Age tendre et tête de lard :)

Nous étions au rade chez Nénesse, à écluser tranquillement un petit verre de Saint-Saturnin, et voilà que Lulu-la-Nantaise part à se marrer comme une baleine chatouillée. Elle me montre l’écran géant – Nénesse soigne sa clientèle sportive – ou s’étale en grand une image de « notre » mosquée de Montauban. Un commentateur à l’air faux-derche déblatère, mais je n’entends pas trop ce qu’il raconte. Lulu m’affranchit : « Figure-toi ! Ils ont trouvé deux hures de cochon et plein de raisiné dans la mosquée ! Ah ! Ah ! Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! ».

Je me dis qu’en vérité, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard : après tout, eux, ils incendient bien nos églises. Il y en a même qui dessoudent tranquillement nos concitoyens sans que des connards de journalistes trouvent autre chose à dire que : « dommage que ce soye pas un fâcho qu’ait fait ça ». Sans charre : y a un con de plumitif qui a écrit ça dans un « twik » ou « touittt », je ne sais plus. Mais là, le bavard y va franco : « les fidèles de la mosquée de Montauban ont fait une terrible découverte… » Là, franchement, il y a de l’abus, le pisse-copie nous la joue horrible assassinat, alors qu’il ne s’agit que de deux gorets. Ils la bouclent, les journaleux, quand des barbus égorgent leurs victimes humaines devant les caméras ! Et puis quoi ? Le fromage de tête, c’est très bon, mais ces sagouins ne savent pas apprécier les bonnes choses.

C’est égal : je me gaffe que les médiastres, comme on dit Chez Raoul, et bien sûr les idiots qui se sont emparés des commandes du pays vont y aller de leur couplet pleurnichard, histoire d’en rajouter une couche de connerie bien-pensante. Rigodon ! Ça ne fait pas un pli : voilà le grain de Valls qui écrit à l’imâne de la mosquée que cet acte blasphématoire « indigne l’ensemble de nos compatriotes. » Où a-t-il vu ça, le ministricule ? Nous ne sommes pas du tout indignés ; je dirais même qu’un bon nombre des citoyens rigolent en douce, et que les gros bataillons s’en fichent comme de colin-tampon. Nous ne sommes pas si cons : il n’y a pas mort d’homme, et, désolé, mon poulet, pas crime ! L’indignation, dans ce cas, c’est pour ces abrutis d’indignés professionnels et cireurs de babouches. N’empêche : on va filer les perdreaux sur l’affaire, comme s’il n’y avait pas de vrais criminels à retapisser. Normal : les imânes ont fait voter pour l’autre Ravi, maintenant ils présentent la facture, pardi !

Le lendemain, Vautrin nous rejoint chez Nénesse. Il se fait rare, le Vieux, ces temps-ci. Il nous dit qu’il cogite. Quand-même, je lui touche deux mots de l’affaire des gorets blasphématoires : il sourit franchement ! « Je suis allé faire un tour sur la presse en ligne, me dit-il, c’est marrant : au Figaro, immédiatement une quarantaine de lecteurs ont réagi en rigolant, il n’y en a pas eu un seul pour condamner. Du coup, les figaristes ont fermé les commentaires sous prétexte que les contributeurs ne respectaient pas la déontologie du journal. Voilà bien la preuve que le peuple n’est pas, mais alors pas du tout, en accord avec les pieux mensonges et discours lénifiants sur le gentil islam que déversent les media et le gouvernement ! »

Là-dessus, Lulu renchérit : « C’est pareil à SudOuest, ils ont bouclé les commentaires. Tu parles de couilles molles, toi ! » Là-dessus, Nénesse, essuyant des verres : « Pareil à Monte-Carlo [RMC], ils ont couplé le sifflet aux auditeurs sous prétexte de nombreux débordements, qu’ils disent ! » Décidément, les gens sont moins cons que le croient les endévés du parti socialiste. « Et leur Propaganda Staffel médiatique, renchérit Vautrin. La propagande pro-islamisme a de moins en moins d’effet. Convenons que les barbus font tout pour se faire détester : arrogance, provocation – voyez les voilées agressives- actes délictueux de toute sorte. Cependant, ce n’est pas assez encore. » Et de nous citer une enquête IFOP, à la demande du Monde, publiée le 13 décembre 2011. 42% des sondés pensent que l’islam est plutôt une menace pour le pays, mais 32% sont aveugles et 36% n’y comprennent rien. 68% pensent que les musulmans ne sont pas intégrés, et 61% pensent que c’est parce qu’ils refusent de s’intégrer. « Entre rejet des valeurs occidentales (31%), poursuit Vautrin, fanatisme (18%), soumission (17%), violence (6%), 72% des sondés ont une vision négative de l’islam. Je ne tiens pas trop les sondages en estime, mais je trouve curieux que cela corresponde aux 72% d’électeurs qui n’ont PAS voté pour les socialistes lors du désastre de juin dernier. »

Je comprend que les socialistes et leurs complices des média essaient de faire basculer les citoyens dans leur camp, celui de la trahison. Ils risquent d’en être pour leur frais ! « En tous cas, conclut Vautrin, si contre nos lois fondamentales ces renégats malfaisants instituaient le délit de blasphème, nous savons où est notre devoir : l’insurrection. La parole sera aux fusils. » Ben oui, nous n’y manquerions pas.

« Nénesse ! As-tu toujours de ce bon saucisson d’Auvergne et une bouteille de Fitou ?

- Un peu, mon n’veu, ça arrive ! »

Fernand.

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Censure

Soliveau II.. Oui, M. Raymond a raison, le premier Soliveau est le sire de Bity, dont mon « maître » ( !!!) est le digne successeur. Bon, c’est noté ; venons-en à ma chronique. Il se trouve que j’ai été témoin d’un spectacle croquignolet qui en dit long sur la conception de la liberté d’expression chez les socialistes, et notamment dans l’officine Terra-Nova que ChezRaoul appelle – avec quelque raison – « l’officine fasciste ».

Nous marchions. J’essayais en vain d’obtenir de Soliveau qu’il calquât sa démarche pesante sur la mienne dandinante, lorsque soudain se pointa Pulpinard, écarlate et visiblement dans une rage noire.

- Je crains, mon bon Alfred, me dit le roi, que notre séance soit abrégée. Retire-toi promptement, j’ai à parler.

Je fais mine de me retirer, mais, la puce à l’oreille (ce qui est rare chez un pingouin), je me dissimule derrière un de ces nains de jardin qui parsèment les pelouses de l’Elysée depuis l’avènement de Soliveau le Second. Il paraît que ces êtres de petite taille décomplexeraient quelque peu le roi. Il s’avance les bras tendus vers l’arrivante :

- Chère Audrey ! Que vous voilà en grand arroi ! Vous seriez-vous querellée avec Montambour ? Allez : confessez-moi tout !

- Il s’agit bien de ça ! Non, Sire, on m’agresse !

- Harcèlement de rue ? Il paraît que par les temps qui courent…

- Une vidéo, Sire, une vidéo !

- Diantre ! Vous aurait-on surprise en scabreuse position et soumise au chantage ?

- Pis que cela, Sire ! On me dénonce !

Oh oh ! me dis-je, il y a anguille sous roche. Pulpinard a du mal à contenir sa rage, et Soliveau ne sait, lui, quelle contenance prendre.

- Le site « Enquête et Débat » a publié en vidéo l’interview d’un triste sire mal-pensant, un certain Benjamin Dormann..

- Ah ! Avec un nom comme ça, observa le roi, ça doit être un agent du sionisme. Et.. ?

- C’est à propos de son livre « Ils ont acheté la presse »…

- Ah ! Mais qui donc en fit l’emplette ?

- Selon lui : NOUS. Trépignant sur la pelouse : « Rien que cette insinuation est infâme ! »

- Oui, nous contrôlons tout, mais ce n’est pas une raison pour le clamer à cors et à cris !

- Et bien entendu, ce Dormann a vendu la mèche à propos de Terra-Nova, et de son responsable de la politique médiatique : MOI ! Il y a des passages tout à fait propres à me déconsidérer.

- Ah ? Diffamation ?

- Heu… A vrai dire,… pas vraiment… Je ne peux guère tenter d’ester en Justice..

- Allons, allons ! Nous avons Bitaura, et la Magistrature n’est plus ni assise, ni debout : elle est à genoux, à nos genoux, donc vous gagneriez un procès !

- Oui, mais… disons que cela serait un peu trop voyant, et les méchants en feraient les gorges chaudes. Je demande une lettre de cachet contre Dormann et le propriétaire du site !

Où donc se croit-elle, la greluche ? 1789, elle en a entendu parler ? C’est plus fort que moi, je susurre assez fort pour être entendu de Soliveau : « elle est complètement dingue ! » Le roi fixa avec effarement le nain de jardin me dissimulant, puis, semblable à Numa Pompilius ayant pris conseil d’Égérie, s’adressa serein (et serin) à Puplinard :

- Ma chère enfant…

- Je ne suis pas votre chère enfant ! Noubliez pas qui vous a fait roi : Terra-nova et sept-cent mosquées.

- Pardonnez-moi, fit-il, penaud, mais nous ne pouvons embastiller quelqu’un sans y mettre les formes…

- Mais cette vidéo a été vue par plus de deux-mille personnes ! Vous imaginez un peu l’effet ! Un vrai virus qui se propage, relayé par les mal-pensants sur les réseaux sociaux ! Et par-delà mon irréprochable personne, les média seraient définitivement démasqués, le Parti et Vous, Sire ! Quel désordre !

- Ah oui, alors ! Plus personne ne dirait « c’est vrai, ils l’ont dit à la télé ! », ils diraient « c’est un gros mensonge : on le dit à la télé ! ». Il y en a même qui évoqueraient le Docteur Goebbels !

- Bon, claqua Puplinard péremptoire, qu’allez-vous faire pour que cesse ce scandale ?

Perplexe, le roi ! Puis finalement, il lança une euréquation :

-C’est simple : il suffit de demander de retirer la vidéo.

-Vous rigolez ! Daylimotion est privé !

- Oh mais ! Nous avons les moyens de les intimider ! Et n’êtes-vous pas la favorite d’un Ministre ? Qui donc y résisterait ?

Pulpinard eut l’air de réfléchir un instant.

-Soit, il suffit de demander, et on s’exécute. Que cette vidéo soit censurée !

-Eh bien ! Vous voyez, il y a une solution à tout !

- Oui, mais gare à vous si ça ne marche pas ! Là-dessus, Pulpinard, la papesse de « l’anti-racisme », tourna les talons. Le roi regarda sa montre : il nous restait encore vingt minutes de séance.

-Alfred ! Alfrèèèèèdeueueu ! Reviens, bique de bête, on continue !

Je me débrouillai pour arriver à l’opposé de ma cachette. Nous étions le premier août, fête de Lugnasad chez les Celtes. Ce matin, la vidéo avait été retirée : les patrons de Dailymotion ont pour slogan « pas de couilles, pas d’embrouilles » !

Alfred.

 

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Ambiance de guerre civile

Vraiment, depuis le 6 mai, les électeurs de Soliveau Deux (oui, Alfred se trompe : Soliveau Premier est le sire de Bity), adeptes de la Religion d’Amour, de Tolérance et de Paix sont en pleine forme. Ils s’en donnent à cœur-joie pour accomplir les ordres du chamelier infernal. En s’en tenant simplement aux faits qui n’ont pas réussi à être étouffés par le consortium policito-merdiatique – au grand dam de Bitaura et de Pulpinard (responsable des médias dans l’officine fasciste Terra Nova) – on dénombre dix-huit comportements criminels. En voici la liste :

Billières (extorsion ), Brest (agression ), Collibrières (meurtre de deux gendarmes ), Decazeville (agression ), Lille (agression ), Marseille (deux agressions, dont une contre les forces de l’ordre ), Millau ( agression ; un gendarme inculpé, parce que son trou-du-cul de ministre ne « reconnaît pas la légitime défense »), Nantes (agression contre les forces de l’ordre), Neuilly-Sur-Marne (agression ), Paris (assassinat ), Saint-Etienne (agression ), Sérignan (assassinat ), Toulon (agression ), Toulouse (une prise d’otages, une agression ), Villefranche-Sur-Saône (incendie d’une église ), Villeurbanne (agression ).

Ce n’est évidemment que la partie visible de l’iceberg, comme on dit, sachant que 70% des méfaits sont commis par des tenants de la religion chamelière. Et ensuite, il faut les entendre couiner ! Dans Le Populaire du Centre, ce matin, les braves barbus hurlent à la profanation et au blasphème parce que la mosquée de Limoges – en restauration (avec quels fonds ?) et bientôt affublée d’un minaret – a été « taguée » avec des symboles « néo-nazis ». La photo du Popu montre.. des « gammas » à l’envers. Je ne sais pas quels sont les symboles des néo-nazis, mais peu importe ; personne n’a hurlé -et surtout pas l’épiscopat dhimmi – pour l’incendie de Villefranche sur Saône (une église) ni, il y a quelques mois, pour l’incendie de l’église Sainte-Bernadette à Limoges. Au fond, n’est-ce pas, tout se passe comme s’il était normal de brûler les édifices religieux chrétiens et abominable de balancer bêtement un peu de peinture sur des mosquées. Deux poids, deux mesures. Il est vrai que la mosquée n’est pas qu’un lieu de culte, c’est une « mairie » et un « tribunal » où s’applique la charia, la loi terroriste : l’attaquer est un acte de guerre, selon ces braves gens.

Il est clair que le ramadan ne fait qu’exacerber l’agressivité des fanatiques. Il est à prévoir d’autres méfaits dans les jours qui viennent. Au vrai, pourquoi se gêneraient-ils ? Lorsque le Garde des Sceaux a pour eux toutes les complaisances, et la Justice qui dépend de lui (Garde des Sceaux est un titre : pas de genre !) également,  lorsque le sinistre de l’Intérieur combat les forces de l’ordre qu’il est censé commander, et empêche celles-ci de faire appliquer la loi, lorsque l’ensemble des fleurs de naves qui se sont emparées de l’ensemble des institutions et gouvernent sans contrôle, travaillent à l’asservissement du pays – ce sont des traîtres – et traquent les patriotes, l’ennemi civilisationnel peut se livrer à la malfaisance en toute quiétude.

Il n’est pas moins clair que la colère peu à peu gagne les citoyens. La complicité active des socialistes avec les allochtones qui prétendent nous faire lever le cul au ciel cinq fois par jour commence à sérieusement nous courir sur les haricots ! Les dhimmis socialistes sont en train d’installer un climat de guerre civile. Si à cela s’ajoutent les déprédations économiques, l’incroyable pression fiscale, la soumission à la politique des eurocrates, l’on peut d’ores et déjà prévoir que la situation va devenir explosive à moyen terme. Ne l’oublions pas : avec seulement 28% des voix du corps électoral, les socialistes n’ont aucune légitimité, et le devoir de l’écrasante majorité des citoyens (72% !) est celui d’insurrection. Soliveau Second, cela te pend au nez !

Qu’on se le dise !

Raymond.

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La révocation de Lady de N*

« Twik ! Twik ! Twik ! Alfred ! Al-Frèèèèdeu ! Où es-tu, fichue bestiole ? » Oh oh ! Soliveau Ier me cherche ! Encore une séance de maintien à la clef. Très peu pour moi : tandis que le roi braille dans les couloirs élyséens, je me planque dans son bureau ; il n’aura pas l’idée de me chercher derrière sa statue en plastique de Pikatchou. Le voilà reparti de plus belle : « Alfred ! Twik twik twik ! Viens ici, stupide animal ! » Il s’imagine que les manchots empereurs font « twik twik », le pauvre ignorant ! « Twik twik Tweet tweet ! .. Ah ! Zut ! Cet amphibie fait que je suis bête ! Tweet ! Ah ça, mais Tweet ! C’est Valie, qui tweet, cette gredine ! »

Tiens, tiens ! On dirait que le torchon brûle ! Le monarque pose son précieux bas du dos sur la chaise cul-curule, et pianote sur son bureau en ronchonnant :

- C’est un monde ! Je me fais engueuler de partout, Valie me fait la hure, et maintenant ce foutu batracien qui déserte ! Enfin… ! J’étais bien mieux à Tulle. Me demande pourquoi ils m’ont fait roi… » soupire-t-il. « Tiens, que dit le Noubel Obs.. Obs.. Obs… Obsédé ? » Il feuillette le journal d’un air distrait, quand soudain :

- Crotte de bique ! Je viens de ramasser encore cinq points de moins en cote de popularité ! Je bats le record de Morfalou ! A ce train-là, les Guillotin vont se payer ma tête d’auguste.. heu, mon auguste tête ! »

Une tenture alors s’agite à peine d’où surgit un personnage spectral, enveloppé dans un burnous. Son visage émacié en lame de couteau, son teint olivâtre, sa barbiche pointue, sa manière de se déplacer – un glissement silencieux – me font craindre un Assassin. Je me fais tout petit, en espérant que ce Ravaillac ne me voie pas. « Hum..hum ! » fait-il. Surpris, le roi lève la tête.

- Ah ! C’est vous, Eminence Grisâtre ! Vous m’avez fait peur !

- Voyons, Sire ! Nous ne sommes là que pour vous conseiller, non pour vous dessouder.

- Très bien, Monsieur de Terra Nova ! Après tout, vous me fîtes roi…

- On nous le reproche bien assez ! Peu importe, je veux vous entretenir d’une affaire d’Etat de la plus haute importance.

- Diantre ! S’agirait-il du plan-pédalo de ce bon Montambour pour sauver Peugeot ?

- Nenni, Sire, c’est de Madame votre favorite qu’il s’agit.

- Oh, elle n’est pas ici. Elle a jeté quelques bagages dans son coffre et a filé en sa propriété de l’Isle-Adam. Depuis, je n’en entends plus parler. Elle devrait rentrer dans quelques jours.

- Le mieux, Sire, serait qu’elle ne rentrât point céans.

- Et en quel honneur, je vous prie ?

- Il y a, monsieur le roi, que la dame occasionne quelque désordre et perturbe la bonne marche de nos plans en agissant de manière trop voyante. Déjà, lors de l’affaire Ségolène contre Falorni, elle s’est ingérée sans retenue..

- Oui, oui, on s’est expliqué à propos de ses twik.. heur, de ses Tweets. Ça a fumé, et j’ai couché à l’Hôtel du Cul Tourné pendant une semaine ! Enfin, elle a tout de même consenti à paraître à mes côtés le 14 juillet…

- Sans doute, sans doute, Sire, mais votre fils, le petit Tho-to, n’a-t-il pas été jusqu’à dire que l’attitude de Madame et l’embrouille qui s’ensuivit questionnaient votre autorité ?

- Oh, çui-là ! Prend toujours le parti de sa mère !

- Il n’empêche : ce désordre nuit et ne sied pas à la dignité de votre trône. On murmure. Votre popularité baisse à vue d’œil, et Ségolène fait un barouf de tous les diables. On prétend aussi que Madame est pour quelque chose dans l’éviction de certains journalistes..

- Mais c’est bien votre stratégie, non ?

- Oui, oui, mais nous jouons en loucedé.. en douce, je veux dire. Comprenez : si l’on accuse la favorite, les méchants ne manqueront pas de conclure à la vérité que vous n’êtes qu’un fantoche entre ses jolies mains…

Soliveau Ier prit l’air songeur, ce qui ne veut pas dire qu’il songeât réellement. Puis, prenant son courage à deux mains :

- Quel est votre conseil ?

- Conseil… Vous avez de ces mots ! VOUS venez de prendre la décision de virer Mme Rottweiler. En fait, votre pensée file plus vite que votre esprit, plutôt lent, et justement elle coïncide très exactement avec le conseil que nous autres, Terra-Neuviens, vous adjurons de bien vouloir suivre sans délai. Illico, même, et sans barguigner.

Le monarque blêmit, sa bouche se mit à trembler. Signe d’extrême angoisse, il se gratta le poignet gauche :

- Je n’aurais jamais pensé penser à penser… J’ai donc pris cette décision qui me fend le cœur ?

- Oui, Sire !

- Ah ben bon… Mais ça va faire du bruit dans Landerneau !

- Certes, nous nous attendons à ce que les mal-pensants se gaussent de la guerre de l’Ex et de la future Ex, aussi voulons-nous d’une part préparer l’opinion, d’autre part qu’une oukase vienne conclure cette embarrassante comédie de boulevard.

Perplexité. J’entends le monarque murmurer « Bity ! Bity ! Ah les p’tit femmes, les p’tit femmes de Bity… » tandis que l’Éminence Grisâtre Terra-Neuvienne le fusille du regard.

- Bon, je ne vois pas comment y échapper… Je devrais prendre conseil auprès de Chirac…

- Gardez-vous en ! glapit l’E.G. On en ferait les gorges chaudes !

- Oui, mais il ne sied pas à un monarque tel que moi de n’avoir point de Première Dame. Je ne vais tout-de-même pas me rabibocher avec cette peste de Ségo ? Elle m’en a fait baver, des ronds de chapeaux, celle-là ! Tiens, si je piquais Pulpinard à Montambour ? Question de relations intimes avec la Presse…

- Malheureux ! Vous voulez mettre la zizanie au PS ?  Non, non ! NOUS vous procurerons un arrivage frais selon NOS goûts..

- Et les miens, ça ne compte pas ?

- Il faut savoir s’icliner devant la Raison d’Etat !

- Pauvre Valie ! Tout de même ! Enfin, bon, ai-je d’autre choix ?

- Nullement. Voici ce que nous allons faire : dans un premier temps, un bruit léger rasant le sol : « le Roi  révoquerait..

- Lady de Nantes ?

- Non ! coupa l’E.G., « une rumeur élyséenne évoque le renvoi de Mme Rottweiler par le Roi ».

- Hé ! Mais je devrais lui verser une indemnité de licenciement sur le train de ma Maison ?

(Le Terra-Neuvien, à part : ) – Qu’il est sot ! (plus haut : ) L’Etat lui fera une petite rente. Donc une rumeur, des indiscrétions assez précises pour que la presse en ligne s’en empare. Disons.. le Nouvel Obs, VSD, Voici, Gala…

- Ah oui, et Midi-Libre ?

- Si vous voulez.

- Et le Pingouin… heu.. Le Canard Enchaîné ?

- Peu importe. Ils publient. Les gens lisent. On dément. Tenez, une copine de la dame peut bien dire : « même pas vrai, d’ailleurs elle était au 14 juillet, si qu’elle était en bisbille avec Françou, elle n’y aurait pas été, passqu’elle n’est pas comme ça, elle ne fait pas semblant ! »

- Pas bête !

- Bon, on dément, et on dit aux journaux de la mettre en sourdine : ils virent les pages incriminées. Le grain est semé, on spécule, on sait pas sur quel pied danser, côté mal-pensants.

- Ils vont penser que c’est le boxon !

- Peu importe. Le tout c’est d’éviter de faire retentir la nouvelle comme un coup de tonnerre dans un ciel serein ! On laisse mijoter, et puis crac ! Un commentaire laconique de l’Elysée : Rottweiler = virée ! Avouez que ça pulvérise l’effet d’annonce !

Le roi hocha tristement la tête : « Qu’il en soit ainsi ! »

- Et il en sera, Sire. Lorsque nous annoncerons la nouvelle favorite, la Presse sera respectueuse..

- Pas comme lors de la venue de Carla à l’Elysée, hein ?

- Non, non, nous tenons les média bien en main ! Bien le bonjour, Sire !

Je me dis que oui, la Presse se conduira comme une respectueuse. Marrant, cette manière qu’on avait jadis de parler des putains à mots couverts !

L’inquiétant personnage ayant disparu derrière la tenture, le Roi demeura un instant triste, la larme à l’œil. J’eus pitié, et me montrai :

- Tiens, Alfred ! Où étais-tu passé ? Ah ! Si tu savais ?

- Il ne sied pas aux pingouins de savoir, Sire. Allons marcher !

Alfred Le Pingouin.

 

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Arnaques en coulisses

Salut les aminches ! Ma Souris a réussi à faire sortir mon papier de la prison élyséenne, c’est formidable. Ben dites ! Ça grenouille sec dans le bénitier de la république socialiste ! Mais le roi des grenouilles est un vrai soliveau, comme dans la fable. Je m’étais planqué dans un recoin, non loin de l’appartement présidentiel. Une veine, on entendait les vociférations de Rottweiler et des « oui-oui, bon, on va faire comme ça » prononcés d’un ton de petit écolier IIIe République tancé par le maître. Au bout d’un moment : « Allez ! File ! Exécution ! ». Le roi sort penaud, un petit billet plié en quatre à la main.

Je le suis en douce dans son bureau ; là, il se compose une tronche de circonstance : un rien de bonhommie naïve, un brin d’onction, une pointe de roublardise. Moi, caché derrière un rideau, je n’en perds pas une miette. Il tambourine sur le bureau : « Valy-Valy-Valérie… » Je ne vous dirai pas la suite, c’est malpoli ; en tous cas, j’ai nettement entendu : « Ah ! Les beaux soirs à Bitty ! » Je sais qu’il a rencontré le sire de Bitty ce week-end, mais là, je ne comprends pas. Faudra que j’enquête. Mimolette interrompt sa rêverie, car l’huissier annonce le cow-boy Zayrault. Le roi ne se lève même pas pour l’accueillir, car il ne sied pas que le potentat lève le cul de son siège, sinon il ne siègerait plus.

- Alors, mon bon Zayrault, ça va comme vous voulez ?

- Ah, Sire, reprend le Premier Ministre, m’en parlez pas !

- Diantre ! Tout n’irait-il pas bien dans la Cité radieuse du Tout Socialisme ? Ah ! Les Français sont des ingrats ! Après tout ce qu’on fait pour les licenciés de Peugeot !

- Oui… C’est vrai que Vous et Montambour avez témoigné bien de la compassion…

- Plus que cela, non bon Zayrault, plus que cela ! coupa Mimolette, nous nous sommes fendus de notre air compassé numéro cinq. De quoi leur faire oublier que nous ne pouvons rien faire dans cette affaire !

- Ben… Je crois qu’ils ont bien compris, au contraire. J’ai écouté « Les auditeurs ont la parole » sur RTL, et les gens ont pigé qu’on se foutait de leur gueule. Notamment, ils n’ont pas marché quand Montambour a essayé de les retourner contre cette famille Peugeot qui, disait-il, s’en met plein les poches.

- Ouais… Et je n’ai pas les moyens d’empêcher Peugeot de délocaliser si les choses tournaient trop au vinaigre ! ronchonna Captain Wreck. Remarque, hein ! Si PSA avait délocalisé comme les copains, ils n’en seraient pas là !

- Oui ; des vilains insinuent que justement on devait à Peugeot d’avoir encore en France une industrie de constructions automobiles. Des capitalistes patriotes ! Je vous demande un peu…

- Ah ne me demandez rien ! Demandez plutôt davantage aux cochons de contribuables ! coupa le roi. Où en sommes-nous des phynances ?

Zayrault farfouilla dans sa serviette en peau de zébu, et en extirpa une liasse de paperasses qu’il déposa frétillante sur l’auguste bureau.

- Cela va passablement, commença-t-il. Les Bercy-Pirates tendent partout des embuscades et le canon fiscal tire sur tout ce qui bouge !

- Excellent !

- Oui, mais… Zayrault hésita un moment. Mais on cogite sur le taux d’augmentation de la CSG. La môme Belkacem a dit aux journalistes que le gouvernement était en phase de réflexion intellectuelle !

- Belle formule ! jubila le Naufrageur.

- L’ennui, c’est que les médisants demandent ce que pourrait bien être une réflexion autre qu’intellectuelle. Ils disent même que nous réfléchissons comme des armoires à glaces de même que Montambour résonne comme un tambour !

- Les sagouins ! brailla le monarque, ils verront bien à la rentrée, quand tomberont les feuilles d’impôt !

- Justement, Sire, il y a des Cassandre pour dire que ça risque d’aller très mal.

- Mais c’est très bien ! Plus ça ira mal, moins ils bougeront ! Regardez, Zayrault, les carburants partent à la hausse vertigineuse : cela n’empêche pas les zozos de rouler, les autoroutes sont au rouge !

- Oui, oui, Sire, les autoroutes sont aux Rouges ! ricana le Premier. Et puis ce n’est pas la CGT qui nous mettra les bâtons dans les rouges.. heu, dans les roues ! Maintenant, Sire, il y a du tracas en ce qui concerne la taxation à 75% des revenus de plus d’un million d’euros…

- Eh, quoi ! C’est une mesure révolutionnaire !

- Oui, l’ennui c’est que la révolution suscite l’émigration. Il paraît que les sociétés du CAC40 délocalisent leurs cadres supérieurs. Il y en a plein qui débarquent en Angleterre, on dit que le Lycée Charles de Gaulle, à Londres, a vu augmenter de 700 le nombre de demandes d’inscription !

- Sagouin de Cameron ! tonitrue Captain Wreck d’une voix de fausset, il leur déroule le tapis rouge !

- C’est un cassus belli, Sire !

- Ah ! Je ne connais pas ce Cassus Belly, mais ce doit être un sacré fumiste ! Tu vas voir que des tas d’entreprises vont mettre les clés sous le paillasson, rien que pour nous embêter ! Mauvais Français !

Ils bavardèrent de choses et autres, assez oiseuses. Notamment le roi conseilla à Zayrault de féliciter le sieur Valls pour avoir participé à un « iftar », rupture du jeûne : « Voilà un bel exemple d’intégration ! Et comme il l’a dit à l’occasion de l’inauguration de je ne sais plus quelle mosquée, critiquer l’islam, c’est attaquer la République ! Bitty, que j’ai rencontré ce week-end, est d’accord avec moi.»

- Certes, Sire, cela est bel et bon ! Il n’y a que des voyous pour nous accuser d’atteinte à la loi de séparation des églises et de l’Etat. Mais nous allons les museler vite fait !

- Oui, oui, faites ! Au besoin Bitaura donnera des instructions au Parquet et à la XVIIe Chambre. A ce propos, Zayrault, il faut épurer les médias !

- Mais, Sire, les trois-quarts des journalistes ont voté pour Vous ! A part en Corée du Nord, il n’y a pas de caste médiatique plus zélée à servir le pouvoir !

- Suffit ! l’interrompit le roi, Valérie.. heu.. Je pense qu’encore un quart de mal-pensants, c’est bien trop ! On a déjà réussi, avec l’aide de nos amis des assoc’s anti-racistes, à faire pratiquement taire Zemmour à RTL.

- Oui, il ne passera plus que deux fois par semaine, et c’est encore bien trop !

- Quoi qu’il en soit, poursuivit Mimolette en dépliant son petit papier, Valérie.. heu, Je veux que Caroline Fourest soit virée du Monde !

- Heu, si vous me permettez, Sire, cette dame Fourest n’est pas spécialement mal-pensante !

- Comment ? D’abord, c’est une femme, et « on » n’aime pas ça ! Ensuite, elle a reçu des Indigestes heu.. Indigènes de la République le Prix du Racisme 2012 !

- Ben ça, alors ! bafouilla Zayrault, elle qui a manifesté avec notre chère Houria Bouteldja ! Qui a démasqué la Le Pen ! Qui montre que pour critiquer l’islam il faut être femme et immigrée ! Raciste, oui, elle l’est, mais c’est du bon racisme, anti-blancs !

- Suffit ! Même si elle épousait Tarik Ramadan, elle serait quand-même indésirable. Vous allez de ce pas appeler Erik Izraelewicz, fissah, et lui expliquer ce que Val.. heu, ce que Je veux ! Et débrouillez-vous pour que personne ne s’imagine que le patron du Monde a cédé sous la pression !

- Bien, Sire ! On va lui dire de faire comme le patron de RTL avec Zemmour.

- Ouais, qu’il tienne des propos dilatoires du genre « je ne veux pas donner le sentiment que RTL recule sous quelque pression que ce soit »

- Certes, reprit le Premier ministre, Izraelewicz pourrait invoquer un « choix éditorial », dire qu’il veut « valoriser les éditorialistes-maison », et clamer qu’il n’a jamais subi de pression de personne. Virer Fourest, ce n’est pas une sanction, hein !

- Parfait, parfait ! conclut le roi Flambubu, Allez ! Filez ! Exécution !

 

Le ministre sortit sans demander son reste. Le roi resta un instant rêveur, en sifflotant « l’Amour est enfant de Bohême.. », puis, tirant un paquet de cartes de son tiroir, entreprit de faire une réussite.

Voilà, mes chers amis, les potins de la Cour. Vous autres, mal-pensants, n’allez sans doute pas vous lamenter sur le sort de Fourest, la « laïque » préférée de Tarik Ramadan. Moi non plus. Les véritables patriotes sont infiniment plus maltraités. En tous cas, il s’en passe, de vilaines choses, sous les ors décatis de la République !

A bientôt.

Alfred-le-Pingouin.

 

 

 

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Non mais !

Y a pas à dire, il y va fort, le Raymond ! Quel oeuf ! Bien sûr que j’étais sur la photo à Buckingham. C’est même moi qui menais le bal. Explication : depuis qu’il avait montré chez Merkel qu’il ne savait pas marcher, encore moins sur un tapis rouge, Flamby avait besoin de leçons de maintien. Le maître de balai… pardon : de ballet… de l’Elysée, après s’être fait consciencieusement piétiner les arpions, a réfléchi. « Marchez sans contrainte, Sire, que je voie ce qui vous conviendrait. » Ainsi fut fait : devant la démarche dandinante et un tantisoit chaloupée du Sire à cacheter, il fut conclu que le pas qui conviendrait le moins mal au potentat était celui d’un manchot.

Et alors ? Notre allure n’a rien en soi de ridicule, à nous autres palmipèdes. Ç’est glissant, la banquise, et l’on ne nous verrait quand-même pas y marcher comme la girafe, cette bestiole bricolée qui perd tous ses boulons dès qu’elle bouge. Pas plus que nous ne pouvons marcher comme le chameau, autre bestiole faite de bric et de broc. Remarquez… le maître de ballet y avait pensé, au drolumadaire (ne pas confondre avec le chalumeau, qui bosse deux fois plus), vu que par les temps qui courent ça aurait fait drôlement branché côté électeurs mosquétaires. Mais là, Rottweiler a tiqué : « Déjà qu’on dit que je suis un chameau, si en plus toi tu marches comme un dromadaire, les clebs vont aboyer mais peut-être bien que la caravane ne passera pas ! Un brave pingouin, ça te rafraîchira les idées !« 

Je dis pas… Nous autres, on s’en fout, du maintien, pour ce qu’on a à glander sur la banquise : chasser le poissecaille, bouffer, copuler comme des bêtes, couver des oeufs, y a rien de diplomatique là-dedans. Un potentat, c’est différent. Mais, hein ? Il faut bien que les puissants de la Terre aient une allure, et à l’impossible nul n’est tenu. N’empêche : je tiens à déclarer publiquement que je n’ai pas été, mais alors pas du tout, volontaire pour ce travail. En fait, on m’a piégé.

Ouais.. J’étais peinard chez PoPole, au Sud; trois-quatre manchotes pour mes soirées, une bonne tournée d’alcool de poisson avec les copains le samedi soir, tout baignait dans l’huile de phoque. Et voilà-t-y pas que se pointe un brise-glace. Nous autres sommes curieux : on mate tout ce qui sort de l’ordinaire. Et justement, v’la que débarque un escogriffe qui se présente comme un certain Montambour, se disant ministre du redressement productif. Redressement productif : avec un titre comme ça, le type doit être un chaud lapin ! D’ailleurs, il nous balance un tas de photos pleines de moukères en tenue d’Eve : « Ah ! Paris ! French can-can, Folies Bergères… Ça vous dirait pas, au lieu de vous les geler ici ? » Les copains préfèrent se trisser, mais moi je discute un peu avec le gars. Il me propose un petit boulot : marcher d’un grave pas et d’un train de sénateur, et ensuite à moi Pigalle !

Je m’embarque, débarque à Lorient, rembarque pour Paname, débarque.. Oh là ! Là ! V’la Rottweiler qui me vole dans les plumes, m’affuble du Radis (emblème des socialistes) et me commande d’apprendre la bonne démarche et le bon maintien à Flamby. Ben dis-donc, quelle galère ! L’est un tant soit peu lourdeau, le Sire ! Au bout de quinze jours, il n’a pas progressé d’un poil de hareng. La mère Bitaura a une idée : yaka me laisser aller devant, Mimolette essaiera de marcher comme moi. Mais on m’effacera des photos officielles, histoire de ne pas faire boyauter les citoyens. Je n’appartiendrai pas à une minorité visible (d’ailleurs je suis mormon, pas musulman). En attendant, Pigalle, macache comme ils disent ! Je me suis fait avoir. Et pour s’esbigner en loucedé de l’Elysée, Tintin !

Donc voilà ! Mais je vais me venger. Il y a une souris qui m’a à la bonne, à l’Elysée, et elle peut faire passer des messages dehors en loucedé. Alors je me suis dit que puisque chez Raoul on sait qui je suis, je pourrais bien moucharder, raconter les scandales et secrets d’alcôve, et les vilaines fumisteries qui se concoctent dans les palais socialistes. Ce n’est pas cela qui manque : chaque jour ils commettent un méfait pendable. Raymond est d’accord : j’aurais désormais ma rubrique, « le Billet d’Alfred Le P. » dans ce canard. Pas tout le temps, hé, il faut bien se gaffer que je suis surveillé. Mais le plus souvent possible. Tiens, par exemple, j’en ai entendu une bonne : il paraît que chez certaines femmes journalistes (à 75 à gauche), les derniers outrages seraient les premières politesses. Pas mal !

A bientôt !

Alfred le Pingouin.

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Défiler et se défiler

On célèbre aujourd’hui l’acte le plus imbécile qu’il soit, et dont les Français sont hélas coutumiers, à savoir l’attaque d’une forteresse vide. Il y avait pas mal de temps que les lettres de cachet n’avaient plus cours, et la Bastille n’abritait alors que quatre pèlerins. Mais on en avait fait l’indicateur d’un symbole, celui de l’arbitraire, alors que le régime était en train de se libéraliser. Pour ce qui est de l’arbitraire, merci ! Le République l’est tout autant que l’Ancien Régime. L’arbitraire est, de toute manière, la caractéristique de toutes les conventions.

Nous avons épargné à notre pauvre Armée, démembrée, dévastée par le sire de Bitty, engagée dans des combats douteux (Kossovo, Lybie) par celui-ci et par son successeur Morfalou, clochardisée par des budgets ridicules, nous lui avons épargné, dis-je, la honte d’être photographiée défilant devant l’élu de l’anti-France. Bien plus rigolo est de rappeler la parade de Captain Wreck devant la Guard du Palais de Buckingham. Il ne peut pas y avoir de contraste plus grand entre une troupe de tradition, disciplinée, et le lourdeau monsieur Tiers (puisqu’élu par un peu moins de 30% du corps électoral).

D’ailleurs, l’emplumé, à l’arrière-plan, semble se marrer franchement à suivre la démarche maladroite de Flamby. Mais notre Camorra dispose de moyens puissants pour détecter les photos bricolées. Sur la photo officielle, l’on ne distingue que les gardes et les deux officiers accompagnant le brimborion. En réalité, la photo a été truquée : nous avons réussi à faire apparaître l’élément supprimé. Surprise : c’est Alfred, le pingouin de Zig et Puce. En fait, c’est un manchot empereur (dit Bonaparte-Manchot) qui sert à la fois de mascotte et d’Éminence Grise à Mimolette.

Nul doute que le maladroit ait calqué sa démarche sur celle d’Alfred (qui vous envoie le bonjour, au passage), ce qui vraisemblablement provoque l’hilarité contenue du dadais en casque à plumes. Remarquez également que le « Tête gauche ! Gauche ! » des Guards nous empêche de remarquer que ceux-ci se marrent franchement; il en va sans doute de même de leur officier, à gauche de notre ersatz de monarque, mais la mentonnière de son bonnet à poil cache bien un sourire sardonique.

Qu’est-ce qu’on nous joue, au théâtre ce soir ? Bouvard et Pécuchet ? Double-Pattes et Patachon ?  Ou bien Flambubu Roi ? Allez, on n’a pas fini de rigoler… et de pleurer sur notre ruine !

Raymond.

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On prend les mêmes et on recommence !

Lu sur le site ExtremeCentre :

François Hollande avait promis une république exemplaire :
« Je n’aurai pas autour de moi des personnes jugées et condamnées. » .
Mais le président Hollande fait :
Le député PS des Landes Henri Emmanuelli a été nommé mardi 10 juillet membre de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts (CDC) et a de bonnes chances de devenir le président de cet organe de contrôle, selon une source parlementaire.
Or Henri Emmanuelli a été condamné en 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis et deux ans de privation de ses droits civiques, en tant que trésorier du Parti Socialiste, pour complicité de trafic d’influence dans l’affaire Urba (une affaire de financement occulte du PS).

Ah ! Vertueux Parti Stupide ! Vertueuse Gauche ! Mais qui donc se souvient aujourd’hui des scandales de l’ère du sire de Jarnac ? Carrefour du Développement, et surtout l’Urba-Graco, racket réglé pour affurer les caisses du PS ? Jean Montaldo avait, en ces temps-là, publié deux livres d’investigation : Mitterrand et les Quarante Voleurs et Rendez l’argent ! qui étudiaient minutieusement les rouages de la grande arnaque socialiste. Personne n’a moufté, personne n’a fait de procès à Montaldo, preuve qu’il avait déniché des cadavres bien puants dans les placards du Parti Salafiste.

Les Quarante Voleurs sont revenus au pouvoir, avec l’aide des mosquées et des fascistes de Terra-Nova. Pas de problème, on prend les mêmes et on recommence. Tout se met en place pour racketter au maximum les Français; ne parle-t-on pas de taxer RETROACTIVEMENT les heures sup’ défiscalisées à dater du 1er janvier 2012 ? Saleté de tondeurs d’oeufs !

En tous cas, les quelque 30% d’abrutis qui ont voté pour Captain Wreck le 6 mai, et les quelque 27% d’idiots qui ont donné une majorité trafiquée au même triste sire doivent être bien naïfs, ou alors complètement masochistes, ou parfaitement idiots – le cumul des trois adjectifs étant permis, bien entendu.

Désormais, une évidence s’impose : on ne se débarrassera pas de cette vermine – de toute la caste politique – par l’opération du Saint-Esprit électoral : la solution est au bout des fusils. Il faudra bien y arriver !

Raymond.

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Encore un méfait des zassoc’s

A Madame la Procureureu Anne de Fontette.

Madame la Procureureu,

Y a des affreux qui disent du mal de la Religion d’Amour, de Tolérance et de Paix. Ce n’est pas bien ! C’est racisse, d’abord ! Ils ont même osé organiser des Assises sur l’Islamisation de la France. Or ils n’ont pas le droit d’accuser la RATP comme ça, d’abord c’est interdit par la Religion.

Parmi ces racistes, je signale à votre attention les sieurs Philarcheïn, Jacques, et Camus, Renaud. Ils ne nous aiment pas, et ce n’est pas bien. Surtout le second, qui prétend qu’on est là pour remplacer ces crevures de Français sousschiens (comme dit notre amie Houria Bouteldja) ; mais c’est normal, passque nous devons accomplir les devoirs de notre Religion : tout le monde doit être Croyant Musulman, ou crever.

Je vous demande donc de traduire (en arabe) ces deux énergumènes devant la XVIIe Chambre, afin qu’ils soient jugés et condamnés comme l’ont été les sbires de Riposte Laïque, Cassen (Pierre) et Hilout (Pascal) qui n’arrêtent pas de dire du mal de nous autres.

Ne me remerciez pas, je dénonce par devoir religieux. Allahu akbar et toutes ces sortes de choses

Signé B.H. représentant du MRAP (Mouvement Rétrograde Anti-Patriotique).

Voilà, voilà ! Une fois de plus, une officine fasciste, ouvertement raciste anti-blanc et anti-Français, mais parée au fion des plumes de l’anti-racisme officiel et très primaire, vient d’actionner les chats-fourrés de la très islamophile et tout aussi fasciste XVIIe Chambre-à-coucher-avec-les-Islamistes. Comme d’habitude, ces peaux de rats vont faire l’amalgame entre la critique normale d’une religion extrêmement perverse, néfaste, et le « racisme ». Comme d’habitude, les chats-fourrés rouge-verts jugeront en faveur des salopards hypocrites qui protègent les magouilles et crimes islamistes. Désolé, ducons, ce n’est pas la justice, ça !

Franchement, les gars, il y en a marre de voir ainsi bafouée l’autonomie d’expression. Le temps des trahisons et des prisons est bien là, avec la dictature des disciples de l’officine fasciste Terra-Nova. Il est bien évident qu’aucune parole « raciste » n’a été proférée au cours des Assises sur l’Islamisation, sinon on aurait entendu les connards entonner illico le clairon de l’anti-racisme primaire. Non : ces ordures d’avocats des « zassoc’s » (grassement affurées avec nos impôts, ce qui est un comble !) se sont donné le temps pour tordre les phrases, travestir les mots, leur faire dire ce qui n’a pas été dit. Sales cons pervers !

Vais vous faire une confidence : le racisme est la chose au monde la mieux partagée. Y a qu’à entendre les éructations de la harpie Bouteldja ; mais cette commère a été blanchie des accusations d’incitation à la violence raciale par des chats-fourrés toulousains. Té, Toulouse, justement ! Ça vous rappelle pas un certain Mes Rats ? Bref : deux poids, deux mesures : le droit Romain n’existe plus dans cette contrée putride, pas plus que le droit de la République. A preuve : les élucubrations pro-racailles de la mère Bitaurat !

Vais vous faire une deuxième confidence (tenez-vous bien, les chats-fourrés) : le racisme, tant qu’il ne trouble pas l’ordre public et ne débouche pas sur le massacre, n’est qu’une opinion comme une autre. Eh ! Quoi ! On tolère bien le communisme, non ? Et là, question massacres, hein ! Bon, il faut que ces conneries hypocrites cessent.

On est dans la mélasse, mais tôt ou tard, il faudra régler les comptes. Et là, on risque d’être féroces vis-à-vis des traîtres.

Raoul.

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Sarclons notre jardin !

Voyez-vous, les dignes adeptes du Chamelier Infernal ne se sentent plus pisser : ils font carrément sous eux. Depuis que leurs imâms les ont appelés à élire le Captain Wreck, ils multiplient les agressions antisémites (voir vos journaux). Normal : ils sont « chez eux chez nous » comme l’avait déclaré un grand traître aujourd’hui disparu, donc ils se croient autorisés à tuer du juif, et savent bien qu’ils rencontreront d’une part des idiots utiles affublés du keffieh pour leur trouver des circonstances atténuantes, voire les innocenter, d’autre part une « justice » portée au laxisme à leur endroit – mais, en revanche, prompte à accabler les patriotes.

Bien sûr, cela fait désordre dans la Cité Radieuse du Tout Socialisme, aussi le personnage qui se dit Ministre de l’Intérieur couine-t-il vertueusement qu’il veut « faire disparaître ces actes d’antisémitisme ». Evidemment, ça rassure le gogo ; en réalité, voilà le pupazzo pris dans une Valls-hésitation : comment ne pas trop prêter le flanc à l’accusation d’antisémitisme tout en ménageant la base électorale chamelière présente et future ? Comment faire semblant de défendre Shlomo sans en même temps taper sur Momo ? That’s the question.

En fait, il ne peut pas faire longtemps illusion avec son minois hypocrite. Aussi n’a-t-il rien trouvé de mieux que d’aller à l’inauguration d’une mosquée à Cergy, dans le Val d’Oise. Valdoiseuse ou pas, une mosquée est une mosquée, c’est-à-dire, selon les principes caravaniers, à la fois un lieu de culte, un lieu de prêche du djihad, et en même temps une « mairie » appliquant une loi complètement étrangère à nos lois fondamentales. Chaque mosquée édifiée est donc une insulte aux lois de la République, mais il est véridique que la caste politique s’en fiche comme de colin-tampon, puisque les pétroleurs moyen-orientaux la tiennent par les parties criminelles.

Donc notre mosquétaire a fait cette magnifique déclaration : « Notre responsabilité, c’est de progressivement construire un islam de France, un islam qui trouve pleinement ses racines dans notre pays ». Ah ? Parce que l’on VEUT implanter cette religion -la plus meurtrière du monde- dans notre Pays ? Ben oui ! C’est dans le programme de l’officine fasciste Terra Nova, qui sert de coran aux socialistes. C’est aussi dans les errements œcuménistes des bobos-cathos style Vatican II. C’est presque partout, sauf chez les patriotes ! En fait, la question de l’implantation de cette espèce vénéneuse n’est même plus à l’ordre du jour, puisqu’elle a depuis belle lurette colonisé nos jardins de banlieues. L’islamisme, c’est comme l’aconit, tout y est mortellement vénéneux : racines, tiges, feuilles, fleurs et graines. Pas besoin de dessin, il suffit d’écouter l’enregistrement de ce que le criminel Mes Rats disait aux flics : « Moi la mort, je l’aime comme vous vous aimez la vie ». C’est le mantra de tous les djihadistes.

En lisant ce que raconte le sinistre de l’intérieur, j’ai l’impression d’entendre Chirac ou son complice Galouzeau nous parler de la « religion d’amour, de tolérance et de paix ! » Droite ou gauche, la caste politique est bien la même. Il faut être très con – ou très menteur, ou les deux – pour même évoquer un « islam de France », car la caractéristique de ce poison est de se moquer des frontières des nations : c’est un totalitarisme à vocation planétaire, non seulement incapable d’aggiornamento, mais en pleine régression (regressus ad uterum). Au fond, ce que nous promettent les barbus et les idiots utiles à leur solde, c’est le retour aux âges obscurs.

Alors, écoute-nous bien, petit grain de Valls : notre devoir à nous autres, jardiniers, est d’éradiquer la mauvaise herbe de notre jardin. Et pas seulement elle, mais aussi les symbiontes qui lui permettent de coloniser nos plates-bandes. Et nous allons nous y appliquer, crois-moi.

De toute façon, aucune religion ne vaut rien, les monothéismes encore moins, et l’islam est pour le moment la pire. Aucune religion ne peut être au principe des contrats sociaux. Là, je cite Vautrin ; j’espère qu’il consentira à en dire davantage lorsqu’il sera sorti de sa stupeur consécutive à la catastrophe politique des deux derniers mois. (A moins qu’il n’ait déjà constitué un maquis, ou qu’il ne s’entraîne avec les Spetznatz en Russie : qui sait ?)

Raymond

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