiter le système de répartitions et instaurer un barème aux points. Modulation des allocations familiales en fonction des revenus. Ce serait normal SI l’on cessait de verser des allocations aux improductifs volontaires – je veux dire aux assistés qui ne font aucun effort alors qu’ils sont en mesure de travailler ; faute de quoi, ce n’est qu’une mesure démagogique pour dire : « voyez, je saque les plus riches ».

En plus : hausse de la TVA en 2014. Il n’y aura pas d’augmentations d’impôts en 2014, couine-t-il, mais il n’est pas non plus question d’alléger les impôts confiscatoires de 2013 ! La TVA est une mesure de brigand, dès le départ destinée à nourrir le Léviathan étatique. Donc on va continuer à attaquer le niveau de vie des Français pour nourrir des fonctionnaires.

Avec de si brillantes mesures, à coup sûr la décroissance va se poursuivre et le chômage augmenter. Il n’y a aucun espoir, désormais, d’éviter les brisants, le rafiot va au naufrage et son crétin de timonier barre droit sur la catastrophe. Vous juger sur les résultats, môssieur nullissime ? Mais nous ne faisons rien d’autre ! L’ennui est que vous n’en répondrez pas sur votre tête !

Tête qui, d’ailleurs, n’est qu’un caillou entre deux oreilles. Car Soliveau s’obstine, malgré la manifestation populaire, à vouloir son « mariage pour tous ». La Manif n’a pas manqué, d’ailleurs, de lui rappeler le combat qu’elle mène, aussi l’immeuble du Propaganda Staffel était-il protégé par des cars de CRS. A Lyon, Bitaura s’est fait chahuter aussi. Qu’importe : ce salaud de Peuple n’a pas voix au chapitre, il faudra respecter les « droits » des gays (au fait, Ducon, d’où les tires-tu, ces prétendus « droits » ? J’aimerais que tu nous l’expliques !), et la « légitimité » du parlement. Tu parles d’une « légitimité ! » avec une assemblée de fascistes élue par seulement 26% du corps électoral mais surreprésentée grâce à des magouilles de procédure. Allons, Soliveau ! C’est ridicule !

En plus, cet étatique aux pratiques fascistes apporte de la verroterie pour tenter de calmer les esprits : on irait vers une formidable « simplification administrative » ! Gloire à Soliveau le petit, qui prétend nous faire noircir moins d’officieux papiers. Allons donc ! C’est pure forfanterie, quand on songe que, par exemple, les seules collectivités locales ont à satisfaire à pas moins de 400 000 directives ! Faut bien justifier la paye de l’armée des fonctionnaires, hein ? Foutaises que cela.

On dirait bien qu’il n’a convaincu personne, même si la frange gauchiste des fascistes  couine qu’il fait « du sarkozysme » :

Non, môssieur Soliveau, vous avez beau dire « je suis le président de tous les Français », vous n’êtes que le chef d’une bande de forbans socialistes, et nous n’avons pas à vous obéir. Vous n’êtes PAS notre président !

Il ne faut pas que ce gouvernement de rencontre dure plus longtemps que le mois de mai !

Raymond.

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