Galéjades ?

Mes chères (très) lectrices, mes chers lecteurs, mes amis, j’ai quelque inquiétude. Voici : j’ai ce matin même conduit Javotte, ma lapine, chez le Père Lapin. Lequel s’est efforcé de lui faire un accueil chaleureux, comme on l’imagine. Las ! La Javotte grouilla aussi peu qu’une pièce de bois. J’en conclus très binairement que soit la lunaison n’était point favorable, soit que Javotte avait contracté la maladie du siècle. De la seconde hypothèse, je déduisis qu’ou bien, malgré une éducation en béton, la drôlesse avait prêté l’oreille à quelque putois puant lui suggérant la théorie du genre – alors la pauvrette ne sait pas si elle est de Vénus ou de Mars – ou bien qu’elle est citoyenne de Lesbos. Dans ce cas, il serait à craindre qu’elle ne s’épanche en conneries désolantes, comme une quelconque Fourest, dans les colonnes de Libération. Dans les deux cas, ce serait catastrophique, non seulement pour les menus à venir, mais aussi pour la réputation de la maison. Au fond, je préfère pour elle une mauvaise volonté de Séléné, car dans le cas contraire elle serait invitée à partager mon repas, point assise, mais dans le plat. Au fond, j’aime bien et je crois que j’aimerais bien Javotte, le civet étant l’un de mes mets (Mémé, mes mets sont tes mets et aimés) préférés.

Trèfle de plaisanterie, comme dirait Javotte dans un champ de luzerne : j’ai tout de même deux sujet de rigolade. Le premier est la lettre attribuée à M. Maurice M. Taylor Junior et adressée à M. Montambour, ministre (qui ment debout) du « redressement productif ». Je l’ai piquée chez Les Échos et je vous la livre en partie (pour des raisons purement techniques) dans la langue de Steinbeck :

Petite traduction des passages intéressants, de mon point de vue :

« Goodyear a essayé durant plus de quatre ans de sauver une partie des emplois à Amiens, qui figurent parmi les mieux payés, mais les syndicats et le Gouvernement français n’ont rien fait d’autre que de bavarder.

J’ai visité deux fois cette usine. Les travailleurs français reçoivent des salaires élevés, mais ne travaillent que trois heures (par jour). Ils prennent une heure pour le repos et le déjeuner, bavardent trois heures durant, et travaillent trois heures. Je l’ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m’ont dit que c’était la manière française !

Vous êtes un homme politique, aussi ne voulez-vous pas échouer le navire sur les brisants. (Mais) les Chinois envoient des pneus en France – en fait, dans toute l’Europe – et vous n’avez encore rien fait. (…) Dans cinq ans Michelin ne sera plus capable de produire des pneus en France. La France perdra ses capacités industrielles parce que sa gouvernance excède (celle d’un) gouvernement.

Monsieur, vous avez déclaré que Titan devait entrer dans la négociation. Nous croyez-vous si stupides ? Titan a les fonds et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu’a donc le stupide syndicat (la CGT, ndt.) ? Il a le gouvernement français. Le paysan français veut des pneus bon marché. Il ne moque qu’ils viennent de Chine ou d’Inde et si les gouvernements de ces pays en subventionnent la production. Votre gouvernement ne s’en soucie pas non plus : « nous sommes Français ! » » Il manque une partie de la lettre dans l’image, mais je vous en livre un passage important :

« Le gouvernement US (celui d’Obama, ndt.) n’est guère meilleur que le gouvernement Français. (…)Le gouvernement récupère les taxes. Nous ne récupérons pas les taxes.

Titan achètera une société chinoise ou indienne, payant moins d’un euro de salaire par heure, et fournira tous les pneus dont la France a besoin. Vous pouvez conserver vos soi-disant travailleurs. Titan n’est pas intéressé par l’usine d’Amiens-Nord. »

Ben dis-donc ! Il ne l’envoie pas dire ! Pas étonnant que le Montambour couine à qui veut l’entendre, en prenant les accents des terroristes de 1793. Ce n’est pas très diplomatique, mais les temps ne sont plus à cacher la merde au chat sous le tapis. Certains doutent de la véracité de cette missive, pour ma part je ne pense pas que Les Échos aient pris le risque d’un procès pour faux. Et, de toute façon, il fallait que ces choses-là soient dites. A savoir : a) Que les « droits acquis » par les syndicats lutte-des-classes sont exorbitants. Chez moi, il y a encore dans le sous-sol d’énormes ressources en uranium ; pourquoi préfère-t-on l’importer du Niger ou du Canada ? A cause du coût exagéré de la main-d’œuvre et des charges. Idem pour Goodyear. Les syndicats gauchistes, et spécialement la CGT, sont une force d’obstruction tellement obtuse et efficace qu’ils finissent par tout flanquer par terre, au détriment des travailleurs.  b) Les gouvernements -et singulièrement le gouvernement socialiste de rencontre qui sévit actuellement – ont toujours été complices de cette cagade, allant jusqu’à utiliser l’argent du contribuable pour renflouer -voire nationaliser- des canards rendus boiteux par le fait les syndicats. Les élus s’en moquent, puisque de toute façon c’est toujours le cochon de citoyen qui paiera les indemnités de chômage. Seulement voilà : nous sommes arrivés aux limites extrêmes de cet arrangement tordu, tout fout le camp et le citoyen va finir par demander des comptes, car il en marre d’être extorqué.

Le second sujet de rigolade, c’est ce graphique publié dans l’Express :

Belle brochette de crétins ! Vous avez-là pratiquement l’ensemble de la caste politique française, celle qui est responsable de la déconfiture actuelle, préparée depuis des décennies, et dont il est précisément nécessaire de se débarrasser au plus vite. Le type qui a pondu ce graphique est soit un humoriste, soit un imbécile, soit, enfin, un escroc. Car si l’on reconnaît assez bien dans les rigoristes-protectionnistes les traditionnels caporalistes « bonapartistes » (comme si par ailleurs le patriotisme allait nécessairement avec l’étatisme féroce !), si l’on admet que les relanceurs-protectionnistes, tenants des vieilles lunes du socialisme du XIXe siècle sont bien des terroristes jacobino-staliniens de la trempe de Montambour et Méchant-long, on a bien de la peine à cataloguer dans les « libres-échangistes » des gars comme Bayrou, Copé et Fillon. Ou encore -et là, c’est une vraie galéjade – le Cohn-Bendit et l’Arthaud.

Tous ces gens-là sont -à des degrés divers, c’est vrai- des étatistes. Que l’on cherche à « protéger » (contre qui, contre quoi ? Il faudrait relire Frédéric Bastiat sur la question du protectionnisme) ou à « relancer », c’est toujours le fait d’un État outrepassant ses fonctions régaliennes. On « relance » par le gaspillage de la consommation d’État ou par les prébendes publiques, on « protège » par des taxes d’État qu’au final paient les citoyens consommateurs et l’ensemble du tissu productif. Dès le moment où l’État met son nez et ses pattes crochues dans les affaires, c’est la ruine.

Le plus rigolo dans l’affaire, c’est de placer le sieur Hollande « un peu » chez les rigoristes-libres échangistes, alors que c’est un socialiste pur et dur. En fait, Soliveau II est très exactement comme le Pr Tournesol : à l’Ouest (rien de nouveau). Bon, et puis DSK n’est pas pour le libre-échange, mais pour le libre-échangisme, nuance !

En fait, il n’y a dans ce tableau aucun libéral véritable (et aucun « libertarien » au sens américain du terme), c’est-à-dire quelqu’un qui aurait compris que l’État n’a pas à se mêler des affaires des citoyens, en dehors de la sécurité intérieure et extérieure et de la diplomatie. Personne qui aurait compris que la richesse naît de l’effort conjoint du capital et du travail. Tous, comme les socialistes, prennent les choses en riant. Bêtement, comme les sots qu’ils sont. Tous montrent de mauvaises pistes à la nation.

Finalement, ce graphique n’est pas aussi marrant que ça. Il rend triste, car il est exactement l’image de l’incompétence et du gouffre dans lequel nous sommes plongés. Ces pauvres bêtes sont à l’âge de l’arthrite : renvoyons-les à la maison de retraite et retroussons nos manches.

Raymond.

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Effets de bord et coups de pied au cul

Bon, ils commencent à nous gonfler avec les courses de lasagnes. D’ailleurs j’ai perdu le quinté dimanche, alors je ne suis pas disposé à ergoter. Primo : je me fous bien des saletés que l’on peut ingurgiter lorsqu’on utilise les produits de l’agroalimentaire : j’évite au grand maximum le contact avec ces mixtures infâmes qui renferment des substances bien plus nocives que des bas-morceaux équins, et je cuisine tranquillement « à l’ancienne ». Les gens n’ont qu’à faire comme moi : mes lasagnes, je me les fabrique moi-même, ce n’est pas sorcier. Secundo, je n’ai rien contre la viande de canasson : j’en ai quelquefois mangé, mais ce n’est pas trop dans mes goûts, et j’en donnais à des chatons qui pétaient le feu : nous avons survécu. Je gueulerais, en revanche, si l’on collait du chameau dans la viande hachée, ou de la vieille bique, ou du rat de savane. Va savoir, des fois…

Tertio : je me demande comment on fait pour aller chercher de la bidoche chez les équarrisseurs roumains – à très bas prix – l’importer dans le sud-est, l’expédier au Luxembourg pour préparation, la faire ensuite revenir dans les étals frigorifiques des magasins. Avec tous les transports, si l’on arrive à des prix bas (et c’est très relatif !), c’est que vraiment on gave les cons-sommateurs uropéens avec de la bouillie dont ne voudraient même pas des rats de bonne famille. J’habite une région où prospère une race de vaches à viande succulente, et je ne comprends pas pourquoi on ne les transforme pas sur place, ces bestioles. Au lieu de ça, on nous les achète, on les exporte, et elles nous reviennent congelées ou hachées, mêlées à des immondices. Où est la logique ? Je dois être trop naïf, sans doute, pour comprendre les subtils raisonnements des marchands qui adorent payer du gas-oil pour leurs camions frigorifiques et enrichir par contrecoup les rois fainéants d’Arabie dont les stipendiés veulent nous faire bouffer halal.

Mais il y a quelque chose d’intéressant là dedans : pourquoi trouve-t-on tant de viande de cheval, et à si bas prix, alors que cet animal ne sert plus au trait et n’est guère mieux qu’un jouet ridicule pour petits cons sucrés qui se la pètent ? Réponse : la Roumanie est devenue uropéenne, donc plus de circulation de canassons sur les routes, donc on massacre à tour de bras les pauvres bêtes. C’est un des effets pervers des règlements de l’entité bruxelloise.

Plus sérieusement, on fait des lois, et il y a longtemps qu’ici, Vautrin et moi-même mettons en garde contre les lois nouvelles : elles ont TOUTES de pervers effets de bord, tout simplement parce qu’elles sortent toutes armées de la tête des crânes d’œufs, les « technocrates » qui ne savent pas penser autrement que selon des schémas mécanistes, sans penser aux effets de bord. Et quand ce n’est pas par technocratie, c’est par idéologie que ça s’impose, et alors là ! Catastrophe ! Pas besoin de vous faire un dessin, non pas à propos du mariage des homos, après tout ce n’est qu’une connerie de plus à mettre au bilan socialiste, mais à propos de ce qui se prépare dans la foulée en matière de GPA et de vente des ventres et des bébés. C’est carrément des lois criminelles qui se préparent, et les effets de bord sont déjà prévisibles (voir le dernier article de Vautrin), mais volontairement inenvisagés.

La haute technologie a appris à ses dépens à se méfier de la « loi de Murphy », ou « loi de l’emmerdement maximum », à savoir que dans un dispositif, il y a toujours quelque chose qui, jugé étourdiment anodin et fiable, foire juste au moment crucial. C’est extrêmement embêtant quand il s’agit d’une fusée, d’un avion, d’un TGV. Aussi y regarde-t-on à deux fois, surtout quand de gros sous sont en jeu. Refuser la loi de Murphy en matière de procréation biotechniquement assistée et d’adoption, c’est livrer l’humain à des aléas que la nature elle-même, dans toute sa rigueur, ne présente pas. Une monstruosité idéologique, comme tous les systèmes politiques clés en mains qui n’ont fait que ruiner et détruire. En l’occurrence, qui suivrait prudemment les procédures de contrôle découlant de la loi de Murphy examinerait d’abord les travaux scientifiques sur les conséquences de l’homoparentalité au lieu de les enterrer et de glapir à « l’homophobie » et au « fâââchisme » en buvant les paroles de cette andouille de Fourest (entre autres idiots).

Au fond, les médiocres qui se prétendent « législateurs » s’en foutent : l’important est de durer, quitte à se présenter comme d’immenses « progressistes », d’agiter des chiffons rouges – aujourd’hui l’adoption perverse, demain le vote des allochtones – devant le taureau Peuple pour occulter leur incommensurable incapacité à diriger un pays et leur ignorance encyclopédique de l’économie. Alors la loi de Murphy, les effets de bord de leurs conneries législatives,  ils s’en tapent d’autant plus qu’ils sont assurés de l’impunité, puisque personne ne les mettra en prison pour médiocrité et forfaiture. A moins que le Peuple excédé finisse par rapprocher quelque jour la Roche Tarpéienne du Capitole.

Autre note, qui n’a pas de rapport direct avec tout ça : le retrait du Pape, et les fautes de latin dans son discours de renoncement, ça sent le coup monté. Pour rigoler, comme on disait jadis : « un coup monté par les curés » ? Je pencherais plutôt pour autre chose. Benoît XVI avait compris la menace et la malfaisance de l’islam (voir son discours de Ratisbonne) et une partie des Cardinaux le suivent (voir Mgr Turkson) et certains en ont marre de l’oeucu-cul-ménisme de Vatican II. Une autre fraction de la curie, au contraire, fait des mamours aux égorgeurs de la secte de Mahom. Et si c’était un coup des infiltrés ?

 

Tiens, juste un truc de dernière minute : j’apprends que six mafieux de l’association francophobe SOS-machin, dont le sieur Sopo, seraient interrogés en garde à vue pour une affaire d’abus de confiance liée à cet immaculé de Julien Dray. Cela ne m’étonne pas. Gageons que, si le buzz ne s’amplifie pas sur la toile, les services de Bitaura et de Valls feront tout pour camoufler la merde au chat. Car, n’est-ce pas, nous sommes dans une république « normale » avec un président « normal ».

Raymond.

 

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L’Étude qui angoisse les socialistes

La minorité élue par 27% du corps électoral, mais disposant de la majorité des sièges dans cette inutile et irresponsable chambre d’enregistrement que l’on appelle « assemblée nationale » (par euphémisme, sans doute), a choisi la voie de la perversion. La porte est ainsi ouverte à l’adoption «homoparentale » et au commerce d’enfants créés par voies de manipulations biotechniques. Le triomphe du Docteur Frankenstein et de l’esclavagisme réunis.

Jadis, le sire de Bity avait trouvé intelligent de faire inscrire dans la Constitution un « principe de précaution », parfaitement inutile et désastreux pour l’innovation industrielle, mais auquel nos calamiteux socialistes adhèrent avec la foi du charbonnier débile. Sauf qu’en l’occurrence ils ont complètement contourné le principe, au nom d’aprioris idéologiques qu’ils partagent avec leurs complices, les pères verts et les pervers. A savoir : « l’amour prime », « il y a un droit à l’enfant », « les couples homosexuels feront d’excellents parents ». Ce n’est pas la mec Fourest qui dirait le contraire.

Seulement voilà : le garde des sots, Bitaura comme l’appellent euphoniquement mes camarades de ChezRaoul, est actuellement furieuse et inquiète : il circule sur la toile des renseignements à propos de l’étude menée par un sociologue Américain, Mark Regnerus, intitulée « How different are the adults children of parents who have the same-sex relationships ? Findings from the New Family Structures Study », soit à peu-près : « dans quelle mesure les enfants adultes de parents ayant des relations homosexuelles sont-ils différents ? Résultats de l’étude sur les nouvelles structures familiales ». Ces résultats vont tellement à l’encontre du credo idéologique de la gauche leucophobe et androphobe (1) que Bitaura a carrément fait en sorte que les moyens de propagande médiatiques fassent le silence sur cette étude.

Les sociologues ordinaires (soit à peu-près 99% de la profession) sont d’abord des descripteurs, d’ailleurs leur outil, la statistique, est une méthode descriptive, non explicative. Soit. Ils mettent en lumière des corrélations, mais corrélation n’est pas relation de causalité. Soit, encore. Mais certaines corrélations incitent à rechercher des liens de causalité, ce que fait l’anthropologie clinique. Or il se trouve que les corrélations décrites par Regnerus s’inscrivent de manière satisfaisante dans le cadre des prédictions faites par la théorie – appuyée sur la clinique – qui prévoit des dérèglements de l’acculturation de la sexualité (rapport à l’autre. Les altérations étaient appelées jadis « perversions ») et leurs conséquences sur l’acculturation de la génitalité (« paternité » ou rapport à autrui). Autrement dit : qui souffre d’une altération voit aussi sa relation à autrui perturbée. Et le rapport du parent à l’enfant est très exactement le prototype du rapport à autrui. Il s’ensuit que les enfants éduqués par des personnes altérées risquent d’être perturbés.

Ce que reconnaît « en creux » l’insupportable Fourest qui, inquiète, prétend péremptoirement que les « hétérosexuels » seraient de violents poivrots maltraitant leurs enfants et en abusant. Passons sur l’incommensurable stupidité de la donzelle (médaillée des Arts et Lettres par un auteur médiocre qui se dit ministre de la « culture ») et notons que l’étude de Regnerus montre au contraire que les enfants éduqués dans des familles stables où la culture et la nature font bon ménage – hétéroparentales, donc – ont nettement moins de problèmes que ceux éduqués dans un cadre où l’un au moins des parents a eu des relations homosexuelles. Je renvoie le lecteur, s’il lit l’Anglais d’Amérique, aux conclusions de Mark Regnerus ou, s’il n’aime pas la langue de Newton, à l’article d’Alliance Vita (voir les liens plus haut). Signalons que, contrairement aux enquêtes précédentes qui ne portaient que sur des échantillons minuscules, donc non représentatifs sur le plan statistique, celle dont je parle concernait 2988 personnes interrogées.

Je me bornerai ici à rappeler quelques résultats d’une analyse différentielle, portant sur 40 variables, entre enfants élevés dans une famille conforme et enfants élevés dans un milieu où la mère a entretenu une relation homosexuelle (lesbienne). On trouve des différences très nettes entre les deux populations pour 25 variables, qu’il serait trop long de citer ici dans leur totalité. Notons tout de même des faits intéressants, exprimés en pourcentages, en notant par A les familles conformes et par B les familles altérées :

- 69% des B ont reçu des aides publiques pendant la minorité des enfants (A : 17%).

- 26% des enfants issus des familles B sont actuellement employés à plein temps (A : 49%).

- 61% des enfants issus de B se disent hétérosexuels (A : 90%).

-  23% des enfants issus de B disent avoir subi des attouchements sexuels par un parent ou un adulte (A : 2%). Plus d’un facteur 10 !

- 31% des enfants B disent avoir subi une relation sexuelle forcée (A : 8%). Presque un facteur 4.

Les disparités sont flagrantes. Mais ce n’est pas tout : les évaluations par échelles continues (variables en intervalles selon les critères) montrent aussi des disparités significatives :

- Le niveau d’éducation des B est de 2,39/5 (A : 3,19/5)

- Les B ont moins le sentiment de sûreté conféré par la famille d’origine (3,12/5. A : 4,13/5)

- La famille d’origine est estimée avoir un impact négatif à 3,13/5 dans les cas B (A : 2,3/5).

- Les enfants issus de B sont plus souvent dépendants d’autrui (3,43/5. A : 2,82/5).

 

Concernant enfin les « incidents » de la vie, en fréquences moyennes sur une échelle :

- Les B sont un peu plus souvent arrêtés par la police (1,68/4. A : 1,18/4).

- De même,  1,36/4 des B reconnaissent avoir commis un délit (A : 1,1/4).

- Les femmes issues de B ont en moyenne 1,04/11 partenaires sexuels féminins extérieurs (A : 0,22/11).

-  Les femmes issues de B ont en moyenne 4,02/11 partenaires sexuels masculins extérieurs (A : 2,79/11).

Ces deux derniers critères donnent un indice « d’infidélité » sans doute voisin de celui de la société américaine (désolé, je n’ai pas de chiffres exacts ici), mais avec une nette prédominance des relations lesbiennes chez les femmes issues du groupe B (facteur 4,72).

En somme, il semble bien que les enfants issus du groupe B rencontrent nettement plus de problèmes que ceux élevés dans une famille conforme de type A. On pourra toujours dire que cette étude ne porte pas sur les résultats de « l’homoparentalité » dans la mesure où les personnes interrogées sont issues de familles vivant à l’époque où certains États d’Amérique n’avaient pas encore franchi le pas. Mais notons-le : la banalisation de l’altération date de 1973, date à laquelle l’Association Américaine de Psychiatrie, sous la pression des lobbies, a supprimé d’un trait de plume l’homosexualité du tableau des altérations, donc on ne peut pas vraiment exciper d’une réelle influence de « l’homophobie » sur la manière dont les enfants issus de B ont été reçus dans la société américaine.

Pour être tout à fait honnête, il faut remarquer que l’éducation ne nous « fait » pas, même si nous en portons évidemment  les traces : si la Personne est correctement structurée (et elle ne peut l’être que de manière immanente, pas par l’intervention de l’extérieur), elle peut résister à un milieu perverti. Mais il pourrait exister des facteurs génétiques ou physiques – à rechercher – qui pourraient perturber cette structuration. Et, de toute façon, nous sommes paradoxalement marqués par nos rencontres. Là est le hic.

Le fait que cette étude inquiète les socialistes est néanmoins un assez bon symptôme de sa validité, au moins indicative. Un législateur intelligent et responsable appliquerait ce vieux principe : « dans le doute, il vaut mieux s’abstenir » plutôt que de jouer à l’apprenti sorcier. Car il est loin d’être exclu qu’une étude faite dans vingt ans corrobore les résultats présents, voire les amplifie : un crime risque d’avoir été commis. Mais peut-on attendre intelligence et responsabilité de la part d’arrogants médiocres pour qui le pouvoir et ses corruptions tiennent lieu d’éthique ?

La levée en masse du 13 janvier a été insuffisante pour dissuader les idéologues de perpétrer leur forfait. Cependant, il n’y a pas de raison de valider un déni de démocratie. Le mouvement « La Manif pour tous », avec l’aide active du maire du Chesnay, entend saisir « sur pétition citoyenne » (dommage ! « civique » est le véritable adjectif) le Conseil Économique, Social et Environnemental de cette sombre affaire. Personnellement, j’ai signé cette pétition (c’est la première fois que je m’associe à une telle démarche), non pas dans l’espoir que les tyrans socialistes fassent machine arrière, mais pour les gêner. Je vous invite à en faire autant : vous avez jusqu’au 28 février, et il y a déjà 640 000 signatures, plus qu’il n’en faut pour la saisine. Et à faire connaître sur la toile l’étude de Regnerus.

Une dernière chose : on a beau critiquer les États-Unis, malgré la pression du lobby gay Mark Regnerus a pu travailler à une recherche allant à l’encontre de la tendance. Chez nous, il eût été traîné devant les chats-fourrés pour « homophobie ». C’est là toute la différence entre la démocratie et la tyrannie.

Sacha.

(1) « Leucophobe » : néologisme signifiant « qui a peur des Blancs ». « Androphobe » désignant ceux qui ont peur des hommes (mâles). Ndr.

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I had a dream…

En voyant la couverture de La Croix, j’ai fait un rêve :

Au moment où d’illégitimes irresponsables élus par seulement 27% des voix du corps électoral viennent de voter une loi perverse et s’apprêtent à aggraver leurs forfaits au détriment d’enfants, au moment où le pays est voué à la casse, au moment où les entreprises et les travailleurs souffrent d’une insupportable extorsion fiscale, j’ai rêvé que ce monarque qui veut des pères pas très sains imitait le Saint-Père.

Les gars, il faut agir pour que ce rêve devienne réalité.

Raymond.

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Putréfaction avancée

C’est vrai : le déni de démocratie consistant en l’adoption par une bande d’irresponsable du fameux « mariage pour tous » nous a laissés assommés et furieux en même temps. Et l’état putride du pays, la rapide décomposition que l’on observe au jour le jour ne font que renforcer le désespoir et le désir de vengeance.

Les Français sont des veaux : le Général, dans un moment de colère bien légitime, avait parfaitement compris l’état d’esprit de dépendance geignarde dans lequel avaient sombré ses concitoyens. Dès la fin de la Grande Guerre, devrait-on dire.

Les voilà plébiscitant (un peu) le petit monarque élus par seulement 39% d’entre eux, sous prétexte qu’il mène au Mali une expédition hasardeuse. Je ne dirais pas qu’il ne fallait pas donner un coup de pied dans la fourmilière islamiste, non. Mais cette Blitzkrieg décidée au coin du buffet et menée sans préparation et sans véritables alliés deviendra un piège. Faire un axe défensif Gao-Tombouctou, certes, mais comment faire face à un ennemi dissout dans l’immensité des sables, sur 800 000 kilomètres carrés, soutenu par les fanatiques musulmans du Qatar ? Peut-on réellement penser que la frontière d’une Algérie au gouvernement douteux serait autre chose qu’une passoire ? Et que dire de l’Adrar des Iforas, ce massif montagneux variant de 500 à 830 m d’altitude, où les criminels islamistes peuvent facilement trouver refuge ? Cette guerre coûte cher à un État socialiste exsangue et fait craindre l’enlisement. Après de brillants succès, à mettre au crédit de l’Armée Française, croit-on que l’ennemi est vaincu ? Serait-on assez naïf pour croire qu’il ne demeure pas, avec la complicité passive et parfois active des populations, dans le dos des troupes qui le combattent ? Il n’y a pas de quoi pavoiser, en réalité, et avec le retour de la « Françafrique » c’est encore le cochon de contribuable qui va casquer pour, comme par le passé, bâtir sur les sables un colosse aux pieds d’argile.

Pour le moment, grisé par les communiqués de victoire, le citoyen Lambda s’imagine que le pays a retrouvé une parcelle de cette gloire morte le 10 mai 1940. Peut-être, si les réseaux islamistes en place chez nous venaient à déchaîner en représailles la tempête terroriste, quelques citoyens comprendraient qu’il faut frapper fort et couper d’un coup les têtes de l’hydre tapie dans la péninsule arabique. Mais il y a gros à parier que la masse pisserait comme chiots apeurés, tellement la bravoure n’est plus de saison dans un pays ruiné par l’idéologie.

L’idéologie ! C’est elle qui, instillée dans les consciences depuis des lustres, a institué la république de Sodome et Lesbos. Au plus grand mépris de la volonté du peuple, dont on a fait croire qu’il était consentant. Une bande d’irresponsables dangereux, représentant 26% du corps électoral, a détruit l’institution millénaire de la famille. Les députés de la droite molle ont à peine moufté de peur de passer pour ce que le dégénéré BHL appelle « la marée noire de l’homophobie ancestrale.» Un oligophrène s’est même félicité d’une « victoire de la culture sur la nature ». Preuve qu’ils n’ont rien compris au problème, et que si effectivement la sexualité s’acculture, il n’en est pas moins vrai que nous sommes des êtres ambigus, à la fois de culture et de nature, et que « L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur est que qui veut faire l’ange fait la bête ». J’aime rappeler cette sentence de Pascal, car l’excès de culture, l’enfermement dans la pure culture et la négation de toute nature, c’est une forme de la perversion. On nous a fabriqué une société perverse. La suite est prévisible, avec les lois sur l’adoption et sur la « gestation pour autrui », qui vont livrer des enfants à des dérangés. Comme toutes les lois nées tout armées de têtes mal faites, ces lois auront de terribles effets : il faudra moins d’une décennie pour s’en rendre compte, mais le mal sera fait. Déjà, des salauds matraquent les jeunes esprits avec l’infecte « théorie du genre » née de cerveaux malades, et absolument dépourvue de fondement scientifique. C’est même l’objet d’une instruction au Bulletin Officiel de l’Éducation Nationale (socialiste !), du 30 septembre 2012. Que la Norvège ait décelé le scandale de cette théorie, personne chez les plumitifs n’en fait état. Et les bobos décadents poussent des cris de truie en gésine lorsqu’ils apprennent que les Russes, qui, eux, ont encore les pieds sur Terre, font une loi interdisant l’adoption d’enfants Russes par des Français, comme ils l’ont fait pour les Anglais et les Américains malades de la même perversion. Ils ont raison, les Russes : il faut se prémunir contre la décadence.

Les bacilles de la peste idéologique ont des noms, sont connus. Ils tiennent le haut du pavé, et pour le moment nous sommes bien peu à vouloir qu’ils paient au prix fort leurs crimes. Et sans doute, leur œuvre ignoble achevée, s’en tireront-ils indemnes : s’il y avait un Dieu, ils seraient anéantis par le feu. En attendant, ils se goinfrent de fausse renommée, de gloire illégitime et d’argent public extorqué aux travailleurs. Et personne ne bouge, personne ne leur saute à la gorge. Pays de larves !

Mais, dira-t-on, il y a des gens qui bougent ! le Figaro du 7 février titre : « Conflits sociaux : la police craint une montée des violences (…) le ministre de l’Intérieur craint une radicalisation des mouvements et le retour des casseurs.» Peut-il en aller autrement ? Parfaitement incompétent pour gérer une crise économique destructrice, ce pouvoir de rencontre n’a trouvé que le canon fiscal pour tirer sur tout ce qui bouge, sans même avoir la volonté d’en finir avec le gaspillage de l’État-Providence ! Le pouvoir d’achat baisse vertigineusement, des entreprises ferment en masse, d’autres s’exilent sous des cieux fiscaux plus cléments. L’arrivée au pouvoir des crétins a formidablement amplifié un phénomène latent. Forcés au réalisme par l’Allemagne -et par l’exemple de certains autres pays de l’Europe du Nord- les socialistes avancent comme des ânes qui reculent. Le libéralisme n’est pas, mais absolument pas, dans leur culture, et même s’ils faisaient mine de s’y convertir, ils n’en auraient pas le mode d’emploi, tant leur ignorance en matière d’économie est encyclopédique.

Le problème des « mouvements sociaux » est que ceux-ci sont fondamentalement réactionnaires. Que cherchent ces faux syndicalistes de la   CGT et consorts ? Conserver les « droits acquis », bénéficier d’une rente d’emploi pérenne, recevoir subsides et prébendes en argent public. Autrement dit : ces gens-là se battent pour que rien ne change, alors que justement la situation sans issue, née de l’étatisme féroce, nécessiterait une vraie révolution libérale. Point ici ! Abrutis d’idéologie socialo-communiste ces gens qui (légitimement, par ailleurs) se battent, se trompent de siècle et de stratégie. Certes, des affrontements sont possibles. Je dirais même : des affrontements révolutionnaires sont indispensables. Mais pour aller de l’avant, pas pour replâtrer une « exception française » condamnée par l’Histoire. L’ennui est que si « ça pète », comme ils menacent, les fusils tireront à côté de la plaque. Une France libérale en économie et conservatrice quant aux mœurs n’est pas pour demain.

Je crains bien qu’elle ne soit jamais. Depuis 1970 on a tué le Pays à petit feu : les socialistes seront ses fossoyeurs.

Sacha.

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Du mou dans le Kriegspiel

L’intervention décidée précipitamment d’un corps expéditionnaire au Mali fait l’objet d’une propagande active et intense de la part des médias à la botte de la gôche ; heureuse diversion pour faire oublier la manifestation monumentale du 13 janvier contre l’absurde « mariage pour tous ». Et, bien entendu, oublier également la tragique situation de l’économie et de l’emploi, tous deux sapés par les mesures socialistes. A défaut de pain, on donne les jeux du cirque au bon peuple, avec la bénédiction de l’ensemble de la caste politique ou à peu-près.

Sur le principe, on ne saurait qu’approuver la tentative de ruiner l’ambition des extrémistes musulmans de créer une entité territoriale islamo-fasciste, où règnerait la pire barbarie et qui servirait de base à des groupes terroristes facilement infiltrables en Europe grâce notamment aux aberrations du traité de Maastricht. Mais la réalité est infiniment plus compliquée et témoigne à la fois de la stupidité des socialistes et de la reprise par eux de l’ahurissante « politique arabe » de la France.

On devrait tout de même se demander pourquoi le barbu Moussavi, ayatollah du CFCM, félicite Soliveau II d’employer le terme de « terroristes » lorsqu’il parle des islamistes que combat le corps expéditionnaire, alors qu’au pire il appelle « islamistes » la voyoucratie qui tente d’en finir avec le dernier régime laïc – autoritaire, certes, mais laïc – en Syrie.

Car il ne faut pas s’y tromper : entre terroristes et islamistes, ce n’est pas l’histoire de Dr Jekyl et Mister Hyde, mais bel et bien deux aspects protéiformes d’une même tyrannie religieuse, totalitaire et meurtrière. En veut-on la preuve ? Les brigands qui ont attaqué le Mali appartiennent à des organisations qui s’appellent « Ansar-El-Dine » (les défenseurs de la foi musulmane) ou encore MUJAO (mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest). Écoutons le chef djihadiste Oumar Ould Hamaba : « Notre but est de propager le message d’Allah à n’importe quel prix et continuer le combat. Nous avons la charia au bout de chacun de nos canons, chacun de nos sabres ». Ou encore cet autre sanguinaire, Abou Dardar : « La France a attaqué l’islam. Nous allons frapper le cœur de la France. Au nom d’Allah, nous allons frapper le cœur de la France. » Il n’y a aucun doute : c’est la même engeance que les frères musulmans, que les théocrates totalitaires de Lybie, d’Égypte, de Tunisie. Et que les forces salafistes islamo-fascistes qui peu à peu ont pris le contrôle de l’ASL (Armée Syrienne « Libre »).

Le président par hasard de la République se trouve devant une contradiction, c’est clair. Il tente de ménager la chèvre et le chou : d’un côté, des terroristes, de l’autre des musulmans « démocrates ». Question de géopolitique, sans doute, mais choix aberrant. Car qui finance et arme ici et là les mêmes criminels religieux ? Les rois fainéants d’Arabie Saoudite et du Qatar. Et devant ces personnages-là, la « politique arabe » de la France tremble et rampe. Il est notoire que les pétrodollars, rente de situation servie aux tyrans de la péninsule arabique, ont permis à ces gens-là d’acheter des biens et des entreprises en France. N’a-t-on pas acquiescé en haut lieu à la prétention des qatari de financer le « développement » de nos propres banlieues ? N’a-t-on pas (merci Oum Lagarde !) introduit la finance islamique dans notre système bancaire ?

L’islamisme est comme l’hydre de Lerne : si l’on ne coupe pas simultanément toutes ses têtes, elles repoussent. Or que voit-on ? D’un côté on cherche à trancher, de l’autre on flatte l’encolure de la prochaine tête. Stratégie ridicule et dangereuse, qui n’est d’ailleurs pas propre à nos héritiers socialistes de la « politique arabe », mais qui se trouve malheureusement partagée par tout un Occident inconséquent. Ainsi 25 millions de dollars destinés à vaincre El-Assad ont-ils été détournés grâce aux magouilles d’Erdogan (candidat à l’Europe) vers les frères musulmans et le front terroriste syrien Al-Nousra. Un scandale parmi tant d’autres.

Que l’on ne s’y trompe pas : cette politique artificiellement dissociative finira par avoir un effet boomerang. Or notre brave gouvernement de rencontre tremble dans sa culotte : aussi Soliveau a-t-il choisi de durcir la « protection rapprochée » de tous les inutiles incompétents qui constituent son gouvernement. Le reste des Français, la populace, peut bien se brosser : c’est de la chair à canon.

Pour finir, j’aimerais demander à M. de Maintenant pourquoi n’a-t-il pas choisi d’aider plutôt les Touareg du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad ? Car il y a gros à parier que des guerriers Touareg ne sont qu’une petite minorité dans le ramassis islamiste. Les imazighen ne sont pas, par culture, portés à l’extrémisme religieux, et le MNLA d’ Abu Bakr al-Ansari entend bien tomber sur la couenne des salafistes. Nés sur le terrain, ces partisans le connaissent bien mieux que la plus pointue de nos unités d’élite. Ils n’apprécient pas l’intervention du corps expéditionnaire français : c’est aux Africains de régler leurs comptes entre eux. Soliveau a refusé de l’aide à ces Touareg, pour des motifs idéologiques.

Pour mieux comprendre l’erreur solivesque : la nation Targuia (des Touareg) s’étend des rives mauritaniennes de l’Atlantique au désert de Lybie, en passant par le nord du Mali et du Niger, et du Fadhnoun jusqu’à la boucle du Niger. Elle avait constitué une confédération avec à sa tête l’Aménokal résidant à Tamanrasset. Elle a été écartelée au gré des frontières de la colonisation, décidées notamment lors de la conférence de Berlin en 1885 et des différentes révisions ultérieures. Les imbéciles de l’OUA ont adopté ces frontières à l’époque du « soleil des indépendances » (voir l’ironie de l’appellation !). Bref : la nation Targuia est partagée entre -pour ne prendre que de vastes pays- l’Algérie, la Mauritanie, le Mali, le Niger et le sud de la Lybie. Or ces découpages ne tiennent aucun compte des facteurs ethniques. Les Touareg, peuple noble, n’entendent pas être commandés au nom de la « majorité » par leurs anciens esclaves. Ils ruent dans les brancards, se rebellent, et ont raison. C’est, toutes proportions gardées, un problème comparable à celui des Tutsi face aux Hutu. Mais il concerne également bien d’autres ethnies.

Soliveau préfère s’en tenir aux fictions actuelles, sans tenir compte de la revendication à l’unité de la nation Targuia. Mais les Touareg ne veulent ni des islamistes totalitaires ni des Noirs pour les diriger. Voilà une autre faiblesse de la stratégie – si l’on peut dire ! – de Soliveau-le-minuscule. Nul doute que faute d’avoir réfléchi géopolitiquement, le petit monarque de fortune n’essuiera des déboires. Et ce sont nos soldats qui le paieront au prix du sang, tandis que les djihadistes frapperont malgré  tous les plans Vigipirate.

Qui ne vise pas la déchéance des rois du pétrole, qui néglige ses alliés objectifs, se soumet à long terme à leur tyrannie. Ainsi va le monde d’aujourd’hui.

Sacha.

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Une partie de campagne

Nous déambulions, Soliveau II et moi, dans les galeries de l’Elysée. Le roi faisait grise mine, se grattant par intervalles le poignet gauche, signe d’extrême angoisse. J’attendais qu’il se risquât à rompre le silence lorsqu’enfin : « Mon bon Alfred, rien  ne va plus ! » « Mais, Sire ! Tout semble quiet ! » le rassurai-je hypocritement. « Ah oui ! C’est moi qui suis inquiet. Un  million de protestants dans les rues de ma capitale ! » « Vous voulez dire, Sire, de protestataires ? » « Si fait ! Ces misérables s’avisent de contrarier nos desseins ! » « Certes, Sire, mais vous avez le soutien de vos chers journaleux et de Caroline Fourest. » « Ah ! Celle-là ! ronchonna le monarque, elle ferait mieux de se taire ! Une citoyenne de Lesbos ne peut pas être à la fois juge et partie. » J’admirai l’allusion. La Conscience surgit d’une commode Louis-quelque-chose de chez Ikéa. « Manquait plus que çui-là ! » fit le roi d’un ton désespéré. « Roi ! Le tança la Conscience, il est démontré que ton projet de marier les déviants est insensé. Pourquoi t’obstiner ? »

Soliveau jeta un coup d’œil circulaire, s’assurant que nul n’espionnait et surtout pas Rottweiler, puis chuchotant : « Ce n’est pas que je suis fanatique du projet ! Le mariage… Tenez, moi j’ai bien eu quatre rejetons d’une courtisane… » « Alors pourquoi vouloir marier les dérangés ? insista la Conscience, mieux vaudrait enterrer l’affaire. » « C’est que… Valie y tient, et Bitaura aussi, comme Duflotte… geignit le monarque, elles me poussent aux fesses ! » « Mais, répondis-je, vous êtes le roi, il est en votre pouvoir de les envoyer balader ! » « Ah ! Mon bon Alfred ! Si c’était si simple ! » La Conscience compatit : « Eh oui ! Toute la bobocratie dégénérée fait un foin d’enfer. Et puis, n’est-ce pas, c’est un bel os à ronger pour le Peuple… » « Exactement, renchéris-je, pendant ce temps il oublie la déconfiture économique et sa situation très précaire ! » « Paix là-dessus ! » intima le roi. Nous reprîmes notre voyage péripatétique.

Soliveau demeure rarement silencieux : « De toute façon, j’ai de quoi redorer mon blouson ! » « Votre blason, Sire ? m’étonnai-je, et comment ? » « En faisant comme mes prédécesseur : en devenant Chef de Guerre ! » dit le roi en avançant le menton à la manière mussolinienne. « C’est grande merveille, Sire, le flattai-je en retenant mon rire, voudriez-vous égaler votre prédécesseur qui conquit la Lybie ? » « Ah ! Çui-là ! grinça le monarque, qu’on ne me parle pas de ses alibis. J’ai les miens : une partie de poker-menteur la nuit du crime, en compagnie de quatre… Mais qu’est-ce que je raconte ! » La Conscience dressait l’oreille : « Ah ! Faire la guerre au Mali, je suppose ? C’est malin ! » Soliveau se rengorgea : « Parfaitement, môssieur ! Et mali soit qui mal y panse ! » « Bon sang, mais c’est bien sûr ! fis-je, mais… » « Mais ? interrogea le Roi, sourcils froncés, précise-donc ta pensée, batracien amphibie ! »

« Loin de moi le mal penser, l’assurai-je avec une auréole de 5000 watts autour de la tête, ce que je vous dirai n’est point ma pensée, mais celle de vos détracteurs ! » « Eh ! Je ne suis pas Bouérou, je n’ai pas de tracteur, moi ! » plaida le monarque. « Je voulais dire : de vos adversaires » corrigeai-je. « Ah ben tu es à côté de la plaque, ricana Soliveau, la classe politique m’approuve ! » « Ce qui montre à l’évidence que c’est une bande de cons ! » dit la Conscience. « Si fait ! repris-je en hâte, je veux parler des irréductibles, des libertariens, des ennemis de l’État… » « Oh ! Ils sont bien peu nombreux ! jubila le roi, mais dis toujours ! »

« Eh bien, commençai-je, l’antique royaume de Ségou, le Mali, n’est guère riche, et son sous-sol ne renferme ni minerais ni pétrole : la honte de la géologie ! Nous n’y avons donc aucun intérêt. » « Billevesées ! grogna le roi, continue ! » « Vous avez proclamé la fin de la France-Afrique, poursuivis-je, et juré de ne pas vous mêler des affaires africaines ! » « Ouiiiiii, mais c’était simplement pour dire ! » se justifia Soliveau. « Et fin 2012 vous avez affirmé ne pas vouloir intervenir au Mali. » « Ah ça ! rouspéta le monarque, tu as la mémoire trop longue autant que la langue ! Je vais te marcher sur les pieds ! » « De grâce, s’interposa la Conscience, le seigneur Alfred ne fait que rappeler un fait avéré ! » Soliveau fit une moue cocasse, puis : « Et alors ? J’ai changé d’avis, c’est tout ! » « A merveille ! dis-je, voilà une excellente raison subséquente et à laquelle seul un abominable démocrate trouverait à redire. » Puis, ayant échangé un clin d’œil avec la Conscience : « Mais ce n’est pas le tout : avoir l’âme d’un chef de guerre, c’est bien ; en avoir l’habit, c’est mieux ! »

Le roi eut l’air perplexe : « Et quel habit prendre ? J’ai essayé le petit chapeau de Napoléon : il ne me va pas du tout. Ni la casquette du Père Bugeaud. Ni l’uniforme de Foch. Ni celui du Commandeur… » « Normal, persifla la Conscience, après votre voyage à Abou-Dhabi, vous êtes à bout d’habits. .Ah ! Ah ! Ah ! Le roi est nu ! » « Il y aurait bien une solution… » dis-je perfidement. « Ah ! Laquelle ? » s’enquit le roi. « C’est une guerre africaine, donc il vous faut un habit de chef de guerre africain. » « Voilà qui est sensé ! glapit joyeusement Soliveau, mon bon Alfred, aide-moi à confectionner la vêture adéquate ! »

« Il vous faut d’abord dénuder », commençai-je. « Non ! Gardez votre caleçon ! interrompit la Conscience, il y a assez de misère vestimentaire en Afrique ! » « Si fait ! dit le roi, ensuite ? » « Ensuite… cachez votre misère sous un pagne en raphia… Non, disons : en tissu… » « Après vous être colorisé à l’aide de cirage », suggéra la Conscience. « Et pourquoi, je vous prie ? » questionna le roi. « Parce qu’un chef de guerre africain est noir. S’il était blanc, ce serait un honteux colonialiste » répondis-je. Le monarque s’appliqua à appliquer le cirage ; je l’aidai à orner son faciès d’une peinture de guerre sobre, mais de bon goût. Un bracelet de cuivre à chaque bras, et une moumoute rouge à chaque cheville complétèrent la parure. Nous le contemplâmes un moment : il manquait quelque chose.

« Sire, suggérai-je, il sied d’arborer des os dans le cartilage nasal et au lobe des oreilles ! » « Ah non ! protesta le roi, pas d’os ! C’est bon pour Bitaura, ça, c’est les cannibales de son coin qui en portent ! » « Qu’à cela ne tienne, dit la Conscience, des morceaux de bambou feront l’affaire ! » « Vous croyez ? » demanda Soliveau. « Pour sûr ! C’est même du dernier chic à Bamako ! » « Oui, mais ça va me faire mal ! » couina le roi. « Oh, le rassurai-je, ce n’est qu’un horrible moment à passer, mais moins pénible qu’une palinodie ! » Nous vînmes à bout du royal cartilage. Cette foi, le monarque était vêtu de pied (nu) en cap. « Passons à l’armement ! dis-je, en défensif, naturellement, un solide bouclier en feuilles de bananier tressé. » « Bien entendu, acquiesça le roi, et pour l’offensif un FAMAS … » « Fi, Sire ! intervint la Conscience, votre train de maison ne permettrait pas la dépense, et en outre le budget n’autorise pas d’excessives prodigalités guerrières ! »

Soliveau eut l’air perplexe : « Je ne vois pas en quoi… Il y a des contribuables, pour payer, non ? » « Sire, dis-je d’un ton sentencieux, vous êtes un grand suzerain, donc vous devez donner l’exemple de l’économie, même dans la guerre ! » « Voyez comment les maliens eux-mêmes sont disciplinés, avares de munitions : à l’exercice, ils n’utilisent même pas de cartouches à blanc : ils imitent le cri de l’AK47 » dit la Conscience en lui montrant un film sur son Ipad. « C’est magnifique ! s’extasia le roi, je prendrai donc une sagaie ! » « Point donc ! dis-je, il ne sied pas à un grand chef de porter l’arme du fantassin de la brousse. Ce qu’il vous faut, c’est le sabre – d’abattage ! » On dénicha un vieux coupe-coupe chez le jardinier.

Ainsi troussé, Soliveau pouvait partir en guerre. Cependant … « Il vous faudrait, Sire, un chant guerrier ! » annonçai-je. « Que diriez-vous des « Africains » ? Je ne le connais pas, mais vous me l’apprendrez ! » suggéra le monarque. « Non point, le changement c’est maintenant : inventons-donc un chant du départ ! » encouragea la Conscience. Nous travaillâmes à composer un chant martial commençant par : « Mamadou n’avait pas d’OTAN/ Et ça lui faisait mal aux dents /Mais voilà Grand Chef Mimolette / Qui arrive sur sa Mobylette » etc… On était parti pour une glorieuse campagne, scrogneugneu !

Alfred.

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Le miroir aux alouettes

800 000, un million, peu importe : une partie du Peuple est descendue dans la rue ce dimanche. Trop pacifiquement, à mon gré, lorsque l’on se souvient que Soliveau-le-minuscule a été élu par seulement 38,9% du corps électoral et que les députés de l’anti-France n’ont obtenu que 26,76% des suffrages du corps électoral. En bonne démocratie, le pitre de l’Élysée n’a aucune légitimité et le Peuple devrait être appelé à choisir autrement. Passons, la démocratie, ce n’est pas actuellement un problème français : nous n’avons jamais connu ce régime.

En tous cas, nous savons à quoi nous en tenir, Bitaura la francovore l’a asséné, la peste Belkacem l’a répété : pas question de renoncer au projet de mariage des déviants. C’est ça, la démocratie selon la caste politique. Donc on s’obstine dans l’infamie. Même si une prochaine manifestation rassemblait trois millions d’opposants, les socialistes persisteraient dans le refus du référendum et le déni de démocratie. Examinons cependant les choses avec le microscope.

En apparence, cette levée de boucliers -très légitime- a inquiété Soliveau. En réalité, comme les extrémistes le font avancer l’épée dans les fesses, il va s’obstiner ; et même mettre au pas quelques députés socialistes ayant conservé un doigt de pied sur terre, s’opposant au projet criminel et ayant eu la trouille hier. Double avantage :

- D’une part, ça rassure les voyous de gôche (méchant-connards, bobos, punaises vertes) qui renâclent devant les diaphanes velléités de correction de la désastreuse ligne politique suivie depuis sept mois

- D’autre part, l’ignoble projet de loi est un magnifique miroir aux alouettes. Qu’on y songe : l’attentat contre la famille et la société est tel qu’il ne peut laisser personne de sensé indifférent. On se mobilise donc, à juste raison. Autrement dit : on ne peut pas ne pas se mobiliser. Et pendant ce temps, on oublie la criminelle politique fiscale et l’incapacité à agir sur l’économie, qui sont la véritable marque de ce gouvernement de rencontre.

Du même coup, il faut s’en rendre également compte, on oublie les méfaits des islamistes et les cadeaux faits aux allochtones aux frais des cochons de contribuables.

Nous avons bien là un miroir aux alouettes, ou si l’on préfère une autre image, le chiffon rouge qu’on agite devant le taureau pour le distraire avant de lui porter l’estocade. Si j’étais de la droite traditionnelle (UMPS et FN), je ferais mousser l’affaire en clamant partout : « Hollande massacre la famille pour masquer son incapacité à résoudre les problèmes économiques. » Car c’est bien ce qu’il fait.

Un autre miroir aux alouettes nous est opportunément donné par la guerre au Mali. Voilà la Tortue-Piquet devenue chef de guerre ! Gageons qu’avec le bel esprit stratégique des socialistes, les carottes sont cuites d’avance. Certains se réjouissent : c’est vrai que lorsqu’on fout sur la gueule des islamistes, ce n’est pas un mal en soi. L’affaire devient ironique lorsque l’on sait qu’une partie des armes des fellagas provient des stocks de Khadafi attaqué par Morfalou et les Anglais. On démobilise en Afghanistan pour remobiliser au Mali : toujours de l’argent (que nous n’avons pas) à dépenser. Notre pauvre Armée est mise à toutes les sauces ! Et un crétin, Hervé Morin, qui fut sinistre sous Morfalou, prétend qu’il faudrait désarmer l’Armée Française. Elle qui n’a même plus les effectifs de l’armée d’Armistice, et dont l’équipement est celui d’un clochard ! Je ne dis pas : quand il faut taper sur les extrémistes musulmans, il faut taper. Mais on sait combien tordue est l’ahurissante « politique arabe » de la France, qui fait des mamours au Qatar, grand pourvoyeur des terroristes.

Un sacré panier de crabes, en somme. Si bien que je ne suis pas du tout convaincu qu’on s’y prenne bien : l’ennemi est surtout le pourvoyeur de fonds et d’armes, et si l’on veut arrêter le terrorisme, c’est sur les rois fainéants du pétrole qu’il faudrait cogner. On peut toujours rêver : ce sont les protégés du gremlin de la Maison-Blanche. Et puis : le gouvernement de rencontre invoque « les intérêts de la France » au Mali. Il ne faut pas pousser : nous n’avons pas là de province minière ni pétrolière, et Tombouctou n’est pas Koweit-City. Simplement, cette belle opération – qui peut rapidement tourner à l’enlisement – n’a d’autre but que de détourner les regards du Peuple sur les véritables problèmes.

Le troisième miroir aux alouettes est bien évidemment le vote des allochtones. Nous en avons parlé, et l’on peut faire confiance aux brigands du PS -Bronx-Jouissance en tête- pour l’agiter en temps opportun, lorsque la déconfiture économique et financière fera dangereusement craquer le rafiot socialiste. Pour le moment, les socialistes gardent le projet sous le coude, mais qu’on en soit sûr : il ressortira.

Nous visons donc sous une tyrannie, dans l’ignorance totale des principes démocratiques de base. Or le problème, la seule solution à la décadence sociale, c’est précisément la reconquête de la souveraineté, dont le principe réside essentiellement en la nation. Cela passe par l’élimination de la caste politique -et en premier lieu des socialo-fascistes- la réduction de l’action de l’État à ses trois rôles régaliens (défense, sécurité intérieure, diplomatie) qu’il n’exerce plus depuis longtemps, l’instauration de la libre-entreprise et du libre-échange. J’ai lu quelque part (chez Enquêtes & Débats) qu’il est urgent de créer un parti libéral. Cela rejoint nos vœux : qu’il soit anti-étatique et non-européâstre, et nous le rejoindrons.

Mais nous n’avons pas des années devant nous : il y a urgence. Nous sommes contraints de nous battre sur tous les fronts à la fois, de faire barrage aux projets criminels et à l’incompétence économique. C’est pourquoi l’action politique doit s’accompagner d’actes propres à déstabiliser au jour le jour le système socialiste. C’est la stratégie du sabotage civique qu’il faut dès maintenant mettre en œuvre.

Raymond.

 

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Foire d’embrouilles

De ma planque habituelle, je vis la Conscience se faufiler dans un haut classeur, puis entra Soliveau, dansant une sorte de mambo vaguement jerké et chantonnant « j’ai gagnéeueueu ! ». Sur ses pas, le cow-boy Zayrault. « Alors, mon bon Zayrault, claironna le monarque, nous l’avons cet accord sur l’emploi ! » « Si fait, Sire ! jubila Zayrault, j’en suis vivement satisfait ! » « Oui, reprit le sire, d’autant plus que ça va augmenter ma cote ! Désormais, je vais être un dieu pour les travailleurs ! » « Cet accord marque l’avènement d’une culture du compromis après des décennies d’une philosophie de l’antagonisme social», couina une voix.  Tante Parisine, la patronne des patrons, entra dans mon champ de vision. « C’est même très standing, Sire » félicita-telle le monarque. Du classeur s’échappa la voix de la Conscience : « Ah certes ! Un compromis boiteux arraché aux forceps après trois mois d’engueulades ! » Le Roi lança un petit buste de Proudhon qui frôla la chevelure en coupe TAP de Tante Parisine et s’écrasa sur le mur à un bon mètre du classeur. « Ah ! Çui-là çui-là çui-là ! » hurla le roi.

La Conscience sortit de sa cachette : « Faute de grives, on mange des merles ! A défaut de compromis historique, on a un bricolage mal ficelé. Ça va plaire à quelques naïfs, mais côté gauche, ça va grincer dur ! » ricana le petit spectre. « Oui, bon, s’écria Tante Parisine, la CGT et FO sont contre, mais c’est pas une raison ! » « Évidemment, lança Zayrault songeur, ça ne plait pas à Méchancon et à sa bande ! » Soliveau se rembrunit. L’Éminence Grise sortit de derrière la tenture : « Faute d’être aimé par l’extrême-gauche, il te faut gagner des cœurs à droite ! » prononça le Terra-neuvien. « Belle affaire ! persifla la Conscience, avec toutes vos âneries, vous êtes fait comme un rat, ne vous en déplaise ! » « Et en quoi, je vous prie, maudit ectoplasme, serait-il fait comme un rat ? » menaça le Comploteur ?

Soliveau sortit de sa torpeur : « Eh quoi ! Ne faissais-je pas des gestes nobles ? Le gros Obélix nous quitte à grand fracas pour se réfugier, lui et son argent, chez le Tsar de Moscovie, mais moi je récompense les vrais Français ! » « Ah bon ? » fit ironiquement la Conscience, « Et de qui rétribuâtes-vous les bons et loyaux services ? » « De l’îmam de Bordeaux ! ». Je ne pouvais pas résister : de ma cachette j’entonnai : « L’imâm de Bordeaux ressemble à son frère qui ressemble à son père et son père à mon Q… » Ce fut plus fort que lui : Soliveau reprit la chansonnette : « De là je conclus que l’imâm de Bordeaux ressemble… » Le Terra-Neuvien lui plaqua vivement sa main sur la bouche : « Mais bougre d’âne ! Te tairas-tu ? » « Oh pardon ! fit le roi, penaud, c’est la faute au Commandeur ! » La Conscience se tordait de rire : « Le bel arrêt que vous fîtes ! ‘c’est une reconnaissance de toute une religion, la république n’a pas de pbs avec les imams’ a dit le récipiendaire ! » « Arrêtez de traiter ce saint homme de récipient d’air ! hurla le monarque, et môssieur, sachez qu’il n’y a pas de problèmes avec les imams ! » « Un point c’est tout ! » ponctua l’Éminence Grise. « Oui, oui, glosa la Conscience, prêcher le djihad n’est effectivement pas un problème lorsque, selon le bon apôtre, qui avoue avoir un passé islamiste militant, ‘ça représente l’acceptation de l’islam au sein de la nation française’ Vous avez dit « laïcité » ? » Le roi se tut, boudeur. « Dans ce cas, reprit la Conscience, acceptez de légaliser aussi le nazisme. Vous le faites pour le communisme, pour l’islam, alors… » Le Terra-Neuvien lança une dague menaçante vers le spectre qui esquiva en rigolant.

« Mais nous sommes attaqués de toutes parts, gémit le monarque, remarquez : Le Parisien nous accuse d’avoir neuf millions de chômeurs ! On n’y arrivera jamais ! » « Mais nous sommes là pour ça ! » le consola Zayrault. « Là pour quoi ? » demanda Soliveau. « Pour faire des chômeurs ! trancha l’Éminence Grise, c’est une question d’égalité : ne pouvant la réaliser dans la richesse, réalisons-la dans la misère ! » « Admirable ! railla la Conscience, et bien dans la logique du socialisme. Au fait, et cette subvention à l’Asud ? » Le Roi, interloqué, interrogea Zayrault du regard. Embarrassé, le premier sinistre expliqua : « Oui, une regrettable étourderie… L’Autosupport des usagers de la drogue a reçu quatre cent-mille euros pour publier en dix mille exemplaires une revue d’essais comparatifs de diverses drogues… » « Stupéfiant ! ricana la Conscience, une vraie incitation à violer la loi. Et payée par le contribuable ! » « Eh ! Quoi ! se défendit Zaurault, on subventionne bien également les associations de consommateurs… » « Oui, oui, et aussi des associations racistes comme votre SOS ou le MRAP… Vous êtes fin pourris ! » S’ensuivit une course-poursuite dans le bureau monarqual, chacun essayant de mettre la main sur le facétieux fantôme. En vain.

Perché négligemment sur une branche du grand candélabre, la Conscience poursuivit, impitoyable : « Roi de pacotille, tu es tellement confiant dans ton aura que tu as fait désarmer tes propres soldats ! » « Et alors ? dit Zayrault, c’est sur instructions de Le Brigand. Sa Majesté visitait le 12e Cuirs à Olivet, pour les vœux… » «Et a fait enlever les percuteurs des FAMAS et des mitrailleuses de 12.7 ! » railla la Conscience, « Comme tu ne paies plus tes drilles, roi, tu as peur d’eux ! » « Normal ! grinça le roi, tous fascistes, ces militaires ! Et puis le Général a bien pris des mesures du genre, lui aussi ! » Alors je fis s’élever la voix du Commandeur : « Les temps n’étaient pas les mêmes, Soliveau. Mais patience ! Les fautes politiques finissent par se payer ! » Tous blêmirent, tandis que la Conscience jubilait. « Il est dommage que nos soldats ne soient pas plus réactifs ! » commenta, songeur, le petit spectre.

Tout soudain, la double porte du bureau s’ouvrit avec fracas, et Débile Duflotte fit irruption, suivie du palanquin transportant Bitaura. « Tiens ! Les Harpies ! » ricana la Conscience. « Dames, qu’est-ce qui vous amène céans en grand arroi ? » interrogea Soliveau, inquiet. Bitaura descendit lourdement de son véhicule à porteurs, et rejoignit Duflotte : « Il y a, mon vieux, que dimanche QUATRE cortèges vont partir pour se rejoindre au Champ de Mars… » « Ah ! fit le roi, ce sont des mariages ? Un dimanche ? » « Imbécile ! siffla Bitaura, ce sont les ignobles fascistes homophobes qui vont manifester contre notre merveilleux projet de mariage des homos ! » « Quatre cortèges ? » dit en tremblant Zayrault. « Oui, quatre ! martela Débile Duflotte, l’opposition obscurantiste contre un merveilleux projet de civilisation égalitaire ousqu’y n’y aurait plus ni mâles ni femelles, que des égaux sexuellement indifférenciés ! » « Que voilà un beau programme ! » railla la Conscience. Le roi parut éperdu : « Mais alors… C’est une émeute, Zayrault ? » « Pire, Sire, cela pourrait être une révolution ! » « Oh ! J’ai peur ! gémit le monarque, ces méchantes gens vont me tuer ! Oh Saint Lénine, protégez-moi ! » « Quel pleutre ! cracha Bitaura. Il craint la populace ! » « La populace n’a pas son mot à dire ! rugit le Terra-Neuvien, nous sommes ses guides, nous savons ce qui est bon pour elle, nous devons la mener vers le Bien, fût-ce au prix d’un petit holocauste ! »

« Voilà qui est parler en humaniste ! » se moqua la Conscience. « Silence ! tonna Bitaura, et toi, le roi, tu n’as pas intérêt à reculer, cette fois ! Nous allons te faire avancer l’épée dans le dos, comme te l’ont signifié les cent députés dans leur pétition. Autrement gare ! » « Nous allons tâcher de faire dégénérer cette manif’, la rassura Zayrault, en lâchant les femen les gauchistes, les ambigus. Mais faudra pas trop compter sur nos précieux musulmans, cette fois.» « Vous avez intérêt ! glapit Débile Duflotte, il n’y a pas de raison d’écouter la plèbe ! » « C’est bien compris ? menaça Bitaura, pas d’abandon du projet, pas de référendum sur cette question, sinon tu es foutu ! ». Les deux viragos sortirent, l’une à pied, l’autre en palanquin. Les autres les suivirent.

Soliveau demeurait tremblant seul dans son bureau, en sifflotant tristement « les p’tit’ femmes de Bity ». Puis il m’appela : « Alfred ! Alfrèèèèèdeueu ! Au secours ! On veut ma peau ! » Tout en le rejoignant, je fis des vœux que ce dimanche treize janvier une marée humaine submerge Paris.

Alfred.

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L’État est une huître vorace

L’État n’est pas la solution, au contraire : c’est lui le problème. Nous ne cessons de le dire et d’éprouver chaque jour la vérité de cet aphorisme. Surtout lorsque l’État est aux mains de personnages médiocrissimes, comme c’est chez nous le cas depuis quelques décennies, le phénomène culminant avec l’arrivée au pouvoir d’une bande d’idéologues pernicieux. Très peu de monde en France, connaît la pensée de Frédéric Bastiat, ce penseur libéral dont les idées étaient très proches des nôtres. Il écrivait notamment, dans un ouvrage de 1850, intitulé La loi : « Il y a trop de grands hommes dans le monde; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au-dessus de l’humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s’occuper d’elle ».

Cette folie légiférante, je l’ai moi-même souvent dénoncée sous le nom d’anthroponomie, c’est-à-dire le fait patent que l’État, sortant totalement de ses vrais rôles régaliens, qui sont, je le rappelle encore, la défense du territoire national, la sécurité intérieur et la diplomatie, viole l’autonomie des personnes en s’immisçant dans leur privé jusqu’à dicter dans le détail la conduite de chacun. C’est insupportable, comme on peut l’éprouver en prenant du recul par rapport à ces contraintes devenues tellement banales que leur caractère totalitaire finit par être vécu comme « naturel ». Par exemple l’obligation de boucler la ceinture de sécurité, ou encore celle de placer des détecteurs de fumée dans son appartement, ou encore l’obligation de placer des appareils électriques « normés » (même s’il en existe de plus fiables et moins gourmands en énergie), ou même la velléité d’interdire la fessée appliquée à d’insupportables petits socialistes en herbe. Peu à peu, le citoyen perd sa citoyenneté et son autonomie, c’est-à-dire cette faculté qu’il a de faire, en toute responsabilité, sa propre loi. On fabrique ainsi, sous couvert de règlements patiemment instillés et surveillés par une caste de fonctionnaires, des peuples d’esclaves. Le Meilleur des Mondes d’Huxley n’est pas une fiction : c’est l’abominable réalité quotidienne incarnée au plus haut point par l’idéologie socialiste, laquelle est partagée par la droite caporaliste et étatique.

Naturellement, ce totalitarisme « mou » fait de multiples victimes, sans pour autant susciter « ces haines vigoureuses/Que doit donner le vice aux âmes vertueuses ». En voici un exemple édifiant. Le Midi-Libre faisait état, en décembre dernier, du drame dont est victime un jeune conchyliculteur du côté de Loupian (Hérault). Ce jeune homme (27 ans) travaillait depuis l’âge de 17 ans dans l’exploitation paternelle. Le père, à 74 ans et de santé ébranlée, a dû abandonner l’exploitation, et logiquement le fils, bénéficiant d’une expérience professionnelle de dix ans, aurait dû prendre la succession. La DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) n’y voyait guère d’obstacle. C’était compter sans Sa Bouffissure l’État. Car, sachez-le, pour reprendre la direction d’un mas ostréicole, il faut … une validation bureaucratique étatique. Cette validation implique que l’impétrant soit titulaire d’un baccalauréat de culture marine suivi d’un stage de 280 heures. Ce bel arrêt infirme les dispositions antérieures, sages, qui disaient que l’expérience professionnelle suffisait à l’entreprise. Et le règlement étant le règlement, summum de la stupidité et de l’injustice, l’exploitation va devoir cesser à cause des abus imbéciles de l’État. Un chômeur de plus : l’État est, de vrai, une fabrique de chômeurs (9 millions à ce jour, selon Le Parisien). Mais, après enquête, il est facile de voir que c’est pratiquement pour tout métier pareil ; j’ai appris avec stupeur que pour élever chèvres et moutons, il fallait un diplôme !

On voit bien la contradiction ubuesque, née de l’anthroponomie : l’expérience et le savoir-faire professionnels ne pèsent rien devant un chiffon de papier appelé « diplôme ». Et l’on s’étonne ensuite que les entrepreneurs répugnent à embaucher des jeunes gens frais émoulus des lycées professionnels, IUT et toutim, dûment diplômés mais parfaitement ignares en matière de technique. La vérité est que l’enseignement ne fait que gaver les élèves de belles théories aussi fumeuses qu’inutiles, et néglige totalement l’essentiel. Il est vrai que, comme le disait un humoriste Anglais, « Les hommes d’action entreprennent, les autres enseignent » : les cuistres n’ont que peu le sens des réalités industrielles. Il faut savoir ce que l’on veut : ou bien de petites oies gavées dont le cerveau est malade, ou bien de vrais professionnels. La technocratie étatique a choisi. Et ce choix provoque non seulement des drames, mais l’écroulement industriel de tout un pays.

Tel est l’un des aspects d’une réalité quotidienne qui peu à peu fait du citoyen un sujet, un esclave. J’ai beau être un homme pacifique (et non pacifiste), lorsque je pense à cette réalité-là, je rêve de mitrailleuses. Comment rendre au citoyen son autonomie, sa responsabilité, sa compétence ? Car là gît le problème politique, et non pas dans l’absurde projet de marier les déviants. En finir avec l’État envahissant, que les niais croient rémunérateur alors qu’il est la source de presque tous nos maux. Difficile, alors que jamais les Français n’ont vécu en démocratie. Ils s’imaginent que l’autonomie -la « liberté » comme ils disent – c’est de pouvoir s’adonner sans contrainte aux plaisirs. Ils ne savent pas ce que c’est que d’être responsable, aussi vivent-ils la tyrannie étatique comme une donnée naturelle. La quiétude de l’esclave, en somme. Ils regimbent mollement contre les excès ubuesques des socialistes et paradoxalement, à 80%, plébiscitent l’apprenti tyran Obama qui veut imposer la même anthroponomie aux Américains. Quelle contradiction !

C’est cependant un état transitoire ; un jour, l’Histoire changera, nous changerons de société. C’est forcé : l’Étatisme est la ruine, donc il faudra bien se débarrasser de l’État. Mais combien de malheurs, encore, avant cette aube ?

Sacha.

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